Politicien français, maire d'Issy-les-Moulineaux pendant 46 ans (de 1980 jusqu'à sa mort en 2026), a transformé cette ancienne commune ouvrière en un pôle technologique et numérique majeur de la région parisienne, souvent surnommé la « Silicon Sentier » des Hauts-de-Seine, député pendant plus de 20 ans, membre du gouvernement sous les présidences de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy.
Francais, né le 20 octobre 1940 et mort le 1er juin 2026
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André Santini, né le 20 octobre 1940 à Paris et mort le 1er juin 2026, est un juriste et homme politique français. Il a marqué la vie politique française par sa longévité exceptionnelle en tant que maire d'Issy-les-Moulineaux, qu'il a dirigée pendant 46 ans de 1980 jusqu'à sa mort en 2026. Sous sa direction, il a transformé cette ancienne commune ouvrière en un pôle technologique et numérique majeur de la région parisienne, souvent surnommé la « Silicon Sentier » des Hauts-de-Seine. Au niveau national, il a occupé plusieurs fonctions d'envergure, notamment comme député pendant plus de 20 ans et comme membre du gouvernement sous les présidences de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy. Au-delà de ses réformes, il était surtout célèbre auprès du grand public pour son humour décapant, son sens de la répartie et ses bons mots qui en faisaient l'une des figures les plus pittoresques des médias. Il s'était également distingué en cofondant le "Club des parlementaires amateurs de cigares", assumant ouvertement un art de vivre épicurien en marge des codes politiques traditionnels.
Fils du commerçant Marcel Santini et d'Antoinette Ceccaldi, André Santini naît à Paris dans le 14 arrondissement. Il est d'origine corse. Il est également le neveu du pionnier des hélicoptères de l'armée de l'air, le colonel Alexis Santini (1914-1997), et de ce fait le neveu par alliance de sa veuve, le médecin général inspecteur Valérie André, première femme à être nommée générale dans l'armée française.
Après des études secondaires au lycée Pasteur de Neuilly-sur-Seine, André Santini intègre la faculté de droit et des sciences économiques, l'Institut d'études politiques de Paris, l'École nationale des langues orientales vivantes et enfin l'Institut des hautes études internationales à Paris.
À l'issue de ces études, André Santini est docteur en droit (1985), diplômé d'études supérieures en science politique et diplômé de japonais. Il est début 2011 maître de conférences à l'université.
Au Parti social-démocrate (PSD), André Santini devient membre du bureau politique en 1980 puis assure la fonction de secrétaire général du parti de 1986 à 1995. À l'UDF, il est en 1983 délégué national chargé des problèmes de sécurité, puis en 1988 chargé des relations avec les fédérations départementales ; il en est secrétaire général adjoint en 1993, puis vice-président en 1992. En 1995, il est secrétaire général de Force démocrate, puis vice-président en 1998, lorsque FD devient la Nouvelle UDF. En 2003, il est élu président de la fédération d'Île-de-France de l'UDF.
D'abord adjoint au maire à Courbevoie, il s'installe à Issy-les-Moulineaux en 1977, où il devient premier adjoint au maire social-démocrate Raymond Menand. Ce dernier meurt en 1980 et André Santini lui succède. Il consacre les décennies suivantes à métamorphoser la ville, gagnant le surnom de maire « bâtisseur » : les anciennes friches industrielles des bords de Seine sont réhabilitées et de grandes entreprises s'installent à Issy.
Président du syndicat des eaux d'Île-de-France (SEDIF) de 1983 à mai 2026, André Santini a été vice-président du groupe d'étude sur les problèmes de l'eau et vice-président du groupe d'étude sur les voies d'eau et les voies navigables. André Santini est vice-président de l'Agence de l'eau Seine-Normandie en 1987, président du Comité de bassin Seine-Normandie depuis septembre 2005 (réélu pour un second mandat le 18 septembre 2008). En 2008, l'assemblée générale du SEDIF a donné lieu à un débat animé et une véritable concurrence pour la présidence : André Santini a battu Jacques Mahéas, soutenu par les tenants d'un retour en gestion publique de l'eau.
Entre 1986 et 1988, il est secrétaire d'État chargé des Rapatriés puis ministre délégué à la Communication dans le gouvernement Chirac II.
