Enseignant et militant politique français, cofondateur et figure centrale de l'association Acrimed, (observatoire militant de la critique des médias fondé en 1996). Enseignant et universitaire en science politique, il a marqué le paysage intellectuel français par sa remise en cause des dérives du journalisme contemporain et de la concentration des groupes de presse. Il a également contribué à la réflexion théorique sur le marxisme et l'utopie à travers l'écriture de plusieurs ouvrages de référence. Ses travaux ont activement soutenu le mouvement social de 1995 et nourri les débats sur l'indépendance de l'information en France. Sa voix est ainsi devenue indissociable de la critique des médias au sein de la gauche radicale pendant plus de deux décennies.
Francais, né le 26 novembre 1946 et mort le 3 octobre 2026
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Henri Maler, né le 26 novembre 1946 à Toulouse et mort le 3 octobre 2026, est un enseignant et militant politique français. Henri Maler s'est fait connaître en tant que cofondateur et figure centrale de l'association Acrimed, un observatoire militant de la critique des médias fondé en 1996. Enseignant et universitaire en science politique, il a marqué le paysage intellectuel français par sa remise en cause des dérives du journalisme contemporain et de la concentration des groupes de presse. Il a également contribué à la réflexion théorique sur le marxisme et l'utopie à travers l'écriture de plusieurs ouvrages de référence. Ses travaux ont activement soutenu le mouvement social de 1995 et nourri les débats sur l'indépendance de l'information en France. Sa voix est ainsi devenue indissociable de la critique des médias au sein de la gauche radicale pendant plus de deux décennies.
Henri Maler naît le 26 novembre 1946 à Toulouse. Il effectue des études de philosophie à la Sorbonne entre 1966 et 1968, obtenant sa licence ainsi que le certificat d'aptitude au professorat de l'enseignement du second degré. Son engagement politique débute durant cette période au sein de l'Union nationale des étudiants de France en 1966, puis à la Jeunesse communiste révolutionnaire en 1967. Il prend une part active au mouvement de mai 1968.
Au début des années 1970, il enseigne la philosophie en lycée, une activité qu'il poursuit jusqu'en 1995. Sur le plan militant, il rejoint la Ligue communiste, qu'il quitte en 1971 pour fondit l'organisation Révolution ! aux côtés d'Isaac Johsua. En 1976, ce groupe fusionne avec la Gauche ouvrière et paysanne pour créer l'Organisation communiste des travailleurs, structure qu'il quitte en 1978.
En 1992, il soutient à l'université Paris-VIII une thèse de doctorat en histoire sociale dirigée par Jean-Marie Vincent, intitulée "Convoiter l'impossible : critique marxienne de l'utopie et critique de l'utopie marxienne". Cet ouvrage universitaire donne lieu à la publication de deux livres : "Congédier l'utopie ? L'utopie selon Karl Marx" (1994) aux éditions L'Harmattan, puis "Convoiter l'impossible : l'utopie avec Marx, malgré Marx" (1995) chez Albin Michel. Entre 1993 et 1997, il intègre le comité de rédaction de la revue "Futur antérieur".
Lors du mouvement social de la fin de l'année 1995, il participe à la rédaction d'un appel de soutien aux grévistes publié dans la presse en décembre. En 1996, il est nommé maître de conférences en science politique à l'université Paris-VIII, poste qu'il occupe jusqu'en 2012. Il publie cette même année l'ouvrage "Une certaine idée du communisme : répliques à François Furet" (1996) en collaboration avec Denis Berger.
En avril 1996, il fonde l'association Action-Critique-Médias (Acrimed), un observatoire des médias issus du mouvement social de 1995. Il en devient le principal animateur et porte-parole durant près de deux décennies. Parallèlement à ses interventions publiques, il participe à la rédaction de plusieurs ouvrages collectifs sur la critique des médias, notamment "Petits essais de marxologie tatillonne" (2002), "Marx et l'appropriation sociale" (2003), "Médias en campagne : retours sur le référendum de 2005" (2005), "L'opinion, ça se travaille" (2006) et "Médias et mobilisations sociales : la morgue et le mépris" (2007).
En janvier 2015, il quitte ses fonctions de direction au sein d'Acrimed tout en continuant à contribuer à la critique des médias et à publier des analyses indépendantes.
Henri Maler est mort le samedi 3 octobre 2026, à l'âge de 79 ans.
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