Hirohito

 
Hirohito
1901 - 1989
 

Empereur, Homme d'état (Histoire).

Nationalité japonaise Japonais, né le 29 avril 1901 et mort le 7 janvier 1989

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Biographie

Hirohito ou Hiro-Hit né le 29 avril 1901 à Tokyo et décédé le 7 janvier 1989 à Tokyo, est empereur du Japon du 25 décembre 1926 à sa mort. Le nom d'« Hirohito » n'est utilisé qu'en Occident, tandis qu'au Japon on le désigne depuis sa mort par son nom de règne, Shōwa Tennō.

Fils de l'empereur Taishō et de l'impératrice Teimei, frère des princes Yasuhito Chichibu, Nobuhito Takamatsu et Takahito Mikasa, il est le 124e empereur selon la tradition shintō. Son règne, le plus long de l'histoire japonaise (62 ans), coïncide exactement avec l'ère Shōwa (昭和) d'où il tire son nom posthume.

L'empereur Shōwa est l'un des personnages majeurs de la Seconde Guerre mondiale. La question de sa responsabilité personnelle dans les activités militaires et les crimes de guerre du Japon en Asie avant puis durant la Seconde Guerre mondiale a eu une grande importance politique et fait l'objet de nombreux travaux historiques.

Le prince Hirohito naît le 29 avril 1901 dans le palais Aoyama à Tokyo, premier fils du prince héritier Yoshihito (le futur empereur Taishō) et de la princesse Sadako. Il sera le premier empereur depuis une centaine d'années dont la mère biologique est l'épouse officielle de son prédécesseur. Son prénom (名前, namae?), Hirohito, est composé des kanji 裕仁 signifiant « richesse, abondance, fertilité » et « vertu », le deuxième caractère hito entrant dans la composition du nom de pratiquement tous les enfants mâles de la famille impériale japonaise depuis le XIe siècle. Hirohito porte dans sa jeunesse le titre honorifique (御称号, Goshōgō?) de prince Michi (迪宮, Michi-no-miya?).

Comme le veut la tradition, il est séparé de ses parents et confié, avec son frère cadet Yasuhito (futur prince Chichibu) à la garde d'un amiral à la retraite, le comte Kawamura Sumiyoshi, et de son épouse. Il suit également une éducation spéciale au sein d'une institution spéciale pour les enfants de la famille impériale située dans le palais détaché d'Akasaka jusqu'en 1908, puis à l'école pour garçons de la compagnie scolaire Gakushūin (établissements éducatifs dédiés aux enfants de la Kazoku) de 1908 à 1914 (il y a pour maître l'ancien général Maresuke Nogi, figure de la guerre russo-japonaise, désormais principal de Gakushūin et admirateur des règles du bushido) et finit sa formation auprès d'une institution spéciale créée au sein de la Maison du prince héritier, le Centre de supervision de l'éducation de la Maison du prince héritier. Il y reçoit une formation militaire de l'amiral et marquis Heihachirō Tōgō (qui fut le commandant de la marine impériale durant la guerre russo-japonaise), morale, philosophique et religieuse (telles la morale confucéenne, la théologie shintoïste et l'histoire de la famille impériale, ainsi qu'une introduction aux théories de Herbert Spencer sur la sélection naturelle et le darwinisme social, et plus largement aux sciences et à la langue française) de Shigetake Sugiura et historique du sinologue Kurakichi Shiratori, tous de fervents nationalistes mais aussi des défenseurs d'une monarchie certes divine mais constitutionnelle et parlementaire, sur le modèle du règne de l'empereur Meiji (surtout Sugiura).

La mort de l'empereur Meiji le 30 juillet 1912 fait de lui l'héritier de la couronne. Il est formellement investi du titre de prince héritier le 2 novembre 1916. En 1921, il entreprend un voyage d'une durée de six mois en Europe, première de la part d'un prince de l'empire nippon, visitant notamment le Royaume-Uni, la France, l'Italie, le Vatican, les Pays-Bas et la Belgique. À son retour, Hirohito devient régent du Japon le 29 novembre 1921 à la suite des problèmes de santé de son père, atteint d'une maladie cérébrale, séquelle d'une méningite contractée enfant. Il se familiarise alors avec sa future fonction en réalisant les obligations quotidiennes de son père : lecture d'ouverture de la session annuelle de la Diète impériale, signature des actes, décrets et lois, réalisation des rituels Shintō. Il reçoit des hôtes officiels étrangers, comme le prince de Galles Édouard (futur Édouard VIII) en 1922. Son initiation politique est alors prise en main par l'ancien Premier ministre Kinmochi Saionji, dernier genrō (titre honorifique donné à certains hommes d'État de l'ère Meiji et qui ont pour mission de conseiller directement l'empereur, notamment pour la nomination des chefs de gouvernement) vivant à partir de 1924 et libéral admirateur des systèmes politiques britanniques et américains. La régence de Hirohito correspond alors à la première expérience de démocratie parlementaire connue par le Japon, avec quatre Premiers ministres civils sur six durant cette période (Korekiyo Takahashi de 1921 à 1922, Keigo Kiyoura en 1924, Takaaki Katō de 1924 à 1926 et Reijirō Wakatsuki de 1926 à 1927) et plusieurs réformes libérales dont surtout la réforme de 1925 de la Chambre des pairs en l'ouvrant à certains roturiers et en réduisant son poids politique au profit de la Chambre des représentants, ou l'instauration du suffrage universel masculin par la loi du 29 mars 1925.

