Pompée

 
Pompée
-106 à -48
 

Général, Homme d'état, Militaire (Histoire).

Nationalité française Francais, né le 29 septembre de l'an -106 av. jc et mort le 28 septembre de l'an -48 av. jc

57 ans Mort à l'âge de 57 ans (de quoi ?).

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Biographie

Pompée, dit Pompée le Grand est un général et homme d'État romain, né le 29 septembre de l'an 106 av. J.-C. dans le Picenum, dans l'actuelle région des Marches en Italie et mort le 28 septembre de l'an 48 av. J.-C. à Péluse, en Égypte orientale. Il se marie cinq fois et épouse notamment Julia, la fille de Jules César.

Il commence sa carrière militaire sous les ordres de son père, puis, remarqué par Sylla qui lui accorde sa confiance, il remporte ses premiers succès militaires importants en Sicile et en Afrique en 82 av. J.-C.. De 77 av. J.-C. à 72 av. J.-C., Pompée est chargé de mener en Hispanie une guerre difficile contre Sertorius, qui a constitué dans la péninsule ibérique un État indépendant. S'étant couvert de gloire par sa victoire sur les pirates en Méditerranée en 67 av. J.-C. puis par ses conquêtes en Orient l'année suivante en étant imperator, il conclut avec César et Crassus le premier triumvirat, par lequel les trois se partagent le pouvoir à Rome en 60 av. J.-C.

En 52 av. J.-C., il est nommé par le Sénat consul unique de Rome, fait exceptionnel, pour rétablir l'ordre et le calme dans la cité, en proie à des affrontements.

Il est l'adversaire de César lors de la guerre civile qui éclate en 49 av. J.-C. En dépit de l'opposition de Caton, inquiet de son influence grandissante dans les affaires de l'État, la majorité des sénateurs se range derrière lui et déclare César ennemi public. Après une campagne difficile en Grèce en 48 av. J.-C. contre les forces de César, qui se termine par sa défaite lors de la bataille de Pharsale, Pompée se réfugie en Égypte, où il est assassiné sur l'ordre de Ptolémée XIII, sur la plage de Péluse le 28 septembre 48 av. J.-C.

Brillant général, il a célébré trois triomphes au cours de sa vie. Il est surnommé par Sylla et par ses soldats « Pompée le Grand » en référence à Alexandre le Grand. En tant qu'administrateur, Pompée se veut un brillant bâtisseur. Il fonde Nicopolis, dans la province du Pont. Il revendique la création de bien d'autres cités en Orient, comme Pompéiopolis, en Cilicie, et également en Hispanie. À Rome, il fait construire le théâtre de Pompée ainsi que plusieurs temples. Il est également l'instigateur de la création des provinces romaines de Syrie et de Pont-Bythinie.

Pompée est le fils de Gnaeus Pompeius Strabo, originaire du Picenum, une région située en Italie centrale. Strabo possède des domaines si vastes qu'il est en mesure de lever lui-même des troupes parmi ses tenanciers. Consul en 89 av. J.-C., il se fait remarquer par ses succès lors de la guerre sociale et, par la suite, par la haine que devait lui vouer le peuple de Rome pour son avarice, ce qui fera dire à Plutarque : « Jamais père n'aura réussi à obtenir tant de haine et son fils tant de gloire ». La fortune de Pompée Strabo était déjà considérable, celle de Pompée est une des plus importantes de son temps, estimée à au moins deux cents millions de sesterces.

Pompée est, dès son plus jeune âge, entraîné au maniement de l'épée ou au lancer de javelot à cheval. Il reçoit des éléments d'éducation hellénique, destinée à lui enseigner l'éloquence, mais, amené très tôt à partager avec son père la vie rude des camps militaires, il n'a pas l'occasion de terminer cette éducation. Si Plutarque parle de « son éloquence persuasive » Cicéron tempère ce jugement : « Pompée, se serait fait un nom plus grand dans l'éloquence, si une autre ambition ne l'eût entraîné vers la gloire plus éclatante des guerriers. ».

