Hailé Sélassié i

 
Hailé Sélassié i
1892 - 1975
 

Empereur, Homme d'état, Homme politique, Militaire (Guerre, Histoire, Politique).

Nationalité éthiopienne Éthiopien, né le 23 juillet 1892 et mort le 27 août 1975

83 ans Mort à l'âge de 83 ans (de quoi ?).

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Biographie

Hailé Sélassié Ier, (né Täfäri Mäkwännen le 23 juillet 1892 à Ejersa Goro en Éthiopie et décédé le 27 août 1975 à Addis-Abeba, Éthiopie), fut le dernier empereur d'Éthiopie de 1930 à 1936 et de 1941 à 1974. Il est considéré par la plupart des Rastas comme étant le « dirigeant légal de la Terre » (Earth's rightful ruler) et de surcroît le Messie, en raison de son ascendance qui, selon la tradition chrétienne orthodoxe éthiopienne, remonterait jusqu'aux rois Salomon et David.

Hailé Sélassié est né dans un petit village de Ejersa Goro en Éthiopie (province de Harrar) sous le nom de Täfäri Mäkonnen. Son père est Ras Makonnen, gouverneur de Harar et sa mère est Woyzero (wäyzäro, madame) Yäshimabät Ali. Il n'a pas connu sa mère, morte du choléra le 14 mars 1894. Son père, grand artisan de la victoire d'Adwa contre les Italiens (1er mars 1896), mourut le 21 mars 1906, laissant Tafari aux bons soins de l'empereur Ménélik II (Dägmawi Ménilek ).

En juillet 1911, il épousa Woyzero Menen Asfaw, fille de Jantirar Asfaw d'Ambassel et petite-fille maternelle du roi Mikael du Wollo (Wällo). L'empereur Hailé Sélassié et l'impératrice Menen eurent six enfants : princesse Tenagnework, prince couronné Asfaw Wossen, princesse Tsehay, princesse Zenebeworq, prince Makonnen duc de Harrar, et prince Sahle Sélassié. Hailé Sélassié avait également une fille d'un ancien mariage, la princesse Romaneworq.

Le 27 septembre 1916, une assemblée de nobles avec l'accord de l'Église orthodoxe d'Éthiopie déposa l'empereur Lij Yassou (Yassou V), petit-fils et héritier de l'empereur Ménélik II, pour suspicion de conversion à l'islam. La fille de Ménélik, Zaoditou (Zäwditu) fut alors proclamée impératrice d'Éthiopie et son cousin le Ras (duc) Tafari, Prince héritier (alga-werash) et Régent de la couronne (ïnderassié). En tant que Ras Tafari (celui qui est redouté en amharique), il exerça la réalité du pouvoir sous le règne de sa cousine l'impératrice Zaoditou puis comme roi (nïgus) de 1928 (7 octobre) jusqu'en 1930. À la mort de Zaoditou le 2 avril 1930, il prit le titre d'empereur. Il fut couronné le 2 novembre 1930 sous le nom de « Hailé Sélassié Ier (pouvoir de la Trinité), Roi des Rois d'Ethiopie, Seigneur des Seigneurs, Lion conquérant de la tribu de Juda, Lumière du Monde, élu de Dieu » : Gärmawi Qädamawi Haylä Sellassé, negusä nägäst zä'Ityopya, moa anbessa zä'emnägädä yehuda, berhanä aläm, seyumä Egziabhér (en amharique).

Hailé Sélassié développa la politique de modernisation progressive lancée par l'empereur Ménélik II, permettant ainsi l'admission de l'Ethiopie dans la Société des Nations en 1923 et décrétant la première constitution du pays en 1931. Il supprima également une pratique très ancienne, l'esclavage, dans l'Empire par des décrets de 1918 et 1923.

L'échec de la SDN pour stopper la seconde guerre entre l'Italie et l'Éthiopie avec l'invasion italienne de 1935 le força à cinq ans d'exil, pendant lesquels il vécut à Bath en Angleterre (5 mai 1936-5 mai 1941). Grâce à une reconquête rapide du pays avec l'aide des Britanniques et des Français (emmenés par le commandant Monnier), Hailé Sélassié recouvra une totale souveraineté sur l'Empire et reprit sa politique de modernisation et de développement.

Entretenant une bonne entente avec le président américain Franklin Roosevelt et également avec les autres Alliés, l'Empereur obtient l'entrée de l'Ethiopie dans l'ONU dès sa fondation. Adoptant une position de non-aligné pendant la période de Guerre froide, par sa participation à la conférence de Bandung, Sélassié oeuvra également à l'indépendance du continent africain et à son unification. L'Organisation de l'Unité Africaine (OUA) fut fondée en 1963 à son instigation et établit son siège à Addis Abeba.

