Marina Vlady

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Marina Vlady
1938 - 2026
 

Actrice, écrivaine et chanteuse française, figure majeure du cinéma européen des années 1950 et 1960, son talent de comédienne a été consacré internationalement par l'obtention du prix d'interprétation féminine au Festival de Cannes 1963 pour son rôle dans "Le Lit conjugal" (1963). Sa popularité s'est également construite sur ses rôles marquants auprès de grands réalisateurs comme Jean-Luc Godard dans "Deux ou trois choses que je sais d'elle" (1967) ou Orson Welles dans "Falstaff" (1965). En dehors du grand écran, elle a marqué les esprits par sa carrière de chanteuse et d'autrice, écrivant notamment des mémoires à succès. Elle a enfin suscité un immense intérêt médiatique par sa vie privée romanesque, tout particulièrement son union passionnée avec le mythique poète soviétique Vladimir Vyssotski.

Nationalité française Française, née le 10 mai 1938 et morte le 24 septembre 2026

88 ans Morte à l'âge de 88 ans (de quoi ?).

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Biographie

Catherine de Poliakoff-Baïdaroff, dite Marina Vlady, née le 10 mai 1938 à Clichy (Seine[a]) et morte le 24 septembre 2026, est une actrice, chanteuse et écrivaine française. Marina Vlady s'est fait connaître en devenant une figure majeure du cinéma européen des années 1950 et 1960. Son talent de comédienne a été consacré internationalement par l'obtention du prix d'interprétation féminine au Festival de Cannes 1963 pour son rôle dans "Le Lit conjugal" (1963). Sa popularité s'est également construite sur ses rôles marquants auprès de grands réalisateurs comme Jean-Luc Godard dans "Deux ou trois choses que je sais d'elle" (1967) ou Orson Welles dans "Falstaff" (1965). En dehors du grand écran, elle a marqué les esprits par sa carrière de chanteuse et d'autrice, écrivant notamment des mémoires à succès. Elle a enfin suscité un immense intérêt médiatique par sa vie privée romanesque, tout particulièrement son union passionnée avec le mythique poète soviétique Vladimir Vyssotski.

Catherine Marina de Poliakoff-Baïdaroff, dite Marina Vlady, naît le 10 mai 1938 à Clichy, au sein d'une famille d'émigrés russes marqués par la révolution et la Première Guerre mondiale. Son père, Vladimir de Poliakoff, chanteur d'opéra de talent, s'est installé en France après avoir fui son pays natal, trouvant un emploi d'ouvrier à l'usine Frigorifique de Clichy pour subvenir aux besoins des siens. Sa mère, Militza Envald, est une danseuse étoile d'origine suédoise. Benjamin d'une fratrie de quatre filles, la jeune Catherine grandit dans une atmosphère fortement empreinte d'art, de musique et de danse. Ses trois sœurs aînées, Olga, Tatiana et Militza, choisissent toutes la voie artistique sous les pseudonymes respectifs d'Olga Varen, Odile Versois et Hélène Vallier. L'initiale « V », partagée par l'ensemble de la fratrie et qui se retrouve dans le nom de scène Vlady — hommage direct à son père Vladimir —, symbolise leur détermination commune.

Dès l'enfance, Marina Vlady montre des aptitudes remarquables pour la danse et entre au petit rat de l'Opéra de Paris. Son parcours prend néanmoins un tournant décisif dès 1949, à l'âge de 11 ans, lorsqu'elle fait sa première apparition au cinéma dans le film « Orage d'été » (1949) de Jean Gehret. Cette même année, elle fait la couverture du magazine « La Vie catholique illustrée », marquant le début d'une médiatisation précoce. Très vite, la jeune comédienne enchaîne les seconds rôles, notamment en Italie avec « Due sorelle amano » (1950) et « Black Feathers » (1952), apprenant son métier directement sur le plateau et adaptant sa scolarité en conséquence.

L'année 1954 marque un tournant majeur dans sa jeune carrière lorsque le réalisateur André Cayatte lui confie le rôle de Liliane Noblet dans « Avant le déluge » (1954). Sa prestation poignante aux côtés de Bernard Blier lui vaut de recevoir le prix Suzanne-Bianchetti, distinction décernée aux plus grands espoirs du cinéma français. Cette prestation installe durablement son nom au sommet de l'affiche et confirme sa capacité à incarner des personnages complexes et tourmentés. La même année, elle tourne sous la direction du cinéaste italien Giuseppe De Santis dans « Jours d'amour » (1954) et incarne Caroline Esterházy dans le film dramatique « Symphonie inachevée » (1954).

