Biographie
Prosper Bensoussan, dit Philippe Clair, est un acteur et réalisateur français, né le 14 septembre 1930 à Martimprey-du-Kiss (aujourd'hui Ahfir, au Maroc) et mort le 28 novembre 2020. Maître de la comédie franchouillarde, avec son acteur fétiche Aldo Maccione, il aura signé plusieurs nanars cultes dans les années 1980. Spécialisé dans les comédies populaires tendances Charlots, à qui il a offert leur premier rôle. Parmi ses films connus : « Déclic et des claques » (1965, comédie, avec Annie Girardot), « Tais-toi quand tu parles » (1981, comédie, avec Aldo Maccione), « Plus beau que moi, tu meurs » (1982, comédie) ou « Par où t'es rentré ? On t'a pas vu sortir » (1984, comédie).
Il s’établit à Paris dans les années 1950 pour étudier la comédie au Conservatoire national supérieur d'art dramatique de Paris.
Il débute sur les planches ainsi qu'à la télévision aux côtés de grands noms (L'Affaire des poisons avec Raymond Rouleau, Une femme libre de Armand Salacrou avec Danielle Delorme, Les Îsles fortunées de Simon Gantillon, etc.) avant de monter lui-même ses propres spectacles où il met en avant un humour judéo-arabe jusqu'ici méconnu en France : Purée de nous z'otres, La Parodie du Cid d'Edmond Brua, De Bab el Oued à l'Elysée.
En 1965, il réalise son premier film : Déclic et des claques avec Annie Girardot, ou les mésaventures de jeunes pieds-noirs débarquant à Paris. Il poursuit son activité de chansonnier : en 1967, un disque évoquant la guerre des Six Jours, Rien Nasser de courir, est interdit par la censure du fait de sa tonalité politique, en porte-à-faux avec la position du gouvernement hexagonal.
Dans les années 1970, Philippe Clair intensifie son activité de cinéaste et devient un des grands spécialistes de la comédie populaire franchouillarde, qu’il inonde de son humour pied-noir. La plupart de ses films sont des succès commerciaux, tout en étant malmenés par la critique.
Il fait notamment débuter les Charlots dans La Grande Java, Richard Anconina dans Comment se faire réformer et dirige Aldo Maccione dans La Grande Maffia, Tais-toi quand tu parles et Plus beau que moi, tu meurs. On lui doit aussi Le Führer en folie, avec Henri Tisot dans le rôle d'Adolf Hitler et Alice Sapritch dans celui d'Eva Braun.
Mais c'est en 1984 qu'il réussit le plus beau coup de sa carrière, en engageant Jerry Lewis dans son film Par où t'es rentré ? On t'a pas vu sortir.
Dans les années 1980, son succès décline, la faute en partie à l'arrivée d'une nouvelle vague comique (celle du Café-théâtre, notamment représentée par les membres du Splendid), et Philippe Clair met un terme à sa carrière en 1989 après un ultime long-métrage.
L'humour judéo-pied-noir rejaillit une dizaine d'années plus tard avec La Vérité si je mens ! de Thomas Gilou que le critique Louis Skorecki du quotidien Libération voit comme un remake de son premier film Déclic et des claques.
En 2013, le journaliste et réalisateur Gilles Botineau signe en compagnie de Philippe Clair lui-même un portrait documentaire intitulé Plus drôle que lui, tu meurs. Ce film, d'une durée de 52 minutes, permet de redécouvrir l'intégralité de sa carrière, en évoquant ses succès, ses échecs mais aussi sa vision de la comédie.
En 2014, Philippe Clair publie ses mémoires, qu'il titre Quel métier étrange ! aux éditions Grrr... Art.
En 2017, il fait partie de la distribution du documentaire Les Magnifiques de Mathieu Alterman et Yves Azéroual, qui met en lumière l'histoire de sept jeunes gens (lui-même, Norbert Saada, Régis et Charles Talar, Charley Marouani, Enrico Macias et Robert Castel) partis d'Afrique du Nord à vingt ans et qui ont révolutionné la pop-culture française des années 1960 à 1980.
En 2019, il revient sur sa carrière dans un entretien pour le site Culture aux Trousses.
Philippe Clair est mort le samedi 28 novembre 2020, à l'âge de 90 ans. En 2021 doit sortir de façon posthume « Authentique mais vrai », une série d'entretiens de Philippe Clair menés par le journaliste Gilles Botineau qui décortiquent l'ensemble de son œuvre cinématographique (Christian Navarro éditions).
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Autres cinéaste (hommes) francais

