Hosni Moubarak

 
Hosni Moubarak
1928 - 2020
 

Politicien égyptien, président de la République d'Égypte de 1981 à 2011. Vice-président de la République arabe d'Égypte au moment de l'assassinat d'Anouar el-Sadate, en 1981, il lui succède après la tenue d'une élection et est ensuite constamment réélu et se voit fréquemment qualifié de dictateur. Lors de la révolution égyptienne de 2011, il est poussé à la démission. Emprisonné et condamné par la justice égyptienne après son départ du pouvoir, il est libéré en 2017 après avoir terminé de purger sa dernière peine de prison. Il meurt 9 ans après la fin de sa présidence.

Nationalité égyptienne Égyptien, né le 4 mai 1928 et mort le 25 février 2020

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Biographie

Hosni Moubarak, de son nom complet Mohammed Hosni Moubarak, né le 4 mai 1928 à Kafr-el-Meselha et mort le 25 février 2020 au Caire, est un homme d'État égyptien, président de la République du 14 octobre 1981 au 11 février 2011. Vice-président de la République arabe d'Égypte au moment de l'assassinat d'Anouar el-Sadate, en 1981, il lui succède après la tenue d'une élection. Il est ensuite constamment réélu et se voit fréquemment qualifié de dictateur. Lors de la révolution égyptienne de 2011, il est poussé à la démission. Emprisonné et condamné par la justice égyptienne après son départ du pouvoir, il est libéré en 2017 après avoir terminé de purger sa dernière peine de prison. Il meurt neuf ans après la fin de sa présidence.

Mohammed Hosni Moubarak est né le 4 mai 1928 à Kafr-El Meselha en Égypte. Après le lycée, il entre à l'Académie militaire égyptienne, où il obtient un diplôme en sciences militaires. En 1950, il entre à l'Académie de l'Armée de l'air égyptienne, où il obtient un diplôme en sciences de l'aviation, terminant major de promotion. Depuis lors, il progresse régulièrement dans la hiérarchie, en occupant successivement les postes de pilote, d'instructeur, de chef d'escadrille et enfin, de commandant de base. En 1964, il est nommé à la tête de la délégation de l'armée égyptienne en URSS.

De 1967 à 1972, lors de la guerre d'usure entre l'Égypte et Israël, Moubarak est nommé Directeur de l'Académie de l'armée de l'air et responsable du personnel de l'armée de l'air. En 1972, il devient Commandant de l'armée de l'air et Ministre des affaires militaires. En octobre 1973, à la suite de la Guerre du Kippour, il est à nouveau promu. En avril 1975, il devient vice-president de l'Égypte et, en 1978, il est choisi vice-président du Parti national démocratique (PND).

Après l'assassinat du président Anouar el-Sadate par des islamistes, Moubarak devient président de la République et du Parti national démocratique. Il est réélu à la majorité lors des votes de 1987, 1993 et 1999, avec des scores supérieurs à 95%. La validité de ces élections est discutable, sachant qu'aucun autre concurrent ne s'est présenté, de peur de représailles. Elles entérinent le régime de parti unique.

Bien que la popularité de Moubarak ait augmenté avec le temps et que son rôle de leader du monde arabe se soit solidifié dans les années 1980 et 1990, il a perdu graduellement le soutien populaire égyptien à partir du milieu des années 1990. La performance économique du pays avait été gâchée par des dépenses gouvernementales jugées excessives et par un secteur public engorgé.

La chute de popularité de Moubarak s'accélère avec la mise en lumière de la corruption de son fils Alaa lors d'affaires de marchés publics et de privatisations. Vers la fin de l'année 2000, c'est son autre fils, Gamal, qui fait l'actualité en gravissant les échelons du Parti national démocratique. Gamal réussit à intégrer une nouvelle génération de libéraux dans le parti et le gouvernement. La visibilité et l'influence de Gamal devenant toujours plus importantes, des rumeurs apparurent selon lesquelles il serait préparé à succéder à son père à la tête de l'État. Ce dernier a néanmoins toujours nié cette éventualité. Il paraît de plus en plus clair que toute tentative de transformation de la république en pseudo-monarchie héréditaire entraînerait une révolte populaire.