En 90 av. J.-C., la Guerre sociale éclate en Italie. En effet, les alliés italiens se révoltent contre Rome après l'assassinat du tribun de la plèbe Livius Drusus, qui avait déposé une motion au Sénat dans le but de faire accéder ces peuples à la citoyenneté romaine. Pompée est aux côtés de son père lors de cette guerre en tant que tribun militaire. Il assiste et prend part au siège d'Asculum qui offre à son père un butin extraordinaire lors du pillage de la ville par ses troupes, lui valant le poste de consul pour l'année 89 av. J.-C. C'est au cours de ce siège que Pompée rencontre le jeune Cicéron, qui a le même âge que lui.

Pompée est ensuite témoin des premières guerres civiles, qui opposèrent le parti populaire de Marius au conservateur Sylla. En -87, son père décède, frappé par la foudre selon Plutarque, ou peut-être plus simplement touché par la dysenterie qui faisait des ravages dans son armée ». Lors des obsèques, une foule hostile donne libre cours à sa haine pour le défunt et arrache le corps de son lit funèbre.

Le décès de son père coïncide avec le triomphe des « populares » de Cinna et Marius, qui font régner la terreur à Rome. Plus de 10 000 morts sont à déplorer sur le Forum. Pompée, comme « optimate », est contraint de ne pas se faire remarquer. Sa maison romaine est mise à sac par les gardes du corps de Cinna. Lorsqu'il retourne à Rome, il est poursuivi pour détournement du butin du pillage pendant le sac d'Asculum. Ses fiançailles avec la fille du juge, Antistia, lui assurent une rapide absolution.

Sylla revient d'Orient en -83 avec ses légions et débarque à Brindes pour marcher sur Rome. En effet, il a conclu la paix avec le roi Mithridate à Dardanos. Il peut maintenant retourner en Italie pour affronter les populares. Sylla dispose de plus de 40 000 hommes.

Pompée, quant à lui, se trouve dans son domaine du Picenum et se range dans le camp de Sylla. Il lève par conséquent une armée dans la région et parvient à réunir trois légions, quelque 15 000 hommes. Avec son armée, il chasse les partisans de Marius du Picenum, ralliant ainsi toute la région à Sylla. Le consul Carbo envoie ses légats Carrinas, Brutus et Celius pour mettre fin aux agissements de Pompée. Malgré des forces inférieures en nombre, ce dernier leur tend une embuscade et se distingue pendant le combat. Plutarque rapporte que Pompée, en abattant le premier ennemi, un chef gaulois faisant partie de la cavalerie marianiste, qui s'avançait, provoque la débandade de ses adversaires. Pompée fait sa jonction avec Sylla en 83 av. J.-C. Ce dernier apprécie le ralliement de Pompée, dont les troupes constituent un appoint non négligeable. Parmi eux se trouve Crassus, qui devient très vite le rival de Pompée au cours de cette guerre. Sylla, quant à lui, et avec les renforts de Pompée, marche sur Rome, où le fils de Marius fait assassiner tous ceux qu'il soupçonne de sympathie pour Sylla. Parmi les victimes se trouve Antistius, le beau-père de Pompée. Le consul Carbo, lui, s'enfuit en Sicile.

Alors que Sylla entre dans Rome, la moitié de son armée, dont Pompée, affronte les troupes marianistes dans le centre de l'Italie. Pompée se distinguant encore en écrasant une armée supérieure en nombre en Ombrie par une embuscade audacieuse. Pour s'attacher Pompée, Sylla lui offre sa belle-fille, Æmilia Scaura, comme épouse. Æmilia est déjà mariée et est enceinte mais divorce de son mari. Pompée fait de même avec sa femme Antistia. Bien qu'Æmilia meure en couches peu de temps après, le mariage confirme la fidélité de Pompée à Sylla, ce qui contribue fortement à l'avancement de sa carrière.

