Abou Bakr al-Baghdadi

 
Abou Bakr al-Baghdadi
1971 - 2019
 

Djihadiste et terroriste irakien, leader de l'organisation terroriste État islamique (Daech), il a pris le contrôle de vastes territoires en Irak et en Syrie, y instaurant un régime de terreur basé sur une interprétation ultra-radicale de la charia. Il a acquis une notoriété mondiale par l'utilisation massive de la propagande numérique pour recruter des milliers de combattants étrangers et revendiquer des attentats sanglants sur tous les continents. Son organisation s'est tristement illustrée par des atrocités systématiques, incluant des exécutions publiques, l'esclavage sexuel des femmes yézidies et la destruction de sites archéologiques majeurs. En tant qu'homme le plus recherché au monde à son époque, sa tête était mise à prix pour 25 millions de dollars par les États-Unis.

Nationalité iraquienne Iraquien, né le 28 juillet 1971 et mort le 27 octobre 2019

48 ans Mort suicidé à l'âge de 48 ans.

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Biographie

Ibrahim Awwad Ibrahim Ali al-Badri al-Samarraï, dit Abou Bakr al-Baghdadi al-Husseini al-Qourachi, anciennement Abou Douaa, « calife Ibrahim » pour ses partisans, ou plus simplement Abou Bakr al-Baghdadi, né le 28 juillet 1971 à Falloujah en Irak et mort le 27 octobre 2019 à Baricha en Syrie, est un djihadiste irakien. Il est à partir de 2010 le chef, puis de 2014 à sa mort le calife de l'organisation terroriste et salafiste djihadiste État islamique. Il est célèbre pour avoir été le leader de l'organisation terroriste État islamique (Daech), dont il a proclamé le "califat" mondial en 2014 depuis Mossoul. Sous son commandement, le groupe a pris le contrôle de vastes territoires en Irak et en Syrie, y instaurant un régime de terreur basé sur une interprétation ultra-radicale de la charia. Il a acquis une notoriété mondiale par l'utilisation massive de la propagande numérique pour recruter des milliers de combattants étrangers et revendiquer des attentats sanglants sur tous les continents. Son organisation s'est tristement illustrée par des atrocités systématiques, incluant des exécutions publiques, l'esclavage sexuel des femmes yézidies et la destruction de sites archéologiques majeurs. En tant qu'homme le plus recherché au monde à son époque, sa tête était mise à prix pour 25 millions de dollars par les États-Unis.

À partir d'octobre 2011, il figure parmi les trois terroristes les plus recherchés par le gouvernement américain qui offre une prime de 10 millions de dollars pour sa capture.

Le 29 juin 2014, premier jour du mois de Ramadan, il est proclamé par l'État islamique en Irak et au Levant (nouvellement désigné « État Islamique ») calife, (chef temporel de l'oumma la communauté mondiale des musulmans) sous le nom d'Ibrahim, prétendant ainsi restaurer cette fonction abolie depuis 1924.

Il naît à Samarra en Irak en 1971.

Sa jeunesse est méconnue. Michael Knights, spécialiste de l'Irak à l'Institut de Washington, estime qu'al-Baghdadi aurait rejoint très tôt les rangs des salafistes irakiens, bien avant l'invasion américaine de l'Irak en 2003, au point que le régime de Saddam Hussein aurait été informé de ses agissements.

Rejoignant Al-Qaïda en Irak, alors dirigée par le Jordanien Abou Moussab al-Zarqaoui, il est nommé « émir de Rawah » et préside la tenue de tribunaux islamiques pour intimider les populations locales, n'hésitant pas à faire exécuter des partisans du gouvernement irakien de Nouri al-Maliki. Le 26 octobre 2005, il est la cible d'une attaque aérienne américaine visant un repaire présumé de djihadistes près de la frontière syrienne. Alors identifié sous le nom d'Abou Du'a, il est déjà décrit comme un haut-responsable de la branche irakienne de la nébuleuse terroriste. Il était notamment chargé du transfert de combattants syriens et saoudiens en Irak.

