Cycliste français, célèbre pour avoir remporté à 2 reprises le mythique Tro Bro Leon, en 2007 et 2009, inscrivant son nom au palmarès de l'une des courses les plus dures et atypiques du calendrier français. Coéquipier modèle et habitué des grands rendez-vous, il a bouclé le Tour de France et le Tour d'Italie. Il était particulièrement connu du grand public pour être le pilote attitré de Thomas Voeckler sur le Tour de France, formant un duo complice au plus près des coureurs pour les directs de France Télévisions.
Francais, né le 23 novembre 1982 et mort le 22 juin 2026
Enterré (où exactement ?).
Saïd Haddou, né le 23 novembre 1982 à Issy-les-Moulineaux et mort le 22 juin 2026, est un coureur cycliste professionnel français. Il est célèbre pour avoir remporté à 2 reprises le mythique Tro Bro Leon, en 2007 et 2009, inscrivant son nom au palmarès de l'une des courses les plus dures et atypiques du calendrier français. Sa puissance physique et sa redoutable pointe de vitesse en faisaient un excellent rouleur-sprinteur, capable de briller aussi bien sur la route que sur la piste, où il fut champion d'Europe espoirs de l'américaine. Au cours de sa carrière professionnelle au sein des équipes Auber 93 et Bouygues Telecom (devenue Europcar), il s'est illustré comme un coéquipier modèle et un habitué des grands rendez-vous, bouclant notamment le Tour de France et le Tour d'Italie. Après avoir raccroché le vélo en 2012, il a acquis une immense notoriété dans les coulisses du cyclisme en devenant l'un des pilotes de moto officiels les plus respectés pour l'organisateur A.S.O. Enfin, il était particulièrement connu du grand public pour être le pilote attitré de Thomas Voeckler sur le Tour de France, formant un duo complice au plus près des coureurs pour les directs de France Télévisions.
Saïd Haddou naît le 23 novembre 1982 à Issy-les-Moulineaux, dans les Hauts-de-Seine. Dès son plus jeune âge, il grandit à Clamart, au sein d'une famille où le sport et l'esprit de compétition occupent une place de choix. Très vite, l'appel de la bicyclette se fait sentir, et c'est tout naturellement qu'il pousse les portes de l'école de cyclisme locale du CSM Clamart. C'est là, sur les routes d'Île-de-France, que le jeune Saïd fait ses premières armes, apprenant les rudiments du peloton, le sens du placement et développant une pointe de vitesse qui fera sa marque de fabrique. Son frère cadet, Nadir Haddou, marche rapidement dans ses pas, partageant la même passion dévorante pour le vélo, ce qui crée une émulation fraternelle unique tout au long de leur jeunesse. Les années de formation au niveau régional confirment le potentiel brut du coureur francilien, doté d'un gabarit solide avec son mètre quatre-vingt-dix et ses quatre-vingts kilos, un physique de rouleur-sprinteur idéal pour les joutes du cyclisme moderne.
Au tournant des années deux mille, désireux de franchir un cap et de se confronter aux meilleurs espoirs du pays, Saïd Haddou rejoint le Club Cycliste de l'un des bastions de la formation francilienne, le CM Aubervilliers 93. Sous ces nouvelles couleurs, il bénéficie de structures d'encadrement plus rigoureuses et commence à se faire un nom au niveau national. Parallèlement à ses ambitions sur route, il mène une carrière particulièrement brillante sur la piste, une discipline exigeante qui peaufine son sens tactique, son agilité et son explosivité lors des arrivées groupées. L'année 2002 s'avère être une saison charnière pour le jeune coureur alors âgé de vingt ans. Sur les vélodromes, son talent éclate au grand jour. Il s'adjuge d'abord le titre de champion d'Île-de-France de poursuite individuelle, puis confirme à l'échelon supérieur en devenant champion de France de la course aux points dans la catégorie des espoirs. Cette polyvalence et cette science du vélodrome trouvent leur consécration internationale la même année à Büttgen, en Allemagne, où il décroche le titre de champion d'Europe de l'américaine espoirs aux côtés de son compatriote Laurent D'Olivier. Sur la route, il prouve également sa régularité en terminant à la deuxième place de la classique amateur Paris-Ézy, démontrant qu'il est capable de briller sur tous les terrains.
