Biographie
Émile Zola (1840-1902), écrivain français, fondateur du naturalisme en littérature, dont l'oeuvre principale est une vaste fresque en vingt volumes, racontant l'histoire naturelle et sociale d'une famille sous le Second Empire. Il est né le 2 avril 1840 à Paris, d'une mère bourguignonne et d'un père italien. Émile Zola passe toute sa jeunesse à Aix-en-Provence. Au collège de la ville, il fait la connaissance de Paul Cézanne, qui restera son ami durant de longues années, à qui il doit de rencontrer des peintres tels que Monet, Renoir, Sisley, Pissarro et Manet. Son père, François Zola, qui travaille à Aix à la construction du canal qui portera plus tard son nom, meurt prématurément le 22 mars 1847. Ce décès met la famille dans une situation financière instable et bouleverse le jeune Émile qui n'a que 7 ans au point que son oeuvre restituera plus tard la figure grandie de ce père tôt disparu, homme libéral, novateur, audacieux et bâtisseur.
À partir de 1858, Zola s'établit à Paris; après deux échecs au baccalauréat à cause du français (!), il mène une vie incertaine, il n'a pas d'argent, il est démuni. Il entre finalement aux Éditions Hachette où il travaille, de mars 1862 à janvier 1866, comme commis puis rapidement comme chef de la publicité. Outre des centaines de vers, et quelques tentatives théâtrales, il compose à cette époque plusieurs textes en prose très variés, allant du conte de fées à la satire politique en passant par la «chose vue», le récit à finalité morale. Il réussit à publier en novembre 1864 un petit recueil de contes, les Contes à Ninon, qui reçoit un accueil favorable. En 1865, il rencontre celle qui va devenir sa femme : Alexandrine Meley. Décidé à vivre de sa plume, il quitte la librairie Hachette en 1866. En 1867, son premier succès vint avec Thérèse Raquin, qui annonce, sans en faire partie, le cycle des Rougon-Macquart, tant par les sujets abordés (l'hérédité, la folie) que par les critiques qu'il suscite : la presse traite en effet l'auteur de « pornographe », d'« égoutier » ou encore de partisan de la « littérature putride ».
Après la guerre de 1870, à laquelle il ne participe pas parce que, fils de veuve et myope, il n'est pas mobilisable, il devient journaliste parlementaire. C'est le 22 juillet 1872, par la signature du contrat qui le lie à l'éditeur Georges Charpentier, que commence véritablement sa carrière littéraire, qu'il mène de front avec le journalisme auquel il ne renonce pas. Peu à peu ses romans lui valent l'amitié d'écrivains comme Flaubert, les frères Goncourt, Daudet et Tourgueniev. Lorsqu'il décide d'entreprendre sa vaste fresque romanesque, par souci de méthode, il veut établir un plan général, avant même d'écrire la première ligne. Il tient aussi à préciser la différence de son entreprise avec celle d'un prédécesseur écrasant, Balzac et sa Comédie humaine : « Mon oeuvre à moi sera tout autre chose. Le cadre en sera plus restreint. Je ne veux pas peindre la société contemporaine, mais une seule famille en montrant le jeu de la race modifiée par le milieu. (...) Ma grande affaire est d'être purement naturaliste, purement physiologiste ». Aujourd'hui, les théories scientifiques qui fondent les Rougon-Macquart sont tout à fait dépassées; l'oeuvre, elle, reste toujours actuelle, sans doute parce que, au-delà des ambitions scientifiques de son auteur, elle demeure une réalisation considérable sur le plan littéraire.
La Fortune des Rougon (1871), le premier volume, est la base qui soutient et justifie tout l'édifice. Ce roman relate le coup d'État du prince Louis Napoléon Bonaparte, le 2 décembre 1851, vu d'une ville de Provence. À la faveur de ce bouleversement politique, les ambitions se déchaînent : deux branches rivales d'une même famille, les Rougon et les Macquart, s'affrontent, les premiers se révélant bonapartistes par calcul, les seconds libéraux par pauvreté et par envie.
Le succès de L'Assommoir, publié en 1877, septième volume des Rougon-Macquart, lui confère à la fois la notoriété et l'aisance. Sa maison de Médan devient, le jeudi où il reçoit, le lieu de rendez-vous de jeunes écrivains tels que Huysmans ou Maupassant.
