Jacques Copeau

 
Jacques Copeau
1879 - 1949
 

Acteur, Artiste, Cinéaste, Dramaturge, Écrivain, Metteur en scène (Art, Cinéma, Littérature, Théâtre).

Nationalité française Francais, né le 4 février 1879 et mort le 2 octobre 1949

70 ans Mort à l'âge de 70 ans (de quoi ?).

Enterré (où exactement ?).




Où se trouve la tombe
de Jacques Copeau ?


Contribuez !

Anniversaire !

Cela fera 70 ans que Jacques Copeau est mort le mercredi 2 octobre 2019. Plus que 41 jours...

Pour lui rendre hommage, vous pouvez :

  • Noter Jacques Copeau (si ce n'est pas encore fait).

Biographie

Jacques Copeau, né à Paris le 4 février 1879 et mort à Beaune le 20 octobre 1949, est une personnalité d'importance majeure dans le monde intellectuel et artistique français de la première moitié du XXe siècle, principalement dans le domaine du théâtre.

Critique de théâtre pour plusieurs journaux parisiens, il participe à la création de La Nouvelle Revue française en 1908, avec des amis écrivains tels que André Gide et Jean Schlumberger. Il fonde le théâtre du Vieux-Colombier en 1913, qu'il dirige pendant plusieurs années, puis monte une école d'art dramatique en réaction à l'enseignement prodigué au Conservatoire.

Le théâtre français du XXe siècle est marqué par la pensée de Copeau. Albert Camus déclare ainsi : « Dans l'histoire du théâtre français, il y a deux périodes : avant et après Copeau ».

Enfant de la bourgeoisie industrielle, d'une famille de fabricants et commerçants en mercerie (son père possède notamment une usine à Raucourt dans les Ardennes), Copeau grandit à Paris et suit sa scolarité dans les meilleures écoles. Au lycée Condorcet, il est un élève doué mais irrégulier : déjà très grand lecteur et amateur de théâtre, il échoue au baccalauréat et redouble sa classe de philosophie.

C'est en 1896, dans cette période de préparation au baccalauréat, qu'il rencontre Agnès Thomsen, jeune danoise de sept ans son aînée, qui était en séjour à Paris pour perfectionner sa connaissance de la langue française. Leur première rencontre date du 13 mars 1896 ; ils tombent amoureux l'un de l'autre. Copeau, encore lycéen, n'a que 17 ans. Agnès deviendra la compagne de toute sa vie.

Très jeune, Jacques Copeau se sent une vocation d'écrivain : sa première pièce de théâtre, Brouillard du matin, est une comédie en trois actes qui sera jouée le 27 mars 1897 au Nouveau Théâtre pour la fête de l'association des élèves du lycée Condorcet. L'ancien président de la République française, Casimir-Perier le félicite pour son travail, et le dramaturge Georges de Porto-Riche l'introduit dans le milieu intellectuel parisien.

Après le baccalauréat, Copeau entame des études de philosophie à la Sorbonne, mais le théâtre et sa cour à Agnès lui laissent peu de temps pour étudier et il n'obtient pas sa licence. Contre l'avis de sa mère, il épouse Agnès en juin 1902 à Copenhague. Leur premier enfant, Marie-Hélène (appelée Maiène), nait le 2 décembre suivant.

En avril 1903, la jeune famille rentre en France où Copeau prend les fonctions de directeur de l'usine familiale à Raucourt. C'est en 1903 que Copeau rencontre André Gide pour la première fois : c'est le début d'une amitié qui durera jusqu'à la fin comme en témoigne leur correspondance. Tout en vivant à Angecourt dans les Ardennes, Copeau fréquente le milieu intellectuel parisien au sein duquel il se fait un nom comme critique. Il est curieux de tout (musique, peinture...), et boulimique de lectures : il s'intéresse à toutes les formes de production artistique de ses contemporains.

De retour à Paris en 1905, Copeau poursuit son métier de critique dramatique, s'intéressant notamment à Une maison de poupée d'Ibsen ou La Joconde de Gabriele D'Annunzio. Mi-avril naît sa deuxième fille, Hedwig (appelée Édi). En juillet 1905, il est engagé à la galerie de Georges Petit pour organiser des expositions et rédiger les catalogues. Il y reste jusqu'en mai 1909. Pendant cette période, il continue à écrire des chroniques théâtrales dans L'Ermitage, Le Théâtre entre 1905 et 1914, et La Grande Revue, de 1907 à 1910.

