Mohammad Reza Pahlavi

 
Mohammad Reza Pahlavi
1919 - 1980
 

Dernier chah d'Iran qui régna de 1941 à 1979, contraint à l'exil le 16 janvier 1979, il fut remplacé par un conseil royal et renversé par la Révolution iranienne.

Nationalité iranienne Iranien, né le 26 octobre 1919 et mort le 27 juillet 1980

60 ans Mort victime d'une leucémie (maladie) à l'âge de 60 ans.

Enterré en Égypte à Le Caire.

Mosquée Al-Rifa'i
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Anniversaire !

Mohammad Reza Pahlavi aurait fêté ses 100 ans le samedi 26 octobre 2019. Plus que 65 jours...

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Biographie

Mohammad Reza Chah Pahlavi ou Muhammad Rizā Shāh Pahlevi, né le 26 octobre 1919 à Téhéran et mort le 27 juillet 1980 au Caire, est le dernier chah d'Iran qui régna du 16 septembre 1941 au 11 février 1979 (événement dit du 22 Bahman 1357). Contraint à l'exil le 16 janvier 1979, il fut remplacé par un conseil royal et renversé par la Révolution iranienne. Mohammad Reza Pahlavi n'a jamais abdiqué officiellement.

Mohammad Reza succéda à son père, Reza Chah, lorsque ce dernier fut contraint d'abdiquer en septembre 1941, peu après l'invasion anglo-soviétique. À la tête d'un empire occupé, soumis au bon vouloir de Churchill et Staline, le jeune chah fut également confronté aux tentatives sécessionnistes dans les provinces du nord-est et aux rébellions tribales dans le sud du pays. Après la Seconde Guerre mondiale, Mohammad Reza Pahlavi se rapprocha progressivement des États-Unis et entretint des liens très étroits avec la Maison-Blanche, en particulier avec les présidents Dwight Eisenhower et Richard Nixon.

L'essor de la production pétrolière au Moyen-Orient entraîna sous son règne une crise internationale qui allait opposer le Premier ministre nationaliste Mossadegh et la Grande-Bretagne. Appuyé par l'armée et les services secrets anglo-américains qui renversèrent Mossadegh, Mohammad Reza Pahlavi fut restauré sur le trône après un bref exil en Italie. Évoluant ensuite vers une conception plus nationale, réformiste et autoritaire de la politique intérieure, le chah d'Iran entreprit, par référendum, un vaste programme de progrès social et de développement économique (la Révolution blanche) associé à une répression des mouvements d'opposition incarnée par la Savak. À l'extérieur, tout en demeurant un allié de premier plan pour les Américains et les chancelleries occidentales, Mohammad Reza Pahlavi se rapprocha progressivement de l'Union soviétique puis de la Chine, traduisant ainsi un désir d'émancipation et de neutralisme.

Si la politique volontariste du chah améliora considérablement le niveau de vie des Iraniens et permit au pays une modernisation rapide dans les années 1960 et 1970, elle contribua à élargir le fossé économique, social et culturel entre une élite fortement occidentalisée et une classe populaire sensible au conservatisme religieux. En 1978, de plus en plus critiqué, le chah dut faire face à un soulèvement populaire (la Révolution iranienne) qui s'accentua au fil des mois et d'où émergèrent les fondamentalistes chiites inspirés par l'ayatollah Khomeini. En janvier 1979, après avoir perdu progressivement ses soutiens traditionnels et l'appui occidental, Mohammad Reza Pahlavi nomma en dernier recours l'opposant social-démocrate Chapour Bakhtiar au poste de Premier ministre et quitta ensuite l'Iran. Le renversement du gouvernement Bakhtiar et la déclaration de neutralité de l'armée, quelques semaines plus tard, précipitèrent sa chute et contribuèrent à l'avènement de Khomeini. Contraint à l'exil et atteint d'un cancer, Mohammad Reza Chah Pahlavi décéda en Égypte l'année suivante.

Mohammad Reza Pahlavi vit le jour le dimanche 26 octobre 1919 à l'hôpital Ahâmadiyeh, dans les quartiers sud de Téhéran. Fils aîné de Reza Khan, officier cosaque au seuil d'une irrésistible ascension, il était le second enfant porté par Nimtaj Khanum, future reine-mère Tadj ol-Molouk (1896-1982), et le frère jumeau de la princesse Ashraf Pahlavi. Ses jeunes années sans histoire se confondaient avec la fin de règne d'Ahmad Chah. Au bord du gouffre financier et de l'effondrement institutionnel, la Perse des Qadjar se trouvait en effet dans un "état de sous-développement abyssal". Ce fut dans ce contexte particulier de déclin dynastique et de confusion nationale qu'émergea le père de Mohammad Reza Pahlavi. Devenu dès 1921 le nouvel homme fort du pays, le général Reza Khan allait occuper successivement les postes de chef de l'armée et de gouvernement, avant de ceindre la couronne impériale sous le nom de règne de Reza Chah Pahlavi en 1925. Le jeune Mohammad Reza devint dès lors le nouveau prince héritier.

