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Biographie de Georges FRÊCHE :
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600ème
Georges FRÊCHE
1938 - 2010
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Député, Homme d'état, Homme politique et Maire (Francais)
Né le 09 juillet 1938
Décédé le 24 octobre 2010 (à l'âge de 72 ans)




Georges Frêche, né le 9 juillet 1938 à Puylaurens (Tarn) et mort le 24 octobre 2010[1] à Montpellier (Hérault), était un homme politique français. Ancien député-maire de Montpellier, dont il fut le maire de 1977 à 2004, connu pour ses prises de parole controversées, il a présidé la communauté d'agglomération de Montpellier à partir de 2002 et le conseil régional de Languedoc-Roussillon à partir de 2004, jusqu'à sa mort.

Il fut professeur honoraire d'histoire de droit romain à l'université Montpellier 1, après des enseignements de l'histoire du droit, du droit romain et des idées politiques à l'UFR Droit et à l'UFR Sciences économiques.

Il était le fils de Joseph Frêche (Bethmale, Ariège, 1916), Officier, et de Marie-Jeanne Commenges. De deux unions, Georges Frêche est le père de cinq filles : Nathalie, Agnès, Catherine, puis Julie et Marion.

À sa sortie d'HEC, il rejoint la Faculté de droit de Paris et l'Institut de Géographie. Il milite alors contre la guerre d'Algérie, position très minoritaire à la Faculté de droit.

Le 13 février 1962, il fait partie d'un groupe qui tente d'occuper la Faculté de droit de Paris. Ce groupe est passé à tabac dans la cour d’honneur de la faculté par les étudiants de la « Corpo de droit », partisans de l’OAS. Ramassés par la police du Ve arrondissement de Paris, nombre de ces étudiants de gauche, parmi lesquels Georges Frêche, se retrouvent quelques heures durant au commissariat du Ve. Son engagement anticolonialiste dure jusqu’à la fin de la guerre d’Algérie.

Georges Frêche adhère alors à la Fédération des cercles marxistes-léninistes, organisation maoïste, en 1964, où il signe Georges Lierre ses articles pour L'Humanité nouvelle[3]. Exclu à l'automne 1965 pour avoir voulu « fomenter une dissidence » contre l'appareil de la FCML, il rejoint un temps le Centre marxiste-léniniste de France issu du « groupe de Clichy », proche de Patrick Prado et Claude Beaulieu[4]. Une fois nommé à la Faculté de Droit de Montpellier en 1969, il s’engage à la SFIO.

C'est à son arrivée à Montpellier pour enseigner à la Faculté de droit que Georges Frêche adhère à la SFIO, composé à Montpellier d'une unique section et de quelques adhérents.

Candidat pour la première fois en 1971, il est tête de liste (Union de la gauche) aux élections municipales à Montpellier, il est battu par le maire sortant, François Delmas.

En mars 1973, Georges Frêche est candidat PS pour la première fois aux élections législatives à Montpellier. Héritier d'une gauche colonialiste, il tente à cette époque de se rapprocher des milieux de l'ancienne Algérie française et rencontre à l'issue du premier tour le candidat battu du Front national, ancien membre de l'OAS, André Troise, qui, sans appeler officiellement à voter pour le socialiste, soutiendra officieusement le candidat, victorieux au second tour[5].

Selon Jacques Molénat[6], cette attitude de Frêche avec les nostalgiques de l'Algérie française s'inscrit dans une politique globale envers les rapatriés dans une ville où la communauté Pieds-Noirs est l'une des plus importantes de France (25000 personnes en 1977 dans la ville), notamment depuis la construction ex nihilo du quartier de La Paillade, initialement destiné à accueillir le flux des nouveaux arrivants par son prédécesseur à la mairie de Montpellier, François Delmas. La prise en compte de ce vote pied-noir serait l'un des éléments de ses victoires successives depuis 1973 et s'explique par un soutien aux associations liées aux pieds-noirs, la construction d'une Maison des rapatriés, le recrutement dans des emplois municipaux, un accès facilité aux logements, la création d'un musée de la France en Algérie, etc.