En 82 av. J.-C., Pompée est chargé de chasser les troupes marianistes de Sicile ainsi que d'Afrique. Il bat aisément les partisans de Caius Marius en Sicile puis débarque en Afrique. De cette époque date son surnom de Adulescentulus Carnifex (« l'Adolescent boucher ») à cause de sa froideur et de sa cruauté sur le champ de bataille. On lui reproche notamment l'exécution ignominieuse du consul Carbo en Sicile, qui l'avait pourtant soutenu alors qu'il était accusé de détournement quelques années plus tôt. En Afrique, il affronte le marianiste Domitius. Dès qu'il débarque dans la région, plus de 7 000 soldats de Domitius se joignent à lui, ce qui lui fait une armée de plus de 40 000 hommes. Après avoir vaincu Domitius, Pompée pénètre en Numidie pour rétablir l'infuence romaine dans ce royaume car Domitius y avait placé un souverain favorable aux populares. Pompée sort victorieux de cette campagne.

Du fait de ses victoires successives et de ses prouesses personnelles sur le champ de bataille, il est acclamé imperator par ses troupes, alors qu'il n'est encore qu'un chevalier, ce qui est un fait exceptionnel pour l'époque. Il ne possédait en effet aucune charge officielle. Après la Numidie, Sylla lui ordonne de revenir à Rome. Revenu victorieux de ses campagnes contre les derniers partisans du parti de Marius, il reçoit de Sylla le surnom (cognomen) de « Magnus », ce qui signifie « le Grand » en référence à Alexandre le Grand. Ce surnom (sans doute sarcastique à cause de l'âge de Pompée) le flattait discrètement et il jugera bon de l'utiliser plus tard, lorsque sa gloire militaire atteindra son apogée. Sylla alors dictateur de Rome décide de lui accorder un triomphe. Ce jour-là, Pompée tente d'éclipser ses aînés avec un char de triomphe tiré par quatre éléphants, rappelant ses conquêtes africaines, mais les éléphants n'arrivent pas à franchir la porte de la ville, pour le plus grand embarras de Pompée et le divertissement du public. C'est au cours de cette période qu'il a une liaison avec une courtisane nommée Flora, qui ne dure cependant pas car Sylla lui offre une nouvelle épouse, Mucia Tercia, la femme de Marius le Jeune, le fils de Marius lui-même.

En 80 av. J.-C., Sylla en a terminé avec la politique et se retire dans sa villa de Campanie. Il meurt en 78 av. J.-C.. Pompée est exclu de son testament: malgré la désapprobation de Sylla, il avait appuyé la candidature au consulat de Lépide. Sylla lui avait alors prédit que Lépide serait un trouble-fête. Les événements lui donnent raison.

Après la mort de Sylla, le consul Lépide et ses partisans s'opposent à ce qu'on lui fasse les obsèques qui convenaient à un homme de son rang. Pompée, utilisant son prestige, veut se distinguer par lui-même, et les oblige à renoncer à leur projet et fait rendre à Sylla tous les honneurs. Ces obsèques sont le premier exemple de funérailles nationales romaines.

Lépide, qui se trouve en Gaule Cisalpine avec ses partisans, entre en conflit avec le sénat. Les sénateurs confient à son collègue Catulus la tâche de réprimer la rébellion et lui adjoignent Pompée, sans que l'on sache exactement à quel titre, soit comme légat de Catulus, soit indépendamment. En 77 av. J.-C. Pompée réunit des légions, marche contre Mutina et y assiège un des lieutenants de Lépide, Brutus (le père de Marcus Junius Brutus, l'assassin de Jules César) La victoire est aisément obtenue contre des forces peu motivées. Brutus est tué dans des circonstances obscures. L'épisode met en lumière un des aspects parfois sombres de Pompée : on lui reproche d'avoir fait exécuter Brutus, alors que celui-ci s'était rendu.

Pendant ce temps, Lépide décide de marcher sur Rome en évitant Pompée. Catulus, à la nouvelle de la victoire de Pompée, réunit une armée et affronte celle de Lépide aux portes de Rome. L'armée de Lépide, peu motivée, se débande et s'enfuit en Etrurie. Pompée, qui s'était mis en route avec son armée en direction de Rome, croise les fuyards et en massacre un grand nombre. Lépide, quant à lui, s'enfuit en Sardaigne où il meurt peu après.

