André Le Nôtre

4074ème
André Le Nôtre
1613 - 1700
Score : 0

Artiste, Jardinier, Paysagiste (Histoire, Jardinage).

Nationalité française Francais, né le 12 mars 1613 et mort le 15 septembre 1700

87 ans Mort à l'âge de 87 ans (de quoi ?).

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Biographie

André Le Nôtre (Paris, 12 mars 1613 - Paris, 15 septembre 1700) fut jardinier du roi Louis XIV de 1645 à 1700 et eut notamment pour tâche de concevoir l'aménagement du parc et des jardins du château de Versailles, mais aussi celui de Vaux-le-Vicomte et Chantilly. Il était un très fameux courtisan et réussit à s'acquérir une grande faveur auprès de Louis XIV. Sous une bonhomie probablement travaillée (en présence même du roi) qui lui valut le surnom de son vivant le « bonhomme Le Nôtre », il sut se placer à l'écart des intrigues de la Cour et s'attirer les bonnes grâces d'un roi passionné de jardins. Il fut l'auteur des plans de nombreux jardins à la française.

André Le Nôtre est baptisé le 12 mars 1613 en l'église Saint-Roch à Paris. Il a pour parents Jean Le Nôtre, jardinier ordinaire du roi chargé de l'entretien du jardin des Tuileries de Catherine de Médicis, et Marie Jacquelin, fille de jardinier. Il reçoit le prénom de son parrain, André Bérard de Maisoncelle, contrôleur général des jardins du Roi sous Henri IV et Louis XIII. Sa marraine, Claude Martigny, est l'épouse de Claude Mollet, également jardinier du roi aux Tuileries.

Le jeune André Le Nôtre entre comme pupille dans l'atelier de Simon Vouet, peintre de Louis XIII, où il apprend le dessin. Il étudie également la sculpture auprès de Louis Lerambert et l'architecture et la perspective auprès de François Mansart.

En 1635, Le Nôtre devient premier jardinier de Monsieur, frère du roi, qui lui confie ses jardins de Saint-Cloud et du Luxembourg. Le premier grand jardin français portant la marque distinctive de Le Nôtre est le jardin du château de Wattignies (sud de Lille), terminé en 1640 et construit par le seigneur de Wattignies, Philippe de Kessel. On estime que le jardin fut dessiné vers 1635-1637, quand Le Nôtre avait entre 22 et 24 ans. On y retrouve les allées en angle aigus, l'exposition Sud Est (classique), le dégradé des essences d'arbres en perspective, les grands pots Médicis sculptés dans la pierre, le Théâtre de verdure. Cette première réalisation lui apportera ses premiers grands revenus et surtout la première référence qui lancera sa réputation. En janvier 1637, le roi lui garantit la survivance de la charge de son père comme premier jardinier du roi aux Tuileries.

Le 16 janvier 1640, André Le Nôtre épouse à Paris Françoise Langlois, fille du gouverneur des pages de la Grande Écurie, qui lui survivra et avec qui il aura trois enfants, tous morts jeunes. L'importance de la dot témoigne de la situation sociale non négligeable de la famille Le Nôtre. Trois ans plus tard, André Le Nôtre est nommé « dessinateur des plants et parterres » de tous les jardins du roi. Il met ainsi au goût du jour les jardins du château de Gagny, ceux du château de Maisons et ceux du château de Fontainebleau. C'est probablement lui qui assure la restauration des jardins de Meudon et Saint-Cloud après la Fronde.

En 1656, Le Nôtre dessine les nouveaux jardins du château de Vaux-le-Vicomte pour Nicolas Fouquet. Il travaille alors en coordination avec Louis Le Vau et Charles Le Brun entre 1656 et 1661, réalisant parterres, plans d'eau, bosquets et un renversement de perspective. Ce chantier lui assure une renommée internationale. En mai 1657, il achète la charge de conseiller du Roi et contrôleur général des bâtiments du roi.

