Biographie
Yves Boisset, né le 14 mars 1939 à Paris et mort le 31 mars 2025 à Levallois-Perret, est un réalisateur français. Réputé pour défendre un cinéma à la fois populaire et le plus souvent engagé à gauche durant les décennies 1970 et 1980, Yves Boisset affectionne une certaine spécialité dans les films policiers ou d'action : il met souvent en scène des films critiques contre la politique conservatrice de droite, les dérives policières ou de l'armée, contre le racisme ordinaire ou la calomnie, ou encore qui sont une critique acerbe des médias et d'un certain type de télé poubelle commerciale. Il est connu pour ses films "R.A.S." (1973, guerre, avec Jacques Weber), "Dupont Lajoie" (1975, drame, avec Jean Carmet), "Le Juge Fayard dit « le Shériff »" (1977, policier, avec Patrick Dewaere), "Un taxi mauve" (1977, comédie, avec Charlotte Rampling), "Le Prix du danger" (1983, anticipation, avec Gérard Lanvin).
Yves Félix Claude Boisset naît le 14 mars 1939 dans le 5 arrondissement de Paris. Sa mère est professeur d'allemand et son père professeur de lettres puis inspecteur général de l’Instruction publique. Alors qu'il a 4 ans, sa nourrice l'emmène au cinéma pour la première fois. En entrant dans la salle, il est si terrifié par une scène de fusillade du film Dernier Atout de Jacques Becker (1942) qu'il doit sortir et en fait une jaunisse.
A 17 ans, alors qu'il est en hypokhâgne au lycée Louis-le-Grand, il quitte le domicile familial. Il devient journaliste au journal Paris Jour où il couvre les faits divers tout en suivant une licence d'histoire et en entrant à l'Institut des hautes études cinématographiques (IDHEC). Passionné de théâtre et de cinéma, Paris Jour lui permet d'interviewer des acteurs et des metteurs en scène. Il rencontre ainsi le réalisateur Yves Ciampi qui lui propose de faire des recherches historiques pour son prochain film Qui êtes-vous, monsieur Sorge ? puis de devenir son assistant.
Yves Boisset collabore à des revues spécialisées (Cinéma, Midi-Minuit fantastique), ainsi qu'à l'hebdomadaire Les Lettres françaises, et travaille avec Jean-Pierre Coursodon et Bertrand Tavernier à la première édition (1960) du livre Vingt Ans de cinéma américain. Il devient assistant réalisateur pour notamment Jean-Pierre Melville (dans L'Aîné des Ferchaux), Claude Sautet (L'Arme à gauche), Sergio Leone (Le Colosse de Rhodes), René Clément (Paris brûle-t-il ?)...
Dans les années 1970, il s'inspire souvent d’événements réels : la police (Un condé), l'affaire Ben Barka (L'Attentat), le racisme (Dupont Lajoie) pour lequel il demandera une co-écriture du scénario à Jean-Pierre Bastid et Michel Martens, l'intrusion de la politique dans le judiciaire (Le Juge Fayard dit « le Shériff »). Il est également un des premiers à aborder la guerre d'Algérie (avec R.A.S.).
En 1976, il témoigne dans le documentaire Chantons sous l'Occupation d'André Halimi.
Par ailleurs, il fait adapter ou co-adapte plusieurs auteurs reconnus : Jean-Patrick Manchette pour Folle à tuer (1975), Michel Déon dans Un taxi mauve (1977), Marie Cardinal pour La Clé sur la porte (1978), Jean Vautrin dans Canicule (1984), Philippe Djian pour Bleu comme l'enfer (1986).
En 1980, pour défendre des objecteurs de conscience à qui le statut a été refusé, des personnalités bravent la loi qui réprime l'hébergement d'un assujetti recherché pour insoumission et le revendiquent. Yves Boisset est partie prenante de cet engagement.
Durant cette période, il ne réussit pas à réaliser Barracuda, un film policier co-écrit avec Jean-Patrick Manchette, ayant pour toile de fond le commerce officiel des armes. Il subira beaucoup de pressions et finira par réécrire le scénario avec Jean Vautrin pour réaliser Canicule.
Son dernier long métrage de cinéma en date est La Tribu en 1991.
Ensuite, il se consacre quasiment exclusivement à la télévision, avec des réalisations historiques : L'Affaire Seznec (1993), L'Affaire Dreyfus (1995), Le Pantalon (affaire Lucien Bersot, fusillé pour l'exemple), Jean Moulin (2002), L'Affaire Salengro (2009).
Ayant enquêté sur les massacres de membres de l'ordre du Temple solaire (OTS) pour son film Les Mystères sanglants de l'OTS, il est entendu en 2006 comme témoin de la défense lors du procès du chef d'orchestre franco-suisse Michel Tabachnik.
Il a également un moment le projet de réaliser un documentaire consacré à l'affaire des « torturées d'Appoigny » (ou « affaire Dunand »), mais semble avoir mis fin à ses recherches du fait de pressions.
En 2011, il publie son autobiographie La vie est un choix.
Yves Boisset est mort le lundi 31 mars 2025, à l'âge de 86 ans, à l'hôpital franco-britannique de Levallois-Perret (France).
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Autres cinéaste (hommes) francais