Arrêté en 2005 par les forces américaines, il est envoyé dans le camp de détention de Bucca, d'où il est finalement relâché en 2009, pour une raison inexpliquée.(je ris bah bravo !)

Après sa libération, il se range sous la bannière de l'État islamique d'Irak, les combattants d'Al-Qaïda en Irak ayant été officiellement intégrés au sein du groupe. Ayman al-Zawahiri confirme la disparition d'Al-Qaïda en Irak en 2007.

Le 16 mai 2010, un communiqué du conseil consultatif de l'État islamique d'Irak annonce la nomination d'Abou Bakr al-Baghdadi al-Husseini al-Qurashi en remplacement d'Abou Omar al-Baghdadi, son ex-émir, tué le 18 avril 2010 lors d'une opération conjointe des forces de sécurité américaines et irakiennes. L'organisation annonce également la désignation d'Abou Abdullah al-Husseini al-Qurashi comme son nouveau premier ministre. Deux jours plus tôt, Abou Hamza Al-Mouhajer, ancien chef d'Al-Qaïda en Irak et ex-ministre de la guerre au sein de l'État islamique d'Irak, également décédé le 18 avril 2010, est remplacé par Nasser al Din Allah Abou Souleimane, selon un communiqué du groupe traduit par le centre de surveillance américain des sites djihadistes (SITE).

À l'automne 2010, l'État islamique d'Irak multiplie les attaques contre les chrétiens et les chiites. Le 31 octobre 2010, veille de la Toussaint, une prise d'otage à l'intérieur de la Cathédrale de Bagdad s'achève dans le sang, provoquant la mort de 46 fidèles, dont deux prêtres, et de sept policiers. Le 3 novembre 2010, L'État islamique d'Irak revendique la responsabilité du massacre.

En décembre 2010, les forces de sécurité irakiennes procèdent à l'arrestation de Hazem Abdul Razzaq al-Zawi, cousin de l'ex-émir Abou Omar al-Baghdadi et « Ministre de l'Intérieur » au sein de l'État islamique d'Irak, lors d'une opération anti-terroriste menée à Ramadi. Au cours de l'interrogatoire, le suspect avoue son implication au sein du groupuscule et révèle l'identité du nouvel émir.

Le 3 décembre 2010, la chaîne de télévision satellite irakienne Al-Sumaria diffuse des clichés photographiques censés montrer Abou Bakr al-Baghdadi et Abou Souleimane, lequel a été identifié comme un certain Niaman Mansour al-Zaidi.

Dès la fin de l'année 2010, l'État islamique d'Irak sous la direction d'Abou Bakr al-Baghdadi intensifie les attaques contre des cibles gouvernementales et policières. Le 9 mai 2011, Abou Bakr al-Baghdadi annonce dans un communiqué son allégeance à Ayman al-Zawahiri, le successeur d'Oussama Ben Laden, tué le 2 mai 2011 à Abbottabad au Pakistan. L'« émir » de l'État islamique d'Irak réaffirme la loyauté du groupe envers la direction centrale d'Al-Qaïda tout en jurant de venger son ancien chef. Le groupe a revendiqué à cette occasion un attentat-suicide commis le 5 mai 2011 contre un poste de police à Hilla, au sud de Bagdad, ayant causé la mort de 24 policiers dont cinq capitaines et deux lieutenants.

À l'été 2011, les attaques imputées à Al-Qaida en Irak se multiplient à travers le pays. Le 28 août 2011, un attentat-suicide frappe la mosquée Umm al-Quda, à Bagdad, tuant Khalid al-Fahdawi, un important législateur. Le même mois, Abou Bakr al-Baghdadi déclare s'apprêter à déclencher une vague de cent attentats pour venger la mort d'Oussama Ben Laden.