Ainsi, il prend sur sa liste aux municipales de 1977, Guy Montero, ancien officier de la Légion étrangère condamné pour appartenance à l'OAS, après lui avoir confié son service d'ordre pour ces élections. En 1982, il met en berne tous les drapeaux de la ville quand Claude Cheysson, ministre des Relations extérieures (affaires étrangères) de François Mitterrand, vient s'incliner à Alger devant la tombe des « combattants du FLN »[5].

Avec pour objectif un développement de la ville de Montpellier, il engage celle-ci dans une série de grands travaux. Georges Frêche se targue souvent d'avoir fait exploser la population de la ville, citant par exemple un passage du vingt-cinquième au huitième rang national[7] au cours de son mandat. Mais, en réalité, la plus forte croissance a lieu dans les années 1960, bien avant son premier mandat, suite à l'arrivée des Pieds-Noirs et d'IBM : ainsi en 1975, soit deux ans avant son premier mandat, Montpellier était déjà la treizième ville de France avec 191 000 habitants.

On peut citer notamment la création d'un nouveau quartier à la fin des années 1970 : Antigone, par l'architecte Ricardo Bofill, mais aussi de celui du Millénaire, une zone économique, à la fin des années 1980, qui vient prolonger le développement de la ville vers l'est ou encore au centre-ville l'édification du Corum (centre de congrès et opéra).

Les années 1990 voient se construire la piscine olympique, au sein du réseau des médiathèques la « centrale » Émile-Zola, la première ligne de tramway, implantation des UFR des sciences économiques et d'AES sur le campus de Richter (il échoue néanmoins à y faire venir la Faculté de droit qui préfère rester en centre-ville, ce projet, baptisé « Richter », provoquant de plus une forte polémique entre Georges Frêche et le président de l'université Montpellier 1).

Au cours des années 2000, les grands projets continuent : zone ludique et commerciale Odysseum, quartier Nouveau Saint-Roch, deuxième ligne de tramway, chantier du musée Fabre, nouvel hôtel de ville ainsi que le projet campus qui doit profondément remodeler les quartiers autour des universités des sciences et des lettres.

Au sein du district de Montpellier, des tensions apparaissent avec le maire de Lattes, Michel Vaillat, sur la commune duquel sont implantés deux aménagements polluants de l'agglomération montpelliéraine : la décharge du Thôt et la station d'épuration de la Céreirède. Les relations avec Lattes s'apaisent avec l'élection de Cyril Meunier en 2001 et l'engagement de fermer la décharge en 2006. Cependant, elles se détériorent avec Christian Jeanjean, maire UMP de Palavas-les-Flots.

À la suite de son élection en 2004 à la présidence de la Région Languedoc-Roussillon, il ne peut plus être maire de Montpellier pour cause de cumul des mandats et désigne Hélène Mandroux pour lui succéder. Il reste président de la communauté d'agglomération de Montpellier aux compétences élargies (loi Chevènement).

Il consacre, pour l'agglomération, son énergie aux projets de deuxième ligne de tramway et au parc d'activités d'Odysseum. Il a aussi pour objectif d'agrandir la communauté en gagnant d'autres communes pour pouvoir atteindre le seuil de population de 500 000 habitants permettant la transformation en communauté urbaine. Le premier élargissement à l'issue de la transformation du district en communauté d'agglomération a pour effet de faire venir Montpellier jusqu'à la mer. C'est aussi une manière de compenser le départ de plusieurs communes dont Palavas-les-Flots. Pour y arriver, deux possibilités : aller à l'est vers Lunel, ou vers l'ouest avec Sète et Frontignan. La deuxième option est finalement validée. En 2005, Georges Frêche tente une fusion entre les communautés d'agglomération de Montpellier, celle de Sète, et la communauté de communes de Mèze, mais ce projet n'aboutit pas, faute d'unanimité.

