





Politicienne française, épouse du président Jacques Chirac (président de 1995 à 2007), connue en tant que Première dame de France, redéfinissant ce rôle traditionnel par sa forte personnalité et un engagement public autonome de 1995 à 2007, célèbre pour avoir présidé la Fondation Hôpitaux de Paris-Hôpitaux de France et lancé la très populaire opération nationale des "Pièces Jaunes" pour améliorer le quotidien des enfants hospitalisés. Première femme élue conseillère générale en Corrèze, elle a fondé la Maison de Solenn suite à la maladie de sa fille aînée Laurence.
Enterrée (où exactement ?).
Bernadette Chirac, née Chodron de Courcel le 18 mai 1933 dans le 16e arrondissement de Paris et morte le 5 juin 2026, est une femme politique française. Elle est l'épouse de Jacques Chirac, président de la République française du 17 mai 1995 au 16 mai 2007. Elle est entrée dans l'histoire en tant que Première dame de France, redéfinissant ce rôle traditionnel par sa forte personnalité et un engagement public autonome de 1995 à 2007. Elle est particulièrement célèbre pour avoir présidé la Fondation Hôpitaux de Paris-Hôpitaux de France et lancé la très populaire opération nationale des Pièces Jaunes pour améliorer le quotidien des enfants hospitalisés. Elle s'est également illustrée par son ancrage politique propre, devenant la première femme élue conseillère générale en Corrèze, un département rural auquel elle est restée profondément attachée. Fine stratège de l'ombre, elle a joué un rôle de conseillère politique crucial et pragmatique dans l'ombre et les succès électoraux de son mari, le président Jacques Chirac. Enfin, son parcours est indissociable de sa dignité face aux drames de sa vie privée, notamment la maladie de sa fille aînée Laurence, pour laquelle elle a fondé la Maison de Solenn.
Bernadette Chirac, née Bernadette Chodron de Courcel le 18 mai 1933 à Paris, est une figure incontournable de la vie politique et sociale française de la fin du vingtième siècle et du début du vingt-et-unième siècle. Issu d’une grande lignée de la bourgeoisie industrielle et de la haute administration, son destin bascule lorsqu’elle croise la route d’un jeune homme ambitieux nommé Jacques Chirac sur les bancs de l’Institut d’études politiques de Paris. Dès lors, sa vie se confond avec une impressionnante ascension vers les plus sommets de l’État, un parcours jalonné d’ambitions partagées, de sacrifices personnels, de conquêtes électorales et d’un engagement caritatif profondément ancré dans le cœur des Français. Elle redéfinit de manière inédite le rôle de Première dame, passant du statut traditionnel d’épouse discrète à celui d’actrice politique autonome et de personnalité populaire à part entière.
Son enfance est marquée par les valeurs rigoureuses d’une famille catholique et aristocratique. Fille de Jean Chodron de Courcel, directeur de usines de faïencerie de Gien, et de Marguerite de Brondeau d’Urtières, elle grandit dans un univers feutré et traditionnel, où le sens du devoir, la piété et la réserve sont érigés en principes de vie. La Seconde Guerre mondiale perturbe cette jeunesse dorée lorsque son père est mobilisé puis fait prisonnier, obligeant sa mère à fuir avec les enfants vers le Lot puis la Corrèze, une terre qui jouera plus tard un rôle déterminant dans sa vie d’adulte. De retour à Paris après la Libération, elle poursuit ses études dans les institutions religieuses les plus prestigieuses avant d’intégrer Sciences Po en 1950, une démarche audacieuse pour une jeune femme de son milieu à cette époque. C’est dans cette institution qu’elle fait la connaissance de Jacques Chirac, un étudiant brillant, charismatique et impétueux, radicalement différent des jeunes gens qu’elle fréquente habituellement. Malgré les réticences initiales de sa famille face à ce prétendant jugé trop turbulent et d’origine moins prestigieuse, l’amour et la détermination triomphent, et le couple se marie le 16 mars 1956.
