Johnny Clegg

 
Johnny Clegg
1953 - 2019
 

Chanteur sud-africain, surnommé le « zoulou blanc », sa chanson la plus célèbre est « Asimbonanga » (1987), rend hommage à Nelson Mandela, alors incarcéré depuis plus de 20 ans. Ses chansons sont principalement axées sur la lutte contre l'apartheid en Afrique du Sud et pour la défense de la culture africaine. Il est connu aussi pour sa chanson « Scatterlings of Africa » (1982), reprise pour la bande originale du film « Rain Man » (1988).

66 ans Mort victime d'un cancer du pancréas (maladie) à l'âge de 66 ans.

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Biographie

Jonathan Clegg, dit Johnny Clegg, alias le « zoulou blanc », né le 7 juin 1953 à Bacup aux environs de Rochdale près de Manchester au Royaume-Uni et mort le 16 juillet 2019 à Johannesbourg en Afrique du Sud, est un auteur-compositeur-interprète sud-africain et un danseur zoulou. Leader successif des groupes Juluka et Savuka, les thèmes de ses chansons sont principalement axées sur la lutte contre l'apartheid en Afrique du Sud. Il fut l’inlassable défenseur de la culture africaine, notamment avec sa chanson la plus célèbre, « Asimbonanga » (1987), qui rend hommage à Nelson Mandela, alors incarcéré depuis plus de 20 ans, et « Scatterlings of Africa » (1982), reprise pour la bande originale du film « Rain Man » (1988).

Tout commence dans une famille aisée de paysans juifs lituaniens et polonais immigrés en Rhodésie, les Braudo. La mère de Johnny Clegg, Muriel Braudo, qui suit des cours à l'université de Johannesburg, se marie avec un non-juif, Denis Clegg, contre l'avis de son père. Le couple part ensuite en Angleterre pour éduquer leur nouveau-né, le petit Jonathan Clegg.

Mais six mois après cette naissance, le couple divorce et, après un bref passage en Israël, la mère retourne élever seule son enfant dans la ferme familiale à Gwelo, près de Selukwe, en Rhodésie. Enfant blanc dans l'Afrique du Sud de l'Apartheid, Jonathan grandit dans un environnement isolé de toute culture africaine. Malgré cela, il arrive à se lier d'amitié avec le fils du chauffeur de la famille qui l'initie au ndebele, une langue qui tire ses origines du zoulou.

Alors qu'il a six ans, sa mère, qui est chanteuse dans les night-clubs, part en tournée dans le pays et l'envoie dans une pension anglaise réservée aux Blancs à la discipline très stricte dont il garde un très mauvais souvenir.

Un an plus tard, sa mère épouse un journaliste sud-africain, Dan Pienaar, et la famille part vivre dans un appartement en plein centre de Johannesburg pendant deux ans. Écrivain et poète issu d'un milieu ouvrier blanc très pauvre, élevé durement dans une ancienne famille afrikaner, celui-ci a une forte influence dans l'éducation de Jonathan (qui ne connaîtra son père biologique qu'à 21 ans) en lui faisant partager sa passion pour l'Afrique.

La famille part ensuite deux ans en Zambie où le beau-père de Jonathan a trouvé une place dans un journal de Lusaka et s'en va couvrir la guerre au Congo. Durant ce temps, l'indépendance émergeant de l'Afrique aidant, Jonathan Clegg entre dans une école multiraciale pour la première fois. Revenu à Johannesburg, son beau-père lui apprend à survivre en pleine nature en l'emmenant tous les week-end faire du camping sauvage dans la brousse. Mais au début de son adolescence, son beau-père s'enfuit du jour au lendemain en Australie avec une autre femme, emportant la demi-soeur de Jonathan qui venait d'avoir trois ans.

À treize ans, se sentant complètement étranger à la religion et à la communauté juive qu'il juge trop passive face à l'Apartheid, il refuse de faire sa bar-mitsva. Ne supportant plus non plus l'école, il fugue trois semaines en territoire zoulou avec deux amis à quatorze ans avant d'être retrouvé par la police. De retour à Johannesburg, il commence à traîner un peu dans les rues mais sans enthousiasme.

Jonathan, que tout le monde commence à appeler Johnny, s'initie à la guitare à quinze ans, ce qui lui permet de rencontrer un musicien de rue zoulou qui se manifestait près de chez lui, Mntonganazo Mzila. Malgré le barrage de la langue, il s'ensuit deux années durant lesquelles Clegg apprend les rudiments de la musique zoulou et le Ihhlangwini, accompagnant Mzila dans tous les « hostels », les centres de travailleurs immigrants, malgré l'interdiction des Noirs et des Blancs d'entrer dans les secteurs qui ne leur étaient pas réservés. Cela permet malgré tout à Clegg de se faire une réputation de bon musicien et de comprendre réellement le fossé qu'a creusé l'apartheid.