Du point de vue de l'intercommunalité, le bilan de Georges Frêche est paradoxal. S'il parvient à doter Montpellier d'une communauté d'agglomération puissante et active par transformation du district urbain créé en 1965 il ne réussit en revanche pas à calmer le mécontentement des communes alentours (lire la section dédiée de l'article Communauté d'agglomération Montpellier Agglomération). Les discours de rejet de l'agglomération dans les communes périphériques insistent sur la personnalité hégémonique de Georges Frêche. L'agglomération est devenue plus puissante grâce à des compétences élargies (culture, développement économique), mais elle est amputée de son littoral par le départ de Palavas-les-Flots et le refus de Mauguio comme de La Grande-Motte, communes membres de la communauté de communes du Pays de l'Or, d'intégrer la communauté.

Si les maires se montrent réticents à intégrer la communauté d'agglomération de Montpellier, les populations ne seraient pas du même avis. C'est du moins le résultat d'un sondage Sofres commandé par la Communauté d'agglomération Montpellier Agglomération, réalisé auprès des populations du Pays de l'Or, de Lunel, du Pic Saint-Loup et de Ceps et Sylves, et présenté le 21 octobre 2008[8]. Dans ce sondage, 58% des habitants du Pays de l'Or, qui regroupe notamment La Grande-Motte, Palavas, Mauguio-Carnon, et 60% des habitants du Pays de Lunel se disent favorables à un « rapprochement » (le terme « fusion » n'était pas proposé) entre sept structures intercommunales dont l'agglomération de Montpellier. Ce sondage est abondamment exploité[9].

Au niveau régional, sa carrière politique est marquée par une opposition conflictuelle avec Jacques Blanc (UDF, puis UMP), président du conseil régional du Languedoc-Roussillon. Frêche échoue à devenir président de Région en 1998 après l'alliance entre les conseillers régionaux de droite et ceux du Front national lors de l'élection du président du conseil régional, Jacques Blanc. Cependant, en mars 2004, sa liste d'union de la gauche arrive première au second tour de l'élection régionale en Languedoc-Roussillon. Pour éviter le cumul des mandats, il laisse la mairie de Montpellier à une de ses proches, Hélène Mandroux.

Des conflits avec l'opposition régionale de droite éclatent rapidement, à propos d'annulations de subventions et de la volonté de M. Frêche d'ajouter le nom de la région historique Septimanie au nom de la région. Le 14 avril 2005, suite au rejet populaire du terme Septimanie pour rebaptiser la région, il transforme le projet en marque commerciale « Septimanie, la griffe du soleil », et lance une grande campagne publicitaire pour promouvoir ce nom et les produits de la région. Le 23 septembre 2005, il annonce renoncer définitivement à rebaptiser la région car « 95 % des gens sont pris d'un fol amour pour le (nom) Languedoc-Roussillon »[10]. Il lance alors une marque ombrelle « Sud de France » pour promouvoir les produits agroalimentaires, les fruits et légumes et les vins du Languedoc-Roussillon au niveau national et à l'international, qui rencontre le succès, mais le poids de cette « surcommunication », grévant en 2009 10% du budget régional selon l'opposition, est contesté[11].

Pour cette nouvelle politique régionale, Georges Frêche a décidé d'augmenter de 80% le taux de la taxe sur le foncier bâti et de la taxe professionnelle la première année[11], pour pouvoir lever un budget de 765 millions d'euros (contre 554 millions en 2004) destiné à financer une rénovation des trains régionaux, entretenir ou construire des lycées, consolider les digues du Rhône qui ont montré leurs faiblesses pendant l'hiver 2003, aider au financement des logements sociaux et étudiants, et aider les personnes âgées et handicapées. Au sujet de l'augmentation de la fiscalité locale, il répond : « … n’est-ce pas le B-A-BA de la politique ? Deux ans d’impopularité, deux ans de calme, deux ans favorables avec des fleurs et des petits oiseaux, et vous êtes réélu : tout cela est d’une facilité déconcertante. »[12]. Le taux d'évolution moyen des impôts régionaux en Languedoc-Roussillon affiche la plus forte hausse au niveau national : une hausse de 90 % entre l'accession au pouvoir de Frêche et 2009[13].