En 2003, toujours fidèle à la structure d'Aubervilliers, il continue sa progression et s'impose sur la huitième étape du Circuit des plages vendéennes, une épreuve réputée pour son niveau relevé en début de saison. Ses performances solides et sa pointe de vitesse de plus en plus redoutable attirent l'attention des dirigeants de l'équipe professionnelle BigMat-Auber 93, qui décident de lui offrir un poste de stagiaire à la fin de l'été. Cette première immersion dans le peloton professionnel est une révélation et lui permet de mesurer le travail restant à accomplir pour s'installer durablement au sommet de la hiérarchie. Pour parachever sa formation chez les amateurs et acquérir le statut de leader d'équipe, il fait le choix stratégique de rejoindre en 2004 le CC Nogent-sur-Oise, l'un des clubs les plus performants et les plus respectés de la Division Nationale 1. Ce choix s'avère payant puisque la saison 2004 est celle de l'explosion sur la scène routière. Saïd Haddou enchaîne les bouquets et les places d'honneur. Il remporte avec panache la Côte picarde, une classique internationale espoirs de premier plan, et s'impose sur la troisième étape du Tour du Loiret ainsi que sur la quatrième étape des Boucles de la Mayenne. Sa victoire au Grand Prix de Saint-Maximin et sa troisième place sur La Tramontane finissent de convaincre les recruteurs du peloton professionnel que le jeune homme est mûr pour le grand saut.
En 2005, Saïd Haddou signe son premier contrat professionnel avec l'équipe Auber 93, retournant ainsi dans la structure qui l'avait vu grandir. Pour sa première année complète parmi l'élite, il ne tarde pas à s'illustrer en faisant parler ses qualités de sprinteur. Il lève les bras lors de la quatrième étape du Tour de Gironde et accumule les places d'honneur, notamment avec une troisième place d'étape sur le Tour de Picardie, prouvant qu'il possède déjà la caisse physique nécessaire pour rivaliser avec les meilleurs finisseurs du circuit continental. Sa deuxième saison chez les professionnels en 2006 confirme sa montée en puissance. Plus mature, mieux intégré tactiquement, il signe un succès marquant en remportant la première étape du Tour du Poitou-Charentes, devançant au sprint des coureurs chevronnés. Cette victoire d'envergure, couplée à une nouvelle troisième place d'étape sur le Tour de Picardie, fait de lui l'un des jeunes sprinteurs français les plus convoités du marché des transferts.
À la fin de l'année 2006, le manager vendéen Jean-René Bernaudeau, séduit par le profil de ce grand rouleur-sprinteur capable de passer les bordures et de frotter dans les finales nerveuses, lui propose de rejoindre la formation ProTour Bouygues Telecom pour la saison 2007. Ce transfert marque une étape majeure dans sa vie d'athlète, lui ouvrant les portes des plus grandes compétitions du calendrier mondial. Sous le maillot blanc et bleu de l'équipe vendéenne, il ne tarde pas à s'adapter aux exigences du très haut niveau. Au mois d'avril 2007, il réalise le plus grand exploit de sa jeune carrière en s'imposant sur le Tro Bro Leon, la célèbre classique bretonne surnommée "l'Enfer de l'Ouest" en raison de ses chemins de terre et de pierre, les fameux ribinoù. Face à des conditions dantesques et sur un terrain qui demande une habileté technique hors du commun, acquise en partie sur la piste, il règle ses compagnons d'échappée au sprint sur le vélodrome de Lannilis, inscrivant son nom au palmarès d'une des courses les plus dures et les plus atypiques du cyclisme français. Quelques semaines plus tard, il confirme sa forme resplendissante en prenant la deuxième place des Boucles de l'Aulne à Châteaulin et la quatrième place du difficile Grand Prix de Denain, démontrant sa régularité sur les courses d'un jour.
La saison 2008 s'annonce sous les meilleurs auspices, mais elle va malheureusement être freinée par une série de coups du sort qui mettent sa résilience à rude épreuve. Saïd Haddou est d'abord victime de problèmes de dos persistants qui perturbent sa préparation hivernale, avant d'être frappé par une mononucléose, un virus épuisant qui le prive de ses forces pendant de longues semaines. Alors qu'il tente de retrouver son meilleur niveau en milieu d'année, une lourde chute lors du championnat de France sur route vient briser son élan. Malgré ces frustrations répétées, il s'accroche, travaille dans l'ombre et parvient à terminer la saison avec la certitude que ses qualités physiques sont toujours là, prêtes à s'exprimer de nouveau dès que la santé le lui permettra.