À la suite d'une tentative de coup d'État en décembre 1960, à laquelle fut mêlée le prince héritier Asfaw Wossen, il poursuivit une politique plus conservatrice, alignant l'Éthiopie avec l'Occident contre les gouvernements africains plus radicaux. Des mécontentements croissants parmi les étudiants et une partie des élites entraînèrent son renversement le 12 septembre 1974, conséquence d'un coup d'État militaire mené par un groupe de militaires, parmi lesquels Mengistu Hailé Maryam. Les médias relayèrent la nouvelle de sa mort en prison le 27 août 1975, suite à une opération de la prostate, mais une mort par strangulation ou par étouffement est bien plus vraisemblable. Sa dépouille fut enterrée dans une ancienne oubliette, sous le bureau du dictateur Mengistu qui fut défait en 1991. Le défunt empereur, dont on retrouva les restes en 1992, reçut des funérailles populaires le 5 novembre 2000 en la cathédrale de la Trinité d'Addis Abeba.

Parmi les adeptes du mouvement Rastafari, un mouvement spirituel qui s'est développé dans les années 1930 en Jamaïque sous l'influence du mouvement « Back to Africa » (Retour vers l'Afrique) de Marcus Garvey et des prêches de Leonard Percival Howell, Hailé Sélassié est considéré comme un messie noir qui mènera la diaspora et les peuples africains vers la liberté. Beaucoup de Rastas pensent que Sélassié est encore vivant et que la mise en scène médiatique de sa mort fait partie d'un complot visant à discréditer leur spiritualité. D'autres affirment que Jah, c'est-à-dire Dieu, est toujours vivant, quand bien même la présence terrestre de Sélassié ne serait plus visible.

Un discours prononcé par Hailé Sélassié aux Nations unies en 1963 est devenu une des chansons cultes de Bob Marley : War, sur l'album Rastaman Vibration. L'empereur parlait essentiellement de paix et d'espoir, de douleur également mais toujours de non-violence. Hailé Sélassié, chrétien pratiquant, a relativisé les croyances du Rastafari le proclamant comme messie. Une visite d'État en Jamaïque en 1966, où Sélassié fut salué par une foule très nombreuse dès son arrivée à l'aéroport, marqua profondément le monarque. Après sa visite, l'empereur confia à un clerc éthiopien, l'Abuna Yesehaq : « Il y a un problème en Jamaïque... Veuillez aider ces personnes. Ils comprennent mal, ils ne comprennent pas notre culture... Ils ont besoin d'une Église établie et vous êtes désigné pour y aller ». L'Église éthiopienne orthodoxe s'installa alors en Jamaïque pour convertir les rastas au christianisme tewahedo.

Source : fr.wikipedia.org  

Tombe

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Fiche d'identité

Identité

  • Nom complet : --
  • Nationalité (à sa mort) : Éthiopienne Drapeau éthiopien
  • Nationalité (à sa naissance) : --
  • Sexe : Masculin

Domaines d'activité

Noms

  • Nom usuel : Hailé Sélassié i
  • Nom complet : --
  • Prénom : Hailé
  • Noms dans d'autres langues : --
  • Homonymes : 0 (aucun)
  • Nom de famille : Sélassié i
  • Pseudonyme : --
  • Surnom : --
  • Erreurs d'écriture : Hailé Sélassié Ier, haile selassie, Hailé Sélassié 1, negus haile selassie, négus

Naissance

  • Signe astrologique du zodiaque : --
  • Signe astrologique chinois : --

Décès

  • Âge de mort : 83 ans
  • Cause de mort : --

Obsèques

  • Date des obsèques : --
  • Lieu de sépulture : --
  • Type de funérailles : --

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Donias Haïlé Sélassié Ier en 1971.
Répondre - il y a 1 an
Donias En février 1974, des manifestations étudiantes et des mouvements de grève chez les enseignants, chez les chauffeurs de taxi puis d'autobus touchent la capitale.
L'armée elle-même s'en prend aux membres du gouvernement, réclamant le départ du premier ministre Aklilu Habte-Wold, des officiers et sous-officiers demandant un relèvement de leur solde et contestant l'autorité de leurs généraux. Accédant à la demande des enseignants, puis procédant à des arrestations, le gouvernement peine à calmer les troubles qui s'étendent à l'Érythrée à partir du 26 février 1974, où des officiers prennent le contrôle de lieux stratégiques.
Le lendemain, l'armée prend le contrôle de l'aéroport, de la gare, des télécommunications et des principales banques d'Addis-Abeba.
Démissionnaire, le premier ministre Aklilu est remplacé par ledj Endelkachew Makonnen, perçu comme un homme libéral et cultivé, le 28 février 1974.
Aux mois de mars et d'avril, des mouvements de grève touchent l'ensemble du pays et paralysent les secteurs d'activité vitaux (chemins de fer, port d'Assab, textile, cimenteries, compagnies pétrolières, aviation civile, administrations, télécommunications) ainsi que l'Université d'Addis-Abeba.