Troisième enfant d'une fratrie composée de sept garçons et quatre filles, Mohammad Reza Pahlavi est le frère cadet de la princesse Chams (1917-1996) et le demi-frère de la princesse Fatimah, dite Hamdan Saltaneh (1912-1992), née d'une précédente union. La princesse Ashraf (née en 1919) et le prince Ali-Reza (1922-1954) sont respectivement sa soeur jumelle et son seul frère de mère non qadjare. Ses demi-frères et demi-soeur d'ascendance qadjare (donc non dynastes) sont les princes Gholam-Reza (né en 1923) — mais l'intéressé a déclaré que sa mère était simplement apparentée aux Qadjars, Abdol-Reza (1924-2004), Ahmad-Reza (1925-1981), Mahmoud-Reza (1926-2001), la princesse Fatimah (1928-1987) et l'ex-prince Hamid-Reza (1932-1992), déchu par son frère et devenu Hamid Islami sous la République islamique.

En 1925, bénéficiant d'une éducation stricte à la fois militaire et occidentale, Mohammad Reza Pahlavi gagna le prytanée Nezam, deux jours après qu'une loi lui eut conféré le titre de prince héritier. Une fois son certificat d'étude obtenu, à la fin de l'été 1931, Mohammad Reza Pahlavi quitta l'Iran afin de poursuivre son instruction en Suisse, dans le canton de Vaud. En 1936, au terme des cinq années passées au collège du Rosey (Institut Le Rosey), à Rolle, le jeune prince revint au pays et acheva son apprentissage à l'École des officiers de Danechkadéyé-Afsari. Il reçut le diplôme des mains de son père le 28 septembre 1938, avec le grade de sous-lieutenant. Arrivé au terme de sa formation, il fut aussitôt fiancé à la princesse Fawzia d'Égypte, la soeur du roi Farouk Ier qu'il n'avait jamais vue auparavant. Moins d'un an plus tard, le 15 mars 1939, les cours d'Iran et d'Égypte étaient unies.

Suite à l'abdication de son père, écarté du pouvoir par les Anglais et les Soviétiques au début de la Seconde Guerre mondiale, Mohammad Reza devient Chah d'Iran le 16 septembre 1941. Le jeune homme inexpérimenté, qui se trouve propulsé sur le trône du Paon à l'aube de ses vingt-deux ans, débute son règne avec un pouvoir purement nominal et protocolaire, sévèrement limité par les Britanniques. Exaspérés par les libertés prises par Reza Chah, ces derniers avaient caressé l'idée de réhabiliter la dynastie Kadjar. Aussi, jetèrent-ils leur dévolu sur Soltan Hamid Mirza qui était le fils de l'ancien régent Mohammad Hassan Mirza et le neveu d'Ahmad Chah Qajar. Toutefois la probabilité de voir ce prétendant monter sur le trône paraissait bien faible tant son profil révélait des failles non négligeables : Soltan Hamid Mirza ne parlait pas le persan et connaissait bien mieux Londres et la Riviera italienne que sa terre natale quittée à l'âge de quatre ans.

Mohammad Reza Pahlavi succède à son père en septembre 1941 dans un contexte difficile, l'Iran étant en partie occupé par les armées anglo-soviétiques. Sous l'impulsion du Premier ministre Mohammad Ali Foroughi, le jeune chah laisse s'instaurer un régime plus démocratique et octroie aux forces alliées le droit de transiter du golfe Persique vers l'URSS: en échange, un traité (janvier 1942) garantit l'intégrité territoriale et le départ des armées d'occupation six mois après la fin de la guerre. En 1945-1946, alors que le conflit mondial est arrivé à son terme, Mohammad Reza Pahlavi et le Premier ministre Ghavam os-Saltaneh sont confrontés à diverses menées séparatistes, notamment en Azerbaïdjan iranien et au Kordestan, ainsi qu'au refus soviétique d'évacuer les provinces du nord sans négociations préalables. C'est à l'issue de l'intervention militaire dans les provinces rebelles et d'une offensive diplomatique orchestrée par Ghavam os-Saltaneh que le jeune monarque, naguère peu estimé par les grandes puissances, gagne en prestige et devient le symbole de l'unité nationale retrouvée.

