Hugues Capet

 
Hugues Capet
940 - 996
 

Homme d'état, Roi (Histoire).

Nationalité française Francais, né en de l'an 940 (environ) et mort le 24 octobre de l'an 996

56 ans Mort à l'âge de 56 ans (de quoi ?).

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Biographie

Hugues Capet est issu de la famille des Robertiens qui domine la Francie (c'est-à-dire la région entre Meuse et Loire) depuis un siècle, et qui a déjà donné deux rois: Eudes, qui régna entre 888 et 898, et Robert, qui régna de 922 à 923. Hugues était le petit-fils de Robert Ier, fils aîné d'Hugues le Grand, comte de Paris et dux Francorum (duc des Francs) et d'Hadwige, soeur de l'empereur Othon Ier. Les Capétiens furent également à l'origine, outre les lignes de Valois et de Bourbon qui lui succédèrent sur le trône de France, de la seconde maison de Bourgogne, des rois de Portugal, de la maison capétienne des Dreux, ducs de Bretagne, et de la première maison d'Anjou-Sicile. Avant l'ascension d'Hugues Capet, les membres de cette puissante famille ne régnaient que de manière intermittente, en alternance avec les derniers Carolingiens. En effet, le rétablissement du souverain carolingien en la personne de Louis d'Outremer (936) n'a pu se faire que grâce à Hugues le Grand.

Depuis cette date, le duc de France passe alternativement du soutien à l'affrontement avec le roi. En 985, l'écolâtre de Reims, Gerbert, l'esprit le plus brillant de son temps écrit : «Le roi de fait, c'est Hugues.» Surnommé Capet, à cause du manteau, ou cape, de saint Martin, conservé à Saint-Martin-de-Tours, dont il détenait l'abbatiat laïc, Hugues était mineur à la mort de son père, en 956. A la veille de son élection à la royauté, il est le prince le mieux pourvu du royaume: duc de France, duc de Bourgogne, il est suzerain du duc de Normandie (il a donc des droits sur la Bretagne) et suzerain (du moins en théorie) du duc d'Aquitaine, tandis que le roi de Bourgogne est son frère.

Placé, comme son cousin le roi Lothaire, sous la tutelle de leur oncle Brunon, archevêque de Cologne et frère d'Othon Ier, il perdit plusieurs territoires durant la période qui précéda son investiture comme duc des Francs, certains de ses vassaux, tels les comtes de Blois et d'Anjou, en ayant profité pour s'émanciper de son autorité. Mais à sa majorité Hugues prit possession de ses fiefs, ils faisaient de lui, par la puissance qu'ils lui conféraient, l'égal du roi, d'autant que ses alliances familiales en faisaient un proche des plus grands seigneurs du royaume comme nous l'avons vu (frère d'Othon, duc de Bourgogne, mais aussi beau-frère de Richard, duc de Normandie, et gendre du duc d'Aquitaine, Guillaume Tête d'Étoupe, depuis son mariage en 970 avec sa fille, la princesse carolingienne Adélaïde).

Comme son père, Hugues Capet adopta une attitude alternant soutien et opposition au pouvoir royal. Ainsi, s'il apporta son appui à Lothaire lorsque ce dernier tenta de s'emparer de la Lorraine en 978, il se rangea par la suite au côté d'Adalbéron, archevêque de Reims, partisan d'un retour à l'unité de l'Occident sous l'autorité des empereurs saxons, et se dressa alors contre Lothaire qui s'était emparé de Verdun en 984. En effet, avec Adalbéron et Gerbert sont reprises les idées d'empire unique, garant de la paix: d'où l'admiration des deux hommes pour l'empire néo-carolingien des Ottons. De plus, la solidité de l'archevêché de Reims, sa situation partie dans l'Empire germanique, partie dans le royaume de France, devait amener son chef à jouer un rôle décisif dans l'avènement d'Hugues Capet. Le dernier roi carolingien, Louis V le Fainéant, comme son père Lothaire l'avait déjà fait, accuse Adalbéron de trahison au profit de l'empereur et convoque un plaid pour le juger à Compiègne le 18 mai 987. Or le roi meurt d'un accident de chasse: la situation se retourne en faveur d'Adalbéron. Hugues, s'étant fait désigner à la tête de la cour de justice, prononça alors l'absolution du prélat.

Échange de bon procédé, Adalbéron fait élire Hugues à Noyon, puis le sacre à Soissons le 1er juin (ou à Reims le 3 juin). Lors de l'assemblée qui se tint alors à Senlis pour désigner le futur roi, Adalbéron prononça un discours où il fit valoir que « le trône ne s'acquiert pas par droit héréditaire, et [que] l'on ne doit mettre à la tête du royaume que celui qui se distingue non seulement par la noblesse corporelle, mais aussi par les qualités de l'esprit ». L'évêque de Reims put procéder à son sacre dans la cathédrale de Noyon. Le 30 décembre, le nouveau roi, ayant été appelé en renfort par Borell, comte de Barcelone, fit sacrer son fils Robert à Orléans, sous le prétexte de ne pas laisser le trône vacant, inaugurant une tradition qui allait perdurer pendant deux siècles.

Mais l'élection inopinée d'Hugues déclenche la réaction du prétendant carolingien, Charles de Basse-Lorraine, oncle du roi défunt, qui s'empare de Laon en mai 988. Dans l'espoir d'introduire la division dans le camp de ses adversaires, Hugues fit alors nommer Arnoul, bâtard de Lothaire, au siège épiscopal de Reims, laissé vacant par la mort d'Adalbéron. Mais Arnoul donne la ville à Charles. Les deux Carolingiens sont donc solidement établis au coeur de la Francie. Ce sera grâce à la trahison de l'évêque de Laon, Ascelin, qui livre la cité, ainsi que Charles de Lorraine et ses enfants, à Hugues en mars 991 que ce dernier n'aura plus à redouter la concurrence des Carolingiens.