Le 26 janvier 1924, il épouse la princesse Kuni Nagako (titrée depuis sa mort impératrice Kōjun), issue d'une branche mineure de la famille impériale, avec qui il s'était fiancé le 19 juin 1921, et malgré la forte opposition des chambellans et fonctionnaires de la cour. En effet, la jeune femme est la première épouse d'un héritier (et futur empereur) à ne pas être issue de l'une des cinq branches de sekke (classe supérieure de l'aristocratie de cour japonaise) du clan Fujiwara (Ichijō, Kujō, Nijō, Konoe et Takatsukasa) depuis le début du VIIIe siècle.

À la mort de l'empereur Taishō, le 25 décembre 1926, Hirohito lui succède sur le trône, et une nouvelle ère est immédiatement proclamée : Shōwa (la Paix rayonnante). Selon l'usage japonais, l'empereur ne porte pas de nom durant son règne et est désigné usuellement par le terme Kinjō Tennō, soit « l'empereur actuel ». Le nom sous lequel il sera désigné après sa mort est cependant connu dès le début de son règne, puisque c'est le nom même de l'ère coïncidant avec son règne : Shōwa Tennō c'est-à-dire Empereur Shōwa. Hors du Japon, les livres et les journaux continuent pour la plupart de désigner l'empereur par son nom personnel « Hirohito » – même après sa mort –, quand bien même tous les précédents empereurs du Japon sont communément dénommés par les mêmes sources sous leur nom de règne posthume. Cette pratique peut être d'ailleurs considérée au Japon comme un manque de respect envers le défunt empereur. Le nouvel empereur est intronisé le 10 novembre 1928 à Kyōto.

Les années 1920 et 1930 sont marquées par des violences continuelles entre les deux principales factions nationalistes au sein de l'armée impériale, la Kōdōha (radicale, favorable à l'expansion en Asie et à un gouvernement totalitaire et militariste) et la Tōseiha (plus modérée), et, dans un premier temps, à la mise en place d'une forme de démocratie parlementaire fondée sur un bipartisme entre le Rikken Minseitō (parti démocrate constitutionnel, libéral modéré) et le Rikken Seiyūkai (Fraternité du gouvernement constitutionnel, libéral conservateur). Un moment décisif est l'assassinat du premier ministre Tsuyoshi Inukai en 1932, qui marque la fin du contrôle de l'armée du Guandong par le conseil des ministres. Après une succession de six Premiers ministres civils entre 1924 et 1932, l'empereur nomme à nouveau à cette date un militaire à la tête du Cabinet du Japon.

Auparavant, une suite d'incidents orchestrés par des officiers de l'armée du Guandong avaient débouché sur l'invasion de la Mandchourie en 1931. Le gouvernement et l'Empereur se montrent d'abord irrités par l'insubordination des troupes, mais sanctionnent finalement l'occupation en raison des gains territoriaux réalisés.

En 1936, lors de l'incident du 26 février, de jeunes officiers de la Kōdōha organisent une tentative de coup d'État. Cette insurrection répondait à la perte d'influence de la faction militaire à la Diète à la suite des élections. La tentative se conclut par le meurtre de plusieurs officiers supérieurs et membres du gouvernement et avorte quand l'empereur s'oppose résolument aux insurgés en menaçant de prendre lui-même la tête de la garde impériale.

En 1936, l'Empereur autorise par décret impérial l'expansion de l'unité de recherche bactériologique de Shiro Ishii et son incorporation au sein de l'armée du Guandong. Cette « unité 731 » procédera à des expérimentations et à des vivisections sur plusieurs milliers de prisonniers chinois, coréens et russes, incluant hommes, femmes, et enfants.

L'invasion du reste de la Chine à partir de 1937 donne lieu à d'innombrables atrocités contre les populations civiles. Ces atrocités sont notamment rendues possibles par la décision prise par l'Empereur en août 1937 d'approuver une directive proposant la suspension de l'application des conventions internationales sur les droits des prisonniers de guerre. Parmi ces atrocités, les plus connues sont le massacre de Nankin et la Politique des Trois Tout Sankō Sakusen, « tue tout, brûle tout, pille tout »), une stratégie de la terre brûlée qui entraîne, à compter de mai 1942, la mort de 2,7 millions de Chinois des régions du Hebei et du Shandong.

