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La fiche de TRABELSI Imed | Imprimer sa biographie

TRABELSI Imed

Directeur, Homme d'affaire (Tunisien)

Né le 26 août 1974
Décédé le 14 janvier 2011 (à l'âge de 36 ans)

Imed Trabelsi né le 26 Août 1974, mort poignardé le 14 janvier 2011 à Tunis pendant la révolution de jasmin[1], est un homme d'affaires tunisien. Il est le neveu de Leïla Ben Ali, l'épouse de l'ancien président de la République tunisienne, Zine el-Abidine Ben Ali.

Visé par un mandat d'arrêt international émis par la France en 2006, il est, à l'image de l'ensemble de la « famille Trabelsi », qualifiée selon les observateurs de « clan quasi-mafieux »[2], impliqué dans plusieurs affaires d'escroquerie.

Fils de Moncef Trabelsi, frère aîné de Leïla Ben Ali, certains titres de la presse française l'ont décrit comme un probable fils de Leïla Ben Ali issu d'une première union[3].

Le 3 mai 2007, la justice française émet un mandat d'arrêt à son encontre dans une affaire de yachts volés. En mai 2009, il est renvoyé en correctionnelle par la justice française[4].

En 2007, il obtient de manière controversée la direction de l'enseigne Bricorama en Tunisie, dont il inaugure le premier magasin le 22 mai 2009.

Suite aux élections municipales de mai 2010, il devient maire de La Goulette[1].

À l'occasion de la révolution de jasmin, la population cherche à sa venger du clan Ben Ali-Trabelsi. Il est poignardé, supposément par l'un de ses anciens collaborateurs, et emmené à l'hôpital militaire de Tunis[1]. Le jour de la fuite du président Ben Ali, sa mort est confirmée par un membre du personnel de l'établissement[1].

Selon le quotidien français Libération, Imed Trabelsi aurait été impliqué dans un trafic de voitures de luxe. Il aurait notamment ordonné le vol de la voiture du PDG de BMW en Allemagne, « avant d'être contraint de la restituer contre un abandon des poursuites »[5],[6]. Cette affaire n'a pas entraîné de suite judiciaire à son encontre.

Le 5 mai 2006, Bruno Roger, l'un des dirigeants de la Banque Lazard et proche de Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy, apprend que son yacht Beruma (un Beru Ma V58 Princess d'une valeur estimée à plus d'un million d'euros) a disparu du port de Bonifacio en Corse[5]. Il dépose plainte pour « vol en bande organisée, vol, faux administratif, faux et usage de faux »[7]. Après enquête des gendarmes toulonnais et corses, Imed Trabelsi est identifié comme naviguant dans la région de Sidi Bou Saïd, sur le prestigieux yacht, et usant de son influence pour hâter l'immatriculation du navire sur place[4],[7],[8]. Le 26 mai, des scellés sont posés sur le navire sur ordre de la justice française[7]. Grâce à des pressions de l'Élysée et du ministère français de l'Intérieur sur le gouvernement tunisien, le bateau est rapatrié vers la France et rendu à son propriétaire[4],[5],[6].

Les 5 et 6 septembre 2006, quatre intermédiaires sont interpellés et permettent aux enquêteurs de découvrir un véritable réseau de vol de yachts de luxe, les maquillages étant effectués en Sardaigne, à Malte ou en Tunisie : plusieurs navires, dont le Blue Dolphin IV dérobé en janvier 2006 à Cannes et le Sando exfiltré du Lavandou (Var) en décembre 2005[4],[5],[7], sont retrouvés en Tunisie sous de fausses immatriculations. Dans les mois qui suivent, et en dépit de nombreuses convocations de la justice française, les deux frères Imed et Moez Trabelsi, commanditaires présumés du trafic, refusent de répondre[4]. Par conséquent, le 3 mai 2007, la justice française émet un mandat d'arrêt à l'encontre des deux frères Trabelsi[5], sans succès puisque la Tunisie refuse de les extrader[4].

En mai 2008, le juge Jean-Baptiste Risson se rend en Tunisie, accompagné du procureur d'Ajaccio José Thorel. Ils interrogent Imed et Moez Trabelsi, qui nient toute responsabilité dans ce trafic, en reconnaissant cependant avoir été contactés pour acheter les yachts[4],[6]. Des explications qui, selon l'ordonnance du juge, sont « insuffisantes pour contrebalancer l'ensemble des éléments à charge retenus à leur encontre »[4]. Le 16 mai, Imed et Moez Trabelsi sont mis en examen par un magistrat tunisien pour « complicité de vol en bande organisée » dans le cadre de la commission rogatoire internationale française[6],[9]. Le 31 juillet 2009, ils sont renvoyés en correctionnelle par la justice française, pour « vol en bande organisée », « escroquerie en bande organisée », et « faux et usage de faux »[4],[6],[9].

À la fin septembre 2009, le tribunal d'Ajaccio étudie une disjonction des faits : les vols commis en France sont jugés par les tribunaux français d'une part, et la complicité de vol qui concerne Imed et Moez Trabelsi, perpétrée depuis la Tunisie, est jugée par les tribunaux tunisiens d'autre part. Une procédure justifiée, selon le procureur de Bastia, par l'existence d'une convention signée entre la France et la Tunisie en 1972 et par le refus de la Tunisie d'extrader Imed et Moez Trabelsi[9],[10]. La presse française met en évidence les pressions tunisiennes sur le ministère français de la Justice pour étouffer ce dossier et fournit des témoignages tendant à faire apparaître une habituelle complaisance de la police, de la douane et de la justice tunisiennes avec les frères Trabelsi[10],[11],[1

En février 2007, deux hommes d'affaires, Faouzi Mahbouli et Mehdi Ben Ayed, s'accordent avec l'enseigne française Bricorama pour organiser son implantation en Tunisie via un contrat de franchise. Le contrat prévoit alors une option pour la Libye, co-signée par Mahbouli et Imed Trabelsi. En août 2007, Trabelsi réclame la totalité des parts à Mahbouli ; ce dernier est alors confronté, selon ses dires, à des mesures d'intimidation : vol et dégradation de ses véhicules, effraction de son bureau, vol de ses documents personnels et harcèlements policiers. Il cède alors ses parts avant de s'enfuir en Europe avec sa famille, pour y déposer une plainte pour extorsion devant la justice française.

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Imed_Trabelsi

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