En 1988-1990, il est président puis président d'honneur de la Fédération nationale des sociétés d'économie mixte (FNSEM).
Du 8 avril 1993 au 5 avril 1994, il est président de la commission de la production et des échanges.
Du 13 juin 1997 au 30 septembre 1998, il est vice-président de l'Assemblée nationale. Il est coprésident du groupe d'études Internet, technologies de l'information et de la communication et commerce électronique.
Président-fondateur puis président honoraire du Forum pour la gestion des villes et collectivités territoriales, il est coprésident puis président du Mouvement national des élus locaux (MNEL) depuis 2000 et du réseau des villes internationales Global Cities Dialogue en 2001-2002. En 1988, il est vice-président, puis président délégué en 1996, de l'Association française du conseil des communes et régions d'Europe, président de l'Association des villes marraines de bâtiments de guerre.
À partir de 2000, il copréside avec Charles Pasqua le syndicat mixte de l'île Saint-Germain, fondé pour gérer le projet de musée d'art contemporain, la Fondation Hamon dont la gestion fait actuellement l'objet d'une procédure judiciaire. Dans cette affaire, André Santini a été mis en examen le 3 juin 2006 par un juge d'instruction du tribunal de Versailles (Yvelines) pour « prise illégale d'intérêts ».
En 2001-2002, il est premier vice-président du conseil général des Hauts-de-Seine, puis conseiller régional d'Île-de-France en 2004.
Il conduit la liste UDF aux élections régionales de 2004, qui arrive en 3 position. Durant ce scrutin, il a inventé, avec son équipe de campagne la « dédémobile ».
Il est aussi vice-président de la communauté d'agglomération Grand Paris Seine Ouest (Issy-les-Moulineaux, Boulogne-Billancourt, Sèvres, Meudon, Vanves, Ville-d'Avray et Chaville), devenu Établissement public territorial Grand Paris Seine Ouest, vice-président du Syndicat mixte des Coteaux et du Val de Seine et est en outre vice-président des groupes d'amitié avec l'Arménie (fervent soutien de la cause arménienne et importante communauté arménienne à Issy-les-Moulineaux), la Chine, l'Iran et Cuba en plus d'être président du groupe d'amitié entre la France et la Corée du Sud à l'Assemblée nationale.
Il apporte son soutien à Nicolas Sarkozy en février 2007, avant même le premier tour de l'élection présidentielle, ce qui lui vaut d'être suspendu de l'UDF. Il intègre par la suite le Nouveau Centre, dont il devient vice-président.
Le 19 juin 2007, dans le gouvernement Fillon II, il est nommé secrétaire d'État chargé de la Fonction publique, auprès du ministre du Budget, Éric Woerth. À la suite de cette nomination, c'est son suppléant, l'UMP Frédéric Lefebvre, ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, qui siège à l'Assemblée. Le 16 septembre 2007, en visite officielle en Chine pour le week-end en tant que maire d'Issy-les-Moulineaux, sa ville étant jumelée avec un district de Pékin, il est victime d'un malaise cardiaque. Hospitalisé à Pékin, conscient, il est rapatrié en France et hospitalisé quelques jours au Val-de-Grâce.
André Santini fait l'objet d'une mise en examen pour « détournement de fonds publics, faux et prise illégale d'intérêt » dans l'affaire dite de la Fondation Hamon. Il a néanmoins été nommé au gouvernement, mettant fin à ce que les médias appelaient « la jurisprudence Balladur » et qui voulait que depuis le gouvernement de ce dernier, une personne mise en examen ne pouvait être membre du gouvernement. Son pourvoi formé contre un arrêt rendu le 26 septembre 2007 par la cour d'appel de Versailles, qui avait déclaré irrecevable sa requête en annulation de procédure, a été rejeté par la Cour de cassation le 20 février 2008. Le 20 mars 2009, la chambre de l'instruction de la Cour d'appel de Versailles rend un arrêt demandant au juge d'instruction de caractériser « l'élément intentionnel » des « détournements de fonds publics », et « l'élément matériel » du délit de « prise illégale d’intérêts », estimant que le délit de « détournements de fonds publics », comme celui de « prise illégale d’intérêts » ne sont pas caractérisés.