En 77 av. J.-C., principal représentant des optimates, Pompée est envoyé en Hispanie pour lutter contre les derniers partisans de Marius conduits par Sertorius et Marcus Perperna Veiento. La mission n'est pas facile car Sertorius bénéficie du soutien des populations locales. Il dispose de 60 000 hommes, principalement recrutés parmi la population locale ainsi que de 8 000 cavaliers. De son côté, Pompée traverse les Alpes par une route fort longue, à la tête de 30 000 fantassins et de 1 000 cavaliers. Au printemps de 76 av. J.-C., après avoir défait des tribus gauloises et réorganisé la province de Gaule transalpine, il passe en Espagne et fait sa jonction avec Quintus Caecilius Metellus Pius, proconsul d'Hispanie ultérieure. Sertorius est un excellent général qui tient Pompée en piètre estime, qu'il appelle "l'écolier de Sylla". La fortune des armes change plusieurs fois de camp : Pompée est plusieurs fois vaincu par Sertorius, comme à Lauro, sur les rives du Sucro (où Sertorius doit néanmoins sacrifier son aile gauche, mise en déroute, pour repousser son ennemi sur l'aile droite), où il est blessé lors des affrontements, ou encore près de Sagonte, où il est toutefois secouru par Metellus. Il remporte néanmoins plusieurs victoires contre ses lieutenants.

Après avoir adressé au sénat une lettre menaçante évoquant sa possible défaite au cas où des renforts et du blé ne lui seraient pas envoyés, Pompée reçoit deux légions de plus en 74 av. J.-C. À partir de ce moment, Pompée et Metellus commencent à prendre l'avantage sur leur adversaire en progressant lentement mais sûrement, prenant les villes ennemies les unes après les autres, ce qui a pour effet d'entraîner des défections de plus en plus nombreuses dans le camp de Sertorius. En 73 av. J.-C., Pompée poursuit seul une campagne victorieuse au centre de l'Espagne, sur laquelle nous n'avons que peu de détails, mais qui consiste essentiellement en une succession de sièges de villes et de forteresses, sans grande bataille. L'année suivante, après une nouvelle offensive de Pompée et de Metellus, les Marianistes ne contrôlent guère plus que la Lusitanie. Selon Appien, Sertorius sombre alors dans l'alcoolisme et la débauche, perdant progressivement son autorité sur ses hommes.

Devant la possible défaite de Sertorius face aux troupes de Pompée et de Metellus, Perpenna, son principal lieutenant, l'assassine au cours d'un banquet en 72 av. J.-C., ce qui précipite la chute des marianistes dans la région. La mort de Sertorius permet donc à Pompée de l'emporter et de terminer peu après la pacification de l'Hispanie.

Après quoi il retourne en Italie par les Pyrénées. À la frontière entre la Gaule et l'Espagne, il fait construire un monument connu sous le nom de Trophée de Pompée (retrouvé en 1984), rappelant les cités et les peuples soumis lors de ces campagnes.

En 71 av. J.-C., il revient en Italie avec ses légions alors que la péninsule tremble face à la révolte servile dirigée par Spartacus. Ce dernier s'est enfui d'une école de gladiateurs de Capoue et a saccagé le Picenum, région natale de Pompée, avec 100 000 hommes en armes.

Crassus, qui est chargé de le vaincre, connaît quelques déboires. Il commet alors une erreur, qu'il regrettera : demander au sénat de donner l'ordre à Pompée de lui venir en aide. Au bout du compte il anéantit le principal groupe de révoltés et Spartacus est tué. De son côté, gagnant par là à bon compte l'affection du peuple de Rome, Pompée disperse la dernière bande errante (quelque 5 000 hommes), qui tente de s'enfuir par le nord.

Crassus, qui venait de tailler en pièces la principale bande de révoltés sans susciter un tel enthousiasme, en conçoit une certaine amertume. Si cet épisode engendre des tensions entre les deux rivaux, leurs intérêts convergents les poussent néanmoins à s'allier contre le Sénat.