Le 25 avril 1974, une délégation militaire demande à l'empereur d'établir l'état d'urgence puis, sans attendre la réponse du souverain, investit les locaux du gouvernement.
Le 27 avril 1974, les membres du gouvernement Aklilu sont arrêtés, tandis que des membres du comité de coordination militaire tiennent une conférence de presse et contrôlent les actes du gouvernement Endelkachew.
Les apparences du pouvoir impérial sont maintenues jusqu'en septembre 1974, les comités militaires successifs affirmant leur loyauté envers l'empereur durant ces quelques mois.
La dernière intervention publique d'Haïlé Sélassié a lieu le 5 mai 1974, à l'occasion de la commémoration de la fin de l'occupation italienne trente-trois ans plus tôt.
Appelant à l'unité nationale, il critique la dissidence de membres de l'armée « contre le souverain et le peuple éthiopien ».

Le comité de coordination militaire procède, au début du mois de juillet 1974, à des arrestations de ministres et de membres de l'aristocratie.
Le 5 juillet 1974, il prend le nom de Comité national militaire, ou Derg, après avoir obtenu de l'empereur la nomination du général Aman Mikael Andom comme chef d'état-major général.
Il adopte une doctrine officielle d'inspiration marxiste-léniniste, diffusée à la presse et aux ambassades étrangères, et un slogan : «Ethiopia Tikdem» (Éthiopie d'abord). Durant les semaines qui suivent, les arrestations se multiplient, et le premier ministre Endelkachew est contraint à la démission le 22 juillet 1974.

Gontran de Juniac explique comment le Derg et la Commission d'enquête, créée le 19 juillet 1974, organisèrent une campagne de dénigrement contre l'empereur à compter du mois de septembre 1974.
Reprochant au gouvernement de n'avoir pas organisé les secours vers les régions touchées par la sécheresse, les nouvelles autorités font afficher le 2 septembre, dans la capitale, des photographies le représentant en train de nourrir ses chiens, à côté d'un squelette symbolisant la famine ayant sévi au WolloNote .
Ces images firent ensuite le tour de la presse internationale, contribuant ainsi à dégrader l'image du souverain dans l'opinion. La campagne se poursuivit, brocardant les richesses de la famille impériale puis l'âge avancé du souverain et la démocratie de façade mise en place par la constitution de 1955, jusqu'à la destitution de l'empereur, le 12 septembre 1974 qui se déroule dans le palais du Jubilé, renommé «Palais du Peuple» en août 1974. La constitution est alors suspendue, le parlement dissous et la loi martiale est proclamée.

Ce coup d'État révolutionnaire provoque des réactions variées dans le monde. Une majorité des États de l'OUA exprime sa désapprobation vis-à-vis de l'armée éthiopienne, tandis que les pays européens insistent sur les précautions à prendre quant aux conditions de détention d'Haïlé Sélassié Ier. Dans le contexte de la guerre froide, la Chine salue un mouvement non-aligné porté par les masses populaires.
Ce n'est que le 17 mars 1975 que le Derg décide d'abolir la monarchie. Entretemps, le général Tafari Benti et le colonel Mengistu Haile Maryam sont devenus les hommes forts de l'Éthiopie.

Les médias relayèrent la nouvelle de la mort de l'empereur en prison le 27 août 1975, évoquant tantôt les complications d'une opération de la prostate, tantôt une mort par strangulation, mais le régime communiste empêchant toute enquête indépendante, il ne fut pas possible de vérifier les circonstances de sa mort. Sa dépouille est dissimulée dans les soubassements du palais impérial, où elle est découverte en 1992, un an après la chute du régime de Mengistu défait en 1991
Répondre - il y a 1 an
Donias Le corps de Haïlé Sélassié, dont les restes momifiés ont été retrouvés en 1992, repose depuis 2000 dans la cathédrale de la Sainte-Trinité à Addis-Abeba, où d'autres membres de sa famille sont aussi inhumés, notamment l'impératrice Menen. L'édifice avait été érigé près du gebbi dans les années 1930 et 1940 par Haïlé Sélassié pour devenir son lieu de sépulture, mais aussi pour être le symbole de l'indépendance de l'Église tewahedo orthodoxe, ainsi que le lieu de mémoire des patriotes éthiopiens tués pendant l’occupation italienne. Pendant dix ans, le corps de Haïlé Sélassié demeure dans l'église de Bhata, le mausolée de Ménélik II. Les funérailles de l'empereur, organisées le 5 novembre 2000 par la «Emperor Haile Selassie I Foundation», en présence de l'abouna Paulos, ont rassemblé environ 7 000 spectateurs, parmi lesquels d'anciens combattants de 1935 à 1941, et des membres de la communauté rastafarienne, dont Rita Marley.

Le gouvernement éthiopien de Meles Zenawi a refusé la tenue de funérailles d'État, critiquant le souverain pour l'oppression et la brutalité ayant caractérisé son règne durant 45 années. D'autres critiques renvoient au mode de vie fastueux de la cour impériale, en dépit de la situation de malnutrition chronique et des famines ayant touché le pays, notamment en 1973
Répondre - il y a 1 an
Donias https://www.youtube.com/watch?v=oF8AZ9HG3xM

Ethiopia - Funeral of Ahma Selassie
Répondre - il y a 1 an

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