À l'occasion d'un remaniement ministériel, le 23 juin 2009, il quitte son poste de secrétaire d'État chargé de la Fonction publique. Il retrouve son siège à l'Assemblée nationale le mois suivant, bénéficiant d'une loi votée en décembre 2008 permettant aux membres du gouvernement sortant de retrouver leur siège de parlementaire sans passer par une élection partielle.
Nommé membre du conseil de surveillance de la Société du Grand Paris le 8 juillet 2010, il en devient le président le 21 juillet suivant, élu avec 14 voix et 6 abstentions. Son élection à l'âge de 69 ans est critiquée par l'opposition, alors que le Parlement avait posé une limite de 65 ans et qu'il est mis en cause dans une affaire judiciaire. André Santini démissionne le lendemain du conseil régional d'Île-de-France mais — la présidence du conseil de surveillance de la Société du Grand Paris n'étant pas rémunérée — il conserve ses mandats de maire d'Issy-les-Moulineaux, député de la 10 circonscription Hauts-de-Seine, président du comité de bassin de l'Agence de l'eau Seine-Normandie, président du Syndicat des eaux d'Île-de-France et vice-président de la communauté d'agglomération du Grand-Paris-Seine-Ouest, et déclare dans la presse en juillet 2010 : « un certain cumul est plus une force qu'une faiblesse ».
Durant la XIII législature (2007-2012), André Santini était membre de la commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale.
Il est de nouveau candidat aux élections législatives de 2012 dans la 10 circonscription des Hauts-de-Seine et affronte pour la troisième fois, entre autres, Lucile Schmid, candidate d'Europe Écologie Les Verts, transfuge et néanmoins investie par le PS. En juin 2012, il est réélu dans la 10 circonscription des Hauts-de-Seine avec 53,26 % des voix. Au cours de cette législature (2012-2017), André Santini est de nouveau membre de la commission des affaires étrangères et également président du groupe d'amitié France - Corée du Sud et vice-président du groupe d'amitié France - Arménie.
À la Mutualité, en 2012, André Santini participe au lancement de l'Union des démocrates et indépendants (UDI), le nouveau parti de centre-droit présidé par Jean-Louis Borloo.
Le 22 janvier 2016, il est élu troisième vice-président de la métropole du Grand Paris, chargé de la stratégie économique.
Il soutient Alain Juppé pour la primaire présidentielle des Républicains de 2016.
En février 2017, il est réélu à la tête du SEDIF, le Syndicat des eaux d'Île-de-France (fonction qu'il occupe depuis 1983), mais annonce qu'il ne se représente pas pour un nouveau mandat de député. Le magazine Capital le cite avec Jean-Christophe Cambadélis parmi les députés les moins impliqués à l’Assemblée nationale de 2012 à 2017. En avril 2017, il soutient Jeremy Coste pour le remplacer, soutenant sa candidature en étant son suppléant. Jérémy Coste est battu (61 % contre 39 %) par Gabriel Attal, candidat de La République en marche. Cet échec le conduit à démettre cinq de ses adjoints au conseil municipal, qu'il accuse de trahison pour avoir supposément soutenu son adversaire.
Lors des élections municipales de 2020, il est candidat à sa réélection, avec le soutien d'une coalition composée notamment de l'UDI, des Républicains et de La République en marche. Sa liste l'emporte dès le premier tour, avec 60,3 % des voix.
En mars 2026, âgé de 85 ans, il se porte candidat pour un neuvième mandat de maire d'Issy-les-Moulineaux. Sa candidature fait polémique alors qu'il est hospitalisé depuis octobre 2025 à l'hôpital Corentin-Celton, suite à une mauvaise chute et des problèmes cardiaques. Pendant la campagne, il fait une seule apparition publique, visiblement amaigri et affaibli. La liste qu'il conduit gagne au second tour dans une triangulaire, avec 47,9 % des voix ; pour la première fois dans sa vie municipale, André Santini ne l'emporte pas au premier tour.
André Santini est mort durant la nuit du dimanche 31 mai au lundi 1 juin 2026, à l'âge de 85 ans, des suites d'une chute datant de plusieurs mois.
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Les énarques, ces hommes dédaigneux, qui savent des choses inutiles...
La preuve que le pape ne connait rien à l'utilisation du préservatif, c'est qu'il l'a mis à l'index.
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