À la même époque, Sipho Mchunu avait quitté sa terre zoulou natale pour exercer le métier de jardinier dans la ville de Durban. S'étant taillé une réputation de bon guitariste, et attiré par l'espoir d'un plus haut salaire, il décida de monter vers la grande ville, où il entendit parler pour la première fois d'un fameux garçon blanc au talent de musicien zoulou.

Il se trouva que le quartier de Johnny était également celui où Sipho travaillait. Ce qui devait arriver arriva et vint la rencontre des deux musiciens. Tout d'abord stimulés par leur envie de comparer leurs talents de guitariste, les deux compères s'associèrent pour former un duo hors du commun, qui allait avoir un succès international. Sipho permit à Johnny de parfaire ses techniques de guitare, de danse, de langue et de combat au bâton zoulou. Johnny permit à Sipho de connaître la musique celte et le rock.

Ensemble, ils firent secrètement la tournée de tous les foyers de travailleurs immigrants, enjoignant les autres musiciens à compétitionner avec eux. En plein Apartheid, cette association inimaginable provoqua une forte agitation, aussi bien artistique que politique, partagés entre ceux qui dénigraient cette multi-culturalité et ceux qui l'encourageaient.

Ainsi, en 1976, Johnny et Sipho décrochent leur premier vrai contrat, sous le nom Johnny et Sipho, et s'ensuit la sortie de leur premier album Woza Friday (Come Friday) qui stupéfiera le pays tout entier. C'est là que commence le concept de Johnny Clegg de réunir des paroles anglaises et des mélodies occidentales à la musique zoulou. En 1979, le duo change de nom pour devenir Juluka dont le premier album, malgré une ovation de la part des critiques, est censuré en Afrique du Sud, toujours sous la coupe de l'Apartheid. Leur deuxième album, African Litany, fut leur premier gros succès national, avec notamment leur premier hit Impi. Enfin, le quatrième album marque leur percée sur la scène mondiale. 5 disques de Juluka deviennent disques d'or et 2, disques platines.

En 1985, l'aventure Juluka se termine avec le départ de Sipho, retourné apporter de l'aide à sa communauté. Johnny forme ainsi son second groupe Savuka. Johnny Clegg et Sipho Mchunu ne perdront jamais contact et décideront par la suite de refaire une tournée et un nouvel album ensemble.

Le premier album de Savuka, Third World Child (« Enfant du Tiers-Monde », titre qui annonce son engagement) fut un très gros succès, avec plus de deux millions d'exemplaires vendus et les titres-phares "Asimbonanga" (chanson dédiée à Nelson Mandela, alors prisonnier sur une île au large du Cap) et "Scatterlings of Africa" (qui a été reprise dans la bande originale de Rain Man, ce qui atteste de son succès international dès cette époque). Le suivant, Shadow Man permit à Clegg d'entreprendre une tournée mondiale, partageant la scène entre autres avec Steve Winwood aux É.-U. et George Michael au Canada. Le quatrième album Heat, Dust and Dreams fut nommé dans la catégorie Best World Music et gagna le Billboard Music Award pour le meilleur album du monde en 1993.

Durant toutes ces années, Johnny Clegg n'a jamais cessé de faire des tournées en Afrique du Sud. En 1994, il y part pour faire la promotion de son Best Of In My African Dream. En 1997, Johnny et Sipho se rencontrent pour travailler un nouvel album de Juluka, après une mise en veille de 10 ans. Ce qui aboutira à la sortie de l'album Ya Vuka Inkunzi (The Bull has Risen) ou Crocodile Love.

À noter que le chanteur Renaud lui dédia la chanson Jonathan dans son album Putain de camion, en 1988. Renaud qui a d'ailleurs produit l'album One Life en 2006.

Un nouvel album est sorti en 2006, intitulé One Life. Y figure notamment une chanson sur les enfants soldats. Johnny Clegg y compose également l'hymne officiel du mariage d'Olivier Viau (accordéoniste argentin), et Petra Von Petersburg (lutteuse allemande championne olympique à Athènes en 2004). Avec ce nouvel album, on découvre aussi un nouveau Johnny Clegg avec une chanson en français Faut pas baisser les bras. Il continue à faire des chansons et le 18 juillet 2008, il chantait pour le concert d'ouverture de Brive-Plage devant un public conquis et enthousiaste. Le 30 août Johnny se produit sur scène au Grand Pruneau Show à Agen. Hélène Ségara adapte son tube Asimbononga en La paix nous vient de toi dans son album Mon pays c'est la Terre sorti en novembre 2008.

En décembre 2009 (janvier 2010 pour la France), La chanson The Crossing (Osiyeza) fait partie de la bande originale du film Invictus, réalisé par Clint Eastwood, retraçant le parcours de l'équipe d'Afrique du Sud de rugby, championne du monde en 1995.

Il débutera sa tournée mondiale le 21 mai 2010 par un concert à Equeurdreville (Manche).

Sa chanson Ibhola Lethu qui traite du racisme dans les stades sous l'apartheid, période où paradoxalement ce sont les équipes de Soweto qui dominent mais où les noirs sont interdits de stade avec les blancs, a été choisie comme hymne pour le Mondial de Football 2010.