En 1955, alors âgée de 17 ans, elle épouse l'acteur et metteur en scène Robert Hossein. Leur union défraye la chronique et donne naissance à une collaboration artistique féconde ainsi qu'à deux enfants, Igor et Pierre. Robert Hossein fait tourner sa jeune épouse dans plusieurs de ses réalisations majeures du milieu des années 1950, à commencer par « Les salauds vont en enfer » (1955), écrit par Frédéric Dard, puis « Pardonnez nos offenses » (1956). Ces films mettent en relief son visage photogénique et imposent une image de jeune première à la fois mystérieuse et érotique. Durant cette période intense, elle joue également sous la direction d'André Michel dans « La Sorcière » (1956) aux côtés de Maurice Ronet, un long-métrage dont elle restera particulièrement fière, ainsi que dans « Crime et Châtiment » (1956) de Georges Lampin.

La fin des années 1950 voit la comédienne confirmer sa polyvalence, passant du drame au film noir. Elle partage l'affiche avec sa sœur Odile Versois dans « Toi, le venin » (1958) sous la direction de Robert Hossein, puis tourne dans « La Nuit des espions » (1959). Malgré l'annonce de leur divorce en 1959, la collaboration entre Vlady et Hossein laisse une empreinte marquante sur le cinéma français de l'époque.

L'entrée dans la décennie 1960 consacre Marina Vlady comme une vedette internationale. En 1961, Jean Delannoy lui offre le rôle-titre de « La Princesse de Clèves » (1961), une adaptation ambitieuse du chef-d'œuvre de Madame de La Fayette. Sa présence élégante et son interprétation mesurée prouvent qu'elle est capable de dépasser le simple statut d'icône plastique pour devenir une comédienne classique accomplie. Durant cette même période, elle se lie avec l'entrepreneur français Jean-Claude Brouillet, membre de la Résistance et propriétaire de compagnies aériennes, qu'elle épouse en 1963. De cette union naît son troisième enfant, Vladimir.

C'est en Italie que Marina Vlady obtient la plus haute consécration de sa carrière cinématographique. Sous la direction du cinéaste Marco Ferreri, elle tient le rôle principal féminin dans la comédie satirique « Le Lit conjugal » (1963). Sa performance nuancée et audacieuse face à Ugo Tognazzi lui vaut de remporter le prix d'interprétation féminine lors du Festival de Cannes 1963. La même année, elle s'illustre dans « Les Bonnes Causes » (1963) de Christian-Jaque et tourne à l'international sous la direction d'Orson Welles dans « Falstaff » (1965), où elle prête ses traits au personnage de Kate Percy.

Au milieu des années 1960, Marina Vlady recherche activement des projets d'auteur exigeants. Elle accepte de devenir l'héroïne de Jean-Luc Godard dans « Deux ou trois choses que je sais d'elle » (1967), une œuvre emblématique de la Nouvelle Vague où elle livre un jeu distancé et intellectuel. Parallèlement, elle développe ses activités musicales avec ses sœurs en formant le groupe « Les Sœurs Poliakoff », enregistrant plusieurs disques de chansons populaires et traditionnelles de 1967 à 1968, qui obtiennent le grand prix international du disque Charles-Cros. Son mariage avec Jean-Claude Brouillet se termine par un divorce en 1966.

L'année 1969 transforme radicalement la vie personnelle et artistique de l'actrice. Alors qu'elle se rend fréquemment en Union soviétique, elle rencontre le poète, comédien et auteur-compositeur-interprète Vladimir Vyssotski. Leur coup de foudre débouche sur un mariage célébré à Moscou en 1970. Cette union donne lieu à une relation amoureuse passionnée mais complexe, marquée par l'éloignement géographique, les contraintes politiques du régime soviétique et les luttes de Vyssotski contre ses addictions. Pour faciliter ses déplacements et pouvoir revoir régulièrement son époux, elle rejoint le Parti communiste français, obtenant ainsi des visas simplifiés pour circuler au-delà du rideau de fer.