Le 4 octobre 2011, Abou Bakr al-Baghdadi est inscrit sur la liste des terroristes les plus recherchés par le gouvernement américain (Rewards for Justice) qui offre une prime de 10 millions de dollars pour sa capture, faisant de lui l'un des trois chefs djihadistes les plus recherchés au monde avec Ayman al-Zawahiri, chef d'Al-Qaida, et le mollah Omar.

Le 22 juillet 2012, Abou Bakr al-Baghdadi annonce dans un communiqué audio que la branche irakienne d'Al-Qaida s'apprête à reprendre ses anciens bastions dans le pays d'où ses militants ont été précédemment délogés par les forces armées américaines et leurs alliés sunnites. Il appelle à libérer les militants djihadistes emprisonnés et menace de mort les juges, procureurs et ceux qui les protègent. Le 27 septembre 2012, 75 détenus s'évadent d'une prison à Tikrit à la faveur d'un assaut ayant entraîné la mort de 13 policiers.

Le 2 décembre 2012, le bruit court que l'"émir" de l'État islamique d'Irak aurait été arrêté au nord de Bagdad. Un communiqué diffusé par la chaîne de télévision al-Iraqiya annonce sa capture. Cependant, des doutes sont émis sur l'identité du suspect, des sources ayant informé les autorités américaines que l'homme arrêté est en réalité un des plus importants responsables de la nébuleuse terroriste dont l'identité n'a pas été révélée. Le 7 décembre 2012, L'État islamique d'Irak dément l'arrestation de son émir.

Le conflit syrien, engagé en 2011 par l'Armée syrienne libre contre les troupes gouvernementales de Bachar el-Assad, apporte un nouveau souffle à l'EIIL, que les revers infligés par les forces américaines avant leur retrait d'Irak avaient affaibli.

En avril 2013, Abou Bakr al-Baghdadi annonce avoir rebaptisé l'État islamique d'Irak sous le nom d'État islamique en Irak et au Levant (EIIL). L'initiative est fortement désapprouvée par Ayman al-Zawahiri, d'autant qu'elle prône une fusion entre l'EIIL et le Front al-Nosra, groupe radical, majoritairement composé de combattants syriens, actif en Syrie. L'annonce du projet de fédération entre les deux groupes provoque des tensions parmi les djihadistes engagés dans la lutte contre le pouvoir du président Bachar el-Assad. De plus, le chef d'Al-Nosra, Abou Mohammed Al-Joulani, ne répond pas favorablement à l'appel de Baghdadi et prête serment d'allégeance à Ayman al-Zawihiri. Il avoue toutefois avoir combattu sous les ordres de l'"émir" de l'EIIL en Irak et d'avoir bénéficié de son aide en Syrie pour la fondation de son propre groupe. En juin, Ayman al-Zawahiri exprime son refus catégorique de valider la création de l'EIIL, d'autant qu'il condamne le fait de ne pas avoir été consulté au préalable. Devant ce refus, Baghdadi prend ses distances avec la direction centrale de la nébuleuse terroriste, rejette les instructions de Zawahiri dans un message audio et revendique la paternité des combattants syriens d'Al-Nosra. Il confie la branche syrienne de l'EIIL à l'un de ses lieutenants et porte-paroles, Abou Mohammed Al-Adnani.

Conscient que sa décision de reconnaître al-Nosra comme le seul représentant légitime d'Al-Qaïda en Syrie peut engendrer des conflits entre les combattants des deux groupes, Ayman al-Zawahiri décide d'envoyer un émissaire, le Syrien Abou Khaled al-Souri, pour tenir un rôle de médiateur entre l'EIIL et le Front al-Nosra. Celui-ci est tué à Alep le 23 février 2014, dans un attentat-suicide attribué à l'EIIL.

