Alain Resnais

4084ème
Alain Resnais
1922 - 2014
Score : 0

Artiste, Cinéaste, Metteur en scène (Art, Cinéma).

Nationalité française Francais, né le 3 juin 1922 et mort le 1er mars 2014

91 ans Mort à l'âge de 91 ans (de quoi ?).

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Biographie

Alain Resnais est un réalisateur français, également scénariste et monteur, né le 3 juin 1922 à Vannes (Morbihan) et mort le 1er mars 2014 à Paris à l'âge 91 ans.

Initialement voué à une carrière de comédien, il intègre la première promotion de l'IDHEC en montage et commence, à la fin des années 1940, à réaliser des courts métrages et moyens métrages documentaires qui marquent le public et la critique : Van Gogh, Guernica et surtout Nuit et brouillard, premier film de référence sur les camps de concentration.

Réalisateur d'Hiroshima mon amour (1959) et de L'Année dernière à Marienbad (1961), deux dates dans l'histoire du cinéma, Alain Resnais est rapidement considéré comme l'un des grands représentants du Nouveau cinéma (équivalent du Nouveau roman en littérature) et comme un des pères de la modernité cinématographique européenne, à l'instar de Roberto Rossellini, Ingmar Bergman et Michelangelo Antonioni dans sa manière de remettre en cause la grammaire du cinéma classique et de déconstruire la narration linéaire.

Cinéaste expérimental, capable de se remettre en question à chaque nouvelle réalisation, Alain Resnais est reconnu pour sa capacité à créer des formes inédites et à enrichir les codes de la représentation cinématographique par son frottement à d'autres arts : littérature, théâtre, musique, peinture ou encore bande dessinée. Ses réalisations, du côté de l'artifice et de l'imaginaire, peuvent paraître déroutantes pour le grand public même si beaucoup ont rencontré le succès.

On retrouve, le long de son oeuvre, un grand nombre de thèmes tels l'histoire, la mémoire, l'engagement politique, l'intimité, la réalité de l'esprit, le rêve, le conditionnement socio-culturel, la mort, la mélancolie et bien sûr l'art.

Pour les dix-huit longs métrages qui portent sa signature, Resnais a fait appel à des auteurs-scénaristes aussi renommés et différents que Marguerite Duras, Alain Robbe-Grillet, Jean Cayrol, Jorge Semprún, Jacques Sternberg, David Mercer, Jean Gruault, Jules Feiffer, Jean-Pierre Bacri et Agnès Jaoui ou encore Jean-Michel Ribes.

Fidèle dans le travail et amateur de l'esprit de troupe, Resnais a notamment sollicité à plusieurs reprises les comédiens Sabine Azéma, Pierre Arditi, André Dussolier et Lambert Wilson, les techniciens Jacques Saulnier, Éric Gautier et Hervé de Luze ou encore le compositeur Mark Snow.

Réalisateur célébré par la profession, il a été plusieurs fois récompensé aux Césars et dans les festivals internationaux.

Alain Resnais naît en 1922 à Vannes. Issu d'une famille cultivée, il est sensibilisé très tôt à toutes les formes d'art. À l'âge de douze ans, il se voit offrir une caméra Kodak 8 mm avec laquelle il tourne ses premiers courts métrages, dont une adaptation de Fantômas. Outre le cinéma, il se passionne pour la photographie, la peinture, la bande dessinée et la littérature, affectionnant particulièrement les oeuvres de Jean Ray, Marcel Proust ou encore André Breton.

Il désire d'abord être acteur et déménage à Paris en 1939. Il devient l'assistant de Georges Pitoëff au théâtre des Mathurins, fréquente le Cours Simon et obtient un petit rôle dans Les Visiteurs du soir. Puis il passe le concours de l'IDHEC où il est admis en 1943 dans la section montage. En 1946, en Allemagne, il participe au Théâtre aux Armées sous la direction d'André Voisin. La même année, il est assistant-réalisateur et monteur sur le long métrage documentaire Paris 1900.