Le 4 février 1949, soit quelques mois à peine après avoir échappé à la mort dans un accident d'avion, lors d'une visite d'inspection au barrage de Zayandeh rud, le chah devait faire l'objet d'une tentative d'assassinat durant les célébrations du dixième anniversaire de l'Université de Téhéran. Arrivé par la porte principale du bâtiment, Mohammad Reza Pahlavi devait recevoir deux balles d'un pistolet de petit calibre, un 6,35 mm. La première balle atteignit la joue droite, passant entre la gencive et la lèvre, pour sortir sous le nez. La seconde effleura le dos, arrachant des chairs de l'omoplate. Bien que les blessures eussent été jugées graves, elles étaient plus impressionnantes que mortelles ; aucun organe vital n'ayant été touché, le chah n'eut à subir que des points de suture et sortit de l'hôpital militaire no 1 quelques heures après. De retour au palais impérial, Mohammad Reza Pahlavi s'adressa à la nation dans un communiqué radiodiffusé et poursuivit ses activités comme à l'accoutumée.

La cause exacte de l'attentat devait demeurer une énigme, car l'agresseur fut tué durant sa fuite par des gardes qui étaient peu au fait des règles du Code pénal. Tout au plus, l'enquête révéla que l'auteur de l'attentat s'appelait Nasser Fakhr-Araï, qu'une carte de presse lui avait permis de déjouer la surveillance et qu'il était membre du Tudeh. Les investigations policières révélèrent en outre des complicités dans les rangs islamistes. En effet, il apparut que Nasser Fakhr-Araï était employé par le quotidien Parchamé Eslam (la Bannière de l'islam), un organe de presse proche des Fedayin de l'islam de Navvab Safavi, et avait obtenu sa carte de presse grâce à une intervention de l'ayatollah Kachani, figure influente du courant conservateur chiite et mentor de Ruhollah Khomeiny. Selon toute vraisemblance, le militant communiste n'était pas un tireur professionnel puisqu'il éprouva de grandes difficultés à toucher sa cible malgré la courte distance (deux mètres) qui le séparait du chah. Sur les six balles contenues dans le pistolet, trois s'étaient logées dans le képi du souverain et une resta bloquée dans le barillet. Pris de panique, Nasser Fakhr-Araï jetta son arme, détala et fut abattu aussitôt après, en pleine course.

L'iranologue Yann Richard souligne le caractère ambigu de cet attentat qui fit l'objet d'une exploitation médiatique. De fait, le chah bénéficia d'un regain de popularité et fut dès lors placé dans un contexte plus favorable pour justifier certaines initiatives visant à neutraliser l'opposition et à renforcer les prérogatives royales. Ceci expliquerait en conséquence, selon l'iranologue français, l'interdiction du parti Tudeh le jour même de l'attentat et les mesures coercitives prises à l'encontre des dirigeants des Fedâ'iyân-e eslâm, qui ne tardèrent pas à être arrêtés ou exilés. Parmi ceux-ci figurait l'ayatollah Abou al-Qassem Kachani qui fut expulsé au Liban. Parallèlement à ces mesures, Yann Richard soutient la thèse selon laquelle le chah aurait mis à profit cet attentat en obtenant plus de pouvoirs au détriment du jeu parlementaire alors en vigueur. La loi fondamentale iranienne fut en effet révisée en mai 1949, soit deux mois à peine après la tentative d'assassinat. Toutefois, Yann Richard ne fournit aucune preuve pour étayer cette théorie.

Une autre théorie du complot gouvernemental a été par ailleurs avancée par l'ancien ministre et parlementaire Ezzatolah Sahabi. Cité par la revue Pajouhesh en juin 2008, ce proche du courant réformateur accuse Mohammad Saed et Haj Ali Razmara, d'avoir été à l'origine de la conspiration. Selon lui, le Premier ministre et le chef d'état-major de l'époque auraient en outre ordonné l'élimination de Fakhr-Araï afin de "brouiller les pistes". Néanmoins, tout comme la thèse défendue par Yann Richard, la théorie du complot d'Ezzatolah Sahabi ne repose sur aucune preuve connue.

