Qabus ibn Saïd

 
Qabus ibn Saïd
1940 - 2020
 

Sultan d'Oman de 1970 jusqu'à son décès en 2019, il aura régné 50 ans sur Oman.

Nationalité omanaise Omanais, né le 18 novembre 1940 et mort le 10 janvier 2020

79 ans Mort victime d'un cancer du côlon (maladie) à l'âge de 79 ans.

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Biographie

Qabous ben Saïd, né le 18 novembre 1940 à Salalah et mort le 10 janvier 2020, est le sultan d'Oman du 23 juillet 1970 (suite à un coup d'État) jusqu'à son décès: il aura régné 50 ans sur Oman.

Descendant de la dynastie Al Bou Saïdi au pouvoir depuis 1744, fils du sultan Saïd ibn Taimour, né à Salalah, la grande ville du sud du pays alors dénommé Mascate et Oman, Qabus a connu une enfance solitaire et austère, interdit d’aller à la plage, de participer à des jeux, ou de parler avec ses précepteurs de questions étrangères à ses études.

À l’âge de seize ans, il est envoyé en Angleterre pendant cinq ans, d'abord à l’académie privée de Bury St Edmunds, dans le Suffolk, où il devient un cavalier émérite et un grand amateur de musique classique. Il étudie ensuite à l'Académie royale militaire de Sandhurst jusqu'en 1962, puis sert pendant un an dans l’armée britannique en Allemagne en tant qu’officier du régiment des Scottish Rifles.

Après un grand tour du monde, il est rappelé en 1965 par son père qui le maintient en quasi détention.

Le 23 juillet 1970, Qabous ben Saïd renverse son père Saïd ben Taimour lors d'une révolution de palais. Oman, alors le pays le plus pauvre de la péninsule arabique, vivant hors du temps, exploitant peu son pétrole, est en pleine guerre civile. Avec l'aide de l'Iran et des forces spéciales de la Grande-Bretagne, Qabous réussit à écraser la rébellion marxiste du Dhofar.

Après sa prise de pouvoir commence l'exploitation intensive du pétrole.

Tout en s'associant avec des pays de la région (notamment l'Égypte), il mène une politique d'indépendance du sultanat. Sous son règne, Oman adhère à la Ligue arabe (29 septembre 1971), à l'ONU (7 octobre 1971) et à l'OMC (9 novembre 2000). En 2005, un complot orchestré par des islamistes visant à renverser son gouvernement est déjoué. Une trentaine de personnes seront condamnées à des peines de prison allant de sept à vingt ans.

Ses efforts se concentrent également sur la modernisation du pays : ports, routes, écoles ou université. Il concède le droit de vote et d'éligibilité aux femmes en 1995, plusieurs d'entre elles accédant notamment au rang de ministre à partir de 2004 puis d'ambassadrices. Il est à la tête d'un pays où, globalement, les femmes sont mieux considérées que dans les pays voisins, pouvant conduire ou travailler par exemple.

L'eau, l'électricité ou l'essence sont commercialisés à prix modique, les impôts inexistants ; les fonctionnaires sont pléthore et plusieurs métiers sont réservés aux locaux : toutes ces mesures préservant ainsi la longue accalmie sociale dans le pays, le Printemps arabe dans les années 2010 touchant peu le pays.

Préparant la constitution d'un État de droit en Oman, abandonnant progressivement l'absolutisme hérité de son père, il œuvre à une transition démocratique et égalitaire. Malgré tout, il impose l'image d'un État où il est impossible de ne pas soupçonner un régime despotique : longtemps, il cumule encore les fonctions — qu'il s'est adjugées — de chef de l'État, de Premier ministre, de ministre des Affaires étrangères, de ministre de la Défense, de chef d'état-major des armées et de directeur de la banque centrale. Dans la capitale, Mascate, le port, l'université, l'autoroute, les billets de banque portent son nom ou son image. Des affiches à son effigie sont présentes partout.

En 1996, le sultan a promulgué un décret clarifiant les règles de succession, instituant un Premier ministre et un Conseil bicaméral doté de certains pouvoirs législatifs, et garantissant des libertés civiles de base pour les citoyens omanais. Il existe désormais un chef de la diplomatie omanaise, Youssef ben Alaoui.