Après l'arrestation de Fouquet en 1661, André Le Nôtre se met au service de Louis XIV pour restaurer les jardins de Versailles : son intervention commence par le parterre de l'Amour à la fin de l'année 1662 et se poursuivra jusqu'en 1687. Il en dessine les plans et supervise leur exécution, assurée par une équipe de jardiniers en chef eux-mêmes assistés de compagnons, aides et apprentis.

Il dessine et réalise alors de nombreux projets à travers la France et aussi l'étranger : Greenwich pour Charles II d'Angleterre en 1662, 1662 - 1684 : Le Nôtre transforme pour le Grand Condé les jardins du château de Chantilly, et dessine les jardins du château de Saint-Germain-en-Laye entre 1663 et 1672 (son projet de perspective déviée l'emportant sur celui de Le Vau), les jardins du Château de La Chaize entre 1664 et 1676 pour le compte de Francois de La Chaise d'Aix, frère du Père La Chaise et lieutenant du roi à Beaujeu, ainsi que les jardins du château de Saint-Cloud pour Philippe d'Orléans entre 1665 et 1693. Par ailleurs, en construisant un pont traversant la Seine, il achève partiellement la voie royale dont Louis XIV avait besoin, entre Saint-Germain-en-Laye et Paris, notamment après la Fronde. Il s'agit de l'origine de l'Axe historique.

En 1666, Colbert charge Le Nôtre d'embellir le jardin des Tuileries qu'il transforme en profondeur, ouvrant plusieurs perspectives dont l'une servira de tracé à la future avenue des Champs-Élysées. Entre 1670 - 1683, il travaille sous les ordres du même Colbert au remaniement des jardins de son château de Sceaux. Il conçoit un projet pour le château de Racconigi en Italie en 1670 et refait les jardins de Venaria Reale en Italie en 1674-1698.

Le Nôtre est anobli par Louis XIV en 1675 : il reçoit à cette occasion un ordre, suivi en 1693 de l'ordre de Saint-Lazare. Quand Louis XIV lui impose des armoiries, il se moque en disant qu'il a déjà « trois limaçons couronnés d'une pomme de chou ». Le roi lui fait composer un blason « de sable à un chevron d'or accompagné de trois limaçons d'argent, les deux du chef adossés et celui de la pointe contourné ». Il forme de nombreux disciples, dont son neveu, Claude Desgots.

Au début de l'année 1679, il se rend à Rome avec l'autorisation du roi. Colbert écrit à l'ambassadeur de France à Rome que Le Nôtre voyage « non pas tant pour sa curiosité que pour rechercher avec soin s'il trouvera quelque chose d'assez beau pour mériter d'estre imité dans les Maisons Royales, ou pour lui fournir de nouvelles pensées sur les beaux dessins qu'il invente tous les jours, pour la satisfaction et le plaisir de Sa Majesté. » S'il admire les fontaines de la Villa Aldobrandini et d'autres jardins, il estime que les jardins italiens ne s'approchent pas des français. L'influence du voyage en Italie sur l'oeuvre de Le Nôtre reste encore mal connue.

Le Nôtre visite également le Bernin, chargé de sculpter une statue équestre du roi, et à l'académie de France à Rome. Ayant appris sa présence à Rome, le pape Innocent XI demande à rencontrer Le Nôtre. Selon Saint-Simon, le pape veut lui confier le tracé des jardins pontificaux. À la fin de leur entrevue, Le Nôtre déclare « Je ne me soucie plus de mourir puisqu'à présent j'ai devisé familièrement avec les deux plus grands hommes du monde, Votre Sainteté et le Roi mon maître ». Le pape répond « Votre roi est un grand prince victorieux, moi je ne suis qu'un pauvre prêtre. Il est encore assez jeune, moi je suis vieux ». Le jardinier rétorque « Mon révérend Père, vous vous portez bien, vous enterrerez tout le Sacré Collège ». Les deux hommes éclatent de rire et, sous le coup de l'émotion, Le Nôtre embrasse sur les deux joues le pape avant de baiser sa mule. Le duc de Créquy parie avec le roi Louis XIV mille louis que cette scène est une baliverne ; il perd son pari qui confirme le surnom du jardinier le « bonhomme Le Nôtre ». La véracité de cette anecdote est toutefois contestée par Voltaire, qui se fonde sur le témoignage d'un disciple de Le Nôtre et ajoute : « on n'a pas besoin de ce témoignage pour savoir qu'un intendant des jardins ne baise point les papes et les rois des deux côtés. »

