Michel Ier (roi de Roumanie)

 
Michel Ier
1921 - 2017
 

Roi de Roumanie de 1927 à 1930, puis de 1940 à 1947. Il avait dirigé la Roumanie pendant la deuxième guerre mondiale, avant d’abdiquer en 1947 puis de revenir en 1997.

Nationalité roumaine Roumain, né le 25 octobre 1921 et mort le 5 décembre 2017

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Biographie

Michel Ier (en roumain : Mihai I), né le 25 octobre 1921 à Sinaia (Roumanie) et mort le 5 décembre 2017 à Aubonne (Suisse), est le roi de Roumanie du 20 juillet 1927 au 8 juin 1930 puis du 6 septembre 1940 jusqu'à sa déposition le 30 décembre 1947. Il avait dirigé la Roumanie pendant la deuxième guerre mondiale, avant d’abdiquer en 1947 puis de revenir en 1997.

Michel Ier est arrière-arrière-petit-fils de la reine Victoria du Royaume-Uni (et donc arrière-arrière-arrière-petit-neveu du roi Léopold Ier de Belgique), cousin au troisième degré de la reine Élisabeth II du Royaume-Uni, des rois Juan Carlos Ier d'Espagne, Carl XVI Gustaf de Suède, Harald V de Norvège et de la reine Margrethe II du Danemark. Enfin, sa grand-mère paternelle est la cousine germaine de Nicolas II par son arrière-grand-mère Maria Alexandrovna de Russie.

Michel Ier est né à Sinaia en Roumanie, fils du prince héritier Carol et de la princesse née Hélène de Grèce, et petit-fils du roi Ferdinand Ier, qui règne à l'époque. C'est un des descendants de Christian IX de Danemark surnommé le « beau-père de l'Europe », son arrière-grand-père maternel.

Lorsque le prince Carol quitte le pays avec sa maîtresse Magda Lupescu, renonçant pour cela à ses droits à la Couronne le 28 décembre 1925, les autorités désignent comme héritier le petit Michel qui n'a que 4 ans.

Il monte à cinq ans sur le trône de Roumanie le 20 juillet 1927, à la mort de Ferdinand Ier, sous une régence composée de son oncle, le prince Nicolas, du patriarche Miron Cristea et de Gheorghe Buzdugan, président de la Cour de cassation. La régence laisse le parlement gouverner jusqu'au 8 juin 1930, quand son père Carol revient en Roumanie, soutenu par le mouvement « carliste », insatisfait de l'inefficacité du régime parlementaire face à l'agitation extrémiste. Carol II se proclame lui-même roi en désignant Michel comme prince héritier, suspend la constitution, forme un « Front de la renaissance » (Frontul Renașterii) appelé « dictature carliste » dont l'armée et la gendarmerie mènent une véritable guerre civile contre la Garde de fer (mouvement d'extrême droite xénophobe et antisémite) : assassinats ciblés et fusillades de rue ne sont pas rares. Le 5 septembre 1940, le gouvernement pro-nazi du maréchal Ion Antonescu monte un coup d'État contre le roi Carol II qu'il considère comme anti-allemand. Antonescu force Carol II à abdiquer en faveur de son fils le 6 septembre 1940 et à quitter le pays ; il proclame Michel roi.

Michel Ier monte donc sur le trône de Roumanie pour la seconde fois, à 18 ans, mais n'exerce aucun pouvoir : il sert de « paravent légitimiste » au régime Antonescu. Il aurait dit à sa grand-mère : « J'ai appris à ne pas dire ce que je pense et à sourire à ceux que je hais le plus ». Toujours est-il qu'il protège les anciens dirigeants démocrates assignés à résidence comme Iuliu Maniu et Ion Brătianu lorsqu'ils protestent contre la politique d'Antonescu et qu'il favorise la Résistance roumaine en sous-main, allant jusqu'à couvrir l'aviateur Bâzu Cantacuzène, qui exfiltre les pilotes alliés tombés en Roumanie, ou à fournir des moyens de communication et une garde à la mission clandestine inter-alliée (mission Autonomous du SOE) à Bucarest.

Le 23 août 1944, alors que l'Armée rouge est déjà en Roumanie orientale, le roi et les hommes politiques pro-Alliés montent un coup d'État contre Antonescu qui est emprisonné. Michel Ier proclame alors la loyauté de la Roumanie vis-à-vis des Alliés, déclare la guerre à l'Allemagne nazie et ouvre le pays à l'Armée rouge, ce qui n'empêche pas l'Union soviétique d'attendre jusqu'au 12 septembre pour accorder l'armistice et d'occuper la Roumanie comme une puissance ennemie vaincue, non comme un pays allié.

Le 6 mars 1945, un coup d'État communiste, soutenu par les services soviétiques, force le roi à nommer un gouvernement pro-soviétique. Sous ce régime, le roi apparaît de nouveau comme un « pantin », cette fois de l'Union soviétique qui lui décerne l'ordre de la Victoire. Le roi ignore alors que le sort de son pays avait été scellé le 9 octobre 1944, lorsque lors de la conférence de Moscou les Alliés l'avaient abandonné à Staline en échange de l'abandon par celui-ci de tout soutien à la résistance communiste grecque (prête, après avoir vaincu les nazis, à résister aux Britanniques).

