Michel Lequenne

 
Michel Lequenne
1921 - 2020
 

Politicien français, militant révolutionnaire trotskiste, écrivain, historien, en particulier de Christophe Colomb, il était aussi correcteur (à l’Encyclopaedia Universalis et au Journal officiel) et adepte du mouvement surréaliste.

Nationalité française Francais, né le 25 mai 1921 et mort le 13 février 2020

98 ans Mort à l'âge de 98 ans (de quoi ?).

Enterré (où exactement ?).




Où se trouve la tombe
de Michel Lequenne ?


Contribuez !

Anniversaire !

Michel Lequenne aurait fêté ses 100 ans le mardi 25 mai 2021. Plus que 177 jours...

Pour lui rendre hommage, vous pouvez :

  • Noter Michel Lequenne (si ce n'est pas encore fait).

Biographie

Michel Lequenne, né le 25 mai 1921 au Havre et mort le 13 février 2020 à Paris, est un homme politique français, militant révolutionnaire, écrivain, historien, en particulier de Christophe Colomb. Militant trotskiste, Michel Lequenne était aussi correcteur (à l’Encyclopaedia Universalis et au Journal officiel) et adepte du mouvement surréaliste.

Entré à quatorze ans, dans la vie active, Michel Lequenne s'engage au sein du mouvement des auberges de jeunesse à la fin des années 1930, et participe en 1940 au congrès clandestin du Centre laïque des auberges de jeunesse, peu de temps avant la fermeture autoritaire de celles-ci par l'occupant. Il vit alors au Mans où il s'est replié après les bombardements du Havre, et créée une AJ clandestine qui sert de relais vers la zone libre.

Requis par le service du travail obligatoire, réfractaire, il quitte Le Mans pour Paris. Dans la clandestinité, il y travaille comme ouvrier, puis aide-comptable. Il y prend contact avec Henri Thomas, un ancien ajiste rencontré en 1940, qui le fait adhérer au groupe trotskiste Octobre de Henri Molinier, alors en cours d’unification avec le POI (Parti ouvrier internationaliste) et le CCI (Comité communiste internationaliste), pour la création du Parti communiste internationaliste - section française de la IVe Internationale.

Après avoir dû changer trois fois de repli pendant l'occupation, il se fixe jusqu’au début de 1944 à Savigny-sur-Braye, où il forme un groupe de jeunes, parmi lesquels Paul Destribats. Après le Débarquement, il gagne de nouveau Paris, où le PCI l’envoie travailler comme ouvrier du bâtiment, et il s'engage syndicalement, au sein de la CGT à la Libération, devient secrétaire du comité inter-chantiers, puis membre du comité central d’entreprises du groupe Sainrapt et Brice, mais est démasqué comme trotskiste par le Parti communiste.

Au congrès de l’été 1946, il devient membre titulaire du comité central du PCI, en tant qu'élu du courant dit « de gauche » (dont Pierre Frank, Marcel Bleibtreu et Marcel Gibelin sont les principaux dirigeants), et devient bientôt un des dirigeants de la région parisienne et permanent.

Au début de l’année 1947, la direction passe à l’aile dite « de droite » (Yvan Craipeau, Paul Parisot, Albert Demazière — et Jean-René Chauvin). Lequenne reste d’abord permanent, chargé par Craipeau de la création de deux cellules de banlieue, puis devient correcteur à la revue Quatrième Internationale, avant de trouver un emploi aux Éditions du Pré aux clercs, où l’a fait entrer Jean Malaquais. Il y côtoie, entre autres, Jacques Prévert, André Verdet et Julien Blanc.

Après la scission du courant Parisot, qui rejoint le Rassemblement démocratique révolutionnaire (RDR), entraînant la sortie d'Yvan Craipeau, Lequenne combine son travail dans l’édition avec l’activité de rédacteur de La Vérité, sous la direction de Marcel Gibelin, puis de Marcel Bleibtreu, et de critique littéraire du journal syndical L’Unité.

De 1948 à 1950, la rupture de la Yougoslavie avec l’URSS est au centre de son activité politique. Le comité central du PCI lui confie la responsabilité de la brigade Jean-Jaurès, première de celles envoyées en Yougoslavie, aux fins de travail et d’enquête. C’est également en 1950 qu’il devient secrétaire de rédaction de la revue Contemporains, dirigée par Clara Malraux, créée par des intellectuels qui rompaient avec le PCF sur l’affaire yougoslave, dont Jean Cassou, Jean Duvignaud, Claude Aveline et Louis Martin-Chauffier.

En 1952, il est des premiers à s'opposer à la ligne « pabliste », dans le débat d’un an qui va mener à la scission de la majorité française du PCI avec la minorité pabliste que va seule reconnaître la direction de l’Internationale.

Dans le Parti communiste internationaliste maintenu, né de cette scission, il est membre du bureau politique, puis devient rédacteur en chef de La Vérité, dont Marcel Bleibtreu est le directeur politique. Il dirige aussi le Cercle Lénine, lieu de discussion avec des sympathisants de la gauche non-trotskiste, comme Daniel Guérin.