Désireux d'étendre les actions de l'EIIL de l'autre côté de la frontière irakienne, Baghdadi projette la création d'un État islamique englobant la Syrie et le Liban. L'EIIL engage des combats meurtriers qui aboutissent à la prise de Falloujah et de certains quartiers de Ramadi en janvier 2014, alors que son émir annonce son intention d'"anéantir ses rivaux de la rébellion", en parlant de l'Armée syrienne libre, qui accuse l'EIIL de faire le jeu du président Bachar el-Assad. De son côté, Ayman al-Zawahiri affirme que l'EIIL n'a aucun lien avec la direction centrale d'Al-Qaïda, désavouant les actions du groupe et de son "émir".

Malgré les tentatives de l'EIIL de gagner la confiance et le soutien des populations locales au nord de la Syrie, le groupe se livre parallèlement à des exactions, des rapts, des enlèvements et n'hésite pas à assassiner des chefs rebelles non-djihadistes, actions qui entachent sa réputation. De plus, le groupe ne parvient pas à modérer l'intolérance religieuse et la brutalité des mercenaires étrangers présents dans ses rangs.

De son côté, Ayman al-Zawahiri ordonne à al-Baghdadi en mai 2014 de cesser toute agression envers les djihadistes du Front al-Nosra, l'appelant à concentrer les opérations de l'EIIL en Irak, pays dont son groupe est originaire. Il affirme par ailleurs que la proclamation de l'État islamique en Irak et au Levant « a été un désastre politique pour les Syriens ».

Le 29 juin 2014, l'État islamique en Irak et au Levant annonce rétablir le califat et prendre désormais le nom d'État islamique. Après avoir vécu pendant des années dans la clandestinité, Abou Bakr al-Baghdadi apparaît publiquement pour la première fois à Mossoul, le 4 juillet 2014. Il fait un prêche dans la Grande mosquée d'Al-Nouri et appelle tous les musulmans à lui « obéir ».

D'après le chercheur irakien Hicham al-Hachemi, Abou Bakr al-Baghdadi et le haut commandement de l'État islamique s'établissent dans une zone montagneuse du district d'al-Baaj (en), au sud-ouest de la province de Ninive en Irak. Ce territoire, passé sous le contrôle de l'État islamique le 5 janvier 2014 et rebaptisé province de l'Euphrate (wilayat al-Furat), est un sanctuaire djihadiste depuis plusieurs années ; les tribus sunnites, largement converties au salafisme, soutiennent l'EI et cinq bataillons de 350 à 500 hommes y seraient établis en permanence.

Selon le gouvernement américain, l'otage américaine Kayla Mueller, travailleuse humanitaire enlevée à Alep en août 2013, est violée à plusieurs reprises par Abou Bakr al-Baghdadi ce qui est confirmé plus tard par sa geôlière, Oum Sayyaf. Elle aurait été la « propriété » du chef de l'EI. Elle est tuée en février 2015. Selon un communiqué publié par l'État islamique le 6 février, elle l'a été par une frappe aérienne (en) de l'aviation jordanienne . Le 10 février, les États-Unis confirment sa mort en niant cependant qu'elle ait été tuée par un bombardement. Une ancienne esclave sexuelle yézidie a déclaré que Kayla avait été assassinée par l'EI.

Selon The Guardian et les autorités irakiennes, le 18 mars 2015, Al-Baghdadi est grièvement blessé à la colonne vertébrale dans une attaque aérienne américaine menée dans le nord-ouest de l'Irak et n'a pas repris les commandes du groupe terroriste depuis. Cependant l'information est démentie par le Pentagone qui affirme qu'aucun élément ne laisse penser qu'al-Baghdadi ait été blessé.

Le 26 décembre 2015, l'EI diffuse un enregistrement audio d'Abou Bakr al-Baghdadi qui appelle à des soulèvements en Arabie saoudite et promet des attaques contre Israël.

Abou Bakr al-Baghdadi semble quitter Mossoul vers fin 2016, peu après le lancement de la bataille, pour probablement se replier dans la région d'Al-Baaj ou de Boukamal. Le soir du 2 novembre, l'État islamique publie un communiqué audio dans lequel al-Baghdadi, qui ne s'était pas exprimé publiquement depuis près d'un an, appelle ses troupes à tenir Mossoul. Selon The Guardian, Abou Bakr al-Baghdadi manque de peu d'être tué le 3 novembre 2016, au début de la bataille de Mossoul. Ce jour-là, il s'exprime à ses hommes par talkie-walkie pendant 45 secondes. Il est alors repéré par les Kurdes, et ses gardes, devinant le danger, lui confisquent aussitôt la radio.