De retour à Rome, Pompée se présente au consulat pour l'année suivante. Sa candidature est totalement anormale puisqu'il n'a pas suivi le cursus honorum, chemin obligé pour accéder au consulat. Sa popularité est telle qu'on ne peut faire autre chose que de lui accorder une dispense. Crassus pose également sa candidature. Les deux hommes sont élus consuls pour l'année 70 av. J.-C. Les deux généraux, contrairement à la tradition, plutôt que de licencier leurs soldats, les maintiennent campés en armes à proximité de Rome. Pompée assure qu'il licenciera ses légions après son triomphe. Crassus, quant à lui, affirme qu'il ne licenciera les siennes que si Pompée le fait d'abord. Pompée célèbre alors son triomphe, tandis que Crassus doit se contenter d'une ovation, honneur moindre. Les deux hommes se rendent finalement aux supplications du peuple et se réconcilient en public sur le Forum puis démobilisent leurs troupes, ce qui écarte le spectre d'une nouvelle guerre civile.

Au cours de son mandat consulaire, Pompée gagne la faveur du peuple en rendant aux tribuns de la plèbe les pouvoirs qui leur avaient été retirés sous Sylla, c'est-à-dire l'initiative législative et le droit de veto sur les décisions d'autres magistrats ou du Sénat. Il restitue également aux chevaliers le droit de siéger dans les tribunaux. Bien qu'aucun historien ne le mentionne, il y a tout lieu de supposer que les chevaliers ont dû lui témoigner financièrement leur reconnaissance. Ce faisant, Pompée, qui a contribué à la victoire des optimates sous Sylla, se repositionne sur l'échiquier politique. Il s'attire cependant la méfiance de beaucoup de sénateurs, hantés par la dictature.

À la fin de leur mandat, tant Pompée que Crassus renoncent au proconsulat qui leur revient. Le commandement d'une province est pour un ancien consul l'occasion soit de se couvrir de gloire par l'un ou l'autre exploit militaire, soit de s'enrichir aux dépens de ses administrés. Crassus est déjà immensément riche. Quant à Pompée, il a déjà fait ses preuves militairement. Il se contente de siéger au Sénat, dont il est, à 37 ans, un des plus jeunes membres, en attendant qu'on lui attribue un commandement militaire à sa mesure. Il devra patienter quelque peu.

Durant l'hiver 67 av. J.-C., Pompée reçoit, par la lex Gabinia , la motion portant le nom du tribun de la plèbe Gabinius, un imperium exceptionnel pour éliminer la piraterie de Méditerranée. En effet, par leurs raids incessants, les pirates qui perturbaient considérablement le transport de vivres vers Rome depuis la Sicile et l'Égypte, menacent d'affamer la péninsule italienne.

Les sénateurs, parmi lesquels Quintus Lutatius Catulus, l'un des deux consuls de l'année 78 av. J.-C., qui craignent une nouvelle dictature, sont réticents à lui accorder de tels pouvoirs. La loi est pourtant adoptée sous la pression du peuple. Pompée s'acquitte de sa fonction méthodiquement. Il dispose de 500 navires de guerre et de 120 000 hommes, l'équivalent de vingt légions. La Méditerranée est divisée en treize zones, chacune confiée à un des 24 légats à la tête d'une flotte. La mer est rapidement nettoyée d'ouest en est et les pirates sont refoulés vers leurs repaires de Cilicie dans l'est du bassin méditerranéen. C'est à ce moment que Pompée se rend pour la première fois à Athènes. Très populaire, Pompée est acclamé par la foule athénienne car il n'a pas dérobé les biens des temples de la ville.

Pour vaincre les pirates définitivement, Pompée lui-même, à la tête de soixante navires, bientôt rejoints par de nombreux autres, leur porte alors le coup final en attaquant le port de Coracesium. Il obtient leur capitulation et sait se montrer magnanime envers ceux qui se rendent, en installant un grand nombre d'entre eux avec leurs familles dans la ville de Soli, qui est rebaptisée Pompeiopolis. En effet, cette ville, fondée par Mithridate, a été saccagée et détruite au cours de la dernière guerre contre le Pont. Pompée recolonise alors cette ville avec les pirates repentis. Il a accompli sa mission en trois mois et s'est prodigieusement enrichi en mettant la main sur le butin que les pirates avaient accumulé depuis des années.