À l'aube des années 1950, l'enjeu énergétique et la Guerre froide vont placer l'Iran au centre des préoccupations géostratégiques de la Grande-Bretagne, de l'Union soviétique et des États-Unis. En effet, Londres tient absolument à conserver sa maîtrise du Golfe Persique et sa mainmise sur les champs pétrolifères, par le biais de l'AIOC. De son côté, Moscou convoite les ressources naturelles de la Mer Caspienne et s'appuie sur le parti Tudeh pour influencer le cours des événements. Quant à la Washington, sous l'impulsion de la CIA et du cartel des Sept Soeurs, elle n'entend plus se laisser damer le pion par les puissances coloniales traditionnelles : il importe désormais d'ancrer durablement le modèle américain, tant d'un point de vue économique, politique qu'idéologique, au coeur du Moyen-Orient.

Aidé par la CIA et le MI6 britannique au cours de l'opération Ajax, le chah remonte rapidement sur le trône. L'ancien Premier ministre Mossadegh est condamné à 3 ans d'emprisonnement.

Le chah devient dès la fin des années 1950 un des dirigeants les plus importants du Moyen-Orient, grâce notamment au pétrole, à une armée puissante et à l'appui des États-Unis (Opération Ajax). Après avoir régné en souverain constitutionnel jusqu'à la chute du gouvernement de Mossadegh, il évolue vers une conception plus autoritaire et autocratique du pouvoir, supprimant le multipartisme et s'appuyant sur une police politique : la SAVAK.

Avec la Révolution blanche, Mohammad Reza Pahlavi modernise progressivement l'Iran pour en faire un pays occidentalisé. Son père Reza Chah avait lancé la construction d'un Iran laïc et à l'image de ce que Mustafa Kemal Atatürk a fait pour la Turquie : une révolution industrielle et culturelle.

La Révolution blanche concerne une série de mesures destinées à moderniser le pays, comme une réforme agraire, la constitution du corps de Sepah-e Danech (l'armée du savoir) pour alphabétiser les populations, la relève du suffrage universel, y compris pour les femmes, la mise en place d'un examen professionnel pour les aspirants théologiens islamiques (les mollahs) et ce en rupture avec les vieilles traditions religieuses.

C'est à l'automne 1967, le 26 octobre, qu'eurent lieu les cérémonies du sacre de Mohammad Reza Pahlavi. Durant les vingt-six années qui s'étaient écoulées depuis sa prestation de serment, en septembre 1941, le chah n'avait pas envisagé de ceindre la couronne impériale. Tant qu'il ne sentait pas l'Iran suffisamment engagé dans la voie du développement économique et social, il ne voulait pas « être le roi d'un pays pauvre » et n'éprouvait aucune fierté à être couronné devant un peuple encore pauvre et en partie illettré.

Le chah a organisé du 12 au 16 octobre 1971 une fête spectaculaire, pour les deux mille cinq cents ans de l'Empire perse, sur le site de Persépolis, siège des rois d'Iran depuis des siècles. Monarques et présidents de monde entier ont fait le déplacement pour assister à cette folie destinée à célébrer la prodigieuse modernisation de l'Iran ainsi que son glorieux passé. Les Iraniens sont censés prendre conscience du prestige de leur pays dans le monde. Mais ce qu'ils virent, c'est que le chah a dépensé trois cents millions de dollars en tentes de soie équipées de toilettes en marbre, et en mets et vins pour vingt-cinq mille personnes, venus en avion depuis Paris.

L'Ayatollah Khomeiny condamna ces excès depuis Nadjaf, évoquant les millions d'Iraniens pauvres qui, selon lui, réclamaient l'aide du clergé pour la construction de bains publics: "Les crimes des rois d'Iran ont noirci les pages de l'histoire... Que sont devenues ces belles promesses, ces allégations prétentieuses selon lesquelles le peuple serait prospère et heureux?"

Sa politique a donné lieu à une croissance économique très forte durant les années 1960 et 1970. Cependant, en 1978, devant la brutalité des méthodes de la SAVAK, le faste ostentatoire des plus riches et de la famille impériale et une sclérose démocratique, le président américain Jimmy Carter demande au chah de libéraliser son pays.

Le chah fait appel à ses opposants les plus libéraux, comme Chapour Baktiar, pour tenter de sauver le régime impérial perçu comme trop autoritaire et trop occidentalisé en particulier par les conservateurs religieux. Le nouveau Premier ministre, pour pouvoir rétablir la situation, demande au chah de quitter l'Iran pour une durée indéterminée (le chah lui-même voulait absolument quitter le pays). Par mesure de sécurité, l'armée boucle tous les accès au quartier nord, la banlieue cossue où se situe la résidence des souverains. Le chah et l'impératrice Farah quittent en hélicoptère le palais de Niavaran pour l'aéroport de Mehrabad. Le 16 janvier 1979, l'avion transportant le couple impérial et quelques collaborateurs décolle : c'est le début de l'exil du chah.