Moubarak s'opposa à la Guerre en Irak de 2003, arguant du fait que le conflit israélo-palestinien était prioritaire. L'Égypte était pourtant un membre de la coalition dans la Guerre du Golfe en 1991 et le Corps expéditionnaire égyptien étaient parmi le premier à se rendre au Koweït pour refouler les forces irakiennes.

En juillet 2004, Moubarak accepte la démission du gouvernement égyptien et nomme un nouveau premier ministre. Le nouveau gouvernement n'est pas perçu positivement par de nombreux Égyptiens, et les conditions économiques du pays ne s'améliorent pas.

Hosni Moubarak a remporté la première élection présidentielle multipartite d'Égypte avec 88,5% des voix, le vendredi 9 septembre 2005. Plusieurs personnes ont accusé le régime à cette occasion d'avoir falsifié cette dernière élection.

Hosni Moubarak est souvent impliqué, lors des conflits israélo-palestiniens dans les négociations entre les deux factions. Ces positions sont généralement considérée comme pro-israéliennes. Prises de positions largement impopulaires dans le monde arabe et qui lui attirent régulièrement la condamnation de milieux religieux musulmans à l'instar de la condamnation d'une centaine d'oulémas en janvier 2009 qui le taxent d'« hérésie ». Son petit-fils, Mohammed Alaa Moubarak, meurt à douze ans, le 19 mai 2009, dans un hôpital parisien où il a été transféré. En deuil, Hosni Moubarak ira jusqu'à annuler une visite prévue à Barack Obama mais n'assistera pas aux obsèques de son petit-fils, très ému par les circonstances.

Défiant envers le Hamas, qui, à la différence du Fatah, refuse de signer le plan de réconciliation interpalestinien négocié par l'Égypte, le régime égyptien entreprend, en janvier 2010, la construction d'une barrière métallique souterraine afin de réduire le flot des produits de contrebande acheminés par tunnels vers la bande de Gaza, dans ce que certains analystes décrivent comme l'un des éléments d'une opération plus vaste orchestrée de concert avec les États-Unis et Israël.

Après l'attentat d'Alexandrie, dans la nuit du 31 décembre 2010 au 1er janvier 2011, son impopularité connaît un nouveau sommet, sa dictature policière se révélant incapable de protéger les citoyens. Lors des funérailles collectives des victimes de l'attentat, ses condoléances sont refusées.

Après l'attentat d'Alexandrie, dans la nuit du 31 décembre 2010 au 1er janvier 2011, son impopularité connaît un nouveau sommet, sa dictature policière se révélant incapable de protéger les citoyens. Lors des funérailles collectives des victimes de l'attentat, ses condoléances sont refusées.

Néanmoins, Hosni Moubarak est surpris par d'importantes manifestations hostiles à son pouvoir qui éclatent en Égypte à partir du 25 janvier 2011. Ces manifestations se déroulent peu après la révolution tunisienne, dont la réussite fait tomber le « mur de la peur », qui empêchait les Égyptiens de manifester, par peur de la police. Le 28 janvier 2011, il décide de limoger le gouvernement. Les manifestants jugent cette décision insuffisante, déclarant que des élections équitables doivent être mises en place, et les gouvernements occidentaux réclament plus de liberté et de réformes économiques, politiques et sociales visant à améliorer le bien-être de la population égyptienne. Le lendemain de l'annonce de la démission de son gouvernement, il désigne le général Ahmed Chafik, chef d'état-major de l'armée de l'air, au poste de premier ministre et nomme Omar Souleiman, chef des services de renseignements, premier vice-président d'Egypte.

Le 1er février 2011, il annonce que l'Assemblée devrait retoucher la constitution (art 76 et 77) de façon à limiter le nombre de mandats présidentiels tout en affirmant qu'il irait au bout de son cinquième mandat qui expire en septembre 2011, soit près de 30 ans à la tête de l'Égypte. Projetant des réformes politiques, il affirme : « Je tiens à finir ma mission ». Et encore : « C'est sur cette terre que je vais mourir ». Ce discours est bien perçu par les Égyptiens, qui ne sont informés dans la période du 30 janvier au 2 février que par la télévision d'État (Internet ayant été coupé), et le président a su faire passer une certaine émotion. Mais l'attaque des occupants de la place Tahrir, qui a lieu en même temps que la réouverture des canaux d'information alternatifs, retourne l'opinion contre lui. Les manifestations reprennent, avec encore plus d'ampleur. Les grèves se généralisent, ce qui conduit les généraux, qui craignent de perdre leurs revenus, à lui imposer une démission.

