Driss Chraibi

 
Driss Chraibi
1926 - 2007
 

Artiste, Écrivain, Romancier (Littérature).

Nationalité marocaine Marocain, né le 15 juillet 1926 et mort le 1er avril 2007

80 ans Mort à l'âge de 80 ans (de quoi ?).

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Biographie

Driss Chraïbi né le 15 juillet 1926, et mort le 1er avril 2007 à Crest, dans le département de Drôme, en France est un auteur marocain de langue française dont les romans traitent du colonialisme et sont souvent en partie autobiographiques.

Né à El Jadida et élevé à Casablanca, Chraïbi vint à Paris en 1946 pour étudier la chimie et la neuropsychiatrie, avant de se tourner vers la littérature et le journalisme.

Son premier roman, le Passé simple, fut publié en 1954 et engendra une grande polémique au Maroc. Ses écrits suivants ont fait de Chraïbi un romancier reconnu partout dans le monde.

Né à El Jadida et issu d'une famille Fassie, il est élevé à Rabat puis Casablanca. Il fréquente l'école coranique avant d'intégrer l'École M'hammed Guessous de Rabat puis le Lycée Lyautey de Casablanca.

Il vient à Paris en 1945 pour étudier la chimie. En 1950, il obtient d'ailleurs son diplôme d'ingénieur, puis il s'intéresse à la neuropsychiatrie avant de se tourner vers la littérature et le journalisme. Il produit des émissions pour France Culture, fréquente des poètes, enseigne la littérature maghrébine à l'Université Laval de Québec et se consacre à l'écriture. Il épouse Sheena Chraibi , d'origine anglaise avec qui il aura une fille et quatre garçons.

Il se fait connaître par ses deux premiers romans, Le Passé simple (1954) et Les Boucs (1955) d'une violence rare, et qui engendrent une grande polémique au Maroc, en lutte pour son indépendance.

Le Passé simple décrit la révolte d'un jeune homme entre la grande bourgeoisie marocaine et ses abus de pouvoir incarnés par son père, « le Seigneur », et la suprématie française dans un Maroc colonisé qui essentialise et restreint l'homme à ses origines. Le récit est organisé à la manière d'une réaction chimique, science que l'auteur étudia d'ailleurs en France. À travers la bataille introspective que ce roman, le protagoniste nommé Driss, le lecteur assiste à une critique vive du décalage entre l'islam idéal révélé dans le Coran et la pratique hypocrite de l'islam par la classe bourgeoise d'un Maroc des années 1950, de la condition de la femme musulmane en la personne de sa mère et de l'échec inévitable de l'intégration de marocain dans la société française. Ce dernier point sera renforcé en 1979 alors que Chraïbi publie la suite de ce livre, Succession ouverte, où le même protagoniste, rendu malade par la caste que représentent son statut et son identité d'immigré, se voit obligé de retourner à sa terre natale pour enterrer « le Seigneur », feu son père. C'est une critique plus douce, presque mélancolique, que propose cette fois Chraïbi, mettant en relief la nouvelle réalité française du protagoniste et la reconquête d'un Maroc quitté il y a si longtemps. Succession ouverte pose la question qui hantera l'écrivain jusqu'à ses derniers jours : « Cet homme était mes tenants et mes aboutissants. Aurons-nous un jour un autre avenir que notre passé ? » Question qu'il étendra à l'ensemble du monde musulman1.

Dans Les Boucs, l'auteur critique le rapport de la France avec ses immigrés, travailleurs exploités qu'il qualifie de « promus au sacrifice ». C'est le premier livre qui évoque dans un langage haché, cru, poignant, le sort fait par le pays des Lumières aux Nord-Africains.

Suivent deux romans épuisés aujourd'hui : L'Âne, dans le contexte des indépendances africaines, prédit avant tout le monde leur échec et les dictatures, « ce socialisme de flics ». La Foule, également épuisé, est une critique voilée du Général de Gaulle. Le héros est un imbécile qui arrive au pouvoir suprême, car, à son grand étonnement, la foule l'acclame dès qu'il ouvre la bouche.