Réalisateur français et compositeur de musique de film, célèbre pour avoir documenté avec réalisme et dignité les cultures tsiganes, manouches et roms tout au long de sa filmographie, son long métrage "Gadjo dilo" (1997) a marqué le grand public international et lui a valu une reconnaissance majeure en France, est également reconnu pour l'importance centrale accordée à la musique en composant lui-même la majorité de ses bandes originales récompensées par 2 César. Sa mise en scène sensorielle et énergique a été saluée par la critique mondiale, notamment lors de l'obtention du Prix de la mise en scène au Festival de Cannes pour "Exils" (2004). Enfin, son œuvre est saluée pour son engagement politique en faveur de la mémoire des persécutions nomades, concrétisé par le film historique "Liberté" (2010).

Réalisateur français, célèbre pour avoir réalisé l'adaptation cinématographique de "Cyrano de Bergerac" (1990, récompensée par 10 César et un Oscar étasunien des meilleurs costumes), s'est imposé comme un maître de la comédie de mouvement et d'aventure à la française grâce à des classiques populaires tels que "La Vie de château" (1966) et "Le Sauvage" (1975), a coécrit "L'Homme de Rio" (1964) de Philippe de Broca (grand succès public porté par Jean-Paul Belmondo).

Cinéaste français, a réalisé plus de 60 longs métrages et 40 épisodes de série pour la télévision. Parmi ses films les plus connus : « Les Dragueurs » (1959, comédie dramatique), « Un drôle de paroissien » (1963, comédie, avec Bourvil), « Solo » (1969), « À mort l'arbitre » (1984, drame, avec Michel Serrault et Eddy Mitchell), « Le Miraculé » (1997, comédie, avec Michel Serrault, Jean Poiret et Jeanne Moreau), « Bonsoir » (1994, comédie, avec Michel Serrault) ou « Y a-t-il un Français dans la salle ? » (1982).
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Réalisateur français, célèbre pour être l'une des figures majeures de l'autofiction et du cinéma à la première personne en France, son œuvre se distingue par un dispositif esthétique singulier associant des plans contemplatifs, souvent urbains, à une voix off narrative intime. Il est reconnu pour aborder sans concession des thématiques marginales telles que l'homosexualité, la dépendance aux drogues et la quête amoureuse. Sa notoriété s'est installée auprès de la critique grâce à des films emblématiques comme "Rome désolée" (1996) et "Toutes les nuits" (prix Louis-Delluc en 2001). Il est salué pour sa capacité à croiser l'essai intime avec l'histoire de l'art, la politique et la réflexion philosophique.

Cinéaste français, connu pour ses films avec Philippe Noiret « L'Horloger de Saint-Paul » (1974), « Que la fête commence » (1975, comédie historique), « Le Juge et l'Assassin » (1976, drame), « Coup de torchon » (1981, policier), « La Vie et rien d'autre » (1989, guerre), « La Fille de d'Artagnan » (1989, drame), « Un dimanche à la campagne » (1984), mais aussi avec d'autres acteurs et différents genres comme « Daddy Nostalgie » (1980, avec Jane Birkin), « Capitaine Conan » (1996, avec Philippe Torreton), « Laissez-passer » (2002, histoire, avec Jacques Gamblin), « La Princesse de Montpensier » (2010, histoire, avec Mélanie Thierry), « L.627 » (1992, avec Didier Bezace), « L'Appât » (1995, drame, avec Marie Gillain). Plusieurs de ses films ont été récompensés, en France et à l'étranger, dont « Autour de minuit » (1986, drame musical, avec François Cluzet) qui remporta un Oscar et fut nommé aux Golden Globes.

Poète, cinéaste et dramaturge français, élu à l'Académie française en 1955, comptant parmi les artistes qui ont marqué le XXe siècle, il a côtoyé la plupart de ceux qui ont animé la vie artistique de son époque. Il a été l'imprésario de son temps, le lanceur de modes, le bon génie d'innombrables artistes. En dépit de ses œuvres littéraires et de ses talents artistiques, Jean Cocteau insista toujours sur le fait qu'il était avant tout un poète et que tout travail est poétique. Il est connu pour son film « Le Sang d'un poète » (1930) et sa pièce de théâtre « La Machine infernale » (1934).
Autres points communs avec Philippe Clair