Alors qu'il séjournait en Grèce après sa victoire sur les pirates, Pompée se met à lorgner vers l'Orient, où Lucullus peine à vaincre le roi du Pont Mithridate VI Eupator. En 66 av. J.-C., la lex Manilia, initiée par le tribun de la plèbe Caius Manilius, appuyé notamment par Cicéron, accorde à nouveau à Pompée des pouvoirs d'imperium exceptionnels en Asie mineure. De nombreux sénateurs alarmés par la tendance à la croissance du pouvoir personnel des généraux, s'y opposent en vain.

Pompée se rend en Galatie pour relever Lucullus de son commandement. Selon Dion Cassius, sa première action aurait été de proposer la paix à Mithridate. Il lui aurait envoyé un messager, sans obtenir de réponse. Pompée conclut alors une alliance avec le roi des Parthes Phraatès et lui offre les territoires de l'Arménie. Effrayé, Mithridate aurait alors demandé la paix. Face aux exigences exorbitantes de Pompée, ses soldats se révoltent et le roi ne peut les calmer qu'en prétendant que ses émissaires n'avaient pas été chargés de négocier, mais d'observer ce que faisaient les Romains. Pompée se rend en Galatie pour relever Lucullus de son commandement. L'entrevue est d'abord polie, mais le ton monte entre les deux hommes, et il s'en faut de peu qu'ils n'en viennent aux mains, retenus par leurs gardes du corps. Après cette rencontre, Lucullus doit rentrer à Rome et laisse le commandement des deux légions d'Asie mineure à Pompée. Ce dernier dispose ainsi de plus de 60 000 hommes et de 3 000 cavaliers, soit une dizaine de légions, sans compter les nombreux auxiliaires, pour venir à bout du roi du Pont.

Tout d'abord, Mithridate évite le combat et détruit les régions traversées par les troupes de l'imperator pour les affamer. Plutôt de que de poursuivre Mithridate, Pompée oblique vers l'Arménie Mineure, une province fertile du Royaume du Pont. Mithridate décide d'attirer Pompée en Arménie pour provoquer l'hostilité du roi Tigrane II envers les Romains. Pompée rattrape le roi du Pont et livre une bataille de nuit contre ses forces. Les armées de Pompée font plus de 10 000 morts. Mithridate est vaincu et s'enfuit dans le Royaume du Bosphore, sur les bords de la Mer d'Azov, avant d'avoir ordonné à toutes les places fortes pontiques de résister aux romains. En quelques mois, Pompée est venu à bout du vieux roi.

Pompée se trouve aux confins du royaume d'Arménie et décide d'en faire un État-client de Rome. Conscient de l'inutilité de toute résistance, Tigrane II, un monarque vieillissant, cède à Rome une partie de ses possessions (la Syrie et la Phénicie, une partie de la Cappadoce et de la Cilicie ainsi que la Sophène) et consent à Pompée une importante contribution financière après une rencontre avec ce dernier. Par la seule voie diplomatique, Pompée a soumis entièrement l'Arménie et a annexé bon nombre de territoires. Il peut donc se lancer à la poursuite de Mithridate, en passant par le Caucase.

Descendant l'Araxe et en remontant le cours du Cyrus, Pompée pénètre dans le royaume des Albains, et vainc le roi Orosès. En 65 av. J.-C., après avoir hiverné chez les Albains et les avoir vaincus, il soumet le royaume voisin des Ibères sous le règne d'Artokès en remportant une victoire décisive sur le Cyrus. Peu après, Orosès, le roi des Albains, se révolte et reprend les hostilités, et lève une armée de 60 000 hommes et de 12 000 cavaliers. Cependant, cette armée n'est composée que de bergers et de paysans sans formation militaire, que Pompée écrase à nouveau sur l'Abas. Jamais une armée romaine ne s'était aventurée aussi loin. Ces victoires éclatantes permettent à Rome de s'étendre vers la Bithynie, le Pont et la Syrie, posant ainsi les bases de la future domination de l'Empire romain en Orient.