Le 16 janvier 1979, le chah se lève à l'aube et s'isole dans son bureau durant quelques heures. Il rejoint la chahbanou en fin de matinée. Suivant l'usage persan avant un long voyage, Mohammad Reza Pahlavi et l'impératrice Farah passent sous le Coran, après avoir distribué des objets précieux, des bijoux personnels et de l'argent. Ils saluent une dernière fois les militaires, dont le général Abdollah Badreï, et le personnel de la maison impériale avant de prendre place dans un des deux hélicoptères affrétés pour rejoindre l'aéroport de Mehrabad. Accueilli par des officiers et quelques civils, le couple impérial fait une brève déclaration à la presse iranienne et attend l'arrivée de Chapour Bakhtiar qui devait être préalablement investi par le Majles en tant que nouveau chef de l'exécutif. Ce dernier, accompagné par Djavad Saïd, le président du parlement, est aussitôt transporté par hélicoptère pour se joindre aux officiers, aux pilotes, aux personnalités de la Cour et aux membres de la Garde impériale rassemblés sur le tarmac de l'aéroport. Après avoir échangé quelques mots avec son Premier ministre, le chah salue les personnes présentes et monte dans un Boeing 707 bleu et blanc. Il est suivi par l'impératrice Farah et par quelques proches et collaborateurs. Aussitôt à bord, le chah prend les commandes de l'appareil baptisé Châhine qu'il va piloter jusqu'à la sortie de l'espace aérien national. Tandis que l'avion vole à destination de l'Égypte, où les souverains iraniens sont attendus par le couple Sadate, le quotidien national Ettela'at titre en première page « Chah raft » (le roi s'en va). De son côté, la population iranienne est partagée entre liesse, désolation et incertitude.

Accueillis dans un premier temps par le président Sadate, devenu au fil des années un allié et un ami fidèle, le chah et l'impératrice Farah séjournent à Assouan durant une semaine. Persuadé que la résistance serait mieux organisée à partir du territoire égyptien, le Raïs insiste pour que le couple impérial reste sur place. Le chah ne veut pas l'encombrer et sur l'invitation du roi Hassan II, un autre allié de longue date, il reprend l'avion à destination de Marrakech le 22 janvier 1979. Deux jours plus tôt, durant une conférence de presse, le président Jimmy Carter avait fait savoir que sa présence n'était plus souhaitée aux États-Unis : divisée au sein même de son administration et après avoir tenu des discours contradictoires des mois durant, la Maison-Blanche décide clairement d'abandonner son allié de naguère. Contrairement à ce qui avait été annoncé par les médias au début du mois de janvier, la famille impériale ne va donc pas s'installer à Palm Springs, en Californie, sur l'initiative de Nelson et David Rockefeller.

C'est durant son séjour au Maroc que le souverain empêché apprend la nouvelle du retour d'exil de Khomeiny et la fin du gouvernement de Chapour Bakhtiar, renversé par les révolutionnaires et privé du soutien de l'armée qui s'est déclarée neutre. Le régime islamique s'impose et va organiser une purge (la plupart des anciens ministres et officiers de l'ancien régime, encore présents en Iran, sont jugés et exécutés). Des menaces sont proférées contre les pays qui accepteraient d'accueillir le chah, dont le retour est exigé : les chefs religieux veulent le traduire en justice. Malgré les conseils et l'assurance du soutien du roi Hassan II, l'exil marocain n'excède pas trois semaines : arrivé en urgence de Paris, Alexandre de Marenches tire la sonnette d'alarme. Reçu en audience au palais de Rabat, le chef des services secrets français informe que les religieux iraniens ont l'intention d'enlever ou d'attenter à la vie des membres de la famille royale marocaine si celle-ci s'obstine à soutenir le chah. Hassan II refuse de céder au chantage, mais Mohammad Reza Pahlavi préfère éviter ce scénario : il décide donc de quitter le sol marocain.

Roberto Armao, le responsable des relations publiques de la famille Rockefeller, est dépêché pour trouver une autre terre d'accueil. Devant faire face au refus ou aux tergiversations des alliés d'autrefois, l'émissaire reçoit finalement une réponse favorable de l'archipel des Bahamas. La solution demeure néanmoins provisoire puisque les souverains déchus n'obtiennent qu'un visa de trois mois et sont confinés dans une petite maison en bord de mer. Installés depuis le 30 mars 1979 à Paradise Island, aux Bahamas, les souverains iraniens sont cette fois acceptés par le Mexique, sur l'insistance conjointe de Roberto Armao et d'Henry Kissinger.