Le Nôtre entre en 1681 à l'Académie royale d'architecture. Il intervient dans l'aménagement des jardins du château de Meudon pour Louvois en 1679-1691 et participe aux aménagements du château de Marly-le-Roi, dernière résidence voulue par Louis XIV, en 1692. Il est cependant agacé par les velléités du Roi-Soleil à vouloir concevoir ses propres jardins. Il cesse donc de travailler pour ce dernier tout en lui offrant ses plus belles oeuvres d'art en 1693. Il fait encore des projets : il envoie par lettre ses instructions pour les château de Charlottenburg et château de Cassel en Allemagne en 1694 et adresse à Guillaume III d'Angleterre des plans pour le château de Windsor en 1698.

André Le Nôtre meurt à Paris dans le palais des Tuileries, auprès de son épouse et de ses nièces et neveux qu'il a adoptés, le 15 septembre 1700 à l'âge de 87 ans. Ses obsèques sont célébrées en l'église Saint-Germain-l'Auxerrois puis il est inhumé en l'église Saint-Roch. Selon ses désirs, il est inhumé sans cérémonie, le tableau d'autel de sa chapelle est orné d'une peinture de Jean Jouvenet et aucune armoirie ne figure sur sa pierre tombale. Sa sépulture est profanée lors de la Révolution.

Il n'a laissé cependant aucun écrit pédagogique, ni journal ni mémoires. Il reste quelques courriers adressés aux grands de son siècle. L'un des premiers à théoriser son apport est Antoine-Joseph Dezallier d'Argenville qui écrit en 1709 la Théorie et la pratique du jardinage, reprenant ainsi ses principales oeuvres. Ayant chiné depuis les années 1650 auprès de brocanteurs et antiquaires, il lègue les oeuvres importants de sa collection (tableaux de peinture, sculptures, porcelaines, médailles modernes et estampes) au roi en 1693.

Il laisse derrière lui de nombreux jardins aménagés à la française reconnaissables par leurs perspectives et leurs géométries parfaites, connus et renommés partout dans le monde.

Le Nôtre avait accumulé une vaste collection de tableaux de maîtres, de porcelaines, de statues antiques, d'estampes et de médailles. Le médecin et géologue anglais Martin Lister témoigne en 1698 que son cabinet de curiosités « vaut la peine d'être vu ». Le marquis de Sourches estime la valeur de sa collection à plus de cent mille livres, un montant considérable. Ces collections comprennent notamment :

de l'Albane, Actéon métamorphosé en cerf, Salmacis et Hermaphrodite, Apollon et Daphné, aujourd'hui au musée du Louvre ;

de Cornelis Van Poelenburgh, La lapidation de Saint Étienne, au Louvre ;

de Nicolas Poussin; Le Christ et la femme adultère, Moïse sauvé des eaux, Saint Jean baptisant le peuple, au Louvre ;

du Dominiquin, Adam et Ève, au musée de Grenoble.

Source : fr.wikipedia.org  

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Fiche d'identité

Identité

  • Nom complet : --
  • Nationalité (à sa mort) : Française Drapeau francais
  • Nationalité (à sa naissance) : --
  • Sexe : Masculin

Domaines d'activité

Noms

  • Nom usuel : André Le Nôtre
  • Nom complet : --
  • Prénom : André
  • Noms dans d'autres langues : --
  • Homonymes : 0 (aucun)
  • Nom de famille : Le Nôtre
  • Pseudonyme : --
  • Surnom : --
  • Erreurs d'écriture : andre lenotre, andre le notre

Naissance

  • Date de naissance : 12 mars 1613
  • Lieu de naissance : --
  • Signe astrologique du zodiaque : --
  • Signe astrologique chinois : --

Décès

  • Âge de mort : 87 ans
  • Cause de mort : --

Obsèques

  • Date des obsèques : --
  • Lieu de sépulture : --
  • Type de funérailles : --

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