Le mariage marque le début d’une alliance indéfectible mais complexe. Très vite, Jacques Chirac s’engage dans la haute fonction publique puis dans la politique, soutenu par son épouse qui accepte les exigences d’une carrière dévorante. Le couple donne naissance à deux filles, Laurence en 1958 et Claude en 1962. La vie familiale est profondément marquée par la maladie de l’aînée, Laurence, qui développe une anorexie mentale sévère à l’adolescence après une méningite. Ce drame intime devient le combat secret et douloureux de Bernadette Chirac, qui consacre une énergie immense à protéger sa fille de la curiosité publique tout en gérant l’absence fréquente d’un mari de plus en plus absorbé par ses fonctions ministérielles. Plus tard, en 1979, le couple adopte de manière informelle Anh Đào Traxel, une jeune réfugiée vietnamienne, un geste qui témoigne d’une sensibilité humaine restée longtemps méconnue du grand public.
Parallèlement à ses devoirs de mère, Bernadette Chirac embrasse pleinement le destin politique de son mari. Elle comprend rapidement que pour exister dans cet univers d’hommes et pour soutenir efficacement Jacques Chirac, elle doit se construire son propre ancrage territorial. En 1971, elle est élue conseillère municipale de Sarran, une petite commune de la Corrèze, le berceau familial de son époux. Loin d’être une simple figuration, cette élection marque le début d’une véritable passion pour ce département rural. En 1979, elle franchit un cap historique en devenant la première femme élue au conseil général de la Corrèze pour le canton de Corrèze. Sur le terrain, elle développe une méthode unique faite de proximité, d’écoute et d’une connaissance parfaite des dossiers locaux. Les Corréziens découvrent une femme tenace, capable d’arpenter les marchés par tous les temps, de défendre les agriculteurs et de solliciter sans relâche les administrations pour obtenir des subventions pour sa région. Cette légitimité électorale lui confère un statut à part au sein du parti gaulliste, le Rassemblement pour la République, fondé par son mari.
L’ambition du couple trouve une première consécration avec l’élection de Jacques Chirac à la mairie de Paris en 1977. En tant qu’épouse du maire de la capitale pendant dix-huit ans, Bernadette Chirac apprend à orchestrer les grandes réceptions, à recevoir les dignitaires étrangers et à gérer les exigences de la vie mondaine tout en maintenant son travail de terrain en Corrèze. L’Hôtel de Ville devient le quartier général d’une conquête plus grande encore, celle de la présidence de la République. Malgré les échecs présidentiels de 1981 et 1988, elle ne perd jamais foi dans le destin de son mari. Durant ces années de transition et de doutes, elle s’affirme comme une conseillère politique fine et réaliste, souvent dotée d’un sens politique plus aiguisé et plus pragmatique que l’entourage officiel du maire de Paris. Elle n’hésite pas à exprimer ses désaccords et à alerter son époux sur le décalage possible entre les élites parisiennes et les réalités de la France profonde.
L’année 1995 marque le tournant suprême de son existence avec l’élection de Jacques Chirac à la présidence de la République. En s’installant au palais de l’Élysée, Bernadette Chirac décide de ne pas se cantonner au rôle passif de maîtresse de maison. Elle modernise la structure même de la fonction de Première dame. Dès 1994, elle a pris la présidence de la Fondation Hôpitaux de Paris-Hôpitaux de France, succédant à sa fondatrice. À ce poste, elle lance l’opération Pièces Jaunes, une campagne nationale de collecte de fonds destinée à améliorer le quotidien des enfants et adolescents hospitalisés. Grâce à un sens inné de la communication et au soutien de personnalités populaires comme le footballeur David Douillet, elle transforme cette initiative en un immense succès populaire. Les tirelires en carton envahissent les foyers, les écoles et les commerces de France, et l’image de Bernadette Chirac se métamorphose. Elle n’est plus seulement la représentante d’une bourgeoisie traditionnelle, mais devient la figure maternelle et rassurante de la solidarité nationale. Les fonds récoltés permettent de financer des milliers de projets à travers le pays, de la création de salles de jeux à la construction de maisons des parents au sein des centres hospitaliers.
