Maurice Druon

 
Maurice Druon
1918 - 2009
 

Romancier et politicien français, engagé dans la Résistance et rejoint Londres en janvier 1943. Attaché au programme « Honneur et Patrie » de la BBC, il écrit avec son oncle Joseph Kessel les paroles du Chant des Partisans, que met en musique Anna Marly. Il est connu pour ses oeuvres littéraires « Les Grandes Familles » (Prix Goncourt 1948) et la saga des « Rois maudits » (roman historique en 7 tomes publiés entre 1955 et 1977) dont l'adaptation télévisée fera connaître à un très large public. Il est élu à l'Académie française en 1966 à 48 ans, et en devient le secrétaire perpétuel de 1985 à 1999. Gaulliste et engagé dans l'action politique, Maurice Druon a été ministre des Affaires culturelles en 1973-1974.

Nationalité française Francais, né le 23 avril 1918 et mort le 14 avril 2009

90 ans Mort à l'âge de 90 ans (de quoi ?).

Enterré (où exactement ?).




Où se trouve la tombe
de Maurice Druon ?


Contribuez !

Biographie

Maurice Druon de Reyniac, né le 23 avril 1918 à Paris et mort le 14 avril 2009, est un écrivain et un homme politique français, membre de l'Académie française dont il a été le secrétaire perpétuel durant quatorze ans et le doyen d'élection (élection en 1966) depuis la mort d'Henri Troyat en 2007.

Fils de Lazare Kessel, lauréat du premier prix du Conservatoire et membre de la Comédie Française, suicidé à l'âge de 21 ans avant de l'avoir reconnu, Maurice Druon est baigné par son ascendance dans la littérature : il est le neveu de l'écrivain Joseph Kessel, arrière-petit fils d'Antoine Cros, troisième et dernier roi d'Araucanie, arrière-petit neveu du poète Charles Cros, et l'arrière-arrière-petit fils d'Odorico Mendes, homme de lettres brésilien, protecteur du 17e fauteuil de l'Académie brésilienne des lettres. Il porte le nom de son père à l'état civil, René Druon de Reyniac, notaire dans le Nord, avec qui sa mère s'était mariée.

Il passe son enfance à La Croix-Saint-Leufroy, en Normandie, où il fait la connaissance de Pierre Thureau-Dangin, fils du secrétaire perpétuel de l'Académie française, Paul Thureau-Dangin. Il fait ses études secondaires au lycée Michelet de Vanves. Lauréat du Concours général en 1936, il commence à publier, à l'âge de dix-huit ans, dans les revues et journaux littéraires tout en étant élève à la Faculté des lettres de Paris puis à l'École libre des sciences politiques (1937-1939).

Élève officier de cavalerie à l'École de Saumur en 1940, il participe à la Campagne de France, participant aux glorieux combats des cadets de Saumur sur la Loire. Après sa démobilisation, il reste en zone libre, et y fait représenter sa première pièce, Mégarée. Il s'engage dans la Résistance et quitte la France en 1942 avec son oncle Kessel, traversant clandestinement l'Espagne et le Portugal pour rejoindre à Londres les rangs des Forces françaises libres du Général de Gaulle. Il devient l'aide de camp du général François d'Astier de la Vigerie, puis attaché au poste « Honneur et Patrie » avant d'être chargé de mission pour le Commissariat à l'intérieur et à l'information et correspondant de guerre auprès des armées françaises en 1944 jusqu'à la fin des hostilités. Il écrit alors avec Kessel le Chant des partisans qui, sur une musique composée par Anna Marly, devient l'hymne aux mouvements de la Résistance durant la Seconde Guerre mondiale.

À partir de 1946, il se consacre à sa carrière littéraire, reçoit le Prix Goncourt (1948) pour son roman Les Grandes Familles et divers prix prestigieux pour l'ensemble de son oeuvre. Le 8 décembre 1966, il est élu au 30e fauteuil de l'Académie française, succédant à Georges Duhamel. Il accède à la célébrité avec sa saga historique littéraire, Les Rois maudits, adaptée en 1973 à la télévision. Maurice Druon n'a jamais caché que sa série « Les Rois maudits » avait été le résultat d'un travail d'atelier. Au nombre des collaborateurs qu'il remercie dans sa préface, on relève les noms de Gilbert Sigaux, José-André Lacour et Edmonde Charles-Roux parmi quelques nègres de moindre envergure.

