Eugène Sue

5749ème
Eugène Sue
1804 - 1857
Score : 0

Artiste, Écrivain (Art, Littérature).

Nationalité française Francais, né le 26 janvier 1804 et mort le 3 août 1857

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Biographie

Marie-Joseph Sue dit Eugène Sue, né le 26 janvier 1804 à Paris et mort en exil le 3 août 1857 à Annecy-le-Vieux (Duché de Savoie), est un écrivain français.

Il est principalement connu pour deux de ses romans-feuilletons à caractère social : Les Mystères de Paris (1842-1843) et Le Juif errant (1844-1845).

Son père, Jean-Joseph Sue (1760-1830), (fils), était chevalier héréditaire par lettres patentes du 17 février 1815 (issu d'une lignée de chirurgiens parisiens originaire de Provence). Après avoir été chirurgien de la Garde impériale de Napoléon 1er, puis médecin chef de la maison militaire du roi, il était professeur d'anatomie et médecin consultant du roi lui-même. La marraine d'Eugène n'était autre que Joséphine et son parrain Eugène de Beauharnais.

Eugène étudie au lycée Condorcet. Il se révèle être un élève médiocre et turbulent, puis un jeune homme dont les frasques défraient la chronique. En 1821, il abandonne le lycée en classe de rhétorique et grâce à son père est admis sans difficulté comme stagiaire à la Maison militaire du roi. Après deux ans d'apprentissage il est affecté en 1823 aux hôpitaux de la 11e division militaire de Bayonne. La même année, il soigne les blessés de la prise de Trocadéro. Il s'ensuit une occupation du territoire espagnol et son affectation à l'hôpital militaire de Cadix. Il y demeure jusqu'en 1825. C'est là qu'il écrit sa première oeuvre: un A-propos dramatique sur le sacre de Charles X. Il a même l'honneur de le voir représenter une fois devant les notables de la ville.

Tenté par la littérature, il démissionne en 1825 de son poste et part pour Paris. Ses premiers textes paraissent dans deux petits journaux : La Nouveauté et Le Kaléidoscope. Mais il revient assez vite à son premier métier et s'embarque en 1826 sur la corvette le Rhôn, à destination des mers du sud, comme chirurgien de la marine. Pendant trois ans, il occupe ce poste en mer, passant d'un navire militaire à l'autre (le Foudroyant, le Breslaw), allant des Antilles à la Méditerranée orientale. En 1827, à Navarin, il assiste à la destruction de la flotte turque par une coalition regroupant la France, l'Angleterre et les États-Unis. En 1828, de retour aux Antilles, il est gravement atteint par la fièvre jaune mais s'en sort notamment grâce aux soins d'une femme de couleur dont il s'est épris. Sue se servira de cette expérience riche en couleur et en drames pour écrire ses romans maritimes.

Dandy de 26 ans, il hérite en 1830 de la fortune paternelle, devient l'amant des plus belles femmes de Paris (il est surnommé le « Beau Sue »). Il adhère au très snob Jockey Club dès sa création en 1834. Il dilapide la fortune de son père en sept ans, et se tourne encore davantage vers la littérature pour s'assurer des revenus.

Eugène Sue est l'auteur, selon ce qu'en rapporte la bibliographie établie par Francis Lacassin, de sept romans exotiques et maritimes, onze romans de moeurs, dix romans historiques, quinze autres romans sociaux (dont une série intitulée Les Sept Péchés capitaux), deux recueils de nouvelles, huit ouvrages politiques, dix-neuf oeuvres théâtrales (comédie, vaudeville, drame) et six ouvrages divers.

Au moment où il commence à écrire ses premiers récits, dans les années 1830, la France est précisément sous le charme des romans maritimes de James Fenimore Cooper. Fort de son expérience et d'un talent de conteur et de styliste bien supérieur à ses rivaux (notamment Édouard Corbière), Eugène Sue publie des romans de mer (Kernok le pirate, El Gitano, Atar-Gull, La Salamandre) qui obtiennent un réel succès.

Sue est beaucoup moins soucieux d'exotisme que d'une action aventureuse, de caractères forts et de situations dramatiques. Il s'inscrit résolument dans un romantisme noir. Francis Lacassin, dans une préface à ces romans maritimes, écrit que Sue « pousse au sublime des personnages exacerbés, avec un pinceau expressionniste ». L'une des originalités de ces récits est également la grande part qui y est faite au comique et à l'ironie. A l'image des Romantiques et de Victor Hugo, Eugène Sue recherche l'alliance du sublime et du grotesque. Il intègre aussi déjà une véritable critique sociale au coeur de ses romans (comme il le fera plus tard dans ses oeuvres maîtresses): la traite négrière dans Atar-Gull, la religion dans El Gitano...