Dans un dernier discours, prononcé le 10 février 2011, il annonce son intention de conserver son poste de président de la République jusqu'à la tenue d'élections libres, ainsi que le transfert de ses pouvoirs au vice-président Omar Souleiman. Ce discours provoque la fureur des manifestants, qui projettent alors de prendre le contrôle des bâtiments officiels (télévision d'État, Parlement) et de marcher sur la présidence de la République, à Héliopolis. Les militaires lui forcent alors la main, et le nouveau vice-président annonce la démission d'Hosni Moubarak.

Le 11 février 2011, Hosni Moubarak quitte la capitale égyptienne pour s'installer à Charm el-Cheikh avec sa famille. Omar Souleiman, annonce quelques heures plus tard que Moubarak démissionne de ses fonctions de président de la République, ce qui provoque des scènes de liesse au Caire et dans toute l'Égypte.

À la suite de ces événements, en Suisse, le Conseil fédéral rend une ordonnance comprenant des mesures coercitives, le gel des avoirs et des ressources économiques, à l'encontre notamment de Hosni Moubarak et de son épouse, de ses fils et de leurs épouses, de certains anciens ministres et du frère de l'épouse de Hosni Moubarak, en tant que personnes physiques, entreprises et entités.

Les manifestations continuent au Caire pour exiger son inculpation. Le 10 avril, deux enquêtes sont ouvertes à son encontre, l'une concernant sa responsabilité dans les 864 civils tués durant la révolution égyptienne, et l'autre pour corruption. Hosni Moubarak est interrogé à partir du 12 avril. C'est pendant un interrogatoire qu'il est victime d'un malaise engendré par un infarctus, nécessitant son hospitalisation à l'hôpital international de Charm el-Cheikh. Placé en soins intensifs, il est néanmoins considéré comme mis en détention par la justice, et doit être transféré dans un hôpital du Caire contrôlé par les militaires. D'après le journal égyptien Al-Ahram, il s'agirait cependant d'une simulation, la télévision d'État évoquant elle un refus de s'alimenter. Hosni Moubarak est transféré le 16 avril dans un hôpital militaire, où sa détention est prolongée jusqu'au 15 mai, puis jusqu'au 30.

La Haute cour administrative du Caire le condamne le 28 mai à une première amende de 23,3 millions d'euros (200 millions de livres égyptiennes), pour avoir donné son accord à la coupure d'Internet et des réseaux de téléphonie mobile à partir du 28 janvier et pendant sept jours consécutifs. Cette condamnation est motivée par les pertes provoquées à l'économie, non par l'entrave aux droits d'expression des idées.

Alors que des centaines de rues, places, ponts, écoles, jardins, etc. portaient le nom d'Hosni Moubarak en Égypte, de très nombreuses débaptisations ont lieu, soit suite à des pétitions (comme les 10 000 signatures recueillies par les étudiants de l'Institut Moubarak pour le cancer de l'université de Zagazig), soit après un procès, ou simplement par action directe de la part de dirigeants, d'employés municipaux ou d'usagers de ces écoles, rues, places, jardins, ponts, etc. L'hôpital Hosni-Moubarak de Gaza est lui aussi rebaptisé Tahrir. Les chapitres des manuels scolaires concernant le régime de Moubarak sont également retirés.

Le procès d'Hosni Moubarak s'ouvre le 3 août 2011. Couché sur une civière et semblant très affaibli, il plaide « non coupable » des faits qui lui sont reprochés. Hosni Moubarak est hospitalisé au Caire à l'issue de la première audience, lors de laquelle des heurts ont éclaté entre partisans et opposants à l'ancien président.

À la date de sa chute, en 2011, la fortune qu'il détient avec sa famille est estimée par certains experts entre 40 milliards et 70 milliards de dollars.

Le 5 janvier 2012, le procureur requiert la peine de mort par pendaison à l'encontre d'Hosni Moubarak, estimant que l'ancien président ne pouvait pas ignorer les gigantesques manifestations, et donner l'ordre de tirer à vue en demandant de le condamner pour meurtre avec préméditation.