Le 30 décembre 1947, les communistes, en menaçant de s'en prendre aux étudiants qui manifestaient en sa faveur, forcent le roi à abdiquer avant de s'exiler, abolissent la monarchie en Roumanie et proclament la République socialiste de Roumanie. L'acte d'abdication précise que « la monarchie est devenue un sérieux obstacle au développement de la Roumanie » et que le monarque « laisse au peuple roumain la liberté de se choisir une nouvelle forme d'État » alors même que le Parti communiste roumain avait déjà mis en place sa dictature et que le choix entre plusieurs options avait disparu.

Devenu sujet danois après que la République populaire roumaine lui eut retiré sa nationalité, Michel Ier s'installe au Royaume-Uni, puis en Suisse où il travaille pour la société d'équipements aéronautiques Learjet.

Michel Ier revient en Roumanie en décembre 1990, un an après la libération de 1989, pour aller se recueillir sur la tombe de sa famille à Curtea de Argeș, mais le gouvernement post-communiste de Ion Iliescu et de Petre Roman craint la pression des étudiants et des démocrates, alors nombreux à percevoir une restauration monarchiste comme un moyen de contrebalancer le pouvoir de la nomenklatura. Michel Ier a beau déclarer ne vouloir « ni provoquer ni encourager l'agitation politique », il est reconduit manu militari à la frontière en pleine nuit ; le jour suivant, des manifestants sont pourtant tabassés ou arrêtés, reproduisant la situation que le roi avait déjà connue quarante-trois ans plus tôt, lorsque le pouvoir communiste menaçait de s'en prendre violemment à ses partisans s'il refusait d'abdiquer. « Si le peuple veut que je revienne, bien sûr, je reviendrai, mais les Roumains ont subi assez de souffrances pour avoir le droit d'être consultés sur leur avenir », déclare alors l'ancien roi, que la télévision qualifie de « prétendant » La consultation, réclamée par ses partisans, n'a jamais eu lieu.

Le président Ion Iliescu est assez rassuré pour permettre à Michel Ier de revenir en Roumanie en 1992, lors des célébrations de Pâques. Or, à Bucarest, plus d'un million de personnes se rassemblent pour l'acclamer, ce qui alarme le gouvernement. Michel Ier est alors interdit de séjour pendant cinq ans.

Depuis 1997, Michel Ier et sa famille ont donné au gouvernement roumain assez de gages de bonne volonté pour qu'après l'arrivée du nouveau président Emil Constantinescu, l'État rende la citoyenneté roumaine à Michel et sa famille, ce qui leur permet d'aller et venir à leur guise en Roumanie. Le gouvernement roumain, le considérant désormais comme un ancien chef d'État, lui rétrocède une partie des anciennes propriétés royales (manoirs à Săvârșin et à Bucarest), au grand dam de dizaines de milliers de petits propriétaires qui, depuis 1990, attendent toujours la rétrocession de leurs terrains ou immeubles, en se ruinant en frais de justice.

Michel Ier connaît un certain regain de popularité lors de son 90e anniversaire, le 25 octobre 2011. Il a alors été invité à prononcer un discours devant les deux chambres du parlement. Au cours de ce discours, boudé par le président de la République Traian Băsescu et par le Premier ministre Emil Boc, mais qui a fait une bonne audience à la télévision, l'ancien monarque a appelé la classe politique roumaine à montrer l'exemple, de sorte que le pays puisse « retrouver dignité et respect sur la scène internationale ». Le 25 octobre 2012, une place de Bucarest est renommée en son nom, mais les royalistes n'ont que très peu d'impact sur la politique roumaine, malgré l'accueil favorable que la population réserve à Michel Ier lors de ses séjours en Roumanie et bien que le président du Sénat, Crin Antonescu, se soit prononcé pour l'établissement d'une monarchie constitutionnelle en 2012.

Le roi a vécu avec son épouse entre Aubonne, en Suisse, et la Roumanie, jusqu'en 2016. En effet, le 1er mars 2016, il publie un communiqué dans lequel il annonce se retirer de la vie publique après que son médecin lui a diagnostiqué un carcinome épidermoïde avec métastases et une leucémie chronique . Le 4 mars 2016, un communiqué du bureau de presse du roi fait état de son hospitalisation dans un hôpital de Lausanne. Sa santé fragile et le décès de la « reine » Anne, le 1er août 2016 l'ont beaucoup atteint et l'empêchent désormais de voyager.

Le 6 novembre 2017, le secrétariat de la maison royale de Roumanie publie un communiqué annonçant une considérable aggravation de l'état de santé du roi.

Michel Ier est mort le mardi 5 décembre 2017 à l’âge de 96 ans dans sa résidence d’Aubonne (Suisse).

Source : fr.wikipedia.org  

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Fiche d'identité

Identité

  • Nom complet : --
  • Nationalité (à sa mort) : Roumaine Drapeau roumain
  • Nationalité (à sa naissance) : --
  • Sexe : Masculin

Domaines d'activité

  • Activités principales : Roi
  • Autres activités : Homme d'état
  • Domaines : Histoire, Politique

Noms

  • Nom usuel : Michel Ier
  • Nom complet : --
  • Prénoms : --
  • Noms dans d'autres langues : Mihai I (roumain)
  • Homonymes : 0 (aucun)
  • Nom de famille : --
  • Pseudonyme : --
  • Surnom : --
  • Erreurs d'écriture : --

Naissance

  • Signe astrologique du zodiaque : --
  • Signe astrologique chinois : --

Décès

  • Âge de mort : 96 ans
  • Cause de mort : --

Obsèques

  • Date des obsèques : --
  • Lieu de sépulture : --
  • Type de funérailles : --

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Commentez - il y a 1 an

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