Cycliste espagnol, une des figures majeures du cyclisme espagnol des années 1980, s'illustrant principalement sur les grands tours dont le Tour de France 1983 en terminant 2e du classement général derrière Laurent Fignon après avoir remporté le contre-la-montre mythique du Puy de Dôme. En 1984, il a confirmé son talent de grimpeur d'élite en s'imposant en solitaire lors de la 19e étape à Morzine. Sa carrière a également été marquée par sa victoire initiale sur le Tour d'Espagne 1982, dont il a été déchu peu après l'arrivée en raison d'un contrôle antidopage positif au méthylphénidate. Il reste considéré comme un pionnier pour le cyclisme de son pays, ouvrant la voie aux succès majeurs de ses compatriotes sur les routes de la Grande Boucle.
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Ángel Arroyo Lanchas, né le 2 août 1956 à El Barraco (province d'Ávila) et mort le 4 octobre 2026 à Ávila, est un coureur cycliste espagnol. Ángel Arroyo s'est fait connaître en devenant l'une des figures majeures du cyclisme espagnol des années 1980, s'illustrant principalement sur les grands tours. Il s'est notamment révélé sur le Tour de France 1983 en terminant 2e du classement général derrière Laurent Fignon après avoir remporté le contre-la-montre mythique du Puy de Dôme. L'année suivante, il a confirmé son talent de grimpeur d'élite en s'imposant en solitaire lors de la 19e étape à Morzine. Sa carrière a également été marquée par sa victoire initiale sur le Tour d'Espagne 1982, dont il a été déchu peu après l'arrivée en raison d'un contrôle antidopage positif au méthylphénidate. Il reste considéré comme un pionnier pour le cyclisme de son pays, ouvrant la voie aux succès majeurs de ses compatriotes sur les routes de la Grande Boucle.
Ángel Arroyo Lanchas naît le 2 août 1956 à El Barraco, un petit village de la province d'Ávila situé au cœur de la Sierra de Gredos, en Espagne. Cette région montagneuse de Castille-et-León, réputée pour ses reliefs escarpés et son climat rude, façonne dès son plus jeune âge les caractéristiques physiques et morales du jeune garçon. Grandissant dans un environnement rural où le goût de l'effort est une valeur fondamentale, Ángel Arroyo développe très tôt une passion pour le cyclisme, un sport particulièrement populaire dans sa province natale qui a déjà vu émerger de grands noms du peloton espagnol.
Au milieu des années 1970, il commence à courir dans les catégories de jeunes et s'affirme rapidement comme un grimpeur prometteur. Sa légèreté dans les cols et sa capacité à encaisser les kilomètres attirèrent l'attention des équipes amateurs espagnoles. En 1976, il signe plusieurs performances remarquables dans le calendrier national amateur, terminant notamment deuxième de la Subida a Gorla et troisième de la Prueba Alsasua. Ces résultats confirment son potentiel pour le haut niveau.
L'année 1977 marque une étape décisive dans sa formation. Intégré à l'équipe amateur Super Ser, il démontre qu'il possède non seulement des qualités de grimpeur mais aussi une réelle maturité tactique. Il remporte le classement général du Tour d'Irlande, une compétition exigeante qui lui permet de se confronter à un peloton international, et prend la troisième place d'une étape contre-la-montre sur la Cinturón a Mallorca. En 1978, il rejoint la formation Moliner-Vereco sous les couleurs de laquelle il continue sa progression et prépare son passage chez les professionnels.
Ángel Arroyo franchit le pas et devient coureur professionnel en 1979 au sein de l'équipe Moliner-Vereco. Dès sa première saison dans l'élite, le jeune coureur d'El Barraco confirme les espoirs placés en lui. Il décroche sa première victoire professionnelle sur le Tour des vallées minières, où il s'adjuge deux étapes et le classement général final, tout en se classant troisième du Tour des Asturies. La même année, il fait ses débuts sur un grand tour en prenant le départ du Tour d'Espagne, qu'il termine à une honorable 19e place au classement général.