La Villa de las Rosas, située dans une impasse de Cuernavaca, devient le nouveau havre de paix. Alors que tout laisse présager que le Mexique sera le point final de l'exil, la maladie dont souffre le chah depuis 1974 se rappelle à son souvenir : les ganglions du cou sont fortement enflés. Le professeur Flandrin, l'assistant du professeur Jean Bernard, est appelé de Paris en consultation. Pour la première fois le mot cancer est évoqué en présence du chah. Atteint de la maladie de Waldenström, Mohammad Reza Pahlavi doit subir une intervention chirurgicale dans les plus brefs délais : la chimiothérapie, à base de Chlorambucil, prescrite par les hématologues français, a atteint ses limites et il devient impératif de procéder à une splénectomie. Sceptique, l'administration Carter envoie ses propres médecins pour l'informer de l'état de santé du chah.

L'admission du souverain au New York Hospital du Centre médical Cornell sera à l'origine de la crise iranienne des otages de l'ambassade américaine de Téhéran. Le chah est opéré mais seule la vésicule biliaire est extraite, tandis qu'un calcul reste dans le canal biliaire et que la rate, dont les proportions ont été jugées inquiétantes par les professeurs Flandrin et Coleman, est laissée en l'état. La situation devenant intenable, Mohamed Reza Pahlavi est à présent transféré au Memorial Sloan-Kettering Cancer Center où il doit suivre une cure de radiothérapie avant de pouvoir retourner à Cuernavaca. Mais la pression diplomatique contraint le président José López Portillo à renoncer à ses engagements, refusant désormais la présence du couple impérial sur le sol mexicain.

L'administration Carter prend la décision de transférer le chah et l'impératrice Farah sur la base militaire de Lackland, proche de San Antonio, au Texas, dans l'attente d'un départ vers une autre terre d'exil. Le couple impérial quitte New-York le 1er décembre 1979. À la Maison-Blanche, l'anxiété et les craintes dues à l'affaire des otages exigent un départ rapide du territoire américain. Après avoir sondé différents pays susceptibles d'accueillir les souverains iraniens, Jimmy Carter reçoit finalement un avis positif du président panaméen Omar Torrijos. Dépêché sur la base de Lackland, Hamilton Jordan, le chef de cabinet de Carter, fait part de la proposition au chah qui accepte de partir pour le Panama où les Américains, alors gardiens du canal, peuvent assurer une protection militaire et fournir des soins médicaux adaptés.

Mohammad Reza Pahlavi s'installe dans une maison moderne sur l'île de Contadora, dans l'archipel des Perles, le 15 décembre 1979. Mais le répit n'est que de courte durée : les mollahs et Sadegh Ghotbzadeh, le ministre iranien des affaires étrangères, tentent d'obtenir son extradition avec l'aide des avocats franco-argentin Christian Bourguet et Hector Villalon. Le gouvernement panaméen, d'abord disposé à accueillir les souverains déchus, change de position : il ne verrait pas d'objection à négocier une extradition. Anouar el-Sadate, qui avait toujours demandé que les Pahlavi demeurent en Égypte, réitère son invitation. C'est donc le retour à la première destination d'exil, mais avant cela l'avion va être bloqué plusieurs heures dans l'archipel des Açores : des avocats, chargés par le régime islamique, tentent par ce moyen d'arrêter le Chah. L'avion décolle le 24 mars 1980 avant que les autorités locales ne reçoivent officiellement la demande.

Mohammad Reza Pahlavi, extrêmement diminué par la maladie, est installé au palais Koubeh avec les membres de sa famille. Transféré d'urgence à l'hôpital Ma'adi le 25 mars 1980, il doit subir une splénectomie : le professeur Michael E. DeBakey enlève la rate, mais laisse le foie infecté et ne dispose pas de drain sur le pancréas qui a été touché au cours de l'intervention chirurgicale. La dégradation de l'état de santé du chah nécessite une nouvelle opération qui n'est désormais plus assurée par le professeur DeBakey, mais par une équipe médicale française. Le 30 juin 1980, le docteur Pierre-Louis Fagniez procède au pompage d'un litre et demi de pus et à l'extraction des débris du pancréas. Suivra une agonie de plusieurs semaines qui prendra fin le dimanche 27 juillet 1980 vers 5 h du matin.

