Romancier franco-britannique, célèbre pour la « Trilogie de Lewis » (saga criminelle et sociale vendue à plus d'un million d'exemplaires et traduite dans de nombreuses langues) récompensée par des distinctions majeures dont le Grand Prix de Littérature Policière en 2025 et plusieurs prix des lecteurs au Royaume-Uni et en France. Pionnier du petit écran, il s'est également illustré en créant la toute première grande série télévisée en langue gaélique écossaise, « Machair ». Ses thrillers méticuleusement documentés, qu'il s'agisse de la « Série chinoise » ou des aventures d'Enzo Macleod, ont fait de lui une figure incontournable du roman noir contemporain.
Anglais, francais, né le 20 décembre 1951 et mort le 25 septembre 2026
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Peter May aurait fêté ses 75 ans le dimanche 20 décembre 2026. Plus que 62 jours...
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Peter May, né le 20 décembre 1951 à Glasgow en Écosse et mort le 25 septembre 2026 à Gassin, est un scénariste de télévision et romancier britannique, auteur de romans policiers. Peter May est un auteur et scénariste écossais naturalisé français, reconnu mondialement pour ses romans policiers et ses pièces de télévision. Il est principalement célèbre pour la « Trilogie de Lewis », une saga criminelle et sociale vendue à plus d'un million d'exemplaires et traduite dans de nombreuses langues. Son œuvre a été récompensée par des distinctions majeures, notamment le Grand Prix de Littérature Policière en 2025 et plusieurs prix des lecteurs au Royaume-Uni et en France. Pionnier du petit écran, il s'est également illustré en créant la toute première grande série télévisée en langue gaélique écossaise, « Machair ». Ses thrillers méticuleusement documentés, qu'il s'agisse de la « Série chinoise » ou des aventures d'Enzo Macleod, ont fait de lui une figure incontournable du roman noir contemporain.
Peter May naît le 20 décembre 1951 à Glasgow, en Écosse. Dès son plus jeune âge, il nourrit l'ambition de devenir romancier. À l'âge de 19 ans, il rédige sa première tentative sérieuse de roman qu'il envoie aux éditions Collins, où l'éditeur Philip Ziegler lui adresse une lettre de refus particulièrement encourageante. Pour gagner sa vie par l'écriture tout en développant sa plume, il s'oriente vers le journalisme. En 1973, alors âgé de 21 ans, son travail de reporter est couronné par le Fraser Award, et il est nommé jeune journaliste écossais de l'année. Il collabore ensuite régulièrement avec des titres majeurs de la presse écossaise tels que « The Scotsman » et le « Glasgow Evening Times ».
L'année 1978 marque un tournant majeur dans la trajectoire professionnelle de Peter May. Il publie son tout premier roman, « The Reporter » (1978). La chaîne de télévision britannique BBC lui demande dans la foulée d'adapter cet ouvrage pour le petit écran. Le projet donne naissance à la série télévisée « The Standard » (1978), diffusée en 13 épisodes en première partie de soirée. Fort de cette réussite, il abandonne définitivement le journalisme pour se consacrer à plein temps à l'écriture scénaristique. En 1979, il publie le roman « Fallen Hero » (1979).
Au début des années 1980, Peter May consolide sa réputation à la télévision britannique en co-créant pour la BBC la série dramatique « Squadron » (1982), centrée sur un escadron d'intervention rapide de la Royal Air Force. En parallèle de sa carrière télévisuelle très active, il poursuit l'écriture de romans de fiction et fait paraître « Hidden Faces » (1981), plus tard réédité sous le titre « The Man With No Face ». Durant cette période, il devient l'un des scénaristes les plus prolifiques du paysage audiovisuel britannique. Il rejoint l'équipe de la série populaire « Take the High Road » (1980), produite par Scottish Television, pour laquelle il signe plus de 200 épisodes sur une période de 12 ans.
