Joseph Arthur De Gobineau

 
Joseph Arthur De Gobineau
1816 - 1882
 

Artiste, Diplomate, Écrivain (Art, Littérature, Politique).

Nationalité française Francais, né le 14 juillet 1816 et mort le 13 octobre 1882

66 ans Mort à l'âge de 66 ans (de quoi ?).

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Biographie

Joseph Arthur de Gobineau, dit le comte de Gobineau, né le 14 juillet 1816 à Ville-d'Avray et mort le 13 octobre 1882 à Turin, est un diplomate et écrivain français.

Il doit sa notoriété posthume à son Essai sur l'inégalité des races humaines (1853-1855), qui le range parmi les pères de la pensée racialiste. Il est également l'auteur d'une oeuvre littéraire romantique, d'essais polémiques et de travaux historiques et philologiques sur l'Iran ancien.

Arthur de Gobineau est né dans une famille de noblesse de robe d'origine bordelaise. Son arrière-grand-père et son grand-père ont exercé des charges à la Cour des aides de Guyenne et au Parlement de Bordeaux. Son père, Louis de Gobineau, étant cadet, fit une carrière militaire, et se compromit sous l'Empire pour ses sympathies légitimistes : sa participation à l'évasion de Polignac en 1813 lui valut d'être emprisonné à Sainte-Pélagie, dont il ne fut libéré qu'à la Restauration (1814). À Bruxelles auprès du roi durant les Cent-Jours, il est nommé à son retour capitaine d'infanterie de la Garde royale.

L'enfance et la jeunesse de Joseph, qui est un enfant fragile et nerveux, sont marquées par la discorde régnant entre ses parents et l'instabilité de sa vie familiale. Son père est rapidement éloigné de sa famille par les nécessités de sa charge : il participe à l'Expédition d'Espagne de 1823, puis commande la place de la Seu de Urgel de 1823 à 1828. Sa mère, Anne-Madeleine de Gercy, fille du dernier directeur des Fermes de Bordeaux et d'une créole de Saint-Domingue, mène dès lors une existence très indépendante auprès du précepteur d'Arthur et de sa soeur Caroline, Charles Sotin de La Coindière (qui est aussi un de ses nombreux amants2), fils d'un ministre de la Police du Directoire, Jean-Marie Sotin de La Coindière. Ayant commis plusieurs escroqueries, elle s'enfuit à Inzlingen, au pays de Bade, à l'été 1830 ; une demande d'extradition ayant été formulée par la justice française, la « famille » s'installe en décembre 1830 à Bienne, où Arthur est inscrit au Gymnasium. Il y perfectionne son allemand et est initié, semble-t-il, au persan. L'arrivée en Suisse des émigrés polonais vaincus dans l'insurrection de novembre 1830 ouvre à sa mère de nouvelles opportunités, qui décident son départ pour la Pologne fin 1832. Arthur est donc renvoyé chez son père, mis à la retraite en 1831 à cause de son antipathie pour la Monarchie de Juillet et installé à Lorient. De 1833 à 1835, destiné lui aussi à une carrière militaire, Arthur de Gobineau fréquente le collège royal de Lorient, dont il semble avoir été renvoyé pour indiscipline et pour les sympathies légitimistes de son père. C'est à cette époque que se développe sa sensibilité orientaliste, dans la mode romantique qui prévaut alors, même si l'on peut douter de la légende familiale qui le dit capable, si jeune, de traduire Firdousi. Il forme également des projets de mariage avec son amie Amélie Laigneau.

Fin septembre 1835, après avoir échoué au concours d'entrée à Saint-Cyr, ce dont il semble se satisfaire il rêve de monter à Paris, ambitionnant une carrière littéraire. Il s'y installe dès 1835 grâce à un vieil oncle paternel, célibataire, voltairien et fêtard, Thibaut-Joseph (un ancien ami de Talleyrand), qui le loge dans une mansarde rue Saint-Benoît, lui allouant pour un an une maigre pension et le fait entrer comme surnuméraire (non rétribué) à la Compagnie française d'Éclairage par le Gaz durant l'hiver 1835-1836. Si Arthur de Gobineau ne semble pas douter de son génie, ce n'est qu'avec difficulté qu'il parvient à faire publier dans La Mode un extrait du premier poème qu'il écrit alors, Dilfiza.

La situation de Gobineau se précarise lorsque, en septembre 1836, son oncle lui coupe les vivres. Mobilisant ses relations dans la presse ultra, il parvient à placer des articles, dont tous ne sont toujours pas identifiés à ce jour. Ce travail et ces soucis ne sont pas sans le décourager quelque peu. Il parvient pourtant à employer utilement les années suivantes en étudiant la langue et la littérature persanes auprès de Quatremère, qui lui confie la traduction de la Geschichte der Ost-Mongolen d'Isaac Jacob Schmidt (en) ; cette compétence lui permet d'orienter sa production dans un sens plus conforme à ses ambitions littéraires. Dès 1838, à l'invitation de Berryer qui lui ouvre sa nouvelle (et éphémère) revue France et Europe, il publie dans ce domaine un article remarquable : « Du mouvement intellectuel de l'Orient », puis une série de monographies de vulgarisation sur Rumi, Hafiz, Djami, et Saadi. Cependant, cinq ans après son arrivée à Paris, il ne peut s'estimer satisfait de sa condition : « Paris, c'est l'enfer », écrit-il. Il a définitivement rompu avec sa mère qui, rentrée à Paris, le calomnie dans les salons qu'elle fréquente ; la mère d'Amélie Laigneau répugne à un mariage avec ce jeune homme exalté et sans situation ; les protections dont il dispose au faubourg Saint-Germain ne parviennent pas à lui procurer mieux qu'une sinécure à l'administration des Postes en janvier 1839 ; enfin, les divisions et l'échec du parti légitimiste lors des élections de 1839 le navrent et le confirment dans sa tendance à la misanthropie.