À partir de 1953, dans le PCI majoritaire, Pierre Lambert crée un courant contre la politique du journal, en particulier sur les événements de l’URSS suivant la mort de Staline. La rédaction étant mise en minorité au bureau politique, celle-ci devient le noyau d’une tendance, dite Bleibtreu-Lequenne. La guerre d‘Algérie porte les divergences au rouge et conduit à l’exclusion de tous les membres de la tendance en 1955. Ils constituent alors un groupe bolchévique-léniniste, qui se fond, en 1956, dans la Nouvelle gauche, transformée par la fusion avec le MLP (Mouvement de libération du peuple), en UGS (Union de la gauche socialiste) où l’ex-GBL devient rédaction de Tribune marxiste. Une nouvelle fusion crée le PSU (Parti socialiste unifié). C’est Lequenne qui prend la décision de la création d’une tendance « socialiste révolutionnaire » qui va réunir d’abord des trotskistes venus de plusieurs horizons, dont des membres du PCI section de la IVe Internationale, et ira jusqu’à devenir une grande tendance de gauche. Dans les années 1960, alors qu’il est membre du comité national du PSU, il participe à la rédaction de La Voie communiste, de Denis Berger et Félix Guattari, et en même temps engage des discussions de fusion avec le PCI, et écrit dans leur journal.

En 1963, la direction du PSU ayant décidé la réduction des tendances à deux, il est choisi par la SR pour mener la discussion d’unité d’une tendance de gauche, en particulier avec celle de Jean Poperen. Cette fusion dissocie la SR. La tendance de gauche est battue de 5 % à la fin de l’année. Il décide de regrouper les militants les plus radicaux de la SR pour la fusion avec le PCI (IVe), ce qui sera réalisé en 1965 lorsqu'il démissionne du PSU.

Dans le PCI il devient aussitôt membre du comité central et du bureau politique, et rédacteur, puis dirigeant de son organe La Vérité des Travailleurs, dont il obtient le changement de titre en L’Internationale. En 1966, il est élu membre du comité exécutif de L’Internationale, avec pour suppléant le jeune Alain Krivine.

Il est signataire du Manifeste des 121 avec Pierre Frank. Il crée un Cercle Karl Marx, qui sera en particulier la base d’une unité d’action avec le Groupe surréaliste.

En 1968, il agira à la fois comme membre du comité du Syndicat des correcteurs et, sur le plan politique, jusqu’aux discussions qui aboutiront à la création de la Ligue communiste (Ligue communiste révolutionnaire en 1973).

Pendant toutes ces années, il poursuit parallèlement sa carrière dans l'édition, qu'il termine, de la fin 1967 à 1974, comme chef du service de lecture de l'Encyclopædia Universalis. Dès 1950, il avait mené une activité de critique littéraire, d'abord sous le pseudonyme de Pierre Géraume. À partir de 1955, il a traduit, avec Soledad Estorach, les œuvres complètes de Christophe Colomb, publiées seulement en 1979, (complétées en 1992, puis 2005, et sans cesse rééditées) ; il écrit en 1992 un Christophe Colomb, amiral de la mer océane, qui connaît de nombreuses traductions, dont en Chine. À partir de 1966, il est devenu critique d’art, dont douze années à Politis.

En fonction de ses différents emplois, il a été successivement secrétaire du syndicat Force ouvrière de l'édition en 1953 ; ii a rejoint la CGT dans le Syndicat des correcteurs en 1956, dont il devient membre du comité en 1966.

Après un retrait de ses fonctions dans la Ligue communiste (LC) après 1968, il est redevenu rapidement membre du comité central, puis du comité exécutif de L’Internationale. En 1972, il crée au sein de la LC une tendance dite « T3 ». Cette tendance, qui sera notamment opposée à la fusion entre la LCR et l'OCI, est au maximum de son influence en 1979, lorsqu'elle obtient 38 % des votes lors du congrès. En 1976, il est un des fondateurs de la revue théorique de la LCR, Critique communiste. Il en sera un certain temps un des dirigeants et y écrira sur de multiples sujets jusqu’à la fusion de cette revue avec ContreTemps en 2009.

Dans les années 1980, il s'engage plus particulièrement dans la lutte contre l'invasion soviétique de l'Afghanistan. En 1985, il crée la tendance internationale dite « HH » (Hoffmann et Heredia, son pseudonyme et celui d’un militant argentin). L’échec de cette tendance le conduira à refuser sa réélection dans L’Internationale.

Après l’échec de la candidature de Pierre Juquin à l'élection présidentielle de 1988, soutenue par la LCR, il ne suit pas la grande majorité des membres de sa tendance qui quittent alors la Ligue pour rejoindre la « nouvelle gauche » menée par le communiste rénovateur, et démissionne de la LCR en 1988.