Les premières décisions votées par le conseil régional sont :

* La gratuité des livres et des équipements pour tous les lycéens et les apprentis
* La revalorisation des indemnités des stagiaires
* Le lancement d'une politique à destination de la jeunesse : forums Septimania 15-25 ans dans les grandes villes de la région, portail internet, Conseil régional de la Jeunesse. [14]

Durant son premier mandat, le conseil régional construit 5 lycées et en lance 3 autres, modernise le réseau des TER, inscrit l'université de Montpellier dans le plan Campus des pôles d'excellence internationale, et cofinance le contournement de Nîmes et de Montpellier par la LGV Méditerranée[11].

En 2007, avec la présidence de la Communauté de travail des Pyrénées (CTP), il participe à de nombreux sommets européens, notamment à Saragosse où il s'affiche comme un porte-parole du Sud de la France.

En 2008, la Région Languedoc-Roussillon soutient la réussite du projet national campus pour les universités de Montpellier, la création d'Aqua Domitia, réseau hydraulique régional, le financement de la ligne à grande vitesse Perpignan-Nîmes.

En 2010, il est réélu à l'issue du deuxième tour des élections régionales avec 54,19% des voix, soit 44 sièges sur les 67 (13 allant à l'UMP et 10 au FN). Il meurt d'un arrêt cardiaque[15] la même année, le 24 octobre, à Montpellier.

Membre du Parti socialiste (PS) depuis sa création, Georges Frêche a souvent été en opposition avec les dirigeants du parti. Il n'a jamais été ministre, selon lui parce qu'il était contre les financements du parti par Urba et les liens entre François Mitterrand et René Bousquet. Le différend est en réalité plus ancien puisque, dès le congrès d'Épinay en 1971, Mitterrand l'avait écarté. Sa démarche pouvait être taxée d'opportunisme car il avait été maoïste de 1962 à 1967 et fait un voyage en Chine durant cette période. Dans un livre publié lorsque Mitterrand était encore président de la République, La France ligotée, Frêche dénonce vigoureusement ce dernier. Il reste pourtant membre du bureau national et du conseil national du PS jusqu'en 2006.

En 2002, il est l'un des seuls à signaler pendant la campagne électorale présidentielle au candidat Lionel Jospin que son programme n'était pas compréhensible par les électeurs, et qu'il aurait dû s'adresser aux ouvriers, mot que Jospin n'emploie pas. L'année suivante, est sorti son livre Les éléphants se trompent énormément, critique acerbe des éléphants (dirigeants) du Parti socialiste.

Après avoir qualifié des harkis membres d'une association proche de l'UMP de « sous-hommes » et, plus tard, évoqué la proportion élevée de noirs au sein de l'équipe de France de football, il est exclu du Parti socialiste le 27 janvier 2007 par la commission nationale des conflits, qui estime ses propos « non compatibles avec les valeurs d'égalité et de respect des droits humains » que revendique ce parti[16].

Selon ses détracteurs – dont certains du PS –, durant ses presque trente ans de gestion du PS de l'Hérault, Georges Frêche s'est appliqué à éliminer tous ceux qui pouvaient lui faire de l'ombre et ne garder que ceux qui lui restent soumis. En novembre 2008, bien qu'il soit hors du Parti socialiste, il démontre son influence sur les fédérations du Languedoc-Roussillon, en particulier celle de l'Hérault : principal soutien de la motion E dont Ségolène Royal est la principale signataire dans le sud avec la fédération des Bouches-du-Rhône, il redevient un incontournable soutien pour l'accès aux postes de la direction nationale et en particulier le poste de premier secrétaire national du Parti socialiste. De nombreuses personnalités vont ainsi prendre la défense de Georges Frêche et le blanchir des accusations dont il a été l'objet deux ans auparavant.