Les obsèques de Mohammad Reza Chah Pahlavi, dernier empereur d'Iran, eurent lieu deux jours plus tard, le 29 juillet 1980. Pour les circonstances, Anouar el Sadate offre des funérailles nationales grandioses à celui qu'il considère comme un ami et un allié : trois millions de Cairotes s'étaient rassemblés tout le long du parcours reliant le palais d'Abedin à la mosquée al-Rifai. Des centaines d'étudiants de l'Académie militaire conduisaient en musique la procession, vêtus d'uniformes blanc, jaune et noir, selon leur rang. Derrière les cadets marchaient des soldats arborant des couronnes de roses et d'iris, flanqués d'officiers à cheval et suivis directement par un escadron d'hommes qui portaient les décorations militaires du chah sur des coussins de velours noir. Le cercueil, drapé dans les couleurs de l'Iran impérial, reposait sur un affût de canon tiré par huit chevaux arabes. Il précédait le cortège à la tête duquel marchaient la chahbanou, les enfants du couple impérial et les frères du chah. Aux côtés des Pahlavi se tenaient le couple Sadate et l'ancien président américain Richard Nixon. Ce dernier, venu à titre privé, dénonça l'indignité de l'administration américaine et des principaux alliés occidentaux à l'égard du monarque déchu. Si la plupart des chefs d'État et de gouvernement en fonction n'assistèrent pas à la cérémonie, certains pays comme les États-Unis, la France, l'Allemagne de l'Ouest, l'Australie et Israël dépêchèrent néanmoins leurs ambassadeurs. Représenté par un de ses proches, Moulay Hafid Alaoui, le roi Hassan II avait offert une pièce de tissu brodé de prières qui avait recouvert la Kaaba: le présent du souverain marocain devait être déposé sur le linceul du chah avant son inhumation. Parmi les autres personnalités qui avaient fait le déplacement au Caire figuraient l'ex-roi Constantin II de Grèce et son épouse, Anne-Marie de Danemark, ainsi que le prince Vittorio Emanuele di Savoia. À la mosquée al-Rifai, la dépouille du chah fut descendue, en sous-sol dans un caveau particulier, en présence de ses deux fils.

L'impératrice Farah Diba et l'héritier du trône, son fils Reza Pahlavi, sont très impliqués aujourd'hui dans les mouvements d'opposition au régime iranien au niveau international.

Source : fr.wikipedia.org  

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El-Refaey
El-Darb El-Ahmar
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Égypte Drapeau égyptien

Les obsèques de Mohammad Reza Chah Pahlavi, dernier empereur d'Iran, ont lieu deux jours après sa mort, le 29 juillet.

Pour les circonstances, Anouar el Sadate offre des funérailles nationales grandioses à celui qu'il considère comme un ami et un allié : 3 millions de Cairotes sont rassemblés tout le long du parcours reliant le palais d'Abedin à la mosquée al-Rifai. Des centaines d'étudiants de l'Académie militaire conduisent en musique la procession, vêtus d'uniformes blanc, jaune et noir, selon leur rang. Derrière les cadets marchent des soldats arborant des couronnes de roses et d'iris, flanqués d'officiers à cheval et suivis directement par un escadron d'hommes qui portent les décorations militaires du chah sur des coussins de velours noir. Le cercueil, drapé dans les couleurs de l'Iran impérial, repose sur un affût de canon tiré par huit chevaux arabes. Il précède le cortège à la tête duquel marchent la chahbanou, les enfants du couple impérial et les frères du chah. Aux côtés des Pahlavi se tient le couple Sadate et l'ancien président américain Richard Nixon. Ce dernier, venu à titre privé, dénonce l'indignité de l'administration américaine et des principaux alliés occidentaux à l'égard du monarque déchu. Si la plupart des chefs d'État et de gouvernement en fonction n'assistent pas à la cérémonie, certains pays comme les États-Unis, la France, l'Allemagne de l'Ouest, l'Australie et Israël dépêchent néanmoins leurs ambassadeurs. Représenté par un de ses proches, Moulay Hafid Alaoui, le roi Hassan II a offert une pièce de tissu brodé de prières qui avait recouvert la Kaaba, présent qui doit être déposé sur le linceul du chah avant son inhumation. Parmi les autres personnalités qui ont fait le déplacement au Caire figurent l'ex-roi Constantin II de Grèce et son épouse, Anne-Marie de Danemark, ainsi que le prince Victor-Emmanuel de Savoie. À la mosquée al-Rifai, la dépouille du chah est descendue, en sous-sol dans un caveau particulier, en présence de ses deux fils.

L'impératrice Farah et l'héritier du trône, son fils Reza Pahlavi, sont très impliqués aujourd’hui dans les mouvements d’opposition au régime iranien au niveau international.

La tombe de Mohammad Reza Pahlavi est au Mosquée Al-Rifa'i, El-Refaey, El-Darb El-Ahmar, Le Caire, Égypte Drapeau égyptien.

