Albert Schweitzer

 
Albert Schweitzer
1875 - 1965
 

Médecin français, mais également pasteur et théologien protestant, philosophe et musicien, connu dans le monde entier en 1913 grâce à l'hôpital qu'il développe dans la forêt équatoriale du Gabon. Il recevra le Prix Nathan Katz du Patrimoine 2015 et le prix Nobel de la paix en 1952. Personnage marquant du XXe siècle, « homme universel », il est en même temps une figure emblématique de l'Alsace, de la théologie libérale ou des admirateurs de Jean-Sébastien Bach. On voit parfois en lui un précurseur de l'action humanitaire, de l'écologie, de l'antispécisme et du désarmement nucléaire. La notion de « respect de la vie » (Ehrfurcht vor dem Leben) et son indignation devant la souffrance sont au cœur de la démarche d'Albert Schweitzer, qui s'est voulu « un homme au service d'autres hommes », tourné vers l'action.

Nationalité française Francais, né le 14 janvier 1875 et mort le 4 septembre 1965

90 ans Mort victime d'une maladie à l'âge de 90 ans.

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Biographie

Albert Schweitzer (Kaysersberg, 14 janvier 1875 - Lambaréné, 4 septembre 1965), était un théologien protestant, musicien organiste, philosophe et médecin alsacien, né citoyen d'Alsace-Lorraine (ressortissant allemand).

Connu pour son éthique du « respect de la vie », inspiré (comme il en témoigne) des religions de l'Inde, dont notamment le principe d'ahimsâ (« non-violence ») issu du jaïnisme, de l'hindouisme et du bouddhisme, mais aussi célèbre pour la fondation en 1913 de son hôpital de Lambaréné, au Gabon, ainsi que pour ses travaux sur Bach et ses interprétations à l'orgue, caractéristiques du mouvement de la réforme alsacienne, Albert Schweitzer fut lauréat du prix Goethe en 1928 et du prix Nobel de la paix en 1952.

Albert Schweitzer est né le 14 janvier 1875, après l'annexion de l'Alsace-Lorraine par l'Empire allemand. Sa langue maternelle était l'alsacien de Haute-Alsace. Étant à la naissance un nourrisson rachitique, les médecins de Kaysersberg recommandent à sa famille d'aller vivre dans un endroit où l'air est pur. À l'âge de six mois, Albert part avec sa famille s'installer à Gunsbach, où son père a trouvé un poste de pasteur luthérien et d'instituteur. Initié très tôt à la musique, il joue de l'orgue paroissial dès l'âge de neuf ans.

De 1885 à 1893, il passe ses années d'études secondaires à Mulhouse et obtient son baccalauréat en 1893. En octobre de la même année, il débute des études de théologie luthérienne et de philosophie à l'université de Strasbourg, tout en étudiant l'orgue à Paris, chez Charles-Marie Widor.

Le jour de la Pentecôte 1896, Albert Schweitzer prend la décision qu'à l'âge de trente ans, il se consacrera à un service purement humanitaire.

De retour de Paris et Berlin où il a étudié la théologie et la philosophie pendant trois ans, Albert Schweitzer passe ses doctorats de philosophie (1899) et de théologie (1900) à Strasbourg. Il devient ensuite pasteur luthérien à l'église Saint-Nicolas de Strasbourg, où il bénit notamment, le 11 avril 1908, le mariage de Theodor Heuss, futur premier président de la République fédérale d'Allemagne.

Sa thèse de théologie sur la Sainte-Cène est publiée en 1901 ; l'année suivante, Albert Schweitzer est nommé chargé de cours à la faculté de théologie protestante de l'université de Strasbourg. De 1903 à 1906, il est le directeur du Collegium Wilhelmitanum, qui est le séminaire protestant luthérien (ou le Stift) de Strasbourg. Il joue régulièrement de l'orgue sur l'instrument de l'église protestante Saint-Nicolas de Strasbourg, dont il est le titulaire. En automne 1904, il lit un article dans le Journal des Missions évangéliques de Paris, et décide de devenir médecin et d'aller s'installer à Lambaréné au Gabon.

Albert Schweitzer donne des séries de concerts d'orgue afin d'aider au financement de son hôpital. C'est d'ailleurs un spécialiste de Jean-Sébastien Bach, à qui il a consacré une monographie (1905). Il corrige, avec le pasteur Jean-Paul Meyer (en charge des paroisses protestantes des communes de L'Hôpital et de Freyming-Merlebach - Moselle - durant la période 1909-1939), les épreuves de son ouvrage sur Jean-Sébastien Bach[pas clair]. Proche ami du pasteur Meyer, il fait installer, grâce au financement de son hôpital dans l'église protestante de la ville de L'Hôpital (Moselle), un orgue qu'il souhaite d'abord transporter à Lambaréné. Il reviendra de temps en temps à L'Hôpital (Moselle), pour y revoir son ami Jean-Paul Meyer et donner des récitals sur « son » instrument, pour le financement de son oeuvre.