En 2003, la chambre basse du Conseil a été librement élue au suffrage universel direct pour la première fois, mais la chambre ne possède pas de réel pouvoir et ses membres ont interdiction de se réunir en partis politiques. Le Parlement n'a qu'un rôle consultatif.

Acteur influent de la diplomatie mondiale, maintenant son pays dans la neutralité, le sultan d'Oman sert à de maintes reprises d'intermédiaire entre différents états. L'ibadisme y est pour beaucoup, permettant une bonne cohabitation entre toutes les religions y compris entre les sunnites ou les chiites traditionnellement en opposition. Ainsi, dès la fin des années 1970, Qabous ben Saïd sert de messager entre l'Iran de Khomeini et les États-Unis. Dans les années qui suivent, il tente de rétablir quelques liens entre l'Iran et l'Irak. La décennie suivante jusqu'au début du millénaire, il établit des contacts avec Israël, cherchant à apaiser le conflit avec les Palestiniens.

Plus récemment, il est partie prenante dans les relations établies entre l'Iran et l'Arabie Saoudite qu'il invite à Oman pour discuter, dans la libération d'otages au Yémen ou encore dans la réussite du Plan global d'action conjoint, en 2013 puis 2015 auquel il œuvre, au départ discrètement, depuis 2009. La guerre civile syrienne donne lieu également à son entregent. Son éducation en Angleterre facilite également ses relations avec les Occidentaux.

En 2014, Qabous ben Saïd est traité pour un cancer. Dans les mois qui suivent, il se fait absent. La question de la succession se pose.

En principe, c'est le fils aîné du sultan qui lui succède à sa mort. Faute d'héritier mâle, le sultan régnant peut nommer un frère ou tout autre parent mâle parmi les descendants du sultan Saïd. Le sultan Qabus n'a pas d'enfant et a indiqué qu'à son décès, il incombera à la famille royale de se réunir et de convenir du nom d'un candidat. Cependant, si la famille royale ne parvient pas à s'accorder sur un candidat sous trois jours, c'est le Conseil de défense qui décidera, en se basant sur les deux noms que le sultan Qabus a placés dans des enveloppes scellées avant sa mort. L'armée pourrait instaurer une république, comme ce fut le cas jadis pour le Royaume du Yémen, voisin. Il y a trois généraux importants, et un nouveau régime dirigé par des militaires est envisagé, d'autant plus que la famille royale est divisée, certains de ses membres, sans charisme, ayant des liens familiaux lointains avec le sultan, et sont surtout inconnus de l'opinion publique omanaise.

S’étant rapidement marié à sa cousine en 1972, Qabous ben Saïd est sans descendance. Le quotidien France-Soir indique : « Qabous ben Saïd ne fait rien comme ses homologues des pays du Golfe. Divorcé, sans enfants, presque ouvertement gay, il laisse à son peuple la liberté de culte et ne réprime que très peu l'adultère et l'homosexualité, bien que ceux-ci soient encore considérés officiellement comme des délits. ».

Qabous ben Saïd est mort le vendredi 10 janvier 2020, à l'âge de 79 ans, d'un cancer du colon. Son cousin Haitham ben Tarek, ministre du Patrimoine et de la Culture, va lui succéder.

Source : fr.wikipedia.org  

Tombe

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Fiche d'identité

Identité

  • Nom complet : --
  • Nationalité (à sa mort) : Omanaise Drapeau omanais
  • Nationalité (à sa naissance) : --
  • Sexe : Masculin

Domaines d'activité

Noms

  • Nom usuel : Qabus ibn Saïd
  • Nom complet : --
  • Prénoms : --
  • Noms dans d'autres langues : قابوس بن سعيد آل بوسعيدي (arabe)
  • Homonymes : 0 (aucun)
  • Nom de famille : --
  • Pseudonyme : --
  • Surnom : --
  • Erreurs d'écriture : --

Naissance

  • Signe astrologique du zodiaque : --
  • Signe astrologique chinois : --

Décès

  • Âge de mort : 79 ans
  • Cause de mort : Cancer du côlon (Cancer)

Obsèques

  • Date des obsèques : --
  • Lieu de sépulture : --
  • Type de funérailles : --

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