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Synthèse des mandats et fonctions
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* Député de l'Hérault de 1973 à 1978 ; puis de 1981 à 1993 ; et enfin de 1997 à 2002.
* Conseiller régional du Languedoc-Roussillon de 1973 jusqu'à sa mort en 2010
o Vice-président du conseil régional du Languedoc-Roussillon de 1973 à 1986
o Président du conseil régional de 2004 jusqu'à sa mort en 2010
* Maire de Montpellier de 1977 à 2004
* Président du District de Montpellier de 1977 à 2004
* Président de la communauté d'agglomération Montpellier Agglomération de 2004 jusqu'à sa mort en 2010

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Controverses
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Georges Frêche laisse rarement indifférent, entre ses réalisations concrètes, sa façon de prendre des décisions et ses propos tantôt outranciers, tantôt jaurèsiens. Parfois surnommé le « Le Pen de gauche »[17], il a, selon Jacques Molénat[6], « l'art d'embrasser au gré des publics tout le kaléidoscope idéologique de l'Hexagone. Il est capable de tenir ici un discours révolutionnaire, là gaulliste, ailleurs libéral, jaurèsien et même lepéniste, dans le sillage, pour cette dernière variante, de son adhésion profonde à la cause pied-noir. »

Georges Frêche a une habitude de la recherche du bon mot cynique en public. Il commente la vie politique régionale et nationale sur le même ton lors des réunions des conseils élus. Ces séances sont plus souvent animées de polémiques avec l'opposition, qui vote généralement toutes les affaires des différentes conseils, que de débats sur les questions délibérées.

Le 11 février 2006, à l'occasion d'un dépôt de gerbe devant la stèle de Jacques Roseau, porte-parole d'un mouvement pied-noir assassiné en 1993, il est pris à partie par un groupe de harkis récemment passé à l'UMP et répond à ce groupe :

« Vous êtes vraiment d’une incurie incroyable. Vous ne connaissez pas l’histoire. Ah, vous êtes allés avec les gaullistes… Vous faites partie des harkis qui ont vocation à être cocus toute leur vie… Faut-il vous rappeler que 80 000 harkis se sont fait égorger comme des porcs parce que l'armée française les a laissés ? Moi qui vous ai donné votre boulot de pompier, gardez-le et fermez votre gueule ! Je vous ai trouvé un toit et je suis bien remercié. Arrêtez-vous ! Arrêtez-vous ! Allez avec les gaullistes ! Allez avec les gaullistes à Palavas. Vous y serez très bien ! Ils ont massacré les vôtres en Algérie et vous allez leur lécher les bottes ! Mais vous n’avez rien du tout ! Vous êtes des sous-hommes ! Rien du tout ! Il faut que quelqu’un vous le dise ! Vous êtes sans honneur. Vous n’êtes pas capables de défendre les vôtres ! Voilà, voilà… Allez, dégagez[18]! »

Dans un document largement diffusé par les médias, on l'entend traiter des harkis sympathisants UMP de sous-hommes. Selon lui, ceux-ci se seraient rendus à une cérémonie organisée par le maire UMP de Palavas. Le discours était enregistré par un journaliste de L'Hérault du Jour[19], aux côtés de Jack Lang qui affirme n'avoir « pas entendu » ces propos. Cette polémique intervient dans un double contexte de débat au niveau national sur la loi française du 23 février 2005 (dont Georges Frêche a pris la défense) et au niveau local l'élection cantonale partielle du sixième canton dans lequel l'électorat « rapatrié » et, à moindre titre harki, est déterminante.

Georges Frêche a par la suite présenté ses excuses[20] tandis que ces propos sont condamnés dans sa propre majorité (avec laquelle il entretient depuis longtemps une relation tendue), par Maryse Arditi (les Verts) et Jean-Claude Gayssot (PCF), qui démissionne de la vice-présidence du conseil régional. Jean-Claude Gayssot retire ensuite sa démission suite aux explications fournies par Georges Frêche[21].

Le 28 février 2006, François Hollande, premier secrétaire du Parti socialiste le suspend des instances nationales du parti en attendant son passage devant la commission nationale des conflits[22].