D'abord nommé premier secrétaire de la légation de France à Berne, où il s'ennuie (excepté durant les quelques mois de 1851 où il occupe l'intérim du ministre de France à Hanovre), il trouve le temps de rédiger les premiers volumes de son Essai sur l'inégalité des races humaines, qui paraissent en 1853. Alors qu'il est nommé secrétaire de la représentation française à la Diète de Francfort en 1854, ses ouvrages lui valent l'estime d'Anton von Prokesch-Osten, délégué autrichien auprès de la même instance, et une des rares amitiés fidèles qu'il honora toujours.

En décembre 1854, nommé premier secrétaire de la légation française en Perse que commande Prosper Bourée, Gobineau voit son destin rejoindre ses passions d'adolescent. Il donne d'abord de son voyage, effectué par mer de Marseille à Busheyr, puis en caravane jusqu'à Téhéran, un récit superbe dans Trois Ans en Asie (un autre écho se lit, vingt ans plus tard, dans sa nouvelle La Vie de voyage). Puis, abandonné par Bourée et par sa femme, revenue accoucher en France de sa deuxième fille, Christine, seul responsable de la légation, il se fait « plus Persan que les Persans ». Sa maîtrise de la langue, sa remarquable adaptation à des conditions de vie très exotiques lui apportent l'estime de la population et des notabilités locales. Entouré de savants, il entame l'étude de l'histoire perse et tente le déchiffrement des écritures cunéiformes, sur lesquels il fournit une théorie qui fit (et fait encore) l'hilarité des connaisseurs. C'est néanmoins sans regrets que, rappelé, il quitte la cour de Perse en 1858.

Il reste alors un certain temps sans affectation définitive. Espérant le consulat général de France à Tanger afin de compléter sa connaissance du monde musulman, il refuse en janvier 1860, au risque d'être destitué, une nomination comme premier secrétaire à la légation de France à Pékin. En mars de la même année, il est envoyé à Terre-Neuve comme chargé de mission afin de délimiter, en concertation avec deux commissaires britanniques, les zones des pêcheries de morue respectivement réservées aux pêcheurs français et anglais. De ce voyage de six mois, qui conduit Gobineau à Saint-Pierre, Sydney (sur l'île du Cap-Breton, où il visite la forteresse de Louisbourg), Truro et Halifax en Nouvelle-Écosse, puis tout autour de Terre-Neuve avant de se fixer à Saint-Jean, il tirera un remarquable récit, Voyage à Terre-Neuve et une nouvelle, La Chasse au caribou. Il semble également que sa mission ait été conduite avec succès et au bénéfice des pêcheurs français : une petite baie de Terre-Neuve porte le nom d'« Anse de Gobineau ».

En 1861, il est renvoyé en Perse, cette fois comme ministre de France de plein droit. Ce second séjour, effectué seul et abrégé au possible, voit cependant un développement très fécond des travaux esquissés jusqu'alors : non seulement, en vain, sur les cunéiformes, mais aussi sur les doctrines persanes. Son essai sur Les Religions et les philosophies dans l'Asie centrale, paru en 1865, demeure une source fondamentale sur le Babisme, dont il connut de très près les premières manifestations, et avec lequel il sympathisa activement.

Source : fr.wikipedia.org  

Tombe

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Citations

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La république, en France, a ceci de particulier, que personne n'en veut et que tout le monde y tient.
La chute des civilisations est le plus frappant et en même temps le plus obscur de tous les phénomènes de l'histoire.
La chute des civilisation est le plus frappant et en même temps le plus obscur de tous les phénomènes de l'histoire.

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Fiche d'identité

Identité

  • Nom complet : --
  • Nationalité (à sa mort) : Française Drapeau francais
  • Nationalité (à sa naissance) : --
  • Sexe : Masculin

Domaines d'activité

Noms

  • Nom usuel : Joseph Arthur De Gobineau
  • Nom complet : --
  • Prénom : Joseph Arthur
  • Noms dans d'autres langues : --
  • Homonymes : 0 (aucun)
  • Nom de famille : De Gobineau
  • Pseudonyme : --
  • Surnom : --
  • Erreurs d'écriture : --

Naissance

  • Signe astrologique du zodiaque : --
  • Signe astrologique chinois : --

Décès

  • Âge de mort : 66 ans
  • Cause de mort : --

Obsèques

  • Date des obsèques : --
  • Lieu de sépulture : --
  • Type de funérailles : --

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