Le 21 juin 2017 à Mossoul, les djihadistes sont accusées d'avoir fait exploser la Grande mosquée al-Nouri, lieu où Abou Bakr al-Baghdadi était apparu pour la première fois le 4 juillet 2014, alors que les soldats de l'armée irakienne ne sont plus qu'à une cinquantaine de mètres de l'édifice.

Abou Bakr al-Baghdadi ne se déplace vers mai 2018 qu'avec un petit nombre de fidèles et discrètement. Pour un général des services de renseignements irakiens qui le déclare anonymement à l'AFP, Abou Bakr al-Baghdadi ne se déplace le long de la frontière irako-syrienne qu'accompagné de quatre ou cinq personnes, dont son fils et son gendre. En 2018, selon le chercheur irakien Hicham al-Hachemi, al-Baghdadi se déplace entre Al-Baaj en Irak et Hajine en Syrie : « Sur le terrain ce sont de vastes régions de montagnes, de déserts, de lits de rivières et de villages en Irak et en Syrie qui offrent de nombreuses caches ». En mars 2019, Hicham al-Hachemi estime qu'Abou Bakr al-Baghdadi se trouve probablement dans les régions désertiques de la Badiya, dans l'est de la Syrie, accompagné de seulement trois personnes : « Son frère Joumouaa, plus âgé que lui, son chauffeur et garde du corps Abdellatif al-Joubouri, qu'il connaît depuis l'enfance, et son estafette, Seoud al-Kourd ».

Le 16 juin 2017, le ministère de la Défense russe annonce qu'il aurait été tué dans une frappe aérienne menée le 28 mai. Dans les jours qui suivent, le gouvernement russe ne peut confirmer cette information, qui est prise avec prudence par la coalition menée par les États-Unis comme par les observateurs. Même si le 22 juin, le ministère russe des Affaires étrangères maintient qu'il a très probablement été tué et que le 11 juillet 2017, l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) affirme qu'Abou Bakr al-Baghdadi serait mort selon des « hauts responsables » de l'État islamique présents dans le gouvernorat de Deir ez-Zor, sans pouvoir donner de précision sur la date, le lieu et les circonstances de sa mort et si le 10 juillet, un court communiqué d'une antenne locale de l'EI à Tall Afar annonce également la mort du « calife », l'information est rapidement rejetée par d'autres sources djihadistes. À Raqqa, des personnes sont arrêtées et exécutées pour « diffusion de rumeurs sur la mort du calife, Abou Bakr al-Baghdadi ». Abou Ali al-Basri (ar), chef des services de renseignement et de contre-terrorisme du ministère irakien de l'intérieur, pense al-Baghdadi toujours en vie à la date du 16 juillet 2017 sur le territoire syrien, mais en dehors de Raqqa. Cet avis est partagé par Lahour Talabani, chef des services de lutte antiterroriste du Kurdistan irakien, qui le pense au sud de Raqqa.

Le 14 juillet 2017, les États-Unis affirment également ne pas pouvoir confirmer sa mort, et le considérer comme vivant jusqu'à preuve du contraire ce que confirme le 21 juillet 2017, le secrétaire d’État américain de la Défense, James Mattis. Mais dans le même temps, la chaîne de télévision saoudienne Al-Arabiya affirme que Jalalouddine al-Tounisi (en) serait pressenti pour lui succéder.

Les jours suivants, la Russie fait machine arrière tandis que le Kurdistan irakien, par la voix de ses services de renseignements, dit envisager qu'al-Baghdadi soit en vie à Raqqa.