En 1980, Arroyo rejoint la structure Zor-Vereco, dirigée par le directeur sportif Javier Mínguez. Il continue d'affiner son style et de s'imposer parmi les meilleurs coureurs du circuit espagnol. Il s'impose sur la Clásica a los Puertos de Guadarrama, une épreuve d'un jour exigeante taillée pour ses qualités de grimpeur, et remporte le Tour de Castille après avoir décroché une victoire d'étape. Il s'illustre également à l'international en gagnant une étape du Tour d'Allemagne et une étape du Tour des Asturies, tout en faisant ses premiers pas sur le Tour d'Italie, qu'il termine au 29e rang, et en se classant 17e du Tour d'Espagne.
La saison 1981 consolide son statut de chef de file naissant. Sous le maillot Zor-Helios, Arroyo signe sa première victoire d'étape sur le Tour d'Espagne lors de la 18e étape. Sa régularité tout au long des trois semaines de course lui permet de décrocher la 6e place du classement général final à Madrid. Il remporte également le Tour des Asturies avec une victoire d'étape à la clef, et termine deuxième de la Clásica a los Puertos ainsi que de la Subida al Naranco.
À la fin de l'année 1981, Ángel Arroyo prend un virage décisif pour la suite de sa carrière en s'engageant avec la formation Reynolds, dirigée par José Miguel Echavarri. L'équipe Reynolds cherche alors un leader capable de viser les sommets sur les grands tours, et le profil du coureur d'Ávila correspond parfaitement à cette ambition.
Le Tour d'Espagne 1982 constitue le premier grand tournant dramatique de sa carrière professionnelle. Arroyo aborde la Vuelta avec une forme étincelante. Lors de la 10e étape, il s'empare du maillot jaune de leader. Solide dans la montagne et performant dans le contre-la-montre, il remporte la 15e étape bis, un chrono décisif, et conserve sa première place jusqu'à l'arrivée finale à Madrid. Ángel Arroyo franchit la ligne d'arrivée en vainqueur de la Vuelta 1982, célébré par tout le cyclisme espagnol comme le nouveau champion de la nation.
Cependant, la joie est de courte durée. Deux jours seulement après la fin de l'épreuve, les résultats des contrôles antidopage révèlent que quatre coureurs, dont le vainqueur Ángel Arroyo, ont été testés positifs au méthylphénidate, un stimulant interdit. Arroyo et les dirigeants de l'équipe Reynolds clament leur innocence et demandent l'analyse de l'échantillon B, mais la contre-expertise confirme la présence de la substance prohibée. En application du règlement de l'époque, Arroyo se voit infliger une pénalité de dix minutes au classement général. Il est déchu de sa victoire et déclassé à la 13e place de la Vuelta 1982, le titre revenant à Marino Lejarreta.
Cet épisode douloureux marque profondément le coureur, mais la formation Reynolds choisit de lui maintenir toute sa confiance. Arroyo concentre alors sa préparation sur la saison 1983 avec la ferme intention de prouver sa valeur au plus haut niveau mondial.
En juillet 1983, Ángel Arroyo prend le départ du Tour de France pour la toute première fois de sa carrière. L'équipe Reynolds aligne une formation ambitieuse comprenant également le jeune Pedro Delgado. Le Tour de France 1983 s'avère historique pour le cyclisme espagnol. Arroyo réalise une grande prestation dans les Alpes et les Pyrénées, restant constamment au contact des meilleurs. Le 15 juillet 1983, lors de la 15e étape, un contre-la-montre individuel mythique tracé sur les pentes du Puy de Dôme, Arroyo signe l'un des plus grands exploits de sa carrière en remportant l'étape devant son coéquipier Pedro Delgado. Une semaine plus tard, lors du dernier grand contre-la-montre à Dijon, il prend la deuxième place derrière le maillot jaune Laurent Fignon. À l'issue des 22 étapes, Ángel Arroyo monte sur la deuxième marche du podium final du Tour de France 1983 à Paris, derrière Laurent Fignon, devenant ainsi le premier coureur espagnol à monter sur le podium du Tour depuis la victoire de Luis Ocaña en 1973.