Une page se tourne avec la mort de son père, Haj Fatmi Chraïbi, en 1957. L'écrivain, en exil en France, dépasse la révolte contre son père et établit un nouveau dialogue avec lui par-delà la tombe et l'océan dans Succession ouverte.

La Civilisation, ma Mère!... (1972) tente d'apporter une réponse aux interrogations de l'écrivain marocain. Le fils aide sa mère à se libérer du carcan de la société patriarcale et à trouver sa propre voie. C'est l'une des premières fois que la question de la femme est évoquée dans la littérature marocaine.

Viennent ensuite La Mère du printemps et Naissance à l'aube. Driss Chraïbi y narre de façon magistrale la chevauchée des cavaliers arabes venus apporter l'islam en Occident, l'intégration de l'islam par les Berbères, puis la construction de l'utopie en Andalousie. Un monde où Arabes, Berbères, Juifs vivent côte à côte à la recherche de l'idéal.

Dix ans après, l'écrivain publie L'Homme du livre, ouvrage qu'il décrit comme « l'oeuvre de sa vie ». Le héros n'est autre que le prophète de l'islam Mahomet pendant les trois jours qui ont précédé la Révélation. Ici, le roman côtoie la poésie ; et la poésie, le sacré. On voit un homme seul face à lui-même, luttant pour accéder à la Vérité. Le livre s'achève quand la Révélation commence.

C'est ensuite la série policière des enquêtes ayant pour héros l'inspecteur Ali qui s'amorce avec Une enquête au pays. L'inspecteur Ali est une sorte d'alter ego de l'écrivain, qui mène des enquêtes décapantes, hors normes, au Maroc, puis à l'étranger. Ainsi, à travers ce qui semble être des polars, Driss Chraïbi dénonce les travers du Maroc et de l'Occident sur un ton plus ironique.

Enfin viennent les Mémoires. Vu, lu, entendu décrit l'enfance de l'écrivain au Maroc, le colonialisme, le lycée français, la Deuxième Guerre mondiale, l'arrivée des Américains à Casablanca pour s'achever sur son arrivée en France. Il en profite pour remettre les pendules à l'heure concernant la relation avec son père qu'une certaine lecture à sens unique du Passé simple a toujours supposé et enseigné.

Dans le deuxième volet des Mémoires, Le Monde à côté, il raconte sa vie d'écrivain et sa vie privée d'une façon apaisée.

Son dernier livre, L'Homme qui venait du passé, est une nouvelle enquête de l'inspecteur Ali, mais sur la mort d'Oussama Ben Laden à Marrakech. Il y tente une dernière fois de répondre à sa question fondamentale : « Aurons-nous un jour un autre avenir que notre passé ? » Le livre s'achève par l'assassinat de l'auteur par l'inspecteur Ali.

Driss Chraïbi s'éteint à 80 ans, le dimanche 1er avril 2007, dans la Drôme, où il résidait depuis 1988. Il emporte avec lui le secret du livre qu'il était en train d'écrire. Il repose désormais à Casablanca, au Cimetière des Chouhada, à côté de son père comme il le souhaitait.

Source : fr.wikipedia.org  

Tombe

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Citations

Les meilleures citations de Driss Chraibi.

Il faut savoir descendre les échelons de la hiérarchie au lieu de monter sur la tête des autres : on peut tirer un âne avec une ficelle, mais non le pousser.
L'eau prend la couleur et la forme du vase qui la contient.
La patience peut faire germer des pierres à condition de savoir attendre.

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Fiche d'identité

Identité

  • Nom complet : --
  • Nationalité (à sa mort) : Marocaine Drapeau marocain
  • Nationalité (à sa naissance) : --
  • Sexe : Masculin

Domaines d'activité

Noms

  • Nom usuel : Driss Chraibi
  • Nom complet : --
  • Prénom : Driss
  • Noms dans d'autres langues : --
  • Homonymes : 0 (aucun)
  • Nom de famille : Chraibi
  • Pseudonyme : --
  • Surnom : --
  • Erreurs d'écriture : --

Naissance

  • Signe astrologique du zodiaque : --
  • Signe astrologique chinois : --

Décès

  • Âge de mort : 80 ans
  • Cause de mort : --

Obsèques

  • Date des obsèques : --
  • Lieu de sépulture : --
  • Type de funérailles : --

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