Sa carrière de réalisateur commence avec Van Gogh, en 1948, un court métrage documentaire produit par Pierre Braunberger, récompensé à la Biennale de Venise et aux Oscars, puis il tourne des documentaires pendant une dizaine d'années. Les thèmes abordés sont très variés : la guerre d'Espagne vue par Picasso dans le court métrage Guernica en 1950, ou l'usine Pechiney.

Les courts métrages de Resnais impressionnent la critique. Par exemple, après la projection du Chant du styrène au Festival de Tours 1958, Jean-Luc Godard, alors critique de cinéma dans l'hebdomadaire Arts, est enthousiaste. Il y voit un film « olympien, d'une gravité sans égale . ».

Contemporain de la Nouvelle Vague, Alain Resnais est rapidement apparenté au groupe de la « Rive gauche », très engagé, dont font partie Chris Marker avec lequel il co-réalise le film anticolonialiste Les Statues meurent aussi, Prix Jean-Vigo 1954, et Agnès Varda dont il monte La Pointe courte, son premier long métrage.

En 1956, il obtient à nouveau le Prix Jean-Vigo pour Nuit et brouillard, produit par Anatole Dauman et devenu depuis, grâce à Henri Michel, qui en avait pris l'initiative et en était le conseiller historique, un film de référence sur les camps de déportation.

En 1959, Alain Resnais réalise son premier long métrage de fiction, financé par Dauman et écrit par Marguerite Duras : Hiroshima mon amour. Le film est présenté hors compétition au Festival de Cannes 1959 et divise d'emblée les spectateurs. Dès la fin de la projection, le président du jury, Marcel Achard, s'exclame tout haut : « C'est de la merde » tandis qu'un autre juré, Max Favalelli, lui rétorque : « Non, c'est l'oeuvre d'un authentique génie. ». Le film a un retentissement mondial : il est apprécié à la fois par la critique et le public. Selon Louis Malle, « ce film fait faire un bond dans l'histoire du cinéma ». Godard déclarera, plus tard, être jaloux du film : « Je me souviens avoir été très jaloux de Hiroshima mon amour. Je me disais : "ça c'est bien et ça nous a échappé, on n'a pas de contrôle là dessus." ».

L'oeuvre déconstruit les concepts du récit cinématographique classique. Puis elle expose, de manière novatrice, la problématique de la mémoire et du temps perdu par l'évocation des traumatismes de la Seconde Guerre mondiale. Avec 2,2 millions d'entrées en France, elle est un immense succès. Hiroshima obtient d'ailleurs, en 1959, le Prix Méliès ex æquo avec un autre film qui, comme lui, connaît un succès fulgurant et devient immédiatement un classique du cinéma : Les Quatre Cents Coups de François Truffaut.

Deux ans plus tard, Alain Resnais fait de nouveau sensation grâce à L'Année dernière à Marienbad, cinéroman créé en compagnie d'Alain Robbe-Grillet. Par le choix du noir et blanc et du décor intérieur d'un château hors du temps où déambulent des personnages fantomatiques, il commence à définir son style, teinté de surréalisme, d'onirisme et de distanciation brechtienne. Son désir d'élaborer une forme expérimentale y est aussi réaffirmé. Si une partie de la critique vante sa puissance créatrice, une autre lui reproche son abstraction, son hermétisme et son manque de profondeur politique dans une période qui ne l'est pas (les années 1960). Néanmoins, on retrouve souvent, dans les films de Resnais, un engagement social et politique et un goût de l'histoire récente (le colonialisme, la guerre d'Algérie etc.). En 1960, il est par ailleurs l'un des signataires du Manifeste des 121 et Hiroshima prenait de plus la bombe atomique et la collaboration en toile de fond. L'Année dernière à Marienbad, qui révèle l'actrice Delphine Seyrig, est un grand succès : le public est encore au rendez-vous et le film réalise 880 000 entrées en France.

Le schéma de réception critique reste, à quelques exceptions près, le même pour chaque film : si l'oeuvre du cinéaste fascine, elle en irrite certains. Michel Mourlet, par exemple, dénonce le fait que, « l'objet le plus anecdotique se trouve sur le même plan que le plus important ». Il y voit un « esthétisme académique et vide ». À propos de L'Année dernière à Marienbad et d'Hiroshima mon amour, il écrit : « Aucune connaissance de l'acteur, aucun empire sur le décor, les éléments, aucun sens du récit, rien que de pauvres petits essais d'intellectuels qui jouent gravement à faire du cinéma. »

Muriel, ou le Temps d'un retour (1963), scénarisé par Jean Cayrol, traite de la torture pendant la guerre d'Algérie. Le film rassemble moins de spectateurs que les précédents (430 000 entrées).