Grâce à la vente de l'usine de Raucourt, il acquiert une indépendance financière qui lui permet d'exercer ses activités littéraires. En octobre 1908, il fonde avec André Gide, Jean Schlumberger, Henri Ghéon, André Ruyters et Marcel Drouin, la Nouvelle Revue française (NRF), publication qui devient l'un des principaux arbitres du goût littéraire en France. « Libéré », comme il le dit, de ses fonctions à la galerie et des soucis de gestion de l'usine de Raucourt, Copeau se concentre sur son travail à la NRF. Il dirige la revue en 1912 et 1913 et y publie ses critiques théâtrales.

Au fil de ses écrits, il construit sa réflexion sur une rénovation dramatique. En mai 1909, il décrit la corruption du théâtre commercial et dénonce, dans un long article sur « Le Métier au théâtre », l'abandon de toute idée de création, la facilité et la vulgarité qui dominent sur la scène contemporaine. Deux ans plus tard, il réfléchit dans les mêmes colonnes, à la fonction de critique dramatique, accusant ses collègues de conforter la médiocrité de la production dramatique par complaisance et manque d'exigence. Face au théâtre de boulevard commercial, et au cabotinage des acteurs, la nécessité de rénover la scène française s'est progressivement imposée à Copeau, nourrissant en partie ses critiques dramatiques. Il considère que le réalisme de la fin du XIXe siècle empêche la bonne compréhension du texte et un réel travail sur les personnages. Pour lui, même la vénérable Comédie Française est en proie à cette artificialité, qu'il a considérée comme un réel obstacle à la création artistique. Il veut développer un théâtre dépouillé, privilégiant le texte.

En 1910, il achète le Limon, propriété de Seine-et-Marne, loin des distractions de Paris. Il travaille inlassablement avec son ami d'école, Jean Croué, sur une adaptation des Frères Karamazov de Dostoïevski qu'il achève fin 1910. Il est alors prêt à devenir non seulement critique mais aussi praticien. La pièce, mise en scène le 6 avril 1911 sous la direction de Jacques Rouché au théâtre des Arts, reçoit des critiques favorables, en particulier en faveur de Charles Dullin, dans le rôle de Smerdiakov. Une deuxième représentation en octobre suivant, avec Louis Jouvet dans le rôle du père Zossima, confirme l'accueil bienveillant de la critique.

Louis Jouvet, l'un des plus proches collaborateurs de Copeau, resté à ses côtés jusqu'en 1922 comme metteur en scène et acteur, est devenu l'un des plus importants directeurs français du XXe siècle. Avec Gaston Baty, Georges Pitoëff, et Charles Dullin, il a fondé le Cartel des Quatre en 1927, visant à soutenir les offres de chacun et, surtout, à l'élévation de la qualité de la scène parisienne dans la tradition de Copeau. Jouvet, comme Copeau, s'appuie avant tout sur le texte. Dans les années 1930, il devient le metteur en scène attitré de Jean Giraudoux, qui devient alors l'un des dramaturges les plus en vue de l'entre-deux-guerres. Puis Jouvet travaille sur l'importance des décors dans la mise en scène en relevant leur théâtralité. Son jeu d'acteur, sur scène et au cinéma, témoigne de son haut niveau d'exigence, l'un des éléments de la pensée théâtrale de Copeau.

Avant le retour de Copeau à Paris, en juin 1920, Charles Dullin donne des cours au théâtre Antoine avec Firmin Gémier, puis créé, avec quelques étudiants, dont Antonin Artaud, L'Atelier. Il dirige ensuite le théâtre Montmartre renommé théâtre de l'Atelier, jusqu'à la Seconde Guerre mondiale. Il monte avec succès Volpone de Ben Jonson, L' Avare de Molière, Antigone de Sophocle adapté par Jean Cocteau et mis en musique par Arthur Honegger, Le Plaisir de l'honnêteté de Pirandello, et Richard III de Shakespeare. Dans la tradition de Copeau, Dullin défend le respect du texte, un décor minimaliste, favorisant la poésie au spectaculaire et plaçant l'acteur au centre de l'acte théâtral. Dullin a également beaucoup joué dans les années 1930 au cinéma, notamment pour pouvoir financer son théâtre.