Mis en examen en mars 2006 pour injures à caractère racial, il est relaxé le 13 septembre 2007 en appel ; la Cour d'appel estimant que « les propos ne s'adressaient d'aucune manière à la communauté harkie mais à deux individus »[23]

En juillet 2007, l'Agrif porte plainte contre Georges Frêche[24] pour « provocation antisémite et anti-libanaise », prononcée le 24 juin 2007 : il avait notamment déclaré avoir fait de Montpellier « une zone libérée d’Eretz-Israël »[25]. Cependant, il faisait également part dans ce discours de son amitié pour l'État d'Israël, et se réjouissait que « la France ait élue au suffrage universel direct [...] un Juif président de la République ».

En novembre 2005, lors de l'inauguration d'une médiathèque de Montpellier, il se demande si ce n'était pas « les flics qui, comme en mai 1968, mettent le feu aux bagnoles ». Le ministre de l'Intérieur d'alors, Nicolas Sarkozy, le poursuit pour avoir émis cette supposition, et saisit le ministre de la Justice afin qu'il engage les poursuites. Georges Frêche est relaxé en première instance par le tribunal correctionnel de Montpellier. Mais le parquet ayant fait appel, et requis en première instance une amende de 5 000 euros, il est finalement condamné le 11 septembre 2007 par la Cour d'appel de Montpellier à une amende de 1 500 euros pour diffamation à l'encontre de la police. Son avocat, Me Gauer, a laissé entendre que son client allait se pourvoir en cassation et même pourrait aller jusque devant la Cour européenne des droits de l'homme[26]. L'arrêt de la cour d'appel a été cassé sans renvoi le 17 juin 2008, la cour ayant à tort condamné Georges Frêche, pour diffamation envers une administration publique, sur la base de propos autres que ceux figurant dans le réquisitoire introductif[27],[28].

Georges Frêche est invité dans l'émission de Laurent Ruquier, On n'est pas couché du 17 novembre 2007[29] afin de promouvoir son nouveau livre, Il faut saborder le PS. Les images concernant les harkis sont rediffusées, et les deux chroniqueurs de Ruquier, Éric Naulleau et Éric Zemmour, n'hésitent pas à parler de manipulation médiatique, les images montrant clairement que Frêche s'adressait, avec virulence, à deux hommes en particulier, et non à une communauté. Devant la ministre Rama Yade, Frêche s'explique sur la question des noirs en équipe de France, assurant qu'il voulait « attirer l'attention sur le fait qu'il y a d'autres moyens de s'en sortir », et insistant sur les formations que proposent ce qu'il appelle les lycées de la seconde chance. Selon lui, il a été victime d'un lynchage médiatique « des médias de gauche » qui ont isolé une phrase dans son discours, idée reprise par Zemmour, journaliste au Figaro. Il dit à ce propos : « Je suis un vieux modèle de l'époque de Mitterrand. Il me faut plusieurs phrases pour m'exprimer, et dans la société dans laquelle on vit, il faut être synthétique, tout dire en une phrase ou deux. »

Le 16 janvier 2008, il crée à nouveau une polémique en déclarant vouloir racheter une statue de Lénine (actuellement à Seattle) et la faire ériger sur une des places de Montpellier, après les élections municipales[30]. Il justifie sa position par la « dépolitisation de la société » et déclare : « L'installation d'une telle statue va-t-elle interpeller la jeunesse sur l'histoire politique ? Et peut-être qu'un jour, nous aurons aussi à Montpellier une statue de Mao. Et puis celle du général de Gaulle »[31]. Deux ans plus tard, il inaugure les statues de Lénine, de Gaulle, ainsi que celles de Winston Churchill, Franklin Delano Roosevelt et Jean Jaurès, sur une place baptisée « place du XXe siècle », qui devait à l'origine accueillir une salle de spectacle. S'ensuivront celles de Mao Zedong, Golda Meir, Nelson Mandela, Gamal Abdel Nasser et Mohandas Karamchand Gandhi fin 2011-début 2012. L'opposition de droite dénonce le coût de cette opération (1 810 000 euros provenant de la communauté d'agglomération), tandis que Les Verts menacent de déboulonner les statues[32].

