Biographie
Né en 1828 dans la haute bourgeoisie russe, Léon Tolstoï entre dans l'armée à 23 ans et fait le coup de feu contre les rebelles tchéchènes (déjà). Il commence à écrire et abandonne l'armée 5 ans plus tard.
Il est reconnu comme l'un des plus grands écrivains russes avec deux best-sellers mondiaux : Guerre et Paix et Anna Karénine. Mais son évolution hors du commun fait de lui un homme attachant, d'une richesse intérieure impressionnante, et il est un des précurseurs de la non-violence. Léon Tolstoï est à la fois ce chrétien en «quête de la vérité», révolté par la pauvreté, la peine de mort, l'indifférence à autrui, l'esclavage, le militarisme, l'hypocrisie du clergé, et cet intellectuel curieux des autres cultures.
C'est une véritable crise religieuse et morale qui transforme sa pensée, sa manière de vivre et de considérer le monde. Une vraie conversion !
Les années 1879-1886 furent décisives, et cela se voit dans ses oeuvres (Confessions, Critique de la théologie dogmatique, Concordance et traduction des quatre évangiles, En quoi consiste ma foi, et Que devons-nous faire ?) où il développe progressivement une pensée condamnant radicalement la violence, notamment celle de l'État, et il deviendra un dissident dans son propre pays, excommunié et censuré par I'Eglise orthodoxe. Dans «Le Royaume des cieux est en vous», il expose sa doctrine issue des évangiles. Partant de l'idée de la non-résistance au mal par la violence, il remarque que l'Église ne fait pas cas de ce commandement de résistance non-violente au mal. Les prêtres bénissent les canons et l'Église soutient les soldats en dérogeant au commandement biblique : «tu ne tueras point». Comme les quakers, il pense que le guerre est inconciliable avec les principes enseignés dans le sermon sur la montagne. Pour lui, l'État despotique ou libéral, n'est qu'une «organisation de la violence n'ayant pour principe que l'arbitraire le plus grossier». Le service militaire n'est pas compatible avec l'esprit chrétien. Un chrétien ne peut se préparer à l'assassinat de son prochain ou le commettre en étant soldat. L'idée même de juger et condamner à mort est à l'opposé de celle de tolérance et de pardon du Christ. Tolstoï accuse les maîtres religieux de donner des instructions contraires à celles du Christ. «Ils enlèvent à l'enseignement du Christ toute sa signification». La duplicité est constante dans l'Église depuis qu'elle est devenue une puissance temporelle, devenant de plus en plus riche, et cela dure depuis le règne de Constantin.
Tolstoï préconise le refus de soutenir la violence de l'État en refusant de payer l'impôt ou d'effectuer le service militaire, mais il ne se lancera jamais dans des actions non violentes de ce type. Cependant, il soutient les Doukhobors, groupe religieux pacifiste dissident de l'Église orthodoxe et aide ses membres à s'exiler au Canada (note).
«Père de douze enfants, ses relations avec son épouse deviennent difficiles à mesure qu'il prend ses distances avec l'Église et qu'il adopte un mode de vie en communion avec ses idées - il abandonne le tabac, l'alcool, la chasse, la viande, s'habille en paysan, coupe lui-même le bois et confectionne des chaussures», raconte son fils. Tolstoï ouvre une école pour les enfants pauvres dans sa propriété de Iassnaïa-Poliana, et il expérimente des méthodes pédagogiques non contraignantes et non violentes, ce qui est une vraie nouveauté pour l'époque.
Tolstoï définit ainsi ce qu'il appelle la «vraie vie» : c'est «celle qui ajoute au bien accumulé par les générations passées, qui augmente cet héritage dans le présent et le lègue aux générations futures». Tolstoï refusait aussi la contre-violence révolutionnaire comme celle exercée lors de la première révolution russe de 1905 : «La violence engendre la violence, c'est pourquoi la seule méthode pour s'en débarrasser est de ne pas en commettre». Son oeuvre littéraire prend elle aussi une tournure sociale, notamment à travers des essais et des récits populaires, largement diffusés dans la population russe, dont certains seront censurés. Comme, par exemple, cet essai :
« Ivan le petit sot » est le titre d'un conte philosophique antimilitariste qui démontre que non seulement il est parfaitement possible de résister à un agresseur en se passant d'armée, mais encore que cela est avantageux. Le risque d'attaque est moins grand, car l'aggresseur n'a aucun prétexte de "défense" pour attaquer, et l'économie d'une armée permet d'arranger un compromis ou de tenir le temps qu'il faut pour convaincre l'assaillant qu'il a tort. Pas de morts inutiles, les hommes restent libres à leur travail pour résister au lieu d'être embrigadés pour guerroyer ; sachant le coût exorbitant d'une défense armée, c'est évidemment la bonne solution pour se prémunir des dangers d'une guerre !
Dans Argent et travail, Tolstoï développe sa thèse sociale qui a sa source dans l'injonction biblique: «Tu travailleras à la sueur de ton front». Le travail manuel est une nécessité vitale et une valeur traditionnelle, et les bureaucrates, les fonctionnaires du fisc et surtout les militaires, sont donc considérés comme des parasites de la société.
Léon Tolstoï est parmi les principaux penseurs occidentaux qui ont participé à l'élaboration de la Non-violence. Gandhi dit avoir puisé ses idées essentielles dans Le Royaume des Cieux est en vous : «La Russie m'a donné en Tolstoï un maître qui m'a pourvu d'une base raisonnable pour ma Non-violence.»
«Il n'y a qu'une solution, celle de la reconnaissance de la loi d'amour et du refus de toute violence», écrit Léon Tolstoï quelques jours avant sa mort (1910).
Tombe
Où se trouve la tombe de Léon Tolstoï ?
Ci-dessous l'emplacement exacte de la tombe de Léon Tolstoï :
Où est enterré Léon Tolstoï ?
Iasnaïa Poliana
Yasnaya Polyana
301214 Oblast de Toula
Russie
La tombe de Léon Tolstoï est au Iasnaïa Poliana, Yasnaya Polyana, 301214 Oblast de Toula, Russie
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Citations
Les meilleures citations de Léon Tolstoï.
Les deux guerriers les plus puissants sont la patience et le temps.
L'épouse, c'est pour le bon conseil, la belle-mère, c'est pour le bon accueil, mais rien ne vaut une douce maman.
Chaque mensonge est un poison ; il n'y a pas de mensonges anodins. Seule la vérité est sûre. Seule la vérité me console - c'est le seul diamant incassable
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Autres romancier russe