En 1992, il publie le roman « The Noble Path » (1992). Au début des années 1990, il entreprend un projet ambitieux en co-créant avec son épouse Janice Hally la série « Machair » (1992) pour Scottish Television. Cette production marque l'histoire de la télévision britannique puisqu'il s'agit du tout premier drame télévisé majeur tourné entièrement en langue gaélique écossaise, sur l'île de Lewis dans l'archipel des Hébrides extérieures. Bien que seulement 2% de la population écossaise parle le gaélique à cette époque, la série, diffusée avec des sous-titres anglais, rencontre un succès populaire considérable en atteignant 33% de part d'audience et en se hissant régulièrement dans le top 10 des audiencess en Écosse. Au cours de ses 15 années passées dans l'industrie télévisuelle, Peter May accumule plus de 1 000 crédits à la télévision en tant que créateur, scénariste ou producteur.
En 1996, fatigué des contraintes de la production audiovisuelle, Peter May décide de quitter définitivement le monde de la télévision pour revenir à sa passion initiale : l'écriture de romans. Il se lance alors dans l'élaboration d'une série de thrillers policiers se déroulant en Chine, connue sous le nom de la « Série chinoise ». Afin de garantir une authenticité rigoureuse à ses histoires, il entreprend des voyages annuels en Chine pour mener des recherches approfondies sur le terrain. Il établit des contacts étroits avec la police chinoise, obtenant un accès privilégié aux services d'enquête criminelle et aux laboratoires de médecine légale de Pékin et de Shanghai.
Le premier tome de cette saga, « L'Exécuteur de Pékin » (1999), marque le début des aventures associant l'inspecteur chinois Li Yan et la pathologiste étasunienne Margaret Campbell. Il est suivi par « Le Quatrième Sacrifice » (2000), « Les Disparues de Shanghai » (2001), « Le Cadavre anglais » (2002), « Le Jeux du maître » (2003) et « Les Larmes du dragon » (2004). Pour la précision documentaire de ses travaux, Peter May est nommé membre d'honneur de la section de Pékin de l'Association des écrivains policiers chinois, devenant ainsi le seul auteur occidental à recevoir cette distinction. Il rédige également pendant plusieurs années une chronique mensuelle dans la revue officielle « Police chinoise ».
Au début des années 2000, Peter May s'installe durablement en France, dans le département du Lot. En 2005, il amorce une nouvelle série policière ancrée dans son pays d'adoption : la saga Enzo Macleod. Le personnage principal, un enseignant en biologie d'origine écossaise et italienne basé en France, utilise les technologies de la médecine légale moderne pour résoudre des affaires classées. La série débute avec le roman « Extractions » (2006), suivi par « Éclipse » (2007). Lors de la préparation de ce second tome lié au milieu viticole de Gaillac, Peter May suit des cours de dégustation et participe aux vendanges à la main, ce qui lui vaut d'être intronisé Chevalier de la Dive Bouteille de Gaillac en décembre 2007. La même année, son roman « Le Cadavre anglais » (2002) remporte le Prix Intramuros en France, décerné par un jury de déténus dans les établissements pénitentiaires français. La série Enzo Macleod s'enrichit ensuite des titres « Blacklight Blue » (2008), « Freeze Frame » (2010) et « Blowback » (2011).
En 2009, Peter May se heurte au refus de l'ensemble des grands éditeurs britanniques pour son nouveau manuscrit intitulé « L'Île des chasseurs d'oiseaux ». Le livre est finalement publié pour la première fois en traduction française fin 2009. Acclamé par la critique française qui le qualifie de chef-d'œuvre, le roman remporte le Prix des lecteurs du festival des Ancres Noires du Havre en 2010, puis le Cezam Prix Littéraire Inter CE en octobre 2011 à Strasbourg. Face à ce succès international retentissant, les éditeurs britanniques révisent leur jugement et la maison Quercus publie l'ouvrage en version originale en février 2011 sous le titre « The Blackhouse ».