La Guerre est finie (1966), écrit par Jorge Semprún, raconte l'histoire d'un militant communiste interprété par Yves Montand, évoluant dans un réseau républicain, sur fond de Guerre d'Espagne et d'anti-franquisme.

En 1967, il participe au film collectif Loin du Vietnam coordonné par son ami Chris Marker en solidarité avec le peuple vietnamien. Plutôt que de filmer des images documentaires réalisées sur les lieux du conflit ou aux États-Unis, Alain Resnais préfère capter les réflexions d'un intellectuel parisien, interprété par Bernard Fresson, sur cette guerre et son caractère éminemment médiatique. Ce projet, profondément politique, n'attire pas un public nombreux (60 000 entrées en France).

En 1968 avec Je t'aime, je t'aime, écrit par Jacques Sternberg, Alain Resnais réalise un film d'une grande modernité du point de vue de la construction d'une temporalité éclatée.

Stavisky, en 1974, revient sur l'un des plus gros scandales financiers de la Troisième République. Optant pour un cinéma plus commercial et choisissant une vedette populaire (Jean-Paul Belmondo), le réalisateur prolonge néanmoins ses réflexions plastiques sur l'histoire et la psyché. Le film rassemble un million de spectateurs en salles.

Mêlant délire, fantasme et réalité prosaïque, Providence, film hommage à H.P. Lovecraft est interprété, en anglais, par des comédiens anglosaxons (Dirk Bogarde, Ellen Burstyn et David Warner) et dresse le portrait d'un écrivain vieillissant tirant le fil de sa vie et de ses personnages comme des marionnettes. Il se conçoit comme une mise en abyme du récit et un questionnement dense sur la création artistique. Le film réalise 650 000 entrées en France.

Avec Mon oncle d'Amérique, écrit par Jean Gruault, Resnais met de manière didactique en application, à travers le parcours de trois personnages issus de milieux sociaux différents, les thèses anthropologiques du scientifique Henri Laborit. Celles-ci sont exposées, de manière ponctuelle, face caméra. Le film remporte un grand succès public avec 1,3 millions d'entrées en France.

À partir des années 1980, le cinéaste s'entoure pour La Vie est un roman, L'Amour à mort et Mélo, d'un nouveau trio d'acteurs qui ne le quittera plus : Sabine Azéma, Pierre Arditi et André Dussolier. Si la première de ces trois réalisations explore différentes temporalités par le prisme d'un lieu unique (un château devenu école), les deux autres marquent une rupture par le choix d'une structure linéaire, mais aussi par leur tonalité intimiste et leur atmosphère sépulcrale. Elles rencontrent un succès mitigé : La Vie est un roman attire 300 000 spectateurs en France, L'Amour à mort 350 000 et Mélo 550 000.

Produit par Marin Karmitz, I Want to Go Home, qui rend hommage à l'univers de la bande dessinée et dont le scénario est signé de l'auteur américain Jules Feiffer, reste le plus gros échec commercial du réalisateur : le film totalise, en 1989, 40 878 entrées.

Dans les années 1990, Alain Resnais s'ouvre à de nouvelles collaborations, avec le duo de scénaristes-acteurs Jean-Pierre Bacri et Agnès Jaoui puis touche un plus large public, développant l'aspect ludique et fantaisiste de son cinéma.

En 1993, il revisite le théâtre avec une adaptation de huit pièces d'Alan Ayckbourn (Intimate Exchanges) : Smoking / No Smoking, diptyque sur les possibles de l'existence, où Sabine Azéma et Pierre Arditi jouent onze rôles. Les films réalisent respectivement 400 000 et 350 000 entrées en France.