Gendre de Copeau, membre des Copiaus et fondateur de la Compagnie des Quinze, Jean Dasté a poursuivi une des idées de Copeau : la décentralisation, l'effort d'apporter le théâtre au peuple. Il débute cette action en montant un théâtre à Grenoble, où sa première mise en scène a été Noé d'André Obey, écrit pour la Compagnie des quinze, sillonnant la région pour jouer de villes en villages. Quand la municipalité grenobloise refuse la création d'un centre dramatique national, il s'installe à Saint-Étienne, ville de forte tradition ouvrière. Là il continue ses efforts de diffusion théâtrale, jouant sous une tente les mois d'été, sur les places et les parcs de la ville. Son répertoire reflète celui de Copeau : Molière, Shakespeare et Marivaux. La Comédie de Saint-Étienne (1947-1970) est devenu un modèle du mouvement de décentralisation dramatique.

Pendant dix ans, André Barsacq travaille pour le théâtre avec Dullin, en compagnie d'Antonin Artaud et Jean-Louis Barrault et pour le cinéma avec Jean Gremillon, Marcel L'Herbier ou Max Ophüls. Il travaille ensuite avec Michel Saint-Denis à la Compagnie des Quinze. En 1937, il fonde avec Jean Dasté et Maurice Jacquemont le théâtre des Quatre-Saisons, et débute sa carrière de metteur en scène. Avec cette compagnie, il participe au French Theatre à New York, où il se lie avec Antoine de Saint-Exupéry et Orson Welles. La même année, il conçoit le théâtre Volant et le théâtre de Verdure pour l'Exposition universelle de Paris. Trois ans plus tard, il prend, pour plus de trente ans, la suite de son maître, Dullin, au théâtre de l'Atelier. Il a travaillé à plusieurs reprises avec Jacques Copeau en compagnie d'Ida Rubinstein, puis au Mai Florentin et aux Hospices de Beaune.

Source : fr.wikipedia.org  

Tombe

Aidez-nous à localiser la tombe de Jacques Copeau en nous envoyant l'adresse du lieu où se trouve sa sépulture (cimétière...). Facultatif : transmettez-nous également les coordonnées GPS de l'emplacement exact de la sépulture de Jacques Copeau.

Vous savez où se trouve la tombe de Jacques Copeau ?

Citations

Les meilleures citations de Jacques Copeau.

L'essence du drame est d'affirmer et de conclure.

Merci à notre partenaire Citation Célèbre qui nous a proposer de partager son catalogue de phrases de Jacques Copeau. Vous pouvez consulter les meilleures citations de Jacques Copeau, proverbes, petites phrases et pensées sur le site Citation Célèbre.

Forum

Soyez le premier à poser une question sur Jacques Copeau.

Fiche d'identité

Identité

  • Nom complet : --
  • Nationalité (à sa mort) : Française Drapeau francais
  • Nationalité (à sa naissance) : --
  • Sexe : Masculin

Domaines d'activité

Noms

  • Nom usuel : Jacques Copeau
  • Nom complet : --
  • Prénom : Jacques
  • Noms dans d'autres langues : --
  • Homonymes : 0 (aucun)
  • Nom de famille : Copeau
  • Pseudonyme : --
  • Surnom : --
  • Erreurs d'écriture : --

Naissance

  • Signe astrologique du zodiaque : --
  • Signe astrologique chinois : --

Décès

  • Âge de mort : 70 ans
  • Cause de mort : --

Obsèques

  • Date des obsèques : --
  • Lieu de sépulture : --
  • Type de funérailles : --

Que recherchez-vous sur Jacques Copeau ?

Si vous ne trouvez ce que vous recherchez sur Jacques Copeau, décrivez-nous votre demande et nous vous répondrons personnellement dans les plus brefs délais.

Demandez-nous

Notez !

Aucune note pour le moment...
  ?
0 note
5 étoiles
0
4 étoiles
0
3 étoiles
0
2 étoiles
0
1 étoile
0
0 étoile
0
--

Commentaires

Vous avez des questions sur Jacques Copeau ? Des remarques ? Des infos à partager ?

Image

Liens

Liens externes

Si vous connaissez un site qui parle de Jacques Copeau et susceptible d'apporter des informations complémentaires à cette page, vous pouvez nous proposer le lien. Après délibération (si nous pensons que le contenu proposé est intéressant), nous afficherons le lien vers cette nouvelle source d'infos et nous vous préviendrons par e-mail quand il sera publié.

Autres points communs avec Jacques Copeau