Le 31 août 2017, le commandant de la coalition, le général Stephen Townsend, affirme qu'Abou Bakr al-Baghdadi est présumé être toujours en vie : « Je n’ai vu aucune preuve convaincante, renseignement ou rumeur de quelque source que ce soit de sa mort. (…) Il y a aussi des indicateurs dans les canaux de renseignement selon lesquels il est encore en vie ».

Finalement, un enregistrement d’une durée de cinquante-cinq minutes diffusé sur Telegram le 22 août 2018 à l’occasion de l’Aïd al-Adha et dont l'authenticité est jugée probable, fait entendre Abou Bakr al-Baghdadi qui revient sur les revers de son organisation mais appelle à poursuivre le combat : « Ceux qui oublient leur religion, la patience, le djihad contre leurs ennemis et leur certitude dans la promesse du Créateur s’effondrent et tombent. Ceux qui s’y tiennent sont fiers et victorieux même après un certain temps » et Abou Bakr al-Baghdadi réapparaît pour la première fois depuis 2014 dans une vidéo diffusée le 29 avril 2019 par al-Furqan, une branche média de l'État islamique.

Abou Bakr al-Baghdadi est mort dans la nuit du samedi 26 au dimanche 27 octobre 2019, à l'âge de 48 ans, suicidé dans une explosion, à Baricha (Syrie). Dans la nuit du 26 au 27 octobre 2019, l'armée américaine mène une opération avec une centaine d'hommes de la Delta Force et huit hélicoptères, contre une maison située à l'écart du village de Baricha, dans le nord du gouvernorat d'Idleb, en Syrie. Cerné dans un tunnel, Abou Bakr al-Baghdadi trouve la mort en actionnant sa ceinture explosive, tuant avec lui deux de ses enfants. Huit personnes au total sont tuées dans l'opération : deux hommes dont al-Baghdadi, quatre femmes et deux enfants. Deux autres hommes sont faits prisonniers et onze enfants sont évacués. Quelques heures plus tard, après identification ADN, Donald Trump annonce officiellement la mort du chef de l'État islamique. Son ADN avait été prélevé dans le camp de prisonniers de Bucca. Comme Oussama ben Laden en 2011, le corps d'Abou Bakr al-Baghdadi est immergé en mer, tandis que des frappes aériennes détruisent la maison. Le 31 octobre 2017, l'État islamique reconnait la mort de son calife dans un communiqué audio de sept minutes : « Ô musulmans, Ô moudjahidine, soldats de l’EI (…), nous pleurons le commandeur des croyants Abou Bakr Al-Baghdadi ». Abou Ibrahim al-Hachimi al-Qourachi est présenté comme son successeur en tant que nouveau « commandeur des croyants » et « calife des musulmans ». Selon le porte-parole de l'EI, Abou Bakr Al-Baghdadi aurait désigné lui-même son successeur dans son testament.

Source : fr.wikipedia.org  

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Fiche d'identité

Identité

  • Nom complet : Ibrahim Awwad Ibrahim Ali al-Badri al-Samarraï
  • Nationalité (à sa mort) : Iraquienne Drapeau iraquien
  • Nationalité (à sa naissance) : --
  • Sexe : Masculin

Domaines d'activité

Noms

  • Nom usuel : Abou Bakr al-Baghdadi
  • Nom complet : --
  • Prénoms : --
  • Noms dans d'autres langues : --
  • Homonymes : 0 (aucun)
  • Nom de famille : --
  • Pseudonyme : Abou Bakr al-Baghdadi al-Husseini al-Qourachi, Abou Bakr al-Baghdadi, Abou Douaa
  • Surnom : Calife Ibrahim
  • Erreurs d'écriture : --

Naissance

  • Signe astrologique du zodiaque : --
  • Signe astrologique chinois : --

Décès

  • Âge de mort : 48 ans
  • Cause de mort : Suicide (Suicide)

Obsèques

  • Date des obsèques : --
  • Lieu de sépulture : --
  • Type de funérailles : --

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