Le 2 juin 2012, il est condamné à la prison à perpétuité pour le meurtre de manifestants lors de la révolution égyptienne de 2011. Il annonce qu'il fera appel de cette sentence. Dès lors, sa santé se dégrade rapidement. Le 20 juin 2012, des sources proches des services de sécurité égyptiens ont déclaré Mohammed Hosni Moubarak sans connaissance et sous respiration artificielle à la suite d'une attaque cérébrale.

Le 20 juin suivant, des sources proches des services de sécurité égyptiens affirment qu'Hosni Moubarak a perdu connaissance et se trouve sous respiration artificielle à la suite d'une attaque cérébrale.

Le 21 août 2013, la Justice égyptienne ordonne la remise en liberté conditionnelle de l'ancien président Hosni Moubarak. Celui-ci ne peut cependant quitter le territoire égyptien et doit se tenir à disposition de la Justice, puisque toujours inculpé pour avoir ordonné la mort de jeunes révolutionnaires.

Le 25 août 2013, Moubarak est de retour devant la justice (les Frères musulmans aussi).

Il est condamné en mai 2015 à trois ans de prison pour avoir détourné plus de 10 millions d'euros de fonds publics alloués à l'entretien des palais présidentiels.

Le 2 mars 2017, il est acquitté pour les accusations de meurtres de manifestants de 2011. Le 24 mars, il est libéré, après avoir terminé sa dernière peine de six ans d'emprisonnement, dans un hôpital militaire.

En septembre 2018, une photo de l'ancien président, qui semble amoindri par la maladie, rencontre un succès sur les réseaux sociaux.

Hosni Moubarak est mort le mardi 25 février 2020, à l'âge de 91 ans, à l'hôpital militaire de Galaa au Caire (Égypte). Il meurt entouré de sa famille et d'autres proches. La disparition du « dernier raïs déchu » (Le Monde) figure en bonne place dans la presse mondiale, mais Le Figaro relève l’« indifférence » qui l’accompagne. En Égypte, cette nouvelle fait l’objet d’une couverture médiatique nettement supérieure à celle de la mort de Mohamed Morsi en juin 2019, tout en étant tempérée par des impératifs politiques. En effet, la présidence a publié un communiqué se limitant à saluer son rôle militaire dans les guerres des Six jours et de Kippour et c’est cet aspect-là qui domine dans les hommages. Sa corruption est néanmoins elle aussi évoquée. Ceci s’explique notamment par le fait que le régime du maréchal al-Sissi est considéré comme autant sinon plus autoritaire, corrompu et militarisé que celui d’Hosni Moubarak. Il fait cependant l'objet de funérailles nationales auxquelles participe le maréchal Sissi, et celles-ci se tiennent à la mosquée Maréchal-Tantawi.

Source : fr.wikipedia.org  

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Fiche d'identité

Identité

  • Nom complet : Mohammed Hosni Moubarak
  • Nationalité (à sa mort) : Égyptienne Drapeau égyptien
  • Nationalité (à sa naissance) : --
  • Sexe : Masculin

Domaines d'activité

Noms

  • Nom usuel : Hosni Moubarak
  • Vrai nom : Hosni Moubarak
  • Vrai nom (2) : Hosni Mubarak
  • Prénom : Mohammed
  • Prénom (2) : Hosni
  • Noms dans d'autres langues : محمد حسني السيد مبارك (arabe)
  • Homonymes : 0 (aucun)
  • Nom de famille : Moubarak
  • Pseudonyme : --
  • Surnom : --
  • Erreurs d'écriture : --

Naissance

  • Date de naissance : 4 mai 1928
  • Lieu de naissance : --
  • Signe astrologique du zodiaque : --
  • Signe astrologique chinois : --

Décès

  • Âge de mort : 91 ans
  • Cause de mort : --

Obsèques

  • Date des obsèques : --
  • Lieu de sépulture : --
  • Type de funérailles : --

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 Sous Hosni Moubarak, l’Égypte était un pays paisible et stable.
Sous Hosni MOUBARAK, l’Égypte était un pays paisible et stable. Après l'illusion du printemps arabe et le chaos qui règne actuellement en Égypte, nombreux sont ceux et celles qui le regrettent amèrement.
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