L'année 2009 sonne comme celle de la rédemption et de la maturité absolue pour le Francilien. Totalement rétabli de ses pépins de santé, il réalise une campagne de classiques printanières de très haut niveau, s'alignant successivement sur les monuments du cyclisme que sont Milan-San Remo, le Tour des Flandres et Paris-Roubaix. Sur les pavés mythiques du Nord, il réalise une performance de choix en accrochant la vingt-sixième place au vélodrome de Roubaix, confirmant son aisance sur les terrains exigeants et usants. Quelques jours plus tard, il retrouve les routes du Finistère pour le Tro Bro Leon. Dans une démonstration de force et d'intelligence tactique, il déjoue tous les pièges des ribinoù pour s'imposer une seconde fois à Lannilis, devenant l'un des rares coureurs de l'histoire à compter deux victoires sur cette épreuve légendaire. Fort de ce succès, il découvre la même année l'intensité des grands tours de trois semaines. Il prend d'abord le départ du Tour d'Italie, où il se mêle aux sprints massifs, accrochant une superbe neuvième place lors de la neuvième étape avant de rallier Rome à la cent-soixante-troisième place du classement général. Quelques semaines plus tard, il est sélectionné pour son premier Tour de France, une consécration pour tout cycliste français. Il y joue un rôle précieux d'équipier pour ses leaders, tout en parvenant à se glisser dans des échappées et à franchir la ligne d'arrivée finale sur les Champs-Élysées à la cent-quarantième place, des étoiles plein les yeux.
En 2010, au sein d'une équipe Bouygues Telecom rebaptisée Bbox Bouygues Telecom, il aborde la saison avec l'ambition de confirmer ses excellents résultats de l'année précédente. Sa pointe de vitesse reste une arme redoutable, et il passe tout près du succès sur plusieurs épreuves continentales, accrochant notamment une belle quatrième place sur les Boucles de l'Aulne. Cependant, la guigne le rattrape au mois d'août sur les routes de Paris-Corrèze, où il est victime d'une terrible chute qui se solde par une fracture du tibia. Cette blessure grave met un terme prématuré à sa saison et l'oblige à de longs mois de rééducation difficile, soulevant des doutes sur sa capacité à retrouver l'intégralité de ses moyens physiques au sein d'un peloton professionnel de plus en plus exigeant.
Fidèle à son tempérament de battant, Saïd Haddou entame la saison 2011 sous les couleurs du Team Europcar, la nouvelle identité de la formation de Jean-René Bernaudeau. Son retour à la compétition est progressif mais spectaculaire. Dès le mois de février, sur les routes de l'Étoile de Bessèges, il prouve qu'il n'a rien perdu de son sens de l'anticipation ni de son explosivité en remportant la cinquième étape au terme d'un sprint magistral. Ce succès rapide après sa grave blessure est un immense soulagement pour le coureur et pour son encadrement. Tout au long de l'année, il multiplie les prestations solides, terminant notamment à la deuxième place d'une étape du Tour de Picardie et apportant son immense expérience aux jeunes coureurs de l'équipe, tout en restant un pilier du collectif vendéen lors des courses flandriennes et des manches de la Coupe de France.
La saison 2012 constitue le dernier chapitre de sa carrière au plus haut niveau. À trente ans, Saïd Haddou possède un bagage technique et une science de la course unanimement respectés dans le peloton. Au mois de mai, il s'offre un dernier grand bonheur international en remportant le Grand Prix de Tallinn-Tartu en Estonie, réglant le peloton avec la rage de vaincre qui l'a toujours caractérisé. Quelques semaines plus tard, il participe activement à la victoire de sa formation lors du prologue du Tour Alsace, un contre-la-montre par équipes où sa puissance de rouleur fait merveille. Malgré ces résultats probants et son statut de capitaine de route respecté, les choix stratégiques et les contraintes budgétaires du Team Europcar poussent Jean-René Bernaudeau à ne pas renouveler son contrat à l'issue de la saison. Faute de propositions à la hauteur de ses attentes au sein du peloton professionnel, et refusant de faire l'année de trop, Saïd Haddou prend la décision difficile mais mûrement réfléchie de mettre un terme définitif à sa carrière de cycliste professionnel à la fin de l'année 2012.
La fin d'une carrière sportive est souvent une transition délicate, mais pour Saïd Haddou, il est impensable de s'éloigner des routes et du monde du cyclisme qui a façonné sa vie d'homme. Sa profonde connaissance des dynamiques de course, son calme naturel et sa maîtrise parfaite du pilotage l'orientent tout naturellement vers une reconversion originale et exigeante. Il intègre la prestigieuse équipe des pilotes de moto officiels pour Amaury Sport Organisation (A.S.O.), l'entité qui gère les plus grandes compétitions cyclistes mondiales, au premier rang desquelles figure le Tour de France. Dans ce nouveau rôle de l'ombre, indispensable à la sécurité et à la retransmission médiatique des épreuves, il devient rapidement une figure incontournable et appréciée du milieu. Sa maîtrise technique lui vaut d'être choisi pour transporter les personnalités les plus prestigieuses, et il devient notamment le pilote attitré de Thomas Voeckler, son ancien coéquipier chez Europcar devenu consultant vedette pour France Télévisions. Ensemble, au cœur de la course, au plus près des coureurs dans les descentes de cols vertigineuses ou les traversées de villages bondés, ils forment un duo complice et ultra-performant, Haddou mettant toute son expérience du peloton au service des analyses en direct de Voeckler.