Indigné par la dégradation du capitaine Dreyfus, le 5 janvier 1895, à l'École militaire, il dénonce à la fin de l'année dans trois articles publiés par Le Figaro les campagnes de presse contre la République et les Juifs. Convaincu que le véritable coupable de l'affaire Dreyfus est le commandant Esterhazy, qui est acquitté à l'unanimité le 11 janvier 1898, Zola publie dans L'Aurore deux jours plus tard l'article J'accuse. Condamné à un an d'emprisonnement et à 3 000 francs d'amende, il doit quitter la France le 18 juillet 1898. À son retour, en 1899, injurié, radié de l'ordre de la Légion d'honneur, abandonné par une grande partie de ses lecteurs, il serait mort asphyxié dans sa maison à cause, semble-t-il, d'une main criminelle qui en aurait bouché la cheminée. Une foule immense rendit hommage pendant ses obsèques à celui qui avait osé mettre en jeu sa notoriété au nom de la morale.
Tombe
Où se trouve la tombe d'Emile Zola ?
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Où est enterré Emile Zola ?
Panthéon de Paris
28 place du Panthéon
Paris
Île-de-France
France
Le retentissement de la mort d'Émile Zola est immense. La presse se fait l'écho de l'émotion qui gagne la population entière. La presse nationaliste et antisémite exulte ; ainsi, le journal La Libre Parole titre : Scène naturaliste : Zola meurt d'asphyxie. L'émotion gagne l'étranger où de nombreuses cérémonies ont lieu en mémoire de l'écrivain français, et les presses germanique, britannique, américaine s'en font largement l'écho. L'hommage est international. Lors des obsèques, Anatole France, qui avait insisté pour évoquer toutes les facettes de l'écrivain, y compris ses combats pour la justice, déclare : « Il fut un moment de la conscience humaine. » Une délégation de mineurs de Denain accompagne le cortège, scandant « Germinal ! Germinal ! »
Les cendres de Zola sont transférées au Panthéon le 4 juin 1908. À la fin de la cérémonie, un journaliste anti-dreyfusard, Louis Grégori, ouvre le feu avec un révolver sur Alfred Dreyfus, qui n'est que légèrement blessé au bras.
La tombe d'Emile Zola est au Panthéon de Paris, 28 place du Panthéon, Paris, Île-de-France, France
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Citations
Les meilleures citations d'Emile Zola.
Le roman est devenu une enquête générale sur l'homme et sur le monde.
Je crois que l'avenir de l'humanité est dans le progrès de la raison par la science.
Chaque fois que la science avance d'un pas, c'est qu'un imbécile la pousse, sans le faire exprès.
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Liens
Liens externes
- Si vous cherchez à lire le roman d'Emile Zola Germinal en PDF, il est à votre disposition sur le site eBooksGratuits.com, mais si vous n'avez que peu de temps et chercher un résumé de Germinal, nous vous conseillons directement d'aller sur le blog LeProfesseurDeFrançais.
- Il est peut-être facile de trouver la bibliographie complète de Zola, mais pour découvrir toutes les oeuvres d'Emile Zola et les lire directement sur le site, il faut aller sur Atramata.
- Tout le monde connaît J'accuse d'Emile Zola, la lettre ouverte au Président de la République de l'époque, Félix Faure, publiée le 13 janvier 1898 sur la journal L'Aurore. Vous pouvez lire le texte intégral de la lettre sur BacDeFrançais.net, mais c'est également sur ce même site que vous pouvez lire un résumé de J'accuse et une analyse de la lettre.
- Encore merci au site eBooksGratuits.com qui nous donne accès à la lecture de Nana, le roman d'Emile Zola en PDF. Si vous êtes pris par le temps, Etudier.com vous propose un résumé de Nana.
Si vous connaissez un site qui parle d'Emile Zola et susceptible d'apporter des informations complémentaires à cette page, vous pouvez nous proposer le lien. Après délibération (si nous pensons que le contenu proposé est intéressant), nous afficherons le lien vers cette nouvelle source d'infos et nous vous préviendrons par e-mail quand il sera publié.
Autres romancier francais