Il participe entre 1969 et 1970 à la Commission de réforme de l'ORTF.

Restant engagé politiquement durant toutes ces années, Maurice Druon est nommé en 1973 ministre des Affaires culturelles par Georges Pompidou. La nomination de cette figure historique du gaullisme, seul non-élu du gouvernement, homme de lettres popularisé par ses succès littéraires et l'adaptation télévisuelle des Rois Maudits, résistant ne cachant pas son goût pour l'ordre, devait permettre de calmer une majorité échaudée par le projet de Beaubourg. Il s'appuie sur son succès littéraire et télévisuel pour assoir sa légitimité politique, affirmant à Jean Mauriac : « Et puis, au fond, mes lecteurs ne sont-ils pas mes électeurs ? ». « Logique qui donne l'Élysée à Guy Lux et Matignon à Zitrone » lui répond Maurice Clavel.

Par ces déclarations abruptes, il incarne une culture conservatrice, en rupture avec l'ouverture et la modernisation voulue par Jacques Duhamel. Ainsi quand il menace les directeurs de théâtre subversifs de leur couper les subventions en proclamant que « Les gens qui viennent à la porte de ce ministère avec une sébile dans une main et un cocktail Molotov devront choisir », il provoque la polémique : après la réponse de Roger Planchon puis celle de Jean-Louis Barrault qui dénonce « le clairon de la répression culturelle », une procession funèbre silencieuse symbolisant la mort de la liberté d'expression rassemble le 13 mai 1973, à l'initiative de plusieurs metteurs en scène, dont Ariane Mnouchkine, Jean-Pierre Vincent, Jean Jourdheuil et Bernard Sobel, avec le soutien de la gauche, plusieurs milliers de manifestants.

Mais, si la censure au cinéma persiste, à travers l'interdiction d'Histoires d'A de Charles Belmont et Marielle Issartel, qui présente un avortement par aspiration en direct, et le refus de distribution de La Bonzesse de François Jouffa, racontant l'histoire d'une femme qui se prostitue pour payer un voyage à Katmandou, les coupes et interdictions sont restées limitées sous ce ministère selon Emmanuel Wallon. Maurice Druon inscrit ses actions dans la continuité de son prédécesseur, conservant à leur poste les principaux directeurs du ministère, et reconduisant Jacques Rigaud comme directeur de cabinet, jusqu'au départ de ce dernier et son remplacement par Dominique Le Vert. Ses relations au sein du ministère sont parfois délicates, ses différends avec Pierre Emmanuel provoquant la démission entière du Conseil du développement culturel, créé en décembre 1971 à la suite de la commission culturelle du VIe plan.

Sous son ministère, doté d'un budget d'environ 0,5 % du budget de l'État, pas encore grevé par les travaux de Beaubourg, est créée l'Association française pour les célébrations nationales, tandis que la Caisse nationale des Lettres du ministère de l'Éducation nationale est transférée, sous le nom de Centre national des Lettres, à celui des Affaires culturelles, avec des attributions élargies à l'aide aux auteurs et à la littérature francophone non française. De nouveaux Centres d'action culturelle (CAC) sont homologués à Annecy, Douai, Fort-de-France, Montbéliard et Paris (Carré Thorigny), les orchestres nationaux se mettent en place à Toulouse, Bordeaux et Alforville, les budgets des théâtres nationaux sont augmentés, et la Comédie française rénovée.

Non reconduit en 1974, il est élu député de Paris de 1978 à 1981. Il occupera divers postes diplomatiques ou politiques comme membre du Conseil franco-britannique ou représentant aux Assemblées parlementaires du Conseil de l'Europe et de l'Union de l'Europe occidentale.

Secrétaire perpétuel de l'Académie française

Secrétaire perpétuel à partir du 7 novembre 1985, il renonce à cette fonction en octobre 1999, cédant la place à Hélène Carrère d'Encausse, et devenant au 1er janvier suivant, secrétaire perpétuel honoraire. Comme académicien, il intervient régulièrement sur l'évolution, qu'il souhaite très lente, de la langue française face à la société, particulièrement hostile sur la féminisation des mots. En 1990, à l'occasion des réflexions sur la nouvelle orthographe demandée par Michel Rocard, il prend partie pour des rectifications limitées, et surtout non restrictives, pour que ce soit l'usage qui ratifie les évolutions de la langue.