Fin janvier 2010, une nouvelle polémique éclate, suite à des propos qu'il a tenus, le 22 décembre 2009, en réponse à Laurent Fabius qui, deux jours avant dans l’émission “C Politique” sur France 5, avait déclaré qu’il ne serait pas sûr de voter Frêche s’il était languedocien. Lors du Conseil de la Communauté d’agglomération de Montpellier du 22 décembre 2009, Frêche renvoie la politesse : « Si j’étais en Haute-Normandie, je ne sais pas si je voterais Fabius. Je m’interrogerais. Ce mec me pose problème. Il a une tronche pas catholique. Mais ça fait rien, peut-être que je voterais pour lui, mais j’y réfléchirais à deux fois. » Le 28 janvier 2010, Georges Frêche adresse une lettre à Laurent Fabius, l'assurant que l'expression « tronche pas catholique » qu'il lui a appliquée, n'avait pas de « connotation religieuse »[Note 1] tout en ajoutant « Tu connais depuis longtemps mon amitié pour Israël. L'action que j'ai conduite en faveur de la communauté juive en porte le témoignage »[33]. La veille, dans une interview, il précisait : « L'expression que j'ai utilisée signifie ne pas avoir confiance en quelqu'un et cela fait vingt-cinq ans que je me méfie de Laurent Fabius »[34]. À la suite de ces propos, Frêche est soupçonné d'antisémitisme, ce dont il se défend. Martine Aubry demande à Hélène Mandroux, maire socialiste de Montpellier, de constituer une liste rassemblant des socialistes et des écologistes pour les élections régionales de mars 2010 dans le Languedoc-Roussillon[35] ce que celle-ci accepte[36]. La liste de Georges Frêche est cependant largement devant la liste d'Hélène Mandroux à l'issue du premier tour des régionales (34,2% des voix contre 7,7%).


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Source : Article Georges FRÊCHE de Wikipédia


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Cher Georges, par delà les petites phrases sorties de leur contexte, nous avons jugé l'action etla réflexion profonde sur une ville et la faculté d'entraîner une population vers un avenir auquel personne ne croyait. Ton bilan local est supérieur à un poste de ministre ou de premier ministre, tu n'a pas réveillé une ville, tu as éveillé une région. Meilleur maire de France tu as été et tu restera. Que vive Montpellier et le Languedoc-Roussillon!... Lire la suite
Cher GEORGES , Vous nous avez quitté brutalement et nous sommes attérrés, tellement habitués à vore présence dans notre belle ville de MONTPELLIER et sa région ! "la surdouée" disiez -vous!!! la mégapole aussi , la technopole ....... Vous allez nous manquer, Cher Georges, mais vous serez toujours présent car votre oeuvre est et restera immortelle. Reposez en paix, grand MONSIEUR, vous aurez, nous l'espérons, votre statue parmi les GRANDS HOMMES, Avec toute notre reconnaissance.... Lire la suite
Cher Georges, Un petit mot, modeste pour te remercier pour tout ce que tu as fait pour notre régon du Languedoc Roussillon et en particulier la bonne ville de Montpellier, en espérant que ton travail soit poursuivi! maintenant tu a trouvé la paix , Que Dieu te garde mon ami. G... Lire la suite
Cher Georges, EH OUI GEORGES, VOUS AVEZ "TIRE VOTRE REVERENCE" MAIS MONTPELLIER NE VOUS OUBLIERAJAMAIS VU TOUT CE QUE VOUS Y AVEZ FAIT ET QUI RENFORCERA NOS MEMOIRES - ENCORE MERCI POUR VOTRE DEVOUEMENT !!! REPOSEZ EN PAIX VOUS L'AVEZ BIEN MERITE CHER GEORGES FRECHE !!! NOUS CONTINUERONS TOUS A PENSER A VOUS A MONTPELLIER EN UTILISANT LE TRAMWAY ET TOUT CE QUE VOUS AVEZ FAIT CONSTRUIRE A MONTPELLIER. SYLVIE ET CIE.... Lire la suite
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Vidéo buzz publiée il y a 3 jours 7 heures 5 minutes .
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