La campagne présidentielle de 2002 révèle toute l’importance politique de Bernadette Chirac. Alors que le président sortant est affaibli par les attaques et les affaires, elle s’engage personnellement dans l’arène politique de manière inédite. Elle parcourt la France, multiplie les meetings et les interventions médiatiques, faisant preuve d’une aisance et d’un franc-parler qui séduisent l’électorat. Son sens de la formule et sa capacité à connecter avec les classes populaires et conservatrices s’avèrent cruciaux dans un scrutin présidentiel tumultueux qui voit l’extrême droite accéder au second tour. Après la réélection de son mari, son influence à l’Élysée est à son apogée. Elle est écoutée, respectée et redoutée par les ministres et les conseillers, intervenant fréquemment sur les nominations et les choix stratégiques du gouvernement. En 2001, elle publie un livre d’entretiens intitulé Conversation, qui se vend à des centaines de milliers d’exemplaires, confirmant son statut d’icône médiatique et d’actrice politique majeure de l’époque.
Son engagement social se déploie également à travers la Fondation Claude-Pompidou, dont elle prend la direction, poursuivant ainsi son action en faveur des personnes âgées et des personnes en situation de handicap. Sensibilisée par le drame personnel vécu avec sa fille Laurence, elle consacre une part importante de son action à la création de structures d’accueil pour les adolescents souffrant d’anorexie, concrétisée par l’ouverture de la Maison de Solenn à Paris en 2004, un projet qui lui tient particulièrement à cœur et pour lequel elle s’est battue sans relâche.
Le départ de l’Élysée en mai 2007 n’interrompt pas ses activités. Tout en quittant les ors de la république, elle reste active sur le plan politique local en Corrèze, où elle conserve son mandat de conseillère générale jusqu’en 2015. Elle continue également de présider la Fondation Hôpitaux de Paris-Hôpitaux de France avec la même rigueur, jusqu’à ce qu’elle passe le témoin en 2019. Les années post-présidentielles sont cependant marquées par le déclin progressif de la santé de Jacques Chirac. Bernadette Chirac se consacre alors intensément à veiller sur son époux, réduisant ses apparitions publiques pour rester à ses côtés dans leur appartement parisien de la rue de Tournon. Le décès de leur fille aînée Laurence en 2016 constitue une terrible épreuve pour le couple vieillissant, brisant le cercle familial qu’elle avait tant cherché à protéger.
La disparition de Jacques Chirac le 26 septembre 2019 marque la fin d’un tandem historique qui aura dominé la vie politique française pendant près de six décennies. Très affaiblie par le chagrin et par l’âge, Bernadette Chirac se retire presque totalement de la scène publique, entourée par sa fille Claude qui veille sur elle avec dévouement. Sa rareté médiatique renforce le respect et la nostalgie du public envers cette femme qui a traversé l’histoire contemporaine de la France avec une dignité constante. Son parcours incarne une époque de la politique française caractérisée par le contact direct avec le terrain, le sens de l’État et une forme d’élégance républicaine teintée de traditions.
Bernadette Chirac est morte le vendredi 5 juin 2026, à l’âge de 93 ans, à Paris (France). Sa disparition suscite une vive émotion nationale et une vague d’hommages unanimes de la part de la classe politique et des citoyens. Au-delà des clivages partisans, les Français saluent la mémoire d’une femme de caractère, qui sut transformer la fonction de Première dame en un espace d’action concrète et utile.
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Les meilleures citations de Bernadette Chirac.
Il me manque toujours du temps. Comme la tortue, je me hâte avec lenteur.
Je suis la femme de Jacques Chirac et quand on est la femme de Jacques Chirac, c'est toujours facile de réaliser un certain nombre de choses et de prendre des responsabilités.
Les femmes sont cette deuxième moitié du ciel qui constitue, sans discussion possible, la deuxième moitié de la terre.
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