En 2006, sa critique du français « pittoresque » des Québécois, comparée à la langue « très sûre, très pure, très exacte » cadrée en France au XVIIe siècle lui a valu plusieurs critiques au Québec.

Il est également membre de plusieurs académies, comme celles de Bordeaux, d'Athènes, du royaume du Maroc et l'Académie roumaine. Il collabore également comme chroniqueur irrégulier au Figaro, rassemblant ses écrits en plusieurs ouvrages dont Le Bon français (1996-1999) et Le Franc-parler (2001-2002). Il est aussi partisan de la reconstruction du Palais des Tuileries.

Source : fr.wikipedia.org  

Tombe

Aidez-nous à localiser la tombe de Maurice Druon en nous envoyant l'adresse du lieu où se trouve sa sépulture (cimétière...). Facultatif : transmettez-nous également les coordonnées GPS de l'emplacement exact de la sépulture de Maurice Druon.

Vous savez où se trouve la tombe de Maurice Druon ?

Citations

Les meilleures citations de Maurice Druon.

La conscience est un tribunal qui casse vite ses sentences.
Un grand médecin est d'abord un guérisseur qui d'autre part a appris la médecine.
Le fractionnement du pouvoir est la plus sûre manière d'en empêcher l'abus.

Merci à notre partenaire Citation Célèbre qui nous a proposer de partager son catalogue de phrases de Maurice Druon. Vous pouvez consulter les meilleures citations de Maurice Druon, proverbes, petites phrases et pensées sur le site Citation Célèbre.

Forum

Soyez le premier à poser une question sur Maurice Druon.

Fiche d'identité

Identité

  • Nom complet : --
  • Nationalité (à sa mort) : Française Drapeau francais
  • Nationalité (à sa naissance) : --
  • Sexe : Masculin

Domaines d'activité

Noms

  • Nom usuel : Maurice Druon
  • Nom complet : --
  • Prénom : Maurice
  • Noms dans d'autres langues : --
  • Homonymes : 0 (aucun)
  • Nom de famille : Druon
  • Pseudonyme : --
  • Surnom : --
  • Erreurs d'écriture : --

Naissance

  • Signe astrologique du zodiaque : --
  • Signe astrologique chinois : --

Décès

  • Âge de mort : 90 ans
  • Cause de mort : --

Obsèques

  • Date des obsèques : --
  • Lieu de sépulture : --
  • Type de funérailles : --

Que recherchez-vous sur Maurice Druon ?

Si vous ne trouvez ce que vous recherchez sur Maurice Druon, décrivez-nous votre demande et nous vous répondrons personnellement dans les plus brefs délais.

Demandez-nous

Notez !

5 sur 5
  ?
1 note
5 étoiles
1
4 étoiles
0
3 étoiles
0
2 étoiles
0
1 étoile
0
0 étoile
0
5,00

Au Paradis !

Maurice Druon est au Paradis ! Les membres du site ont décidé de porter Maurice Druon au plus haut niveau du site en lui attribuant une note moyenne de 5 sur 5 avec 1 note. Seules les célébrités ayant une note de 4 ou + peuvent prétendre à une place au Paradis.


 Un Grand Gaulliste
Merveilleux écrivain il fut un Grand Gaulliste
Commentez - il y a 1 an

Commentaires

Vous avez des questions sur Maurice Druon ? Des remarques ? Des infos à partager ?

Image

Liens

Liens externes

Si vous connaissez un site qui parle de Maurice Druon et susceptible d'apporter des informations complémentaires à cette page, vous pouvez nous proposer le lien. Après délibération (si nous pensons que le contenu proposé est intéressant), nous afficherons le lien vers cette nouvelle source d'infos et nous vous préviendrons par e-mail quand il sera publié.

