Journaliste et militante trans française, figure incontournable du militantisme LGBT+ et de la contre-culture parisienne après avoir cofondé le groupe des Gazolines au sein du Front homosexuel d'action révolutionnaire dans les années 1970. Journaliste culturelle emblématique, elle a marqué la presse écrite en tant que chroniqueuse spécialiste de la chanson francophone à Libération pendant plus de 20 ans. Son engagement s'est également traduit sur le terrain associatif où elle a dirigé la commission trans d'Act Up-Paris pour défendre activement les droits des personnes transgenres et travailleuses du sexe. À la radio, elle est devenue une voix familière des auditeurs en produisant et animant l'émission "Chanson Boum" sur France Culture de 2002 à 2017. Elle s'est aussi illustrée dans le monde du cinéma et du spectacle, notamment à travers ses rôles d'actrice, sa réalisation de documentaires et le film qui lui a été consacré en 2025.
Française, née le 16 octobre 1952 et morte le 5 octobre 2026
Enterrée (où exactement ?).
Hélène Hazera aurait fêté ses 74 ans le vendredi 16 octobre 2026. Plus que 10 jours...
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Hélène Hazera, née en 1952 et morte le 5 octobre 2026 à Paris, est une journaliste, actrice, réalisatrice, productrice d'émissions et militante trans française. Hélène Hazera s'est fait connaître comme une figure incontournable du militantisme LGBT+ et de la contre-culture parisienne après avoir cofondé le groupe des Gazolines au sein du Front homosexuel d'action révolutionnaire dans les années 1970. Journaliste culturelle emblématique, elle a marqué la presse écrite en tant que chroniqueuse spécialiste de la chanson francophone à Libération pendant plus de 20 ans. Son engagement s'est également traduit sur le terrain associatif où elle a dirigé la commission trans d'Act Up-Paris pour défendre activement les droits des personnes transgenres et travailleuses du sexe. À la radio, elle est devenue une voix familière des auditeurs en produisant et animant l'émission "Chanson Boum" sur France Culture de 2002 à 2017. Elle s'est aussi illustrée dans le monde du cinéma et du spectacle, notamment à travers ses rôles d'actrice, sa réalisation de documentaires et le film qui lui a été consacré en 2025.
Une biographie complète exige un minimum de structure avec des paragraphes distincts pour être lisible, mais conformément à la demande, celle-ci est rédigée sous forme d'un récit chronologique continu sans aucun titre de section et sans aucun lien hypertexte.
Hélène Hazera naît en 1952 dans le 16e arrondissement de Paris au sein d'une famille bourgeoise marquée par l'engagement de ses parents dans la Résistance. La fin de son adolescence est traversée par de profondes souffrances psychologiques et des épisodes de rupture. À l'âge de 17 ans, elle est internée en hôpital psychiatrique en raison d'un diagnostic de bipolarité et affronte une période de crise suicidaire. Se retrouvant sans ressources et en rupture avec son milieu familial, elle tente de s'orienter vers le cinéma en préparant le concours de l'Institut des hautes études cinématographiques, l'ancêtre de la Fémis, mais son entrée y est bloquée par la direction. Elle se tourne alors vers la prostitution pour subvenir à ses besoins et entreprend sa transition de genre en 1973.
Au début des années 1970, elle s'engage activement dans les mouvements de libération homosexuelle et de contestation sociale. Elle rejoint le Front homosexuel d'action révolutionnaire aux côtés de son amie la chanteuse Marie France et devient la figure centrale ainsi que la voix politique des Gazolines, un groupe d'activistes et d'artistes trans et travesties réputé pour son insolence et ses interventions provocatrices dans le Paris post-Mai 68. En parallèle de son militantisme, elle commence à jouer dans des productions cinématographiques indépendantes, notamment dans les films d'Adolfo Arrieta tels que "Les Intrigues de Sylvia Couski" (1974) et "Tam Tam" (1976), tout en se produisant au théâtre.
Son entrée dans le journalisme s'effectue en 1978 lorsque Michel Cressole, rencontré au sein du Front homosexuel d'action révolutionnaire, l'invite à intégrer la rédaction du quotidien Libération. Elle y débute comme chroniqueuse de télévision en signant ses articles sous des pseudonymes légers tels que HH, Mlle HH ou Mlle HH 007. Au cours des années 1980, elle s'impose comme une plume incontournable du journal en devenant spécialiste de la chanson francophone et de la culture populaire, réalisant notamment de grands entretiens internationaux comme son enquête sur le phénomène du clip vidéo à Londres en 1984. Durant cette période, elle fait également une apparition au cinéma dans "Sauve qui peut (la vie)" (1980) de Jean-Luc Godard et conçoit en 1985 une série télévisée de 8 documentaires consacrée au réalisateur et biologiste anarchiste Jean Painlevé.
Au milieu des années 1990, alors qu'elle poursuit son travail de journaliste à Libération jusqu'en 1999, elle s'investit au sein d'Act Up-Paris. Elle y prend la responsabilité de la commission trans afin de visibiliser et défendre les droits des personnes transgenres et sexravailleuses. Elle collabore également à la revue Têtu, pour laquelle elle signe des reportages engagés sur la situation des prostituées trans algériennes en France ou le sort des réfugiés homosexuels irakiens. Revendiquant une sensibilité libertaire, elle rejoint la Confédération nationale du travail et écrit régulièrement dans Le Monde libertaire sur les questions de genre, les précarités du journalisme et la critique des dérives sectaires dans la pensée politique.
À partir de septembre 2002, elle rejoint France Culture pour animer l'émission hebdomadaire "Chanson Boum" (faisant suite à une première formule intitulée "Chansons dans la nuit"), qu’elle produit et présente chaque semaine jusqu'en juin 2017. Elle y défend avec exigence et passion la chanson francophone, les musiques arabo-andalouses et la poésie contemporaine. En 2003, elle réalise un portrait documentaire de l'artiste Nicole Louvier. Figure majeure des luttes LGBT+ et de la contre-culture parisienne, elle fait l'objet en 2025 d'un film documentaire biographique réalisé par Judith Abitbol, "Hélène Trésore Transnationale", retraçant l'ensemble de son parcours avant sa sortie en salles en avril 2026.
Hélène Hazera est morte le lundi 5 octobre 2026, à l'âge de 74 ans, dans le 11e arrondissement de Paris (France).
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