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358ème
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Gregory VILLEMIN
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1980 - 1984 |
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Score : 792 653
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Victime de meurtre (
Francais)
Né le 24 août 1980Décédé le 16 octobre 1984 (à l'âge de 4 ans)
L'affaire Grégory est une affaire judiciaire française commencée en 1984 après le meurtre d'un jeune garçon, Grégory Villemin.
Dans la soirée du 16 octobre 1984, le corps de Grégory Villemin, âgé de quatre ans, est découvert dans la Vologne. L'enfant est mort noyé, mains et jambes liées, à Docelles, à sept kilomètres en aval de Lépanges-sur-Vologne, où il vivait avec ses parents, Christine et Jean-Marie Villemin.
Le lendemain, le 17 octobre, une lettre anonyme adressée à Jean-Marie Villemin revendique le crime. « J'espère que tu mourras de chagrin, le chef. Ce n'est pas ton argent qui pourra te redonner ton fils. Voilà ma vengeance, pauvre con », écrit un mystérieux corbeau. Au village, Jean-Marie Villemin est jalousé bien que sa réussite sociale ne soit pas arrogante.
Bernard Laroche, cousin germain de Jean-Marie Villemin, est dénoncé par Muriel, sa belle-sœur de quinze ans. Elle se rétracte, et il clame son innocence, mais il est inculpé du crime par le juge d'instruction d'Épinal, Jean-Michel Lambert, le 5 novembre 1984.
Le 4 février 1985, le juge, contre l'avis du ministère public, libère Bernard Laroche, qui reprend son travail. Le 29 mars, il est abattu d'un coup de fusil par Jean-Marie Villemin qui lui impute l'assassinat de son fils.
La rumeur dans la région laisse entendre que le corbeau et meurtrier pourrait être la mère de Grégory, qui aurait été vue à la Poste la veille du drame. Le 5 juillet 1985, le juge Lambert inculpe Christine Villemin d'assassinat et la place sous mandat de dépôt. Onze jours plus tard, la chambre d'accusation de Nancy, constatant l'absence totale de charges, la libère. Son cas divise radicalement les acteurs de l'affaire, entre ceux qui sont persuadés de son innocence et ceux qui la considèrent coupable. Marguerite Duras, dans un article publié par le quotidien Libération, qualifiera le crime, qu'elle lui attribue, de « sublime, forcément sublime ». Au bout de sept ans d'une enquête qui ne fait apparaître aucun indice l'accusant, Christine Villemin bénéficie d'un non-lieu le 3 février 1993, non-lieu rendu pour "absence totale de charges", une première en droit pénal (il s'agissait par là de rappeler que le dossier d'instruction était vide de charges contre elle).
L'enquête sera l'occasion de tous les dérapages : violations du secret de l'instruction et de la vie privée ; partis-pris de la presse ; manque de précautions des enquêteurs dans la collecte des indices ; indécision des magistrats ; rivalité exacerbée entre la Gendarmerie et le SRPJ ; inexpérience du juge d'instruction. Bien que l'affaire passionne l'opinion publique, le meurtrier n'a jamais pu être identifié.
Début 2003, l'espoir a été relancé par l'analyse de l'ADN présent sur un demi-timbre qui aurait pu conserver la salive du « corbeau ». Les analyses n'ont rien donné. Le 3 février 2003, le dossier du meurtre de Grégory Villemin, non élucidé, est définitivement clos. L'État français est condamné le 28 juin 2004 à verser 35 000 euros d'indemnités pour « faute lourde » à chacun des époux Villemin, qui vivent désormais dans l'Essonne.
Source :
fr.wikipedia.org/.../fr.wikipedia.org/wiki/Petit_Gregory