Autres romancier francais

Portrait de Victor Hugo
 

Drapeau France 1802 - 1885
Francais, 83 ans

Le plus grands écrivain français du 19e siècle et l'un des plus importants écrivains de langue française au monde. Grand romancier, il est l'auteur de « Les Misérables » (1862) et « Notre-Dame de Paris » (1831). À la tête du mouvement romantique, il a révolutionné le théâtre : « Cromwell » (1827), « Hernani » (1830) et « Ruy Blas » (1838). Grand poète, il est l'auteur de « Les Châtiments » (1853), « Les Contemplations » (1856) et « La Légende des siècles » (1859). Personnalité politique et un intellectuel engagé, il a joué un rôle majeur dans l’histoire du 19e siècle.
Portrait de Guy De Maupassant
 

Drapeau France 1850 - 1893
Francais, 42 ans

Écrivain français a marqué la littérature française par ses romans dont « Une vie » (1883), « Bel-Ami » (1885), « Pierre et Jean » (1887), et surtout par ses nouvelles comme « Boule de suif » (1880), les « Contes de la bécasse » (1883) ou « Le Horla » (1887). Ses œuvres retiennent l’attention par leur force réaliste, la présence importante du fantastique et par le pessimisme qui s’en dégage le plus souvent, mais aussi par la maîtrise stylistique. Reconnu de son vivant, la carrière littéraire de Maupassant se limite seulement à une décennie (de 1880 à 1890) avant qu'il ne sombre peu à peu dans la folie et ne meure à 42 ans.
Portrait de Emile Zola
 

Drapeau France 1840 - 1902
Francais, 62 ans

Écrivain et journaliste français, considéré comme le chef de file du naturalisme, ses romans les + célèbres sont « L'Assommoir » (1876), « Nana » (1879) et « Germinal » (1885). Il est l'un des romanciers français les plus populaires, les plus publiés, traduits et commentés au monde et dont les oeuvres ont connu de très nombreuses adaptations au cinéma et à la télévision. Les dernières années de sa vie sont marquées par son engagement dans l'affaire Dreyfus avec la publication en janvier 1898, dans le quotidien L'Aurore, de l'article intitulé « J'accuse » qui lui a valu un procès pour diffamation et un exil à Londres la même année.
Portrait de Jules Verne
 

Drapeau France 1828 - 1905
Francais, 77 ans

Écrivain français, l'un des plus grands romanciers du monde dont l'œuvre est principalement constituée de romans d'aventures utilisant les progrès scientifiques propres au XIXe siècle dont : « Voyage au centre de la Terre » (1864), « Vingt mille lieues sous les mers » (1870), « Le Tour du monde en quatre-vingts jours » (1873), « L'Île mystérieuse » (1874-1875) ou « Michel Strogoff » (1876). L’œuvre de Jules Verne est populaire dans le monde entier et, selon l’Index Translationum, avec un total de 4 702 traductions, il vient au deuxième rang des auteurs les plus traduits en langue étrangère après Agatha Christie. Il est ainsi en 2011 l'auteur de langue française le plus traduit dans le monde. L'année 2005 a été déclarée « année Jules Verne », à l'occasion du centenaire de la mort de l'écrivain.
Portrait de Romain Gary
 

Drapeau France 1914 - 1980
Francais, 66 ans

Écrivain français de la seconde moitié du XXe siècle connu pour la mystification littéraire qui le conduisit, dans les années 1970, à signer plusieurs romans sous le nom d'emprunt d’Émile Ajar, en les faisant passer pour l'œuvre d'un tiers. Il est ainsi le seul romancier à avoir reçu le prix Goncourt à deux reprises, sous deux pseudonymes avec « La Promesse de l'aube » (1960) et « Les Racines du ciel » (1956).
Portrait de Marcel Pagnol
 

Drapeau France 1895 - 1974
Francais, 79 ans

Écrivain, dramaturge et cinéaste français devenu célèbre avec sa pièce de théâtre Marius (1929), puis ses nombreux films avec les grands acteurs de l'époque (en particulier Raimu, Fernandel et Pierre Fresnay) : Angèle (1934), Regain (1937), La Femme du boulanger (1938)... Élu à l'Académie française en 1946. Auteur de "La Gloire de mon père" et "Le Château de ma mère", "Jean de Florette" et "Manon des Sources".

Autres points communs avec Maurice Druon