Citations

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Fiche d'identité

Identité

  • Nom complet : --
  • Nationalité (à sa mort) : Iranienne Drapeau iranien
  • Nationalité (à sa naissance) : --
  • Sexe : Masculin

Domaines d'activité

Noms

  • Nom usuel : Mohammad Reza Pahlavi
  • Nom complet : --
  • Prénom : Mohammad
  • Noms dans d'autres langues : --
  • Homonymes : 0 (aucun)
  • Nom de famille : Reza Pahlavi
  • Pseudonyme : --
  • Surnom : --
  • Erreurs d'écriture : Mohammad Reza Chah Pahlavi, Muhammad Rizā Shāh Pahlevi

Naissance

  • Signe astrologique du zodiaque : --
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Décès

  • Âge de mort : 60 ans
  • Cause de mort : Leucémie (Cancer)

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Donias Mohammad Reza Pahlavi dans les années 1970.
Répondre - il y a 1 an
Donias Portrait officiel de la famille impériale d'Iran (1978)
Répondre - il y a 1 an
Donias En 1974, Mohammad Reza apprend de ses médecins français qu'il est atteint d'un cancer, lequel le tuera dans quatre à six années. Mais sa maladie ne franchit un stade critique qu'au début de la révolution.
Au printemps 1978, mourant, le chah cessa de paraître en public avec l'explication officielle qu'il souffrait d'un « rhume persistant ».
En mai 1978, il annula soudainement un long voyage prévu en Hongrie et en Bulgarie.
Mohammad Reza passa tout l'été 1978 en "vacances" à la mer Caspienne, où il était en fait traité pour son cancer par les deux médecins les plus compétents de France, le Dr Jean Bernard et le Dr Georges Flandrin.
Pour tenter de stopper la maladie, le Dr Bernard et le Dr Flandrin prescrirent à Mohammad Reza de la prednisone, un médicament anticancéreux.
Alors que le pays était secoué par les événements révolutionnaire, la capacité du chah à gouverner semble défaillir ː Mohammad Reza Chah devint complètement passif et indécis, se contentant de passer des heures à regarder le paysage en se reposant près de la mer Caspienne alors que la révolution grondait.
L'isolement du Shah alimenta vite toute sorte de rumeurs.
Les tentatives de dissimulation des médias, qui publièrent en juillet 1978 des photos de l'empereur et de l'impératrice marchant sur la plage sur la mer Caspienne, ne dissimulèrent pas les doutes de l'opinion concernant l'état de santé du roi166. En juin 1978, le gouvernement français appris par l'intermédiaire des médecins la maladie du chah et sa gravité de son cancer, et en informa le gouvernement américain, qui jusque-là n'avait aucune idée que le chah était malade depuis 1974, en septembre 1978.
Dans le système autoritaire mis en place par Mohammad Reza Chah, il était le principal décideur et, comme l'a noté l'historien iranien-américain Abbas Milani, lorsque le Shah se retrouva au cours de l'été 1978 face à une crise qui, combinée à son cancer et aux effets des médicaments anticancéreux, rendit son humeur "... de plus en plus changeante et imprévisible.
Un jour, il était plein de verve et d'optimisme et le lendemain complètement catatonique ", ce qui paralysa en grande partie l'action du gouvernement.
Ce qui semble avoir également altéré son humeur ː Quand l'impératrice Farah, toujours selon Milani, fâchée par la situation, proposa à son mari à plusieurs reprises de quitter l'Iran pour suivre un traitement médical en la nommant régente, le chah la renvoya en disant qu'il ne voulait pas d'elle comme de la « Jeanne d'Arc iranienne » en subissant à ses yeux une situation humiliante
Répondre - il y a 1 an
Donias Les funérailles du chah Mohammad Reza Pahlavi au palais d'Abedin
Répondre - il y a 1 an
Donias La tombe de Mohammad Reza Chah Pahlavi, Shahanshah Aryamehr, à la mosquée Al-Rifa'i au Caire où il fut enterré le 29 juillet 1980.
Répondre - il y a 1 an
Donias Couronnement du couple impérial, le 26 octobre 1967.
Répondre - il y a 1 an
Donias Photographie du couronnement du Chahanchah, du Prince héritier et de la Chahbanou
Répondre - il y a 1 an
Donias Couronnement de Mohammad Reza Chah et de la Chahbanou Farah.
Répondre - il y a 1 an
Donias Cortège royal le jour du couronnement du Chahanchah, 26 octobre 1967.
Répondre - il y a 1 an

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