Tout au long des années 1970, Marina Vlady mène de front sa carrière au cinéma et son engagement civique. En 1971, elle figure parmi les signataires du célèbre Manifeste des 343, publié dans le magazine Le Nouvel Observateur, affirmant publiquement avoir eu recours à l'avortement afin d'exiger sa légalisation en France. Au cinéma, elle s'illustre aussi bien dans des comédies populaires comme « Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil » (1972) de Jean Yanne, que dans de grands drames historiques tels que « Que la fête commence... » (1975) de Bertrand Tavernier, où elle incarne la maîtresse du Régent interprété par Philippe Noiret. Elle enregistre également plusieurs disques en soliste, dont « Le Voleur de chevaux » en 1973.

La tragédie frappe l'actrice le 25 juillet 1980 lorsque Vladimir Vyssotski meurt prématurément à Moscou à l'âge de 42 ans. Dévastée par la perte de celui qui a marqué une entière décennie de sa vie, elle trouve un soutien auprès du professeur Léon Schwartzenberg, cancérologue et homme politique engagé, qui devient son compagnon. Ensemble, ils mènent de nombreux combats humanitaires et sociaux, militant notamment contre l'expulsion des travailleurs immigrés et pour le droit au logement.

Au cours des années 1980, Marina Vlady se tourne davantage vers la télévision, le théâtre et l'écriture. Elle joue dans la mini-série à succès « La Chambre des dames » (1983) réalisée par Yannick Andréi, puis s'illustre dans des œuvres ambitieuses comme « Les Exploits d'un jeune Don Juan » (1986). En 1987, elle publie un ouvrage mémoriel poignant consacré à sa relation avec le poète russe, intitulé « Vladimir ou le Vol arrêté » (1987), qui rencontre un immense succès de librairie et est traduit dans de nombreuses langues. Elle donne également la réplique à Marcello Mastroianni dans le film « Splendor » (1989) d'Ettore Scola.

Durant les années 1990, la comédienne se consacre prioritairement au théâtre et aux textes littéraires. Elle interprète des œuvres d'Anton Tchekhov, d'Éric-Emmanuel Schmitt et de Jacques Audiberti. En 1994, ses contributions artistiques sont saluées par sa nomination au grade de commandeur des Arts et des Lettres. Elle adapte ensuite son propre livre « Vladimir ou le Vol arrêté » pour la scène, créant un spectacle théâtral et musical qu'elle joue sur de nombreuses scènes françaises et internationales à partir du milieu des années 1990.

La décennie 2000 s'ouvre par le deuil : son compagnon Léon Schwartzenberg décède en 2003. Marina Vlady poursuit néanmoins son travail d'écriture et publie son autobiographie « 24 images par seconde » (2005), retraçant l'ensemble de son parcours cinématographique et personnel avec un regard lucide. Au cinéma, elle se fait plus rare mais accepte un rôle marquant dans « Quelques jours de répit » (2011) d'Amor Hakkar, marquant son retour sur grand écran après quatorze années d'absence.

Toujours fidèle aux planches et à la mémoire culturelle, elle présente régulièrement des rétrospectives consacrées au cinéma classique et participe à de nombreuses manifestations littéraires. En 2018, elle préside le jury du Festival 2 Cinéma 2 Valenciennes. Elle apparaît encore publiquement en 2023 à la Cinémathèque française pour présenter une projection restaurée de « La Princesse de Clèves » (1961).

Marina Vlady est morte le jeudi 24 septembre 2026, à l'âge de 88 ans, à son domicile.

Source : fr.wikipedia.org  

Tombe

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Fiche d'identité

Identité

  • Nom complet : --
  • Nationalité (à sa mort) : Française Drapeau francais
  • Nationalité (à sa naissance) : --
  • Sexe : Féminin

Domaines d'activité

Noms

  • Nom usuel : Marina Vlady
  • Vrai nom : Catherine de Poliakoff-Baïdaroff
  • Vrai nom (2) :
  • Prénom : Catherine
  • Noms dans d'autres langues : --
  • Homonymes : 0 (aucun)
  • Nom de famille : de Poliakoff-Baïdaroff
  • Nom de famille (2) :
  • Pseudonyme : Marina Vlady
  • Surnom : --
  • Erreurs d'écriture : --

Naissance

  • Date de naissance : 10 mai 1938
  • Lieu de naissance : --
  • Signe astrologique du zodiaque : --
  • Signe astrologique chinois : --

Décès

  • Âge de mort : 88 ans
  • Cause de mort : --

Obsèques

  • Date des obsèques : --
  • Lieu de sépulture : --
  • Type de funérailles : --

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