Reste alors à régler le sort de Reims et de son évêque: Hugues se défie de la papauté qu'il juge trop liée à l'empereur germanique; il réunit un concile national au monastère Saint-Basle de Verzy, qui dégrade Arnoul et lui substitue Gerbert (juin 991), à la grande colère du pape Jean XV.

S'il contrôlait le domaine royal issu de ses possessions et les pays d'Aisne et d'Oise qui venaient de l'héritage carolingien, Hugues n'avait aucun pouvoir au sud de la Loire et était étroitement dépendant de l'Église et des grands féodaux qui l'avaient élu. Son règne marque une certaine prise de conscience par la royauté de sa personnalité distincte par rapport à l'Empire, mais le souverain reste très faible. Une étude des actes issus de la chancellerie royale montre qu'aucun n'est destiné aux régions du sud du royaume, et de nombreux actes ne sont plus souscrits par le roi et le chancelier seuls, mais le sont aussi par de grands personnages dont l'autorité vient conforter celle du souverain.

Subtil diplomate, habile à se prévaloir du titre d'« oint du seigneur » qu'il tenait de son sacre, Hugues Capet, qui devait mourir près d'Orléans, au retour d'un pèlerinage sur la tombe de saint Mayeul, sut léguer à ses descendants les linéaments d'une puissance durable. Désirant éviter les problèmes de succession qui avaient affaibli les Carolingiens, Hugues Capet fit en effet élire et couronner roi, le 25 décembre 987, son fils aîné Robert, qui prit le nom de Robert II le Pieux, établissant de fait le caractère héréditaire de la monarchie.

Les Capétiens renforcèrent considérablement le pouvoir royal en France en instaurant progressivement les principes d'hérédité, de primogéniture et d'indivisibilité des terres domaniales, qui furent acquises dès l'avènement d'Henri Ier, fils de Robert II le Pieux, qui céda à son frère Robert le duché de Bourgogne en échange d'une reconnaissance formelle et publique de son autorité. Dès lors, le principe du droit d'aînesse ne fut plus discuté, et seul fut admis le principe de la cession de territoires ou d'apanages, contre serment de vassalité. Robert Ier de Bourgogne fut à l'origine de la première maison de Bourgogne ; l'un de ses petits-fils, Henri (v. 1069-1112), époux de Thérèse, fille d'Alphonse VI, roi de Castille, fut le père d'Alphonse Ier, fondateur du royaume de Portugal. La pratique de l'élection se perpétua jusqu'à l'avènement de Philippe II Auguste en 1180, date à laquelle il fut jugé que cette fiction était devenue inutile.

Source : www.yrub.com  

Tombe

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Fiche d'identité

Identité

  • Nom complet : --
  • Nationalité (à sa mort) : Française Drapeau francais
  • Nationalité (à sa naissance) : --
  • Sexe : Masculin

Domaines d'activité

  • Activités principales : --
  • Autres activités : Homme d'état, Roi
  • Domaines : Histoire

Noms

  • Nom usuel : Hugues Capet
  • Nom complet : --
  • Prénom : Hugues
  • Noms dans d'autres langues : --
  • Homonymes : 0 (aucun)
  • Nom de famille : Capet
  • Pseudonyme : --
  • Surnom : --
  • Erreurs d'écriture : huges capet, hugue capet

Naissance

  • Date de naissance : de l'an 940
  • Lieu de naissance : --
  • Signe astrologique du zodiaque : --
  • Signe astrologique chinois : --

Décès

  • Âge de mort : 56 ans (environ)
  • Cause de mort : --

Obsèques

  • Date des obsèques : --
  • Lieu de sépulture : --
  • Type de funérailles : --

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 Fondateur de la dynastie capétienne
Fondateur de la dynastie capétienne (d'où son nom)
Commentez - il y a 4 ans

Commentaires

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Donias Hugues Capet
Répondre - il y a 3 ans
Donias Les Rois de France - Hugues Capet
Répondre - il y a 3 ans
Donias La contradiction de certains faits donnés par Richer ne nous permet pas de comprendre toute l'action politique d'Hugues à la veille de son couronnement. Par exemple, on ne sait pas pourquoi il ne s'est pas opposé à l'association au trône de Louis, ni à sa succession en 986, alors qu'il s'est rendu à Rome pour rencontrer l'empereur germanique dans une intention hostile à Lothaire. Inquiet de la prise de Verdun et de l'appel d'Adalbéron, il semblerait que le duc des Francs avait lui-même rassemblé une armée. Peut-être envisageait-il de marcher contre Lothaire et de s'emparer du trône ?

Dans tous les cas, le nouveau souverain Louis V, comme l'avaient fait Louis IV et Lothaire, déclare qu'il prendrait les conseils du duc des Francs pour sa politique. Or, il reprend les visées de son père sur la Lorraine et on pense qu'il aurait souhaité lancer une offensive contre Reims et Laon du fait de leur rapprochement avec l'Empire. On ne sait pas quel est le rôle d'Hugues à ce moment-là, les sources restent vagues. Apparemment, le duc des Francs aurait limité les intentions exagérées du roi carolingien. De fait, Louis convoque l'archevêque de Reims à son palais de Compiègne pour qu'il réponde de ses agissements. Mais, au cours d'une partie de chasse, le roi trouve la mort dans une chute de cheval le 21 mai 987 en forêt de Senlis
Répondre - il y a 3 ans
Donias Donation par Hugues Capet en 988 Archives nationales AE II 84
Répondre - il y a 3 ans

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