L'année 1984 confirme qu'Arroyo fait partie des cadors du peloton international. Il prépare à nouveau le Tour de France comme objectif majeur de son année. Lors de la 19e étape reliant La Plagne à Morzine, il s'échappe dans les cols alpins et l'emporte en solitaire au terme d'une impressionnante démonstration de force. Il boucle ce Tour de France 1984 à la 6e place du classement général final. Plus tôt dans la saison, il s'était également distingué sur les routes espagnoles en remportant des étapes sur le Tour des vallées minières et le Tour d'Aragon, ainsi qu'en prenant la troisième place du Tour de Catalogne.
À partir de 1985, le rendement d'Ángel Arroyo sur les grands tours commence à devenir plus irrégulier, en partie en raison de pépins physiques et de l'émergence au sein de son équipe de Pedro Delgado, qui s'affirme progressivement comme le nouveau leader pour les courses par étapes. Sur le Tour de France 1985, Arroyo est contraint à l'abandon dès la première étape. Il abandonne également sur le Tour d'Italie plus tard dans la saison.
Malgré ces revers, il reste un équipier de luxe et un coureur redouté sur les épreuves d'un jour et les courses d'une semaine. En 1987, il retrouve de bonnes sensations et signe plusieurs places d'honneur marquantes. Il remporte une étape du Tour d'Aragon et se classe deuxième du général de cette même épreuve. Il termine également deuxième du Tour de Burgos, deuxième du Tour de Catalogne et signe une brillante deuxième place sur la Classique de Saint-Sébastien, battu de peu lors de cette grande classique internationale. Sur le Tour de France 1987, il apporte un soutien précieux à son équipe avant d'abandonner lors de la 19e étape.
En 1988, Arroyo entame ce qui sera l'une de ses dernières campagnes au plus haut niveau. Il assiste son coéquipier et ami Pedro Delgado lors du Tour de France 1988, que ce dernier remporte, marquant le grand retour de l'Espagne au sommet du cyclisme mondial cinq ans après le podium d'Arroyo. Ángel Arroyo doit cependant abandonner lors de la 15e étape de cette édition. Sur la Vuelta 1988, il ne prend pas le départ de la 14e étape, tandis qu'il décroche une troisième place sur le Trophée Castille-et-León.
Pour la saison 1989, la structure Reynolds prépare sa transition vers le futur sponsor Banesto. Âgé de 33 ans et au terme d'une carrière professionnelle éprouvante de onze saisons, Ángel Arroyo dispute ses dernières compétitions avant de ranger définitivement son vélo à la fin de l'année 1989. Son bilan chez les professionnels compte quatre victoires d'étapes dans les grands tours (deux sur le Tour de France, deux sur le Tour d'Espagne) et une deuxième place historique sur le Tour de France.
Une fois sa retraite sportive consommée, Ángel Arroyo se retire de la compétition de haut niveau tout en restant une figure respectée et écoutée dans sa région natale d'Ávila et dans le milieu cycliste espagnol. Il est régulièrement invité lors d'hommages, d'épreuves amicales et d'événements commémorant les grandes heures du cyclisme des années 1980. Il conserve un lien très fort avec sa commune d'El Barraco, un village devenu un véritable berceau de champions cyclistes ayant également vu grandir des coureurs comme José María Jiménez ou Carlos Sastre.
Au cours des dernières années de sa vie, Arroyo fait face à de graves soucis de santé. Environ six mois avant sa mort, les médecins lui diagnostiquent une maladie grave et évolutive. Au début de l'automne 2026, son état de santé subit une détérioration marquée nécessitant son hospitalisation en soins urgents au Complejo Asistencial d'Ávila. Il y passe environ deux semaines entouré de ses proches.
Ángel Arroyo est mort la nuit du dimanche 4 au lundi 5 octobre 2026, à l'âge de 70 ans, d'un cancer, au centre hospitalier Complejo Asistencial à Ávila (Espagne).
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