Il s'essaie également à la comédie musicale avec On connaît la chanson en 1997, qui fait intervenir, dans des dialogues issus de situations quotidiennes, le répertoire de la chanson populaire. À la différence des comédies musicales classiques, les acteurs ne chantent pas et ce sont les interprétations originales des chansons qui sont synchronisées sur leurs lèvres. Ce principe a déjà été expérimenté à la télévision anglaise par Dennis Potter (en) (1935-1994) auquel Alain Resnais rend hommage dans le générique du film. À la différence de Potter, le cinéaste n'introduit que des extraits de chansons, sans jamais les diffuser dans leur intégralité et ne fait pas danser ses personnages lors des plages musicales. Le scénario du film, écrit par le tandem Jaoui / Bacri, s'apparente au théâtre de boulevard et l'humour repose essentiellement sur une série de quiproquos et de malentendus. Le film est un immense succès public, et encore à ce jour, le plus important de son réalisateur avec 2,6 millions d'entrées en France. Il est également exporté à l'étranger et totalise 3,3 millions d'entrées dans l'ensemble de l'Union européenne. C'est aussi un des plus grand succès critique d'Alain Resnais.

En 2003, Resnais s'attaque à l'opérette avec Pas sur la bouche. Le ton enjoué et grivois s'y veut proche des films burlesques et du vaudeville. Avec 640 000 entrées, le film est un succès public.

En 2006, Coeurs dépeint la solitude d'urbains égarés dans un univers enneigé et tragi-comique. Le film est un succès avec 540 000 entrées enregistrées en France.

Les Herbes folles (2009), tiré d'un roman de Christian Gailly, est une histoire d'amour démentielle qui se situe ouvertement du côté de la fantaisie dramatico-bouffonne, hors de toute vraisemblance. Bien que déroutant et touffu, le film, qui divise la critique, trouve son public et totalise 460 000 entrées.

En 2012, Resnais sort Vous n'avez encore rien vu qui narre la convocation postmortem, par un auteur dramatique, de sa troupe d'acteurs fétiches dans une villégiature du Sud de la France où elle sera amenée à juger la nouvelle version de sa pièce de théâtre Euridyce. Le titre du film est un hommage à l'acteur Al Jolson qui avait créé, en 1919, une chanson intitulée « Vous n'avez encore rien entendu », et qui réutilise l'expression You ain't heard nothin' yet dans le film Le Chanteur de jazz (1927), premier film parlant de l'histoire du cinéma. L'idée du scénario vient du producteur Jean-Louis Livi qui a suggéré à Resnais de faire un film à partir d'Eurydice. Le film s'inspire également d'une autre pièce de Jean Anouilh intitulée Cher Antoine ou l'Amour raté. À côté des acteurs habituels de Resnais, on trouve aussi les acteurs habitués des films de Bruno Podalydès (Bruno et Denis Podalydès, Jean-Noël Brouté, Michel Vuillermoz) et des acteurs issus de l'univers d'Arnaud Desplechin (Mathieu Amalric, Anne Consigny). Le succès en salles est moins important que pour ses films précédents (155 000 entrées en France). Le film provoque d'ailleurs des réactions contrastées au sein de la critique.

Il meurt le 1er mars 2014 à Paris alors qu'il avait 91 ans.

Source : fr.wikipedia.org  

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Fiche d'identité

Identité

  • Nom complet : --
  • Nationalité (à sa mort) : Française Drapeau francais
  • Nationalité (à sa naissance) : --
  • Sexe : Masculin

Domaines d'activité

Noms

  • Nom usuel : Alain Resnais
  • Nom complet : --
  • Prénom : Alain
  • Noms dans d'autres langues : --
  • Homonymes : 0 (aucun)
  • Nom de famille : Resnais
  • Pseudonyme : --
  • Surnom : --
  • Erreurs d'écriture : --

Naissance

  • Date de naissance : 3 juin 1922
  • Lieu de naissance : --
  • Signe astrologique du zodiaque : --
  • Signe astrologique chinois : --

Décès

  • Âge de mort : 91 ans
  • Cause de mort : --

Obsèques

  • Date des obsèques : --
  • Lieu de sépulture : --
  • Type de funérailles : --

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 Il a réalisé de merveilleux films dont « Un dimanche à la campagne ».
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