En 1905, Albert Schweitzer débute ses études de médecine à faculté de médecine de Strasbourg. En 1912, il suit un enseignement sur la médecine tropicale à Paris. Reçu docteur en médecine en 1913, il part pour Lambaréné (alors en Afrique-Équatoriale française) en mars, en compagnie d'Hélène Bresslau, une institutrice et fille du professeur Harry Bresslau, qu'il a épousée en 1912. Ils auront une fille unique, Rhéna (1919-2009).

En tant que citoyens allemands, les époux sont mis en résidence surveillée dès 1914 par l'armée française. Exténués par plus de quatre ans de travaux et par une sorte d'anémie tropicale, ils sont arrêtés en 1917, déportés et incarcérés comme prisonniers civils dans les Hautes-Pyrénées à Notre-Dame de Garaison, et par la suite à Saint-Rémy-de-Provence jusqu'en juillet 1918. De retour en Alsace, Albert Schweitzer obtient la nationalité française, tout comme sa femme allemande (avant 1927, toute étrangère, épouse d'un citoyen français, obtenait ipso facto la nationalité de son époux).

Pendant son incarcération, Albert Schweitzer écrit Kulturphilosophie (1923), une étude philosophique de la civilisation. Il y aborde la pensée éthique à travers l'histoire et invite ses contemporains à mettre en oeuvre une philosophie de respect de la vie.

Albert Schweitzer reste en Europe jusqu'en 1924, puis il retourne en Afrique où il reconstruit et aménage son hôpital de Lambaréné pour y recevoir des milliers de patients africains. En 1954, il inaugure le Village Lumière, où il peut accueillir deux cents lépreux et leurs familles.

Afin de donner les conférences et les récitals d'orgue, qui lui rapportent les fonds nécessaires à ses activités, Albert Schweitzer retourne fréquemment en Europe. Il est un ami personnel de la reine Élisabeth de Belgique et d'Albert Einstein. En 1953, il reçoit le prix Nobel de la paix 1952. C'est alors qu'un grand nombre d'Alsaciens se reconnaissent en lui.

Albert Schweitzer était complètement végétarien, du moins durant les dernières années de sa vie'. Il avait d'ailleurs, à côté de son hôpital fondé en 1913 à Lambaréné, au Gabon, fondé aussi un hôpital/refuge pour les animaux, chose qui se retrouve chez les jaïns et les hindous. Il est considéré comme un des rares philosophes européens à avoir été influencé par la philosophie du jaïnisme (avec l'ahimsâ).

À 86 ans, le 5 novembre 1961, Albert Schweitzer adhère à l'Église unitarienne universaliste des États-Unis en rejoignant la Church of the Larger Fellowship, dirigée par son ami George Marshall, dénommée ainsi à cause de ses membres dispersés dans le monde entier.

Albert Schweitzer meurt à Lambaréné en 1965.

Source : fr.wikipedia.org  

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Citations

Les meilleures citations d'Albert Schweitzer.

Le bonheur est la seule chose qui se double si on le partage.
Il ne faut pas croire tout ce qu'on nous dit de ceux qui ne pensent pas comme nous.
L'idéal est pour nous ce qu'est une étoile pour le marin. Il ne peut être atteint mais il demeure un guide.

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Fiche d'identité

Identité

  • Nom complet : --
  • Nationalité (à sa mort) : Française Drapeau francais
  • Nationalité (à sa naissance) : --
  • Sexe : Masculin

Domaines d'activité

Noms

  • Nom usuel : Albert Schweitzer
  • Nom complet : --
  • Prénom : Albert
  • Noms dans d'autres langues : --
  • Homonymes : 0 (aucun)
  • Nom de famille : Schweitzer
  • Pseudonyme : --
  • Surnom : --
  • Erreurs d'écriture : --

Naissance

  • Signe astrologique du zodiaque : --
  • Signe astrologique chinois : --

Décès

  • Âge de mort : 90 ans
  • Cause de mort : Maladie (Maladie)

Obsèques

  • Date des obsèques : --
  • Lieu de sépulture : --
  • Type de funérailles : --

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Commentaires

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Image
Donias Albert Schweitzer
Répondre - il y a 1 an
Donias Tombe du docteur Schweitzer à Lambaréné.
Répondre - il y a 1 an
Donias Le 9 décembre 1959, le docteur Schweitzer retourne à Lambaréné pour la quatorzième et dernière fois.
Albert Schweitzer y reçoit la visite de personnalités, André Malraux venu pour la proclamation de l'indépendance du Gabon en août 1960, puis l'abbé Pierre en 1961, poursuit sa correspondance et achève l'édition critique Schirmer des œuvres intégrales pour orgue de J.- S. Bach. Le cinquantenaire de l'arrivée des Schweitzer à Lambaréné est célébré le 18 avril 1963, son 90e anniversaire est célébré le 4 janvier 1965.

L'hôpital continue de s'agrandir et compte désormais 560 lits.