Michel Lequenne est mort le jeudi 13 février 2020, à l'âge de 98 ans, à Paris (France).

Source : fr.wikipedia.org  

Tombe

Aidez-nous à localiser la tombe de Michel Lequenne en nous envoyant l'adresse du lieu où se trouve sa sépulture (cimétière...). Facultatif : transmettez-nous également les coordonnées GPS de l'emplacement exact de la sépulture de Michel Lequenne.

Vous savez où se trouve la tombe de Michel Lequenne ?

Citations

Nous n'avons pas de citations de Michel Lequenne pour le moment...

Si vous connaissez des citations de Michel Lequenne, nous vous proposons de nous les suggérer.
Proposez une citation.

Forum

Soyez le premier à poser une question sur Michel Lequenne.

Fiche d'identité

Identité

  • Nom complet : --
  • Nationalité (à sa mort) : Française Drapeau francais
  • Nationalité (à sa naissance) : --
  • Sexe : Masculin

Domaines d'activité

Noms

  • Nom usuel : Michel Lequenne
  • Vrai nom : Lequenne
  • Prénoms : --
  • Noms dans d'autres langues : --
  • Homonymes : 0 (aucun)
  • Nom de famille : Michel
  • Pseudonyme : --
  • Surnom : --
  • Erreurs d'écriture : --

Naissance

  • Date de naissance : 25 mai 1921
  • Lieu de naissance : --
  • Signe astrologique du zodiaque : --
  • Signe astrologique chinois : --

Décès

  • Âge de mort : 98 ans
  • Cause de mort : --

Obsèques

  • Date des obsèques : --
  • Lieu de sépulture : --
  • Type de funérailles : --

Que recherchez-vous sur Michel Lequenne ?

Si vous ne trouvez ce que vous recherchez sur Michel Lequenne, décrivez-nous votre demande et nous vous répondrons personnellement dans les plus brefs délais.

Demandez-nous

Notez !

Aucune note pour le moment...
  ?
0 note
5 étoiles
0
4 étoiles
0
3 étoiles
0
2 étoiles
0
1 étoile
0
0 étoile
0
--

Commentaires

Vous avez des questions sur Michel Lequenne ? Des remarques ? Des infos à partager ?

Image

Liens

Liens externes

Si vous connaissez un site qui parle de Michel Lequenne et susceptible d'apporter des informations complémentaires à cette page, vous pouvez nous proposer le lien. Après délibération (si nous pensons que le contenu proposé est intéressant), nous afficherons le lien vers cette nouvelle source d'infos et nous vous préviendrons par e-mail quand il sera publié.

Autres syndicaliste (hommes) francais

Portrait de Ambroise Croizat
 

Drapeau France 1901 - 1951
Francais, 50 ans

Politicien français, il est le père de la Sécurité sociale et du système des retraites en France, fut ministre du Travail et de la Sécurité sociale entre 1945 et 1947 et secrétaire général de la Fédération des travailleurs de la métallurgie CGT.
Portrait de Xavier Beulin
 
Notez-le !

Drapeau France 1958 - 2017
Francais, 58 ans

Homme d'affaire français de l'agro-industrie très médiatisé, président de la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles) de 2010 à 2017 et connu pour ses statuts paradoxaux d'homme d'affaire et de syndicaliste.
Portrait de François Chérèque
 
Notez-le !

Drapeau France 1956 - 2017
Francais, 60 ans

Syndicaliste, secrétaire général de la CFDT à partir de 2002.
Portrait de Jacques Chérèque
 

Drapeau France 1928 - 2017
Francais, 89 ans

Politicien et syndicaliste français, connu pour avoir été secrétaire général adjoint de la CFDT et membre du gouvernement de Michel Rocard en tant que ministre délégué sous la présidence de François Mitterrand (en 1988 et 1991). Il est le père du syndicaliste François Chérèque mort presque 1 an avant lui.
Portrait de Edmond Maire
 
Notez-le !

Drapeau France 1931 - 2017
Francais, 86 ans

Syndicaliste français et ancien secrétaire général de la CFDT pendant 17 ans (de 1971 à 1988) qui a marqué le syndicat de son empreinte : recentrage de la CFDT sur l'action syndicale et la proximité avec les travailleurs, penseur de la deuxième gauche et de la transformation sociale.
Portrait de Louis Viannet
 

Drapeau France 1933 - 2017
Francais, 84 ans

Politicien et syndicaliste français, secrétaire général de la CGT de 1992 à 1999, connu pour avoir amorcé le renouveau de la CGT et sa prise de distance avec le PCF en quittant le bureau national de ce Parti en 1996. Il est également connu pour son interventions syndicaliste lors des grèves de 1995, notamment pour avoir traité Alain Juppé de « Tartuffe de la concertation » afin de protester contre son plan sur la Sécurité sociale et la retraite des fonctionnaires et des régimes spéciaux.

Autres points communs avec Michel Lequenne