Biographie
Colin Luther Powell, né le 5 avril 1937 à Harlem (New York) et mort le 18 octobre 2021 à Bethesda (Maryland), est un général et homme politique américain. Il est chef d'État-Major des armées entre 1989 et 1993 puis secrétaire d'État entre 2001 et 2005 dans l'administration du président George W. Bush. Défenseur de l’intervention américaine, M. Powell avait fait en 2003 une longue allocution sur les armes de destruction massive prétendument détenues par l’Irak (des arguments qui ont servi à justifier l’invasion du pays).
Il est né le 5 avril 1937 à Harlem (New York), dans une famille d'immigrants jamaïcains et fut élevé dans le quartier de South Bronx. Il a des ancêtres africains, écossais et irlandais.
Sa mère était couturière et son père ouvrier.
Vétéran du Viêt Nam, il est parmi les premiers conseillers envoyés par Kennedy, et est blessé (à la suite d'une chute dans un piège à loup). Après deux séjours au Viêt Nam, il est nommé officier de liaison auprès du Secrétariat à la Défense, en poste à Washington. Colin Powell est le premier afro-américain à accéder au poste de chef d'État-major des armées d'août 1989 à 1993, sans être passé ni par West Point, ni par l'Académie navale d'Annapolis. En tant que chef d'État-Major des Armées, il conduit les troupes américaines et alliées à la victoire face à Saddam Hussein lors de la première guerre du Golfe. Il est le 65e secrétaire d'État, du 20 janvier 2001 au 26 janvier 2005.
Une doctrine militaire porte son nom, la doctrine Powell, dans laquelle il définit les règles pour un engagement des États-Unis dans un conflit militaire.
- Second Lieutenant (Sous-lieutenant) : 9 juin 1958
- First Lieutenant (Lieutenant) : 30 décembre 1959
- Captain (Capitaine) : 2 juin 1962
- Major (Commandant) : 24 mai 1966
- Lieutenant Colonel (Lieutenant-colonel) : 9 juillet 1970
- Colonel : 1er février 1976
- Brigadier General (Général de brigade) : 1er juin 1979
- Major General (Général de division) : 1er août 1983
- Lieutenant General (Général de corps d'armée) : 1er juillet 1986
- General (Général d'armée) : 4 avril 1989
Il est nommé au poste de secrétaire d'État le 16 décembre 2000, le Sénat approuvant ce choix à l'unanimité.
Le 5 février 2003, devant le Conseil de Sécurité de l'ONU, il donne des preuves très controversées sur l'existence d'armes de destruction massive en Irak. Dans ce discours, qui apparaitra comme l'un des prologues de la Troisième guerre du Golfe, il affirme qu'« il ne fait aucun doute que Saddam Hussein possède des armes biologiques et la capacité de produire rapidement plus, beaucoup plus » et déclare qu'il n'y a « aucun doute dans mon esprit » que Saddam travaille pour obtenir des composants clefs pour produire des armes nucléaires. Le dossier cité par Colin Powell avait été fourni par l'administration de Tony Blair, qui reconnaîtra dès le 7 février 2003 des "gaffes" dans le dossier. Dès le 8 février, les journaux anglais identifient les vrais auteurs du rapport comme étant les services de communication de Downing Street et la pauvreté des sources utilisées par ces derniers (plagiat universitaire et sources suspectes...).
Il exprimera deux ans plus tard son « amertume » : interrogé sur ABC, il explique que cette présentation, en grande partie fausse, fait « tache » dans sa carrière. En 2011, Colin Powell demande à la CIA et au Pentagone des explications sur les fausses informations qui lui furent communiquées en 2003.
Lors de la campagne électorale de 2004, il avertit de son souhait de ne pas continuer sa responsabilité au sein du Cabinet, il présente donc sa démission le 15 novembre 2004 au président George W. Bush après sa réélection. Il est alors remplacé au poste de secrétaire d'État par la conseillère à la sécurité nationale Condoleezza Rice.
Lors de la campagne électorale de 2008, 15 jours avant le vote, il décide finalement d'apporter son soutien au candidat démocrate Barack Obama. Il renouvelle son soutien lors de la campagne électorale de 2012.
Dans un entretien en 2013, Colin Powell reconnaît qu'au sujet des armes de destruction massive en Irak « Saddam Hussein (...) n'en possédait pas un gramme ». Selon le journaliste Jon Schwartz, Powell aurait délibérément menti durant son discours du 5 février 2003 et n'ignorait pas que l'Irak ne disposait plus d'armes de destruction massive.
En juin 2020, Colin Powell estime que le président Donald Trump « mentait sur plein de choses » et déclare qu'il soutient le candidat démocrate Joe Biden pour l'élection présidentielle qui se tient la même année. Lors de l'élection présidentielle de 2016, il avait déjà voté pour la prétendante démocrate Hillary Clinton.
Colin Powell est mort le lundi 18 octobre 2021, à l'âge de 84 ans, du Covid-19 (coronavirus), au Walter Reed National Military Medical Center situé à Bethesda, dans la banlieue de Washington (USA). Il était, selon sa famille, « fully vaccinated » (complètement vacciné). Il souffrait de myélome multiple, soit un cancer hématologique, ce qui diminue les défenses immunitaires face aux virus.
Citations
Les meilleures citations de Colin Powell.
Il n'y a pas de secrets pour réussir. C'est le résultat de la préparation, du travail acharné et de l'apprentissage de l'échec.
Un miroir reflète le visage d'un homme, mais ce qu'il est vraiment est montré par le genre d'amis qu'il choisit.
Le leadership résout les problèmes. Le jour où les soldats cesseront de vous apporter leurs problèmes, c'est le jour où vous cesserez de les diriger. Ils ont soit perdu confiance que vous pouvez les aider, soit conclu que vous ne vous en souciez pas. Dans les deux cas, c'est un échec du leadership.
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Tous ceux qui sont pour la guerre sont contre moi! Donc acte!
Arriviste au possible, servile volontaire, quitte à faire des milliers de victime et complice de l'anarchie qui perdure jusqu'à nos jours en Irak !
Par sa fautes des milliers de personnes innocentes mortes. Un menteur comme son président bush !.