Bassma Kodmani

 
Bassma Kodmani
1958 - 2023
 

Politologue syrienne, figure de proue de l'opposition pacifique syrienne, elle avait cofondé le Conseil national syrien peu après le déclenchement du soulèvement pacifique en Syrie en mars 2011.

Nationalité syrienne Syrienne, née le 29 avril 1958 et morte le 2 mars 2023

64 ans Morte victime d'une maladie à l'âge de 64 ans.

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Biographie

Bassma Kodmani, née le 29 avril 1958 à Damas et morte le 2 mars 2023 à Paris, est politologue, universitaire, chercheur, directrice de l'Initiative Arab Reform et cofondatrice du Conseil national syrien qu'elle quitte le 28 août 2012. Figure de proue de l'opposition pacifique syrienne, elle avait cofondé le Conseil national syrien peu après le déclenchement du soulèvement pacifique en Syrie en mars 2011.

Bassma Kodmani est la fille de Nazem Kodmani, ancien ambassadeur de Syrie en France, artisan du rétablissement des relations diplomatiques entre la France et la Syrie après la crise du canal de Suez et diplomate responsable du département Europe occidentale au ministère syrien des Affaires étrangères à son retour à Damas ; arrêté quelques mois peu après la guerre des Six Jours pour avoir critiqué son ministre de tutelle, il finit par rejoindre Beyrouth, Londres, puis l'UNESCO accompagné de sa famille. Sa mère, Hyam Mardam-Bey, est la nièce de Jamil Mardam-Bey, un dirigeant syrien de l’époque post-indépendance du mandat français, et la cousine de l'éditeur franco-syrien Farouk Mardam-Bey. Bassma Kodmani est également la sœur de la journaliste franco-syrienne Hala Kodmani.

Elle a divorcé du journaliste palestinien Nabil Darwiche et est la belle-sœur d'un officier palestinien proche de Yasser Arafat et assassiné à Rome dans les années 1980.

Bassma Kodmani acquiert un doctorat en science politique à Sciences-Po Paris avant d'intégrer en 1981 l'Institut français des relations internationales (IFRI). Cette année-là, elle crée à l’IFRI le programme d’études sur le Moyen-Orient et l’Islam, qu'elle dirige jusqu’en 1998, date à laquelle elle quitte l'IFRI. Elle est par ailleurs maîtresse de conférences à l'université Panthéon-Sorbonne et à l'université Paris-Est-Marne-la-Vallée où elle enseigne les relations internationales. De 1999 à 2005, elle dirige le programme « Gouvernance et Coopération Internationale pour le Moyen-Orient » à la Fondation Ford, basée en Égypte avec pour mission de soutenir les institutions de recherche arabes au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. En septembre 2005, elle fonde et devient directrice exécutive de l'Initiative de Réforme arabe, un consortium d’instituts de recherche du monde arabe initié par le think tank américain Council on Foreign Relations et travaillant en partenariat avec des instituts européens et américains sur les questions de réforme et de transition démocratique dans le monde arabe. Elle occupe ensuite les fonctions de chercheur visiteur au Collège de France de 2005 à 2006, chercheur associé au CERI – Sciences Po de 2006 à 2007 et chargée de mission à la direction internationale du CNRS de 2007 à 2009. Elle est également membre du Conseil européen des relations étrangères et directrice du programme académique de l'Académie diplomatique internationale.

Elle est auteur et directrice de publications sur les conflits du Moyen-Orient, la sécurité régionale, la question palestinienne, l’évolution politique des sociétés arabes et les relations entre pouvoirs politiques et pouvoirs religieux.

Elle participe aux réunions du groupe Bilderberg en 2008 et en 2012.

En 2011, dans le contexte de la guerre civile syrienne, elle participe à la fondation du Conseil national syrien (CNS) dont elle intègre le comité exécutif. Elle est également porte-parole et responsable des relations extérieures de l'organisation.

De janvier à juin 2012, elle participe à la rédaction du projet Le Jour d’Après. Soutenir une transition démocratique en Syrie.

