Avocat et Homme de loi (
Canadien)
Né en 1932 (approximativement)Décédé le 28 janvier 2012 (à l'âge d'environ 80 ans)
Léo-René Maranda (né en 1932, mort le 28 janvier 2012 à Hallandale, en Floride) est un avocat-criminaliste canadien québécois.
Il exerce son mandat d'avocat, reçu en 1957, dans plusieurs causes célèbres au Québec. Il est d'abord surtout connu pour avoir défendu, dans les années 1960, Lucien Rivard, le mafioso Vincent Cotroni, la voleuse de banques Monica Proietti, surnommée « Monica la mitraille »; puis, dans les années 1970, des clients liés au clan montréalais des frères Dubois; et, dans les années 2000, des individus accusés à la suite de l'Opération Printemps 2001, la première grande rafle antimotards visant à mettre fin à la guerre des motards au Québec2.
En 2003, la Cour suprême du Canada juge inconstitutionnelle la perquisition, le mandat obtenu préalablement et son exécution, le 11 septembre 1996, par la Gendarmerie royale du Canada (GRC) au cabinet d'avocats de Me Maranda — la GRC « soupçonnant C[3] d’être impliqué dans des opérations de blanchiment d’argent et de trafic de stupéfiants », la perquisition « visant tous les documents relatifs aux honoraires et débours facturés à C ainsi que ceux concernant la propriété d’une automobile que C aurait cédée à son avocat en paiement de services professionnels4 ».
Louis-Raymond Maranda, son fils, qui est président de la Chambre des huissiers de justice du Québec affirme en janvier 2012 : « Il m'a dit récemment qu'il n'avait jamais voulu de confessions de ses clients parce que ça lui permettait de les défendre seulement avec la preuve [apportée uniquement par la poursuite et le contre-interrogatoire très serré, qu'il faisait, des témoins qu'elle présentait]. […] À travers sa carrière, il a fait raffiner les méthodes d'enquête des policiers et les méthodes d'interrogatoire de la Couronne. Il a définitivement fait avancer le droit criminel au pays1. »
Le juge à la retraite Bernard Grenier, entre autres, reconnaît à Me Léo-René Maranda « de remarquables capacités intellectuelles et un sens de l'humour aiguisé2. C'était, ajoute-t-il, un adversaire redoutable pour les procureurs de la Couronne2. Il était reconnu comme quelqu'un qui ne lâchait pas le morceau. Mais ils le respectaient. C'était un gars qui jouait selon les règles du jeu. […] Il était champion de la règle du doute raisonnable et du droit de l'accusé à une défense pleine et entière.»
Léo-René Maranda prend sa retraite en 2011, après 54 ans de pratique du droit criminel. Il meurt à 79 ans, le 28 janvier 2012, à sa résidence de Floride.
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