Écrivain russe considéré comme l'un des plus grands romanciers russes, il a influencé de nombreux écrivains et philosophes, admiré après la publication de « Crime et Châtiment » (1866) et de « L'Idiot » (1869), «Les Démons » (1871) et « Les Frères Karamazov » (1880). Ses romans sont parfois qualifiés de « métaphysiques », tant la question angoissée du libre arbitre et de l'existence de Dieu est au cœur de sa réflexion, tout comme la figure du Christ. Cependant, ses œuvres ne sont pas des « romans à thèse », mais des romans où s'opposent de façon dialectique des points de vue différents avec des personnages qui se construisent eux-mêmes, au travers de leurs actes et de leurs interactions sociales. Dostoïevski chemine sur différents thèmes de la nature humaine et de la condition humaine.

Romancier, nouvelliste et dramaturge russe, considéré comme l'un des écrivains classiques de la littérature russe. Ses oeuvres les plus connues sont « Nouvelles de Pétersbourg (Le Nez, Le Manteau...) » (1836, nouvelles), « Les Âmes mortes » (1842, roman), « Tarass Boulba » (1843, roman) ou « Le Revizor » (1836, comédie en 5 actes).
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Écrivain et dissident politique russe, connu pour son roman « Le poète russe préfère les grands nègres » (1976), fondateur et chef du Parti national-bolchevique, truand à Kharkov, poète à Moscou, sans-abri puis domestique à New York, écrivain et journaliste à Paris, milicien pro-Serbe pendant la guerre de Bosnie, dissident puis prisonnier politique dans l'ex-URSS, il fut empêché d'être candidat à l'élection présidentielle russe de 2012. À partir de l'annexion de la Crimée et de la guerre du Donbass, il prend ses distances avec l'opposition et apporte son soutien à la politique étrangère de Vladimir Poutine.

Romancier et poète russe déjà considéré au moment de sa mort comme le plus grand écrivain russe. Les circonstances dramatiques de sa disparition l'ont transformé en véritable légende. Il bénéficie toujours d'une énorme popularité en Russie. Ses oeuvres les + connues sont « Eugène Onéguine » (1821-1831, roman en vers) et « Boris Godounov » (1825, tragédie).
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Romancier russe et un ancien dissident soviétique, connu pour être l'auteur du roman « Les Aventures singulières du soldat Ivan Tchonkine ».
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Romancier russe, auteur de « La Maison Pouchkine » (prix du meilleur livre étranger en 1989), il compte parmi les écrivains majeurs de la littérature russe, dont l'oeuvre, profondément marquée par l’histoire et la littérature de son pays, ne le quitta jamais, même aux plus durs moments de la répression soviétique.
Un philosophe de l'histoire qui, s'il s'est un peu trompé politiquement parlant, reste l'Homère du XIX siècle.