Coussins d'Exception
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"... Dis l'oiseau, ô dis, emmène-moi
Retournons au pays d'autrefois
Comme avant, dans mes rêves d'enfant
Pour cueillir en tremblant
Des étoiles, des étoiles
Comme avant, dans mes rêves d'enfant
Comme avant, sur un nuage blanc
Comme avant, allumer le soleil
Être faiseur de pluie
Et faire des merveilles ...."
C'est d'un rêve qu'elle chante et non un cauchemar !
La chanson qui évoque ce qu'elle a subit pourrait-être "Au cœur de la nuit", titre méconnu enregistré en 1967 (que Barbara a créé en 1966 à Bobino et que jamais plus elle n'a inscrite à son répertoire), elle y parle déjà (quelques années avant L'aigle noir), d'« un bruissement d'ailes qui effleure son visage » et - sans le nommer - de la mort de son père et de pardon « pour qu'enfin tu puisses dormir, pour qu'enfin ton cœur repose, que tu finisses de mourir sous tes paupières déjà closes ».
" J’ai le souvenir d’une nuit
Une nuit de mon enfance
Toute pareille à celle-ci
Une longue nuit de silence
Moi qui ne me souviens jamais
D’un passé qui m’importune
C’est drôle, j’ai gardé le secret
De cette longue nuit sans lune
...
Soudain, je me suis éveillée
Il y avait une présence
Soudain, je me suis éveillée
Dans une demi somnolence
C’était au dehors, on parlait
À voix basse comme un murmure
...
J’allais, à demi éveillée,
Longeant une allée obscure
J’aillais, à demi éveillée,
Guidée par l’étrange murmure
Il y eut, je me le rappelle,
Surgissant de l’allée obscure,
Il y eut un bruissement d’ailes
Là, tout contre ma figure
C’était au cœur de la nuit,
C’était une forêt profonde
C’était là, comme cette nuit
Un bruit survenant d’outre-tombe
Qui es-tu pour me revenir ?
Quel est donc le mal qui t’enchaine ?
Qui es-tu pour me revenir ?
Et veux-tu que vers toi je vienne ?
S’il le faut, j’irais encore
Tant et tant de nuits profondes
Sans jamais revoir l’aurore
Sans jamais revoir le monde
Pour qu’enfin tu puisses dormir
Pour qu’enfin ton cœur se repose
Que tu finisses de mourir
Sous tes paupières déjà closes
...
je ne sais que vous répondre Abcd, à chacun de voir, mais c'est bien sûr Barbara qui peut répondre, mais peut être n'avait elle pas envie de le dévoiler non plus, pour que sa chanson ne puisse être associée à ce drame ! les victimes de viol et d'inceste gardent leurs secrets en elles et distillent ce qu'elles souhaitent et quand elles le souhaitent.... l'aigle noir est une chanson en tout cas, qui ne laisse pas indifférent et dont les paroles parlent d'elles-mêmes... mm si elle dit qu'elle l'a rêvé... Les rêves sont souvent dictés par le subconscient qui lui ne peut faire l'impasse sur le vécu, j'en sais quelque chose, mais je m'arrêterais là... ;-)
en tout cas, c'était une merveilleuse artiste que j'appréciais énormément tant pour ses oeuvres que sa personnalité...
Retournons au pays d'autrefois
Comme avant, dans mes rêves d'enfant
Pour cueillir en tremblant
Des étoiles, des étoiles
Comme avant, dans mes rêves d'enfant
Comme avant, sur un nuage blanc
Comme avant, allumer le soleil
Être faiseur de pluie
Et faire des merveilles ...."
C'est d'un rêve qu'elle chante et non un cauchemar !
moi je dirais qu'il peut s'agir d'un souhait de redevenir une enfant pure insouciante! d'avant son viol!
je dis ça je dis rien!