Explorateur français, figure légendaire pour son expédition solitaire et tragique entreprise en 1949 à travers la jungle guyanaise, mondialement connu pour son carnet de bord "Aventures en Guyane", retrouvé après sa disparition, qui relate avec une honnêteté brutale son agonie et sa lutte désespérée contre la faim et l'épuisement, ainsi que la quête acharnée de son père, qui a passé le reste de sa vie à organiser 18 expéditions dans l'espoir de retrouver son fils.
Francais, né le 1er octobre 1926 et mort le 13 janvier 1950
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Raymond Maufrais aurait fêté ses 100 ans le jeudi 1er octobre 2026. Plus que 154 jours...
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Raymond Maufrais, né le 1er octobre 1926 à Toulon, disparu en janvier 1950 durant une expédition solitaire dans la forêt guyanaise et officiellement mort le 13 janvier 1950 à Camopi, est un explorateur et résistant français. Raymond Maufrais est devenu une figure légendaire pour son expédition solitaire et tragique entreprise en 1949 à travers la jungle guyanaise. Il est mondialement connu pour son carnet de bord, retrouvé après sa disparition, qui relate avec une honnêteté brutale son agonie et sa lutte désespérée contre la faim et l'épuisement. Ce récit, publié sous le titre "Aventures en Guyane", a marqué des générations de lecteurs par son intensité dramatique et son souffle aventureux. Sa célébrité repose également sur la quête acharnée de son père, qui a passé le reste de sa vie à organiser 18 expéditions dans l'espoir de retrouver son fils. Aujourd'hui, il incarne le symbole du romantisme absolu de l'exploration, mêlant courage téméraire, dénuement total et mystère irrésolu.
Raymond Maufrais naît à Toulon le 1 octobre 1926. Son enfance est perturbée par des fugues fréquentes, il disparaît du pensionnat pendant trois jours et la police doit le rechercher, avec deux autres camarades. À partir de 1939, il fait ses études de littérature classique dans le Var.
En 1940, son père Edgar est brièvement arrêté par les Allemands. En 1942, Raymond tente de gagner l'Angleterre mais un accident à Dieppe l'oblige à rebrousser chemin. Pendant ce temps, son père est entré dans la résistance et Raymond l'y rejoint. D'abord par de petits actes, comme distribuer des prospectus, surveiller les mouvements de troupes… puis, avec son père, ils prennent le maquis dans le Périgord pour préparer le débarquement en Provence. À la fin de la guerre, alors qu'il n'a pas encore dix-huit ans, il reçoit la croix de guerre et la médaille de la Reconnaissance française.
Après la guerre, Raymond Maufrais devient correspondant de guerre sur la Côte d'azur et en Corse mais termine son temps avant d'être appelé. En juillet 1946, il s'envole pour le Brésil. À Rio de Janeiro, il cherche un éditeur. Il rencontre une comtesse italienne qui lui permet d'obtenir une mission de pacification au Mato Grosso, avec pour objectif de prendre contact avec le peuple Xavántes, très hostile aux étrangers. Raymond Maufrais parcourt 2 700 km dans la jungle et rejoint les survivants de l'expédition précédente. Le groupe se fait attaquer par les natifs, ils sont obligés de rebrousser chemin. De retour en France, Raymond Maufrais s'attelle à la rédaction de son récit de voyage, Aventures au Matto-Grosso, dont il fera des lectures publiques dans la région de Toulon. Le récit ne sera cependant publié qu'après sa disparition.
Au cours de ses lectures publiques, Raymond Maufrais annonce son intention de repartir au Brésil, au départ de la Guyane française. Il prévoit de traverser les monts Tumuc-Humac, de descendre le Rio Jari jusqu'à Belém. En juin 1949, il obtient un financement par Sciences et voyages comme une avance sur le récit à venir. Raymond Maufrais prévoit de découvrir les tribus du sud de la Guyane. On sait aujourd'hui qu'il n'y en avait pas, mais à cette date plusieurs récits datant de 6 ans donnaient à croire qu'il y avait au moins 50 tribus dont trois cannibales.
Arrivé en Guyane, il envoie en France une série d'articles sur le village de Acarouany, sur le bagne de Saint-Laurent-du-Maroni, sur les Kali'na et sur les chercheurs d'or.
Puis il embarque sur le Mana en direction de Maripasoula. Sur le trajet, il saute dans l'eau et tue un caïman au couteau. Il arrive le 25 octobre 1949 à Maripasoula, la pluie l'immobilise pendant 3 semaines.
Il fait une première tentative accompagné de son chien Bobby, mais, mal équipé, son canoë devenu inutilisable, il dérive dans la jungle en tentant de survivre. Il prend des notes au fur et à mesure dans lesquelles il raconte ses difficultés. Il souffre de la faim en permanence, mange ce qu'il chasse, des oiseaux, des lézards, des graines, des serpents. Il souffre de dysenterie, la forêt est hostile, il se perd fréquemment. Le 1 janvier 1950, il atteint les Tamouri et le petit village de Claude, où il ne trouve que des bâtiments abandonnés. Désespéré, trop épuisé pour utiliser son pistolet, il délire et finit par tuer et manger Bobby, le chien.
Dans une ultime tentative pour rejoindre à la nage le village de Bienvenue, situé à une distance de 70 km afin d'y trouver de l'aide, il laisse son carnet de notes et son appareil photo dans une hutte. Il quitte le Dégrad Claude le 13 janvier 1950 et disparaît.
Raymond Maufrais est mort le vendredi 13 janvier 1950, à l'âge de23 ans, à Camopi (Guyane). Fin février ou début mars, un homme du peuple Tekos de passage à Bienvenue récupère les biens de Raymond Maufrais dans le village Claude. Sa disparition n'est annoncée par une agence de presse de Guyane néerlandaise que le 6 juillet 1950. Edgar Maufrais (1900-1970) refuse la mort de son fils. Pour le retrouver, il organise dix-huit expéditions et parcourt douze mille kilomètres en douze ans en Amazonie. En 2025, Geoffroi Crunelle, président de l'association des amis d'Edgar et Raymond Maufrais (AAERM), saisit la justice pour officialiser le décès de Raymond Maufrais, 76 ans après sa disparition. Il explique que le procureur de la République et toute partie intéressée pouvaient présenter cette demande mais que personne ne s'était encore penché sur ce cas pour deux raisons : dans un premier temps, parce que les parents de Raymond refusaient d'accepter son décès ; puis, dans un deuxième temps, par l'absence de descendance. Le tribunal judiciaire de Cayenne a déclaré le 18 mars 2026, en se fondant sur l’article 88 du code civil, l'officialisation du décès de Raymond Maufrais, arguant que s'il était encore vivant, il serait âgé de 99 ans. L'acte de décès peut être enregistré dans le registre communal de la commune guyanaise de Camopi, où il est officiellement décédé le 13 janvier 1950, date retenue par la justice car il s'agit de la dernière inscrite dans les carnets de route de l'explorateur, retrouvés quelques mois après sa disparition.
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