Pendant plus d'une décennie, Saïd Haddou s'épanouit pleinement dans cette seconde vie professionnelle, restant ce visage familier, chaleureux et toujours souriant que l'on croise avec bonheur sur les zones de départ de Paris-Nice, du Critérium du Dauphiné ou de la Grande Boucle. Son expertise est saluée par tous, des organisateurs aux journalistes en passant par les coureurs actifs, qui savent qu'ils peuvent compter sur sa bienveillance et son professionnalisme sans faille. Il partage son temps entre ses engagements professionnels sur le calendrier cycliste et sa vie personnelle, gardant un œil attentif sur l'évolution de son sport de cœur et restant profondément attaché à ses racines franciliennes ainsi qu'à la Vendée, sa terre d'adoption sportive.
Cette trajectoire lumineuse et cette vie consacrée à la passion du deux-roues s'interrompent de manière brutale et dramatique au début de l'été 2026. Le lundi 22 juin 2026, alors qu'il circule à moto, Saïd Haddou est victime d'un terrible accident de la route. Malgré l'intervention rapide des secours, l'ancien champion succombe à ses blessures à l'âge de 43 ans seulement, une disparition tragique qui plonge instantanément l'ensemble du cyclisme français dans une immense stupeur et une profonde tristesse. La nouvelle de sa mort provoque une vague d'émotion unanime à travers tout le pays, de la Bretagne où il avait signé ses plus beaux exploits à la Vendée où il avait construit sa renommée, jusqu'aux bureaux d'A.S.O. où ses collègues perdent un ami cher et un professionnel hors pair.
Les hommages se multiplient immédiatement pour saluer la mémoire de ce coureur qui avait marqué les esprits autant par son talent de finisseur que par ses qualités humaines exceptionnelles. L'Union Nationale des Cyclistes Professionnels exprime sa profonde douleur face à la perte d'un homme qui incarnait les plus belles valeurs du sport : la générosité, la camaraderie et le respect. Ses anciens coéquipiers, à commencer par un Thomas Voeckler profondément bouleversé, rappellent son sourire permanent, sa serviabilité et cette connaissance parfaite de la course qui le rendait unique. Saïd Haddou laisse derrière lui l'image d'un athlète accompli, d'un double vainqueur mémorable du Tro Bro Leon qui avait su dompter la poussière et les pierres de Bretagne, et d'un homme de l'ombre devenu indispensable à la mise en valeur du sport qu'il aimait tant. Sa disparition prématurée laisse un vide immense et indélébile au sein de la grande famille du cyclisme, qui gardera à jamais le souvenir de sa silhouette élégante sur le vélo et de sa bienveillance motocycliste au cœur des plus grands pelotons du monde.
Saïd Haddou est mort le lundi 22 juin 2026, à l'âge de 43 ans, d'un accident de moto.
Aidez-nous à localiser la tombe de Saïd Haddou en nous envoyant l'adresse du lieu où se trouve sa sépulture (cimétière...). Facultatif : transmettez-nous également les coordonnées GPS de l'emplacement exact de la sépulture de Saïd Haddou.
Nous n'avons pas de citations de Saïd Haddou pour le moment...
Si vous connaissez des citations de Saïd Haddou, nous vous proposons de nous les suggérer.
Proposez une citation.
Soyez le premier à poser une question sur Saïd Haddou.
Si vous ne trouvez ce que vous recherchez sur Saïd Haddou, décrivez-nous votre demande et nous vous répondrons personnellement dans les plus brefs délais.
Demandez-nous




| 5 étoiles | 0 | |
|---|---|---|
| 4 étoiles | 0 | |
| 3 étoiles | 0 | |
| 2 étoiles | 0 | |
| 1 étoile | 0 | |
| 0 étoile | 0 |
Vous avez des questions sur Saïd Haddou ? Des remarques ? Des infos à partager ?
Si vous connaissez un site qui parle de Saïd Haddou et susceptible d'apporter des informations complémentaires à cette page, vous pouvez nous proposer le lien. Après délibération (si nous pensons que le contenu proposé est intéressant), nous afficherons le lien vers cette nouvelle source d'infos et nous vous préviendrons par e-mail quand il sera publié.









