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MARSEILLE Jacques

Animateur, Chroniqueur, économiste, Historien et Scientifique (Francais)

Né le 15 octobre 1945
Décédé le 04 mars 2010 (à l'âge de 64 ans)

Jacques Marseille, né le 15 octobre 1945 à Abbeville et mort le 4 mars 2010 à Paris[1],[2], est un historien[3], spécialiste d'histoire économique[4], chroniqueur de presse et de radio connu pour ses prises de position libérales[5]. Il a également occupé des fonctions dans l'édition.

Jacques Marseille est reçu premier à l'agrégation d'histoire en 1969[6]. Il entreprend une thèse[7] et obtient un doctorat d'histoire, sous la direction de Jean Bouvier, sur l'économie de la colonisation française de 1880 à 1960. À l'origine, selon Elie Cohen, il voulait « démontrer la pertinence des thèses marxistes dans l'histoire de la colonisation[6] » or, il n'est pas arrivé à montrer « que le « grand capital » s'était enrichi grâce aux colonies[6] ». Pour lui, l'empire colonial, à compter de 1930, fut surtout « un débouché pour un capitalisme archaïque soucieux de retarder au maximum une restructuration imposée par l'évolution internationale[6] ».

Il devient professeur à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, où il dirige la chaire d'histoire économique et sociale créée par Marc Bloch jusqu'en 2009, année de sa retraite universitaire. Il fut membre du Comité pour l’histoire économique et financière auprès du ministère de l'Économie, de l'Industrie et de l'Emploi. Il fut directeur de la collection « Histoire » aux éditions Nathan. Il dirige de 2008 à 2010 la collection « À vrai dire » aux Éditions Larousse. Il rédige fréquemment des articles pour Le Point et Enjeux Les Échos.

Jacques Marseille meurt le 4 mars 2010, à son domicile parisien, des suites d'un cancer.

Brièvement membre du Parti communiste français, il est ensuite favorable à l'économie de marché et au libéralisme politique et économique[8], écrivant : « [...] le libéralisme est et reste un combat pour la tolérance et la liberté. Entré dans le monde comme critique de l’Ancien Régime, de l’absolutisme royal et du pouvoir de coercition d’une Église exclusive, il affirme le droit naturel de l’individu à la liberté [...][9]. » Interrogé en 2006 sur son évolution du PCF vers la droite libérale, Jacques Marseille répond avoir « gardé de mon passage au PC une méfiance absolue et finalement justifiée envers la social-démocratie française. Le Parti socialiste a toujours eu cette posture anti-argent et anticapitaliste tout en faisant des promesses d’égalité qu’il a toujours trahies. [...] Seule une droite assumée et fière de ses valeurs peut faire ce que le PS est incapable de faire : établir une société plus équitable[10] . »[11]

Jacques Marseille a analysé ce qu'il appelait « le mal français », issu de la difficulté à mettre en pratique des réformes par le dialogue. Il critiquait ce qu'il considérait être des « archaïsmes français », notamment ceux de l'État qui n’aurait pas été réformé comme l'ont été ceux d'autres pays[12]. Il dénonçait une grande injustice qui existerait selon lui entre les salariés du privé et les fonctionnaires français : « un secteur public pléthorique aux privilèges sans égal, d’un côté ; une insécurité croissante de l’emploi plus forte que dans la moyenne des pays européens, de l’autre. » Cette dichotomie était pour le lui le « cancer qui ronge le pseudo-modèle social français[13]. » Il critiquait les « dysfonctionnements » des relations entre l'État et les entreprises, par exemple concernant les subventions publiques[14], la formation professionnelle continue et le financement des syndicats.

Très critique envers le baccalauréat contemporain, il le qualifiait de « monument d’hypocrisie nationale » et d'« instrument d’inégalité sociale »[15].

Jacques Marseille est critiqué pour un présumé manque de rigueur par le site de Sobiz, reporté par le site de l'hebdomadaire Marianne qui voit en lui une « imposture » qui manipule les statistiques[16], ou encore un « prestidigitateur en chef » quand il vante l'attractivité de la France en l'imputant à l'élection de Nicolas Sarkozy quelques jours après l'accession de ce dernier à la présidence contredisant ses déclarations précédentes[17]. Son ouvrage sur l'UIMM, édité par l'UIMM, a également été critiqué[18].

Jacques Marseille a préconisé de mettre en œuvre une « allocation universelle mensuelle » de 750 euros[19].

Pour Patrick Eveno, un universitaire, il avait gardé un côté « marxien » c'est-à-dire « qu'il avait conservé de Karl Marx la méthode qui consiste à fouiller l'histoire avant de défendre une idée[6] ».

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Décoration
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* Chevalier de la Légion d'honneur

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Ouvrages
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* Vive la crise et l’inflation, 1983.
* L’Âge d’or de la France coloniale, 1986.
* Le Temps des chemins de fer en France, 1986.
* La France travaille trop, 1989.
* Lettre ouverte aux Français qui s'usent en travaillant et qui pourraient s'enrichir en
dormant, 1992.
* C'est beau la France ! Pour en finir avec le masochisme français, 1993.
* France, terre de luxe, 1999.
* Nouvelle histoire de la France, 1999 ; réimpression 2002.
* Le Journal de la France au XXe siècle, 1999.
* L'UIMM, cent ans de vie sociale, 2001 (édité par l'Adase, émanation de l'UIMM).
* Les Années Hugo, 2002.
* France et Algérie – Journal d’une passion, 2002.
* Le Grand gaspillage, 2002.
* Les Wendel 1704-2004, 2004.
* La Guerre des deux France. Celle qui avance et celle qui freine, Perrin, coll. « Tempus »,
Paris, 2005, 260 p. (ISBN 2262022836 et ISBN 978-2262022839).
* Empire colonial et capitalisme français – Histoire d’un divorce, 2004 (réédition), Prix des
Ambassadeurs 2005.
* Le Grand Gaspillage 2005, 2005 (seconde édition).
* Du bon usage de la guerre civile en France, 2006.
* Les Bons chiffres pour ne pas voter nul en 2007, Perrin, 2007.
* L'Argent des Français, Perrin, 2009.
* L'Oréal 1909-2009, Perrin, 2009.
* Pouvez-vous devenir ou rester Français ?, Albin Michel, 2010.

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Marseille

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