Le 4 septembre 1965, à l'âge de 90 ans, Albert Schweitzer meurt à Lambaréné après une courte maladie.
Albert Schweitzer est enterré le lendemain dans le petit cimetière proche du fleuve Ogooué qu'il avait, à la demande de sa femme, aménagé devant la maison pour sa famille et ses collaborateurs.

Les cendres d'Emma Hausknecht, son assistante, décédée le 4 juin 1956 à Strasbourg, y reposaient déjà et celles de son épouse Hélène, morte à Zurich le 1er juin 1957, y avaient été déposées le 25 janvier 1958.
Celles de leur fille Rhéna Schweitzer-Miller les y rejoignent en 2009.

Une croix blanche porte l'inscription « Ci-gît le docteur Albert Schweitzer né le 14-1-1875, décédé le 4-9-1965 ».
Répondre - il y a 1 an

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Drapeau France 1712 - 1778
Francais, 66 ans

Écrivain et philosophe français connu pour son roman épistolaire « Julie ou la Nouvelle Héloïse » (1761), un des plus gros tirages du XVIIIe siècle. Son élégance de l'écriture provoque une transformation significative de la poésie et de la prose françaises en les libérant des normes rigides venues du Grand Siècle. Après sa mort, son corps est transféré au Panthéon de Paris en 1794. En philosophie, « le rétablissement des sciences et des arts a-t-il contribué à épurer ou à corrompre les mœurs ? » (1949) provoque ce qu'on appelle « l'illumination de Vincennes », où naissent les ouvrages qui inscrivent durablement Rousseau dans le monde de la pensée : le « Discours sur les sciences et les arts » (1750), le « Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes » (1755) et « Du contrat social » (1762). Sa philosophie politique est bâtie autour de l'idée que l'homme est naturellement bon et que la société le corrompt. Il est le 1er à conférer la souveraineté au peuple. En cela, on peut dire que c'est un des penseurs de la démocratie même s'il est favorable à ce qu'il nomme l'aristocratie élective ou le gouvernement tempéré. Pour lui, les systèmes politiques basés sur l'interdépendance économique et sur l'intérêt conduisent à l'inégalité, à l'égoïsme et finalement à la société bourgeoise (un terme qu'il est un des 1er à employer). Sa philosophie politique exerce une influence considérable lors de la période révolutionnaire durant laquelle son livre le « Contrat social » est « redécouvert ». Durant une partie du XXe siècle, une controverse opposera ceux qui estiment que Rousseau est en quelque sorte le père des totalitarismes et ceux qui l'en exonèrent.
Portrait de Voltaire
 

Drapeau France 1694 - 1778
Francais, 83 ans

Écrivain et philosophe français qui a marqué le XVIIIe siècle, représentant le plus connu de la philosophie des Lumières, anglomane, féru d'arts et de sciences, personnage protéiforme et complexe, non dénué de contradictions, il domine son époque par la durée de sa vie, l'ampleur de sa production littéraire et la variété des combats politiques qu'il a menés. Son influence est décisive sur la bourgeoisie libérale avant la Révolution française et pendant le début du XIXe siècle. Anticlérical mais déiste, il dénonce dans son Dictionnaire philosophique le fanatisme religieux de son époque. Sur le plan politique, il est en faveur d’une monarchie modérée et libérale, éclairée par les « philosophes ». Mettant sa notoriété au service des victimes de l’intolérance religieuse ou de l’arbitraire, il prend position dans des affaires qu’il a rendues célèbres : Jean Calas, Pierre-Paul Sirven, chevalier de La Barre, comte de Lally. Son œuvre littéraire est riche et variée : son importante production théâtrale, ses longs poèmes épiques, telle La Henriade, et ses œuvres historiques firent de lui l’un des écrivains français les plus célèbres au xviiie siècle. Son œuvre comprend aussi des contes, notamment Candide ou l'Optimisme, des Lettres philosophiques, le Dictionnaire philosophique et une correspondance monumentale dont nous connaissons plus de 15 000 lettres sur un total parfois estimé à 40 000. Titulaire d'une charge officielle d'historiographe du roi, il a publié Le siècle de Louis XIV, puis Le Siècle de Louis XV, ouvrages considérés comme les premiers essais historiques modernes. Il a traduit librement La Science nouvelle de Jean-Baptiste Vico en lui donnant pour titre l'expression inédite de Philosophie de l'histoire, ce qui fait de lui le précurseur du déterminisme historique au XIXe siècle, puis de l'histoire culturelle au XXe siècle. La Révolution française voit en lui comme en Rousseau un précurseur, si bien qu'il entre au Panthéon en 1791, le deuxième après Mirabeau. Célébré par la IIIe République (dès 1870, à Paris, un boulevard et une place portent son nom), il a nourri, au XIXe siècle, les passions antagonistes des adversaires et des défenseurs de la laïcité de l’État et de l’école publique, et, au-delà, de l’esprit des Lumières.

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