Ces romans suscitent l'admiration d'écrivains de renom. Dans son compte-rendu de La Salamandre dans La Revue des deux mondes (1832), Balzac loue « la science d'observation de l'auteur », « une action triste et sombre, semée de scènes du comique le plus vrai et de descriptions éblouissantes, un style chaleureux, des idées neuves, et surtout la singulière faculté de colorer tout de poésie ». Sainte-Beuve déclarera également en 1840 : « à Eugène Sue l'honneur d'avoir risqué le premier roman français en plein Océan, d'avoir le premier découvert notre Méditerranée en Littérature ! »

Néanmoins, malgré le succès de ses premiers romans, Eugène Sue situe de plus en plus ses récits maritimes dans une perspective historique: La Vigie de Koat-Vën, Le Morne-au-Diable. Il se tourne finalement vers le roman historique, très en vogue à l'époque (Latréaumont, Jean Cavalier...) et vers le roman de moeurs (Cécile ou Une femme heureuse, Arthur...). Dans ce dernier genre, il y décrit les moeurs et les perversités du monde. Son succès devient cependant plus inégal.

Sue a la plume facile, il se convertit au socialisme et écrit entre 1842 et 1843 Les Mystères de Paris, inspiré par un ouvrage illustré, paru en Angleterre, sur le thème des mystères de Londres. Eugène Sue y invente des situations si complexes que, comme le révèle Ernest Legouvé dans Soixante ans de souvenirs, il ignore souvent comment les dénouer. Ce roman suscite un intérêt énorme dans toutes les couches de la société. Théophile Gautier écrit : « Des malades ont attendu, pour mourir, la fin des Mystères de Paris ». Le succès est immense et dépasse les frontières et il influence sa vie publique – Sue est élu député de la Seine – ainsi que son orientation littéraire. Il inspire à Léo Malet, au siècle suivant, la série Les Nouveaux Mystères de Paris.

Eugène Sue publie ensuite Le Juif errant, également en feuilleton dans Le Constitutionnel.

On commence à mieux reconnaître l'intérêt des Mystères du peuple, fresque historique et politique dont le ton est donné par son exergue : « Il n'est pas une réforme religieuse, politique ou sociale, que nos pères n'aient été forcés de conquérir de siècle en siècle, au prix de leur sang, par l'insurrection. » Il est censuré par le Second Empire.

Le projet remonte aux mois qui ont suivi l'échec de la révolution de 1848. Et, en novembre 1849, Maurice Lachâtre, son ami et éditeur, met en vente les premières livraisons des Mystères du peuple, utilisant pour ce faire un système de fidélisation par primes et une distribution par la poste, qui permet de déjouer la censure. Malgré ces précautions, la publication en sera interrompue à plusieurs reprises, mise à l'Index par Rome, condamnée par les évêques de France et inquiétée par la police.

Elle ne fut achevée qu'en 1857, mais juste à ce moment, 60 000 exemplaires furent saisis. Le choc fut tel qu'il aggrava l'état de santé du romancier. Malade et exilé, il succomba. Malgré sa disparition, le tribunal, suivant le réquisitoire du procureur Ernest Pinard, condamna l'imprimeur et l'éditeur, et ordonna la saisie et la destruction de l'ouvrage.

Il fut député républicain, libre-penseur et socialiste de la Seine, élu le 28 avril 1850 face au conservateur Alexandre Leclerc, à l'Assemblée législative. Lorsque Louis-Napoléon Bonaparte effectua son coup d'État, il dut s'enfuir en 1851 et s'exiler.

Il fut accueilli dans les États de Savoie même si le clergé local s'opposa à sa venue. De fait, le roi Victor-Emmanuel II et son chef du gouvernement, Massimo d'Azeglio, sont favorables aux idées libérales. Il finit par s'installer à Annecy-le-Vieux où il vécut de 1851 jusqu'à sa mort en 1857. C'est un autre proscrit républicain, le colonel Charras, qui assista à ses derniers instants et accomplit sa volonté d'être inhumé civilement « en libre-penseur ». Ses obsèques donnèrent lieu à un immense rassemblement, bien qu'elles aient eu lieu à six heures du matin, pour éviter tout rassemblement. Il fut enterré à Annecy, au cimetière de Loverchy, dans le carré des "dissidents" (non catholiques).

Il reçoit le 10 mars 1839 la Légion d'honneur — pour son Histoire de la Marine —, en même temps que ses confrères Alfred de Musset et Frédéric Soulié.

Il écrit à ce sujet, dans Une page de l'histoire de mes livres : « J'ai reçu — unique faveur — la croix de la Légion d'honneur il y a quinze ans, grâce à la bienveillante et courtoise initiative de M. de Salvandy, alors ministre de l'instruction publique. »

Source : fr.wikipedia.org  

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Fiche d'identité

Identité

  • Nom complet : --
  • Nationalité (à sa mort) : Française Drapeau francais
  • Nationalité (à sa naissance) : --
  • Sexe : Masculin

Domaines d'activité

  • Activités principales : --
  • Autres activités : Artiste, Écrivain
  • Domaines : Art, Littérature

Noms

  • Nom usuel : Eugène Sue
  • Nom complet : --
  • Prénom : Eugène
  • Noms dans d'autres langues : --
  • Homonymes : 0 (aucun)
  • Nom de famille : Sue
  • Pseudonyme : --
  • Surnom : --
  • Erreurs d'écriture : --

Naissance

  • Signe astrologique du zodiaque : --
  • Signe astrologique chinois : --

Décès

  • Âge de mort : 53 ans
  • Cause de mort : --

Obsèques

  • Date des obsèques : --
  • Lieu de sépulture : --
  • Type de funérailles : --

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