En 2012, il donne un concert unique en Europe en France à Latillé dans le cadre du festival Les Heures vagabondes.

En 2014, il entame une nouvelle tournée de concerts, Human Tour, avec notamment un passage en France (dont un passage à Montluçon le 18 juillet le jour de la naissance de Nelson Mandela) dans le cadre du festival Au fil des voix à Vaison-la-Romaine le 5 août, puis à Thuir le 7 août et Apremont le 10 août. Il assure aussi le dernier volet des Jeudis du port à Brest le 14 août. Il se produit en France pour la dernière fois de cette tournée le 15 août à Luxey, lors du festival Musicalarue.

En 2015, après avoir découvert sa maladie, il démarre le Final Journey World Tour, une tournée qui doit l'amener à se présenter dans de nombreux pays du monde et qui devrait conclure sa carrière internationale. « Le voyage que j’ai commencé quand j’avais 14 ans touche aujourd’hui à sa fin ». Il aura vendu au cours de quarante-deux ans de carrière plus de 5 millions d’albums.

En avril 2017, Johnny Clegg annonce qu'il souffre d'un cancer du pancréas, détecté en 2015.

Il meurt le 16 juillet 2019 à l'âge de 66 ans à Johannesburg, des suites de ce cancer.

Source : fr.wikipedia.org  

Tombe

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Citations

Les meilleures citations de Johnny Clegg.

Pour avoir un ami noir en Afrique du Sud, il ne faut poser aucune condition et oublier les différences de langage, de race, de classe sociale. Et inversement, il n'est pas plus facile pour un Noir de réussir une relation avec un Blanc.
Je ne me suis pas rapproché des Noirs pour des raisons politiques, mais pour leur musique et leurs danses. C'est la politique qui m'a rejoint.
Le vice de l'apartheid, ce n'est pas la violence, mais l'auto-emprisonnement.

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Fiche d'identité

Identité

  • Nom complet : Jonathan Paul Clegg
  • Nationalité (à sa mort) : Africaine du sud Drapeau africain du sud
  • Nationalité (à sa naissance) : --
  • Sexe : Masculin

Domaines d'activité

Noms

  • Nom usuel : Johnny Clegg
  • Vrai nom : Jonathan Clegg
  • Prénom : Jonathan
  • Prénom (2) : Paul
  • Noms dans d'autres langues : --
  • Homonymes : 0 (aucun)
  • Nom de famille : Clegg
  • Pseudonyme : Johnny Clegg
  • Surnom : Zoulou Blanc
  • Erreurs d'écriture : --

Naissance

  • Date de naissance : 7 juin 1953
  • Lieu de naissance : --
  • Signe astrologique du zodiaque : --
  • Signe astrologique chinois : --

Décès

  • Âge de mort : 66 ans
  • Cause de mort : Cancer du pancréas (Cancer)

Obsèques

  • Date des obsèques : --
  • Lieu de sépulture : --
  • Type de funérailles : --

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 Un artiste qui avait un gros coeur pour les autres et de très belles chansons.
Un artiste qui avait un gros cœur pour les autres et de très belles chansons, repose en paix johnny et merci pour ton humanité
Commentez - il y a 4 mois
 Un homme simple, un artiste qui aimait la musique, les cultures et qui respectait les êtres humains dans leurs différences.
Un homme simple, un artiste qui aimait la musique, les cultures et qui respectait les êtres humains dans leurs différences. La "connerie" n'a pas de couleur ! Le rouge du sang, comme la transparence des larmes, devraient nous rappeler que nous appartenons tous à une seule et même espèce. Ce qui fait la richesse de l'humanité ce sont nos différences. Johnny, vous faites partie de l'histoire de l’Afrique du sud ! Les gens ne vous oublierons pas. Quel magnifique réussite, quelle leçon. Respect et admiration. Hamba kahle ! Eric. Aix en Provence
Commentez - il y a 4 mois
 C'était un homme bon, contre l'apartheid, ami du grand Mandela, il va manquer sur cette terre.
J adorais, j adore et j adorerai tj ses chansons, c était un homme bon, contre l apartheid, ami du grand Mandela, il va manquer sur cette terre
Commentez - il y a 4 mois
6 notes ►

Commentaires

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Anonyme 72241 Decedé beaucoup top tot . Unique en son genre. Il a inventé un style de musique plenne de joie de danse de force .iI aimait les gens les enfants la terre le ciel . Tu nous manques.il a vécu de terribles épreuves ils s'est battu contre la betise . C'etait un afticain un zoulou
Répondre - il y a 4 mois
Anonyme 72254 Un ange à rejoint les étoiles au paradis. Un homme tellement bon et généreux...Je suis de tout coeur avec sa famille. Et nous ne l'oublions jamais, il continuera à vivre dans nos coeur. Alex
Répondre - il y a 4 mois
Anonyme 72259 ou me rendre sir sa tombe j ai besoin de le retrouver
Répondre - il y a 4 mois

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