En février 2012, la télévision iranienne et des sites syriens reprennent une vidéo datant de 2008, qui crée la polémique en raison des propos de Bassma Kodmani à l'égard d'Israël. Celle-ci participait alors, avec des écrivains israéliens et Théo Klein, à un débat télévisé pour l'émission Bibliothèque Médicis sur Public Sénat, à l'occasion du Salon du livre de Paris dont Israël était l'invité d'honneur. Bassma Kodmani s'est défendue face à ces accusations : « C'est une tentative de me discréditer. Si je n'étais pas venue, qui aurait parlé de l'occupation israélienne ? Pour moi, la question palestinienne restera toujours centrale ».

Le 28 août 2012, alors que le CNS est en perte de vitesse auprès des acteurs syriens et internationaux, elle annonce, avec d'autres membres, sa démission de l'organisation en déplorant son absence de crédibilité et en déclarant notamment que « le CNS ne travaille pas bien avec les autres groupes d'opposition ». Elle retourne alors à ses activités universitaires et se consacre à l'effort humanitaire pour le peuple syrien. Si Kodmani affirme qu'elle n'a pas démissionné à cause de tensions, Jeune Afrique estime qu'elle ne supportait plus les attaques à son encontre. Pour l'universitaire Fabrice Balanche, « cela faisait longtemps que Bassma Kodmani, vue comme la représentante du camp occidental au sein du CNS, était fragilisée ».

En septembre 2012, elle participe à la création de l'association "Initiative pour une nouvelle Syrie" dont l'action est dédiée à l'assistance humanitaire et à des projets pour favoriser une transition réussie. Elle en est également la trésorière.

En février 2013, elle soutient la proposition de dialogue faite au régime syrien par Mouaz al-Khatib, président de la Coalition nationale des forces de l'opposition et de la révolution.

En juillet 2013, elle signe une lettre ouverte à François Hollande réclamant la mise en place en Syrie d'une zone d'exclusion aérienne, « la mise au ban diplomatique du régime syrien » et « une aide substantielle sur le plan militaire aux brigades de l’Armée libre ».

Bassma Kodmani est membre du Conseil de la charte syrienne, groupement non-partisan qui rassemble des représentants de différents éléments de la société syrienne (dont des notables sunnites et alaouites) et dont le blason s'inspire du premier mouvement indépendantiste syrien.

Bassma Kodmani est mort le jeudi 2 mars 2023, à l'âge de 64 ans, d'une longue maladie, dans un hôpital à Paris (France).

Source : fr.wikipedia.org  

Tombe

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Fiche d'identité

Identité

  • Nom complet : --
  • Nationalité (à sa mort) : Syrienne Drapeau syrien
  • Nationalité (à sa naissance) : --
  • Sexe : Féminin

Domaines d'activité

Noms

  • Nom usuel : Bassma Kodmani
  • Nom complet : --
  • Prénom : Bassma
  • Noms dans d'autres langues : --
  • Homonymes : 0 (aucun)
  • Nom de famille : Kodmani
  • Pseudonyme : --
  • Surnom : --
  • Erreurs d'écriture : --

Naissance

  • Signe astrologique du zodiaque : --
  • Signe astrologique chinois : --

Décès

  • Date de mort : Jeudi 2 mars 2023
  • Lieu de mort : --
  • Âge de mort : 64 ans
  • Cause de mort : Maladie (Maladie)

Obsèques

  • Date des obsèques : --
  • Lieu de sépulture : --
  • Type de funérailles : --

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 Une grande Dame sans aucun doute comme toutes ces femmes et jeunes filles syrienne et iraniennes qui font face à l'obscurantisme à leurs risques et périls.
Une grande Dame sans aucun doute comme toutes ces femmes et jeunes filles syrienne et iraniennes qui font face à l'obscurantisme à leurs risques et périls, elles, elles ont le droit de manifester haut et fort! Reposez en paix Madame, paix sur vous.
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