La campagne est terminée. Bien que Mithridate soit toujours en fuite, Pompée a soumis les Arméniens, les Albains et les Ibères du Caucase. Il peut procéder au rétablissement de la paix dans cette région morcelée par les guerres. Tout d'abord, il met fin à la guerre entre l'Empire parthe et le Royaume d'Arménie par la voie diplomatique. Il rejoint ensuite avec toutes ses légions son légat Afranius en Syrie. En cours de route, il se rend à Zéla, où une armée romaine a été défaite par Mithridate. Pompée tient à faire enterrer les restes des soldats romains qui jonchent encore le champ de bataille. Une fois en Syrie, Pompée fonde la province de Syrie, un nouveau territoire de la République. Il y promulgue des lois et fait venir de nombreux magistrats romains, responsables de cette nouvelle province. Avant de rentrer en Italie, Pompée souhaite régler deux problèmes : mettre de l'ordre en Judée, plongée dans la guerre civile, et mettre au pas Arétas III, roi des Nabatéens.

En 63 av. J.-C., Pompée est à Damas pour régler le problème de la Judée, plongée dans la guerre fratricide qui oppose Aristobule II à son frère Hyrcan II. Chacun des deux frères demande l'aide de Pompée pour vaincre l'autre. Comme Aristobule a eu beaucoup de complaisance pour Mithridate et pour les pirates alors que Hyrcan était plutôt favorable à Rome, Pompée prend alors fait et cause pour ce dernier. Il se met en marche pour vaincre Aristobule qui s'est retranché dans la forteresse d'Alexandreion. Au terme d'un nouvel arbitrage, Pompée ordonne à Aristobule de rendre toutes les places qu'il occupe. Après une nouvelle volte-face d'Aristobule, il s'apprête à prendre Jérusalem. En cours de route, les légions de Pompée font une halte à Jéricho et leur imperator étudie les plans de la forteresse de Jérusalem.

C'est à ce moment qu'un messager lui apprend que Mithridate, qui s'est réfugié dans le Bosphore, s'est suicidé. La guerre contre le Pont est enfin terminée et l'objectif de Pompée en Orient est atteint. Il veut cependant en finir avec Aristobule. Une fois entré à Jérusalem, dont la population est divisée, il assiège les partisans d'Aristobule retranchés sur le Mont du Temple. Celui-ci est emporté d'assaut et, de cet épisode, l'histoire retiendra que Pompée pénétra dans le Saint des Saints du temple de Jérusalem, ce qui constituait un sacrilège pour les Juifs, mais ne toucha à rien. L'assaut du Temple fait plus de 12 000 morts, mais très peu du côté de Pompée. La Judée est tout de suite soumise. Pompée ne restaure cependant pas la royauté : il se borne à réintégrer Hyrcan dans ses fonctions de grand prêtre du temple de Jérusalem.

Pompée, qui est sans doute à l'apogée de sa gloire en Orient, aspire à de nombreux projets pour asseoir sa puissance, comme marcher vers la mer Rouge, ou bien entreprendre une expédition en Egypte. Le Pharaon Ptolémée XII lui demande de mater une révolte dans son pays. Cependant Pompée renonce à tous ces desseins, et décide de repartir vers la Syrie.

Source : fr.wikipedia.org  

Tombe

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Fiche d'identité

Identité

  • Nom complet : --
  • Nationalité (à sa mort) : Française Drapeau francais
  • Nationalité (à sa naissance) : --
  • Sexe : Masculin

Domaines d'activité

Noms

  • Nom usuel : Pompée
  • Nom complet : --
  • Prénoms : --
  • Noms dans d'autres langues : --
  • Homonymes : 0 (aucun)
  • Nom de famille : Pompée
  • Pseudonyme : --
  • Surnom : --
  • Erreurs d'écriture : Cnaeus Pompeius Magnus

Naissance

  • Signe astrologique du zodiaque : --
  • Signe astrologique chinois : --

Décès

  • Âge de mort : 57 ans
  • Cause de mort : --

Obsèques

  • Date des obsèques : --
  • Lieu de sépulture : --
  • Type de funérailles : --

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