Les archives militaires et le journal du général Sugiyama, commentés par plusieurs historiens japonais comme Yoshiaki Yoshimi et Seiya Matsuno, de même que Herbert Bix, indiquent de plus que Shōwa s'est réservé le contrôle des armes chimiques dont il autorise l'utilisation à maintes reprises contre des civils, notamment en Chine. Ces autorisations se font par le biais de directives impériales spécifiques (rinsanmei) transmises aux généraux par l'entremise du chef d'état-major de l'armée, le prince Kotohito Kan'in, puis le général Hajime Sugiyama (à compter de 1940). De septembre à octobre 1938, l'Empereur autorise ainsi l'emploi de gaz toxiques à 375 occasions lors de la bataille de Wuhan. En mars 1939, le général Yasuji Okamura est, quant à lui, autorisé à employer 15 000 bonbonnes de gaz toxique au Shandong.

Au printemps 1939, l'incident de Nomonhan débouche sur une attaque de l'Union soviétique. Cette tentative d'invasion se solde par un cuisant échec des forces impériales et oblige l'Empereur à conclure un pacte de non-agression qui porte le Japon à se diriger définitivement vers le sud, puis vers les États-Unis.

Hirohito, alors encore prince héritier, a épousé le 26 janvier 1924 la princesse Kuni Nagako (久邇宮 良子 女王, Kuni-no-miya Nagako Joō?), fille aînée du prince Kuni Kuniyoshi, membre d'une branche cadette de la famille impériale, plus connue depuis son décès en 2000 sous le nom d'impératrice Kōjun. Ils ont eu ensemble sept enfants (5 filles et 2 garçons) :

Princesse Teru (Shigeko) (照宮 成子, Teru-no-miya Shigeko?, 9 décembre 1925-23 juillet 1961), qui a épousé le 10 octobre 1943 le prince Morihiro de Higashikuni (à la fois petit-fils de l'empereur Meiji par sa mère et cousin germain de l'impératrice Nagako). La constitution de 1947 non seulement exclut la princesse Shigeko, désormais simplement appelée Mme Shigeko Higashikuni, de la famille impériale mais en plus retire tous ses titres et biens nobiliaires au prince Morihiro.

Princesse Hisa (Sachiko) 10 septembre 1927-8 mars 1928.

Princesse Taka (Kazuko)30 septembre 1929-28 mai 1989, qui a épousé le 20 mai 1950 Toshimichi Takatsukasa (1923-1966), issu du clan aristocratique de Takatsukasa (lui-même branche cadette du clan Fujiwara), abandonnant donc le même jour son appartenance à la famille impériale et donc dénommée par la suite Mme Kazuko Takatsukasa. Prêtresse en chef du sanctuaire d'Ise de 1974 à 1988.

Princesse Yori (Atsuko) née le 7 mars 1931, qui a perdu son statut de princesse impériale après son mariage le 10 octobre 1952 avec Takamasa Ikeda, fils d'un ancien marquis et issu de l'ancien clan Ikeda (lui-même branche cadette du clan Minamoto) qui a gouverné le domaine d'Okayama de 1632 à 1871. Elle est donc depuis lors connue comme Mme Atsuko Ikeda. Prêtresse en chef (祭主, Saishu?) du sanctuaire d'Ise depuis 1988 et présidente de l'association des sanctuaires shinto.

Prince Tsugu (Akihito), né le 23 décembre 1933, l'actuel empereur du Japon.

Prince Yoshi (Masahito)né le 28 novembre 1935, qui a fondé sa propre maison cadette de la famille impériale suite à son mariage le 1er octobre 1964 avec Hanako Tsugaru (elle-aussi issue d'une ancienne famille aristocratique) et depuis lors titré Prince de Hitachi. Il est actuellement en quatrième position dans l'ordre de succession au trône du Japon.

Princesse Suga (Takako) née le 3 mars 1939, qui a donc quitté la famille impériale le 3 mars 1960 suite à son mariage avec Hisanaga Shimazu (fils d'un ancien comte et descendant du clan Shimazu, qui régnait sur le domaine de Satsuma sur l'île de Kyūshū du XVIe siècle à 1871) pour devenir Mme Takako Shimazu.

Source : fr.wikipedia.org  

Tombe

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Fiche d'identité

Identité

  • Nom complet : --
  • Nationalité (à sa mort) : Japonaise Drapeau japonais
  • Nationalité (à sa naissance) : --
  • Sexe : Masculin

Domaines d'activité

Noms

  • Nom usuel : Hirohito
  • Nom complet : --
  • Prénoms : --
  • Noms dans d'autres langues : --
  • Homonymes : 0 (aucun)
  • Nom de famille : Hirohito
  • Pseudonyme : --
  • Surnom : --
  • Erreurs d'écriture : Shōwa Tennō, Hirohito, shōwa, showa, hiro-hito, hiro hito

Naissance

  • Signe astrologique du zodiaque : --
  • Signe astrologique chinois : --

Décès

  • Âge de mort : 87 ans
  • Cause de mort : --

Obsèques

  • Date des obsèques : --
  • Lieu de sépulture : --
  • Type de funérailles : --

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Commentez - 13 - il y a 1 an

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