Ce roman pose la première pierre de la célèbre « Trilogie de Lewis », une fresque policière et sociale qui se déroule dans les paysages sauvages des Hébrides extérieures. Le deuxième tome, « Le Homard noir » (2012), connaît un succès immédiat en figurant pendant 18 semaines dans la liste des meilleures ventes au Royaume-Uni. L'ouvrage reçoit en France le Grand Prix des Lecteurs du Télégramme doté de 10 000 euros, ainsi que le Prix International au Festival de Cognac en 2012. Le troisième volet, « Le Braconnier du lac perdu » (2013), vient conclure cette trilogie qui s'écoule à plus d'un million d'exemplaires au Royaume-Uni et rencontre un succès immense à travers le monde. Parallèlement, Peter May explore de nouvelles méthodes de recherche documentaire : pour l'écriture de son roman standalone « Virtually Dead » (2010), il passe une année entière dans l'univers virtuel Second Life en créant une agence de détective privé virtuelle pour étudier le comportement des utilisateurs.
Au cours des années suivantes, Peter May alterne entre grands romans indépendants et suites de ses séries emblématiques. En 2013, il publie « Hebrides » (2013), un livre de photographies réalisé en collaboration avec le photographe David Wilson pour accompagner l'univers de sa trilogie. Il fait ensuite paraître « L'Île des oubliés » (2014), un roman captivant dont l'intrigue navigue entre le Canada contemporain et l'île de Lewis 150 ans plus tôt pendant l'épisode des Évacuations des Highlands. L'ouvrage remporte le titre de livre policier écossais de l'année aux Deanston Scottish Crime Book Awards 2014, le prix ITV Crime Thriller Book Club au Royaume-Uni, ainsi que le Trophée 813 du meilleur roman étranger en France en 2015.
En 2015, il publie « Les Fugitifs » (2015), une œuvre largement inspirée de sa propre jeunesse lorsqu'il avait fui le domicile familial à Glasgow en 1965 pour tenter sa chance dans la musique à Londres. En 2016, il fait paraître « Les Disparus du phare » (2016), un thriller écologique situé sur l'île de Harris. En avril 2016, après 15 ans de résidence continue dans le Lot, Peter May obtient officiellement la nationalité française lors d'une cérémonie de naturalisation présidée par la préfète du département. Durant les années 2016 et 2017, les éditions britanniques et étasuniennes ressortent de nouvelles éditions enrichies de sa « Série chinoise ».
L'auteur poursuit sa production littéraire rythmée avec la publication du thriller « Je te protégerai » (2018), dont l'action oscille entre Paris et les îles Hébrides sur fond de haute couture et de fabrication artisanale de tweed. Il reprend ensuite sa saga française avec « Cast Iron » (2017), puis réédite d'anciens travaux comme « The Man With No Face » (2019) et « The Noble Path » (2019).
En 2020, Peter May publie « Quarantaine » (2020). Ce roman, écrit à l'origine en 2005, décrivait la ville de Londres verrouillée à la suite d'une pandémie mondiale. À l'époque de sa rédaction, les éditeurs britanniques avaient refusé le manuscrit en jugeant le scénario totalement irréaliste. Le roman est finalement publié au moment même où la planète fait face à la pandémie de Covid-19, devenant un succès d'édition mondial. La même année, il fait paraître « Qu'une seule nuit » (2020), un thriller policier se déroulant entre l'Andalousie et Gibraltar.
En 2021, Peter May conclut les enquêtes d'Enzo Macleod avec le roman « Le Tombeau d'infortune » (2021), une intrigue liée aux secrets de la Seconde Guerre mondiale et aux œuvres d'art cachées du Louvre. Deux ans plus tard, il publie le roman d'anticipation « A Winter Grave » (2023), un thriller d'enquête se déroulant en Écosse dans un futur proche marqué par le dérèglement climatique. En 2024, contre toute attente, il offre une suite à sa célèbre saga des Hébrides en publiant « The Black Loch » (2024), qui retrouve les personnages de la Trilogie de Lewis 10 ans après les événements du dernier tome.
En 2025, Peter May reçoit l'une des consécrations majeures de sa carrière littéraire en France en se voyant décerner le Grand Prix de Littérature Policière (2025), la plus ancienne et prestigieuse récompense française dédiée au roman policier créée en 1948.
Peter May est mort le vendredi 25 septembre 2026, à l'âge de 74 ans, d'une crise cardiaque, à Gassin (France).
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