Réalisateur français et compositeur de musique de film, célèbre pour avoir documenté avec réalisme et dignité les cultures tsiganes, manouches et roms tout au long de sa filmographie, son long métrage "Gadjo dilo" (1997) a marqué le grand public international et lui a valu une reconnaissance majeure en France, est également reconnu pour l'importance centrale accordée à la musique en composant lui-même la majorité de ses bandes originales récompensées par 2 César. Sa mise en scène sensorielle et énergique a été saluée par la critique mondiale, notamment lors de l'obtention du Prix de la mise en scène au Festival de Cannes pour "Exils" (2004). Enfin, son œuvre est saluée pour son engagement politique en faveur de la mémoire des persécutions nomades, concrétisé par le film historique "Liberté" (2010).

Réalisateur français, célèbre pour avoir réalisé l'adaptation cinématographique de "Cyrano de Bergerac" (1990, récompensée par 10 César et un Oscar étasunien des meilleurs costumes), s'est imposé comme un maître de la comédie de mouvement et d'aventure à la française grâce à des classiques populaires tels que "La Vie de château" (1966) et "Le Sauvage" (1975), a coécrit "L'Homme de Rio" (1964) de Philippe de Broca (grand succès public porté par Jean-Paul Belmondo).

Cinéaste français, a réalisé plus de 60 longs métrages et 40 épisodes de série pour la télévision. Parmi ses films les plus connus : « Les Dragueurs » (1959, comédie dramatique), « Un drôle de paroissien » (1963, comédie, avec Bourvil), « Solo » (1969), « À mort l'arbitre » (1984, drame, avec Michel Serrault et Eddy Mitchell), « Le Miraculé » (1997, comédie, avec Michel Serrault, Jean Poiret et Jeanne Moreau), « Bonsoir » (1994, comédie, avec Michel Serrault) ou « Y a-t-il un Français dans la salle ? » (1982).
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Réalisateur français, célèbre pour être l'une des figures majeures de l'autofiction et du cinéma à la première personne en France, son œuvre se distingue par un dispositif esthétique singulier associant des plans contemplatifs, souvent urbains, à une voix off narrative intime. Il est reconnu pour aborder sans concession des thématiques marginales telles que l'homosexualité, la dépendance aux drogues et la quête amoureuse. Sa notoriété s'est installée auprès de la critique grâce à des films emblématiques comme "Rome désolée" (1996) et "Toutes les nuits" (prix Louis-Delluc en 2001). Il est salué pour sa capacité à croiser l'essai intime avec l'histoire de l'art, la politique et la réflexion philosophique.

Cinéaste français, connu pour ses films avec Philippe Noiret « L'Horloger de Saint-Paul » (1974), « Que la fête commence » (1975, comédie historique), « Le Juge et l'Assassin » (1976, drame), « Coup de torchon » (1981, policier), « La Vie et rien d'autre » (1989, guerre), « La Fille de d'Artagnan » (1989, drame), « Un dimanche à la campagne » (1984), mais aussi avec d'autres acteurs et différents genres comme « Daddy Nostalgie » (1980, avec Jane Birkin), « Capitaine Conan » (1996, avec Philippe Torreton), « Laissez-passer » (2002, histoire, avec Jacques Gamblin), « La Princesse de Montpensier » (2010, histoire, avec Mélanie Thierry), « L.627 » (1992, avec Didier Bezace), « L'Appât » (1995, drame, avec Marie Gillain). Plusieurs de ses films ont été récompensés, en France et à l'étranger, dont « Autour de minuit » (1986, drame musical, avec François Cluzet) qui remporta un Oscar et fut nommé aux Golden Globes.

Poète, cinéaste et dramaturge français, élu à l'Académie française en 1955, comptant parmi les artistes qui ont marqué le XXe siècle, il a côtoyé la plupart de ceux qui ont animé la vie artistique de son époque. Il a été l'imprésario de son temps, le lanceur de modes, le bon génie d'innombrables artistes. En dépit de ses œuvres littéraires et de ses talents artistiques, Jean Cocteau insista toujours sur le fait qu'il était avant tout un poète et que tout travail est poétique. Il est connu pour son film « Le Sang d'un poète » (1930) et sa pièce de théâtre « La Machine infernale » (1934).
Autres points communs avec Yves Boisset