Le plus grands écrivain français du 19e siècle et l'un des plus importants écrivains de langue française au monde. Grand romancier, il est l'auteur de « Les Misérables » (1862) et « Notre-Dame de Paris » (1831). À la tête du mouvement romantique, il a révolutionné le théâtre : « Cromwell » (1827), « Hernani » (1830) et « Ruy Blas » (1838). Grand poète, il est l'auteur de « Les Châtiments » (1853), « Les Contemplations » (1856) et « La Légende des siècles » (1859). Personnalité politique et un intellectuel engagé, il a joué un rôle majeur dans l’histoire du 19e siècle.

Écrivain français, fondateur de l'Académie Goncourt qui décerne chaque année le prix du même nom. Une partie de son œuvre fut écrite en collaboration avec son frère, Jules de Goncourt. Les ouvrages des frères Goncourt appartiennent au courant du naturalisme. Ses oeuvres les plus connues sont « Germinie Lacerteux » (en roman, 1865 et au théâtre, 1888), « Manette Salomon » (1867), « Madame Gervaisais » (1869) ou « Les Frères Zemganno » (en roman, 1879 et au théâtre, 1890).

Écrivain français de la seconde moitié du XXe siècle connu pour la mystification littéraire qui le conduisit, dans les années 1970, à signer plusieurs romans sous le nom d'emprunt d’Émile Ajar, en les faisant passer pour l'œuvre d'un tiers. Il est ainsi le seul romancier à avoir reçu le prix Goncourt à deux reprises, sous deux pseudonymes avec « La Promesse de l'aube » (1960) et « Les Racines du ciel » (1956).
Notez-le !

Romancier français, pilier de la nouvelle école de Brive et fils d'Edmond Michele (résistant et ministre du général de Gaulle).

Écrivain français, célèbre pour son roman « Voyage au bout de la nuit » (1932), est considéré comme l'un des plus grands novateurs de la littérature française du XX siècle, introduisant un style elliptique personnel et très travaillé, qui emprunte à l'argot et tend à s'approcher de l'émotion immédiate du langage parlé. Il est aussi connu pour son antisémitisme et son rapprochement des milieux collaborationnistes et du service de sécurité allemand pendant la seconde guerre mondiale.

Romancier français, prolifique, il est célèbre pour ses aventures du commissaire San-Antonio et de son adjoint Bérurier, dont il a écrit 200 aventures entre 1949 et sa mort en 2000. Il remporte le Grand prix de littérature policière en 1957.
Autres journaliste (hommes) francais

Le plus grands écrivain français du 19e siècle et l'un des plus importants écrivains de langue française au monde. Grand romancier, il est l'auteur de « Les Misérables » (1862) et « Notre-Dame de Paris » (1831). À la tête du mouvement romantique, il a révolutionné le théâtre : « Cromwell » (1827), « Hernani » (1830) et « Ruy Blas » (1838). Grand poète, il est l'auteur de « Les Châtiments » (1853), « Les Contemplations » (1856) et « La Légende des siècles » (1859). Personnalité politique et un intellectuel engagé, il a joué un rôle majeur dans l’histoire du 19e siècle.

Écrivain français, fondateur de l'Académie Goncourt qui décerne chaque année le prix du même nom. Une partie de son œuvre fut écrite en collaboration avec son frère, Jules de Goncourt. Les ouvrages des frères Goncourt appartiennent au courant du naturalisme. Ses oeuvres les plus connues sont « Germinie Lacerteux » (en roman, 1865 et au théâtre, 1888), « Manette Salomon » (1867), « Madame Gervaisais » (1869) ou « Les Frères Zemganno » (en roman, 1879 et au théâtre, 1890).

Écrivain français de la seconde moitié du XXe siècle connu pour la mystification littéraire qui le conduisit, dans les années 1970, à signer plusieurs romans sous le nom d'emprunt d’Émile Ajar, en les faisant passer pour l'œuvre d'un tiers. Il est ainsi le seul romancier à avoir reçu le prix Goncourt à deux reprises, sous deux pseudonymes avec « La Promesse de l'aube » (1960) et « Les Racines du ciel » (1956).
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Écrivain français, célèbre pour son roman « Voyage au bout de la nuit » (1932), est considéré comme l'un des plus grands novateurs de la littérature française du XX siècle, introduisant un style elliptique personnel et très travaillé, qui emprunte à l'argot et tend à s'approcher de l'émotion immédiate du langage parlé. Il est aussi connu pour son antisémitisme et son rapprochement des milieux collaborationnistes et du service de sécurité allemand pendant la seconde guerre mondiale.

Romancier français, prolifique, il est célèbre pour ses aventures du commissaire San-Antonio et de son adjoint Bérurier, dont il a écrit 200 aventures entre 1949 et sa mort en 2000. Il remporte le Grand prix de littérature policière en 1957.
Au début, j'ai lu Zola pour l'école, comme une pénitence, puis il m'a fait entrer dans son univers et donné le goût de la belle